MOULINS DE COTE
sidérée ; ainsi l’on pourra , sans erreur sensible , mettre une . tient de plus dans le rouet pour chaque longueur de o^oaS ( i in.), que toute autre meule que l’on voudrait employer, et pas au-dessous de i^aig (4/ 1 • ) . aura de moins que le diamètre de la meule pour lequel la table est calculée ; la lanterne et la roue hydraulique restant toujours les mômes. Pour chaque longueur de ( 3 in. ) que le diamètre de la meule
que vous voudrez adopter , aura de plus que le diamètre de la meule relative à la table , il faudra mettre un fuseau de plus dans la lanterne, et le mouvement sera à peu près ce qu’il doit être jusqu’il ce que ce diamètre ait atteint i"‘,83g(6^. ).
Art. 4- — Des roues .hydrauliques de-côté.
Les roues hydrauliques de-côté, diffèrent peu des roues endessus soit dans leur construction, soit par leur mouvement ; cependant l'eau passe au-dessous des roues de-côté et non audessus. Ëllcs doivent être d’autant plus larges que les chutes
* sur lesquelles on veut les établir sont moindres.
La fig- ioo, représente une roue de-côté en contre-bas, établie sur une chute totale de a"1, 438 ( 8 fl.) ; elle devra avoir om,aag ( g in. ) de largeur pour chaque fois que le diamètre de la meule contiendra o^^oô ( i ft. ). Ces roues Ont ordinaire- .
* medt 5”, 486 ( 18 fl. ) de diamètre ; le nombre et les dimensions de leurs parties suivent, savoir : 8 embrassures de 5m,486 (i8 fi.) de Iongdeom,aag (g in.) de large sur om,o83 (3,a5 in.) d’épaisseur; i6 parties de jantes de am,438 (8 fl.) de long o“,aag (g in.) de large et o“,o63 (a, 5 in.) d’épaisseur; 56 devants d’augets, et un arbre de om,6i ( 2 ft.) de diamètre.
Le tracé représente l’avant-bec B , la position de la vanne v et la manière de lancer l’eau sur la roue ; on y voit aussi le coursier cylindrique bc, etc.
LajSÿ. 10 1 montre une véritable 'roue de-côté, de 5m,486 (18 fi.) de diamètre, établie sur une chute de 3m,658 (1 2/1.);
elle devra avoir o‘“,2o3 (8 in.) de largeur, pour chaque fois que
le diamètre de la meule contiendra une longueur de om,3o5
Le tracé montre l’avant-bec B , la vanne v, la manière de lancer l’eau sur la roue , et le coursier lie qui l’embrasse. *
La fig. i oa représente une roue dc-côté en contre-haut,’ de 4ra, 877 (16 ft. ) de diamètre, établie sous une colonne d’écoulement de o"',gi4 ( 3 /î. ) de hauteur et sur une chute 'de 3m,o48 ( xo fl.). Elle devra avoir ora,i78 (7 in.) de largeur, pour chaque fois que le diamètre de la meule contiendra om,3o5 ( 1 ft.). Le nombre et les dimensions de ses différentes parties sont : 6 embrassures dp 4m>877 (i6yï.)de long, om,a2g ( g in. ) de large sur o"',o83 (3,a5 in.) d’épaisseur; 13 parties de jantes de 2"', 438 (8 ft.') de long, om,22g ’( g in. ) de large sur om,o57 ( 3,5 in. ) d’épaisseur et 48 auget^.
Art. 5. — Des rodes a-acgets-par-derrière.
Les roues hydrauliques à-augets-par -derrière (pitch-lack) sont construites exactement comme les roues de-côté , avec cette différence que l’eau leur est livrée beaucoup plus haut.
La ftg. io3 représente une roue de l’espèce considérée, .ayant . 5m, 48& (18 f£) de diamètre, établie sous une colonne d’écoulement de l’eau, 'de on*,gi4 (3 ft.) , et sur une chute de 4“\$77' ‘ ( 16 jti •) au-dessous. Elle devra avoir om, »5a ( b in. ) de largeur, pour chaque fois que le diamètre delà meule contiendra la longueur de on,,3o5 ( 1 ft. ).
La figure montre l’avant-hec/j, la vanne v, et le tablier ; la vanne glisse au fond de Pavant-hëc et se manœuvre à l’afde d’un levier tournant contre un rouleau. Celle roue est liés- Recommandée par quelques mécaniciens théoriciens pour économiser l’eau ; mais je ne suis pas de leur opinion. Je penséqu’une roue en-dessus, disposée sous la même colonne d’écoulement et sur la meme chute, aura une puissancé égalé;
I oui en procurant en outre de P économie dans la dépense. Des roues aussi grandes en diamètre sont d’ailleurs difficiles à tenir en bon état (i'.
Art. 6. — Des roues hydrauliques én-desj&s.
Les roues hydrauliques en-dessus reçoivent l’eau à leur sommet et sont mues par le poids de ce liquide. Leur emploi doit être fortement recommandé partout où la chute est suffisante.
La fig. io4 en représente une de ü"',4.86 (18 ftS) de diamètre. Cette roue doit être d’à peu près de o'", i52 (6 in.) de largeur pour chaque fois que le diamètre de la meule contient la longueur de o"',3o5 (i ft.). Elle doit être à oni,2o3 ou o,u,22() (8 on 9 in.) au-dessus du niveau d’aval, autrement l’eau inférieure en sera attirée. La hauteur de l’gau sur le seuil de la vanne doit être généralement d’environ om,gi4 (3yï. ); de sorte que ce liquide s’écoule un tiers plus vile que la roue ne doit se mouvoir. Le chenal aura 0^076 (3 in.) de pente, et livrera. l’eau exactement au milieu dn sommet de la roue.
J’ai calculé une table pour garnir d’engrenages les roues en-dessus, et qui conviendra également à toutes les autres roues d’un diamètre égal qui seront établies sous des colonnes d’écoulement égales comptées au-dessus du point où l’eau frappe la roue. Les dimensions et les parties de la roue représentée sont : '8 cmbrassurcs de 5ra,486 (18 ft.) de longueur, de o"',229 ( g in. ) de large sur om,076(3 in.) d’épaisseur; 16 parties de jante de 2m,362- ( 7 ft. 9 in.) de lotigueur, bta,o63 ( 2,5 in.) . d’épaisseur sur om, 1 78 à om,2o3 (7^8 in.) de large ; 56 augets, et un arbre de om,Gio ( 24 in. ) de diamètre.
La figure représente aùssi l’avant-bcc B , le chenal ah', on livre l’eau à la roue en levant la vanne v.
A :JT.T> i. ,<Iil‘.a. ..•>,» i '• -M M
(1) Vfyci l’ Appendice,
xi'j> pi ' 4 .
v DigitizéfJ bv^Googlo
La fig. io5 représente une petite roue en-dessus de 3"* ,656 ( 1 2 fl.) de diamètre, et dont la largeur doit être égal/e au diamètre de la meule ; scs parties et ses dimensions sont : 6 embrassures de 3™, 656 ( la ft.) de long et de o“,aag (g in.) de large sur o"',o$g (3,5 in.) d’épaisseur ; ia parties de jantes de i“‘,g8 1 (6,5 fl.) de long, om,ao3 (8 in.) de large, et ora,o63 (a, 5 in.) d’épaisseur; un arbre de o'“,55g ( 33 in. ) de diamètre et 3o augcls.
La Jig. 106 représente une très-grande roue en-dessus, de gm, i44 (3o/C) de diamètre, et qui devra avoir o“,o8g (3,5 in.) de largeur pour chaque fois que le diamètre de la meule contiendra om,aq5 (i ft.). Ses parties et ses dimensions sont les suivantes, savoir: 6 rais doubles ou embrassures principales degm, i44 (3o fl.) de longueur, om,o83 (3,a5 in.) d’épaisseur, sur om,a54 ( io in. ) do largeur à l’arbre et o“, i5a (6 in. ) seulement aux bouts ; ta bras courts ou arcs-boutans de 4m>267 ( 1 4 /U ) de longueur , et de grosseur égale à celle des bras principaux sur lesquels ils sont assemblés près de l’arbre , comme on le voit dans ,1a figure ; car s’ils étaient tous p^gés à travers l’arbre, ils l’affaibliraient trop. Cet arbre doit avoir on,,686 (27 in.) de diamètre, parce que la roue est très-lourde et qu’elle supporte une grande . charge d’eau. Les roues de cette taille ne demandent qu’un faible volume d’eau pour être mises en mouvement.
Art. 7. — Des mouvemens des roues en-dessus.
Après avoir fait beaucoup d’expériences , j’ai conclu que la circonférence des roues hydrauliques en-dessus , destinées à mettre en activité dé travail des meules de moulin faisantbien' farine, doit, tourner avec une vitesse de i67m,637 (55o fl.) par minute. J’ai reconnu aussi que la vitesse de U circonférence de ces meules doit être de 4tgm,oga (i375 fl.) dans le même espace de temps; cela revient à dire que, pendant que la circonférence de la roue décrit un espace égal à ra , la
MttULlNS EM-DESSUS. 343
circonférence de la meule parcourt un espace égala 3o ; ou en. d’autres termes, queues vitesses des circonférences désignées sont dans le rapport de a à 5.
Alors, pour trouver combien de révolutions b roue que vous vous proposez d’établir effectuera par minute, opérez comme il suit :
Calculez d’abord la circonférence de la roua en multipliant le diamètre par a a et divisant par 7 , de jette manière. Supposons que le diamètre de la roue en-dessus est de 4“,877, ce nombre, multiplié par aat produit 107,294 , qui, étant divisé par 7, donne i5m,3i3 pour la circonférence cherchée.
[Divisant actuellement par la longueur de cette circonférence , l’espace i67m,637 que les points de la circonférence de la roue doivent parcourir durant une minute , on obtient pour quotient 10,93, lequel indique le nombre de révolutions cherché.
Pour trouver le nombre de révolutions que doit faire par minute , une meule de im,372 (4//. 6' V«.)de diamètre, multipliez de même 1,372 par aa, divisez ensuite le produit par 7,
• et vous aurez d’abord pour quotient la circon- « férence de b meule, égale à4'“,3 1 a (169, 7a in)
Cela fait, divisez par la longueur de cette \ circonférence, la vitesse 4i9m,o9a, que cha- Dtg.og1 cun de ses points doit parcourir duranMme I 3r ou minute, et vous trouverez 97, 19 pour le nom- l 8270
bre de révolutions qu’une meule de 1 3g58o
(4,5 fi.) de diamètre doit faire, par minute. ^
4,3ia
GUIDE DU CONSTRUCTEUR Mi MOULINS.
Pour trouver nîaintenant combien lameu-\ le fera <le révolutions pendant que l.fttiue'liy- Jrauliquc en effectuera une, divisez 97,19, nombre de révolutions de la meule, par io,g, nombre de révolutions de la roue dans le même temps, et vous aurez 8,892 pour le nombre cherché.
9 7,So
Art. 8.— Des engrenagçs.
Si le moulin pouvait être construit à simple engrenage , un rouet de 98 dents et une lanterne de 11 fuseaux, donneraient à fort peu près a la meule le mouvement convenable ; mais le rouet*serait trop grand, et la lanterne trop petite, ll tàiit donc disposer le moulin- pour un double engrenage. ’
Supposons que nous donnions 66 dents au grand rouet cl 4-8 dents au petit rouet , que la lanterne du premier ait'2 5 fu seaux et que nous en admettions i5 dans la lanterne du gros fer de^la meule ;
Alors , pour calculer le nombre de révo-\ lutions que la meule fera, pour une de la roue hydraulique, multipliez entre eux , d’une I part, les nombres de dcnt$ des rouets, et» de l’autre les nombres de fuseaux des lanternes; divisez le premier prpduit 3 168 par | le dernier 375, et vous aurez 8,4-4 ou Pas' tout- à-fait 8,5 révolutions, au lieu de 8,8g2 qu’il faudrait obtenir.
Il est donc nécessaire d’examiner si une autre combinaison de dents et de fuseaux, ne pourrait pas conduire à un mouvement plus conforme à celui indique par les règles admises. Un peu de réflexion suffira pourvoir qu’en diminuant le nom-
' • MOULINS EPt-ftESSUÜ. i t .• ••!» 347
lire de fuseaux de la lanterne du. grand rouet , on obtiendra un quotient plus grand que 8,44* Donnons donc à cette lauférrîea.^ fuscàux au lieu de a 5 que nous lui en avons supposés; alors ,* n mu 11 ipliant et divisant coinnie dans l’hypothèse précédente, nous trouverons que la iuculc fera 8,8 tours contre un lourde la roue hydraulique, ce qui approche autant qu’on peut le désirer du mouvement à obtenir.
• • i î i ; r i i.l yh
Le moulin étant muni d’une roue en-dessus de ( i G //.)
de diamètre, opérant n révolutions par minute , et devant faire travailler une meule de in,,37a ( î,S/l.) de diamètre, on obtiendra donc une transmission de mouvement convenable à l’aide des engrenages ci-après désignés.
Le grand rouet aura 66 dents d’un pas ou denture de om,i i4 (4, 2 5 in.) à la circonférence , ou mesurés sur le cercle primitif de l’engrenage , à partir du milieu d’une dent jusqu’au milieu de la suivante ; le petit rouet aura 48 dents , d’une denture de om, 178 ( 4,aS in.) : quant aux lanternes , celle du grand rouet aura 24 fuseaux de o’",ii4 de denture; la laulerne du petit rouet, fixée sur le gros fer, aura i5 fuseaux de om,i78 de denture.
Art. q — Règle pour trouver le diamètre des cercles