‹ Guide du meunier et du constructeur de moulinsChapitre 76 sur 166 · PREFACE · texte numérisé non relu

PREFACE

dans la trémie g , et puis dans l’élévateur c e' , qui le conduit dans le tarare V . 11 descend ensuite vers le milieu j du long conducteur KK', qui s’étend vers les deux extrémités du moulin , celui-ci le conduit après qu'il est vanné, dans l’un des greniers (î',G",G'")Gl,Gll,Glll, situés dans l’aplomb des trémies t\i", des «mules ; cela se fait en glissant une planche sous le tarare pour guider le grain d’un côté ou de l’autre de la roue dentée j. Quoique chacun de ces greniers doive contenir 704,74 hectolitres (a,Ooo bushe/s) de blé, au-dessus de chaque paire de meules, ce qui fait 338, 44 hectolitres (taooo busltels) dans les six greniers; cependant tout ce grain est moulu sans être touché avec les.mains, et l'alimentation des meules s’opère beaucoup plus régulièrement qu’il n’est possible de l’exécuter, suivant l’ancienne manière de procéder.

Pendant que le blé est moulu par les meules , M' , la farine entière tombe dans le conducteur de farine FF\ en et est conduite dans l’élévateur com-

mun de farine NN', lequel l’élève en A”; de là elle va ou dans le refroidisseur R , qui la rafraîchit en l’étalant sur un cercle de 3 à 4m,5 (jo à 1S ft.) de diamètre, et qui , si on le jugea propos , la met en tas de ora,6 à om,9 ( a à ’ifl. ) de hauteur ; de sorte que trente barils de farine ou plus , peuvent être blutés sans interruption quand on veut. Pendant le blutage de la rine , le refroidisseur la rassemble dans les trémies y, des blutoirs B , elles alimente avec plus de régularité qu’on rte le peut faire avec la main. Le conducteur L, situé au fond de la huche delà farine surfine, l’emmène vers des trous s, s, s, pratiqués dans le plancher, par où elle tombe dans la caisse à emballer c, ce qui la mêle complètement. Au sortir de cette caisse on la met dans des barils, on la pèse sur les balances U, on la comprime en JF par la force de l’eau, on la marque en X, et on la rotile jusqu’à la porte Y, pour la descendre avec la corde d’un vindas, dans le vaisseau Z , qui a apporté le grain.

Si le blé arrive au moulin par terre , dans la charrette d , on vide les sacs dans le conduit n, pratiqué a travers le mur du

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bâtiment , el il coule dans les balances ù , assez' grandes pour contenir la charge entière de la charrette. Le blé étant pesé, on ouvre le tiroir J , du fond de la balance, pour laisser aller le blé dans le grenier //, duquel il passe dans l’élévateur EE\ el peut ainsi suivre le même trajet que le blé débarqué du vaisseau.

Toute la farine blutée par la partie inférieure du blutoir , qui ne sera pas trouvée d’assez belle qualité , sera dirigée dans l’élévateur court /, en fermant le tiroir du fond du conducteur voisin de l’élévateur , et en ouvrant celui plus rapproché de l’autre extrémité. Les reprises qui tombent du pied desdits blutoirs sont aussi élevées dans la trémie du blutoir B', lequel est couvert de toile fine, pour ôter toute la portion de farine fine qui s’attache au son , lorsque le temps* est, humide et .chaud ; tout ce qui passe à travers est conduit par le conducteur L' dans l’élévateur 1', qui l’élève assez haut pour le faire couler facilement vers le refroidisseur en u, pour être encore bluté avec la farine entière. Les reprises qui tombent dubout inférieur du blutoir B' se rendent dans la trémie du blutoir B" des gruaux , de la queue duquel le son tombe dans l’étage inférieur. Ainsi l’on peut, soit le jour, soit la nuit, sans autre travail manuel que celui de faire glisser des tiroirs ou quelque autre bagatelle de ce genre , moudre de la farine de la qualité qu’on demande ordinairement ; et l’on, peut extraire du grain et en séparer par une seule opération, la plus grande quantité possible de farine superfinc.

Pour me conformer à ce qui m’a été demandé, j’essaierai maintenant d’expliquer la manière de construire les différentes especes de roues hydrauliques généralement employées ; comment on doit leur livrer l’eau ; quelles dimensions il faut leur donner, etc., pour toutes les chutes comprises entre o^gi^ et io,n,g73 (3 et 36 fl). Je donnerai aussi des tables que j’ai calculées, pour indiquer comment il faut les garnir d’engrenages et de meules ; et les tracés de plusieurs roues hydrauliques avec leurs avant-becs, et la manière de leur livrer l’eau

Thomas ELL1COTT

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