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DES BLUTOIRS

avec des madriers d’au moins om, 076 (3 in.) d’épaisseur eide la largeurdudiamètrc qu’elles doivent avoir, si cela est possible; il faut les entourer de frettes prcsqu’aussi larges qu’elles sont épaisses, faites en fer de om,oo3 (0,1 25 in. ) d’épaisseur. Quelques personnes construisent ces roues avec de la doubletle de om,o5i (2 in.) d'épaisseur, qu’ils superposent en croisant le fil du bois, sans garnitures de frettes : mais ce moyen de construction n’est pas économique; car de telles roues sont sujettes à se casser après peu d’années de service. Pour mettre les frettes sur ces roues, voyez l’art, ig, et pour trouver le diamètre de leurs cercles primitifs , voyez l’art, g. Ces roues ont en général om,o5i ( 2 in.) de plus de diamètre que le cercle primitif, si elles sont garnies de frettes ; dans le cas contraire, elles doivent être plus grandes encore. La denture de ces roues doit être proportionnée à la résistance que celles-ci ont à vaincre. Pour tourner x ou 2 blutoirs, il suffit qu’elle ait o^oGS (2 , 5 in. ) ; s’il y avait plus de blutoirs à mettre en mouvement, il faudraitdonner om, 070(2, 75 //».) àcette denture; et enfin si les roues devaient faire un fort ouvrage, la denture ne devrait pas avoir moins de om, 076 (3 in.). Les dents auront toujours pour épaisseur la moitié de la denture , et leurs queues seront entrées à force dans des lumières ou trous percés avec une tarière de o",,02 5 ( x in. ) de diamètre.

Quand les trous par lesquels les roues doivent être assemblées sur leurs arbres sont terminés , ainsi que les entailles pour les clavettes de serrage , ou enfonce les dents dans ces roues , et on les y consolide en fichant une broche dans leur queue derrière la roue ; puis on rogne ces queues si cela est nécessaire, pour en réduire la saillie A o"‘,ox3 (o,5 in.)

Fixez les roues sur leurs arbres de manière à ce qu’elles engrennent à une profondeur convenable, à peu près aux deux tiers de l’épaisseur des dents ; vérifiez avec une jauge si toutes les dents embrassent des distances égales ; cela fait, veillez à ce que tous les supports soient bien solides, montez les arbres en place, et donnez-leur le mouvement en les met-

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tant en communication avec la roue hydraulique. Les blutoirs devront tourner de manière à projeter la farine sur le derrière de la huche , parce qu'alors elle «n contiendra davantage et il s’en perdra moins quand on ouvrira la porte.

Art. 3i — Des cribles rotatifs.

Les cribles rotatifs ou cilindriques, mis en mouvement par le moyen du moteur hydraulique , sont principalement employés pour nétoyer le grain dans les moulins pour le commerce; il en existe de diverses constructions ;

1“ Ceux qui n’ont qu’une seule chemise de toile métallique embrassant une spirale ou hélice intérieure ;

2U Ceux qui sont formés de deux chemises; celle de l’intérieur est clouée sur six encoignures longitudinales , et la chemise extérieure est fixée à une liélire , qui serpente entre les deux chemises ;

3° Ceux enfin qui n’ont qu’une chemise sans hélice.

Les cribles de la première espèce ne réussissent bien que dans certains cas, parce qu’ils doivent faire plusieurs tours avant que le blé puisse en sortir. Les mûmes grains restent en-dessous pendant une grande partie du trajet , ce qui fait que le criblage estmoins efficace que si les positions de ces grains de blé pouvaient varier par l’action même de la machine.

Les cribles de la seconde espece sont préférables, parce que, pouvant être plus courts , ils prennent moins de place ; mais ils sont plus difficiles à nétoyer.

Les cribles de la troisième espèce ont l’avantage suivant: on peut y faire séjourner le grain plus ou moins long- temps, à volonté , en élevant ou en baissant leur extrémité inférieure ; le blé y est aussi plus remué; mais ils doivent avoir plus d’étendue. On leur donne ordinairement ou 3mo48(9 ou

l.o/fO de longueur et o"‘,7i2 (a fl. 4 in.) de diamètre , s’ils doivent entretenmdeux ou trois. paires de, meules ; pour fournir à Un plus grand nombre , il faut les faire plus grands à

. DES TARARES. :>.» 389

proportion ; il en existe qui peuvent nétoyer le blé pour le service de six paires demeules.Ils sont faitsàsix pans, maintenus par six encoignures posées à plat , dont les arêtes extérieures sont abattues pour présenter une face de o"',oo6( o,a5 in. ) ; lesarê tes intérieures sont entièrement enlevées , et la toile métallique est attachée avec des clous d’épingle.

Les cribles rotatifs sont ordinairement muS par le même arbre vertical qui fait tourner les bluttoirs , au moyen d’une roue dont l’extrémité supérieure de cet arbre est muuie- Cette roue g’Jig. noadeux garnitures de dents; celle qui est dirigée en contre-bas engtenne dans le haut d’une roue u fixée sur un des bouts d’un pelitarbre horizontal o' portant deux poulies vers l’autre extrémité. L’une de ces poulies q a o"',6io (24 1«.) de diamètre , et fait mouvoir avec rapidité un ventilateur V ; l’autre poulie q" a om,2o3 (8 in. ) de diamètre , et reçoit une courroie qui se rend sur une poulie/ de om,6io (2^. in.) de diamètre , fixée sur un bout de l’arbre du crible rotatif N , dont la vitesse de rotation est ainsi réduite à 1 5 révolutions à peu près par minute. Ces dispositions représentées dans la figure , conviennent pour de petits moulins; mais dans les moulins en gros perfectionnés, munis d’élévateurs, etc., lorsque les cribles rotatifs ont à nétoyer du blé pour 2 , 3 ou 4 paires de meules, ils doivent être mus à l’aide d’engrenages. .

Art. 3a. — Des tarares.

Le ventilateur ou tarare hollandais est très-utile pour chasser la poussière et autres corps légers qui se trouvent mêlés dansle blé. Il en existe de plusieurs espèces; ceux qui ne vannent le blé que lorsqu’il tombe du crible rotatif, ont des ailes d’à peupTès om,38i ( i5 in. )*de longueur, et om,356 (i4 in.) de largeur, et ne sont pas munis de cribles particuliers.

Pour donner le mouvement à un ventilateur de cette es- 1 pèce , fixez sur son arbre une poulie de o“,i78 ( 7 in. ) de diamètre, pour recevoir une courroie passant aussi autour

390 GUIDE DU CONSTRUCTEUR DE MOULINS, d’une autre poulie de om,6io (a 4 «J.) de diamètre, portée par l’arbre qui fait mouvoir les cribles rotatifs, afin de lui procurer une grande vitesse de rotation. Quand la courroie se distend, elle glisse un peu sur la petite poulie , et le mouvement du ventilateur en est ralenti; au contraire, lorsqu’elle est bien bandée , le mouvement est rapide ; on peut donc se servir de la tension de la courroie pour réglerlecoup de vent comme on le désire.

Quelques personnes emploient sous le crible rotatif pour le service des moulins du commerce , des tarares hollandais complets, composés d’un ventilateur et d’un crible particulier; etce tarare complet, seulement pour les moulins des campagnes ou moulant en détail.

Les’ ailes de ces ventilateurs , lesquels ne diffèrent pas des vans ordinaires des fermiers , ont oln,457 ( 18 in. ) de longueur , et o“,5o8 ( 20 in. ) de largeur; mais dans les moulins, ces ventilateurs sont mis en mouvement par une poulie au lieu d’un rouet et d’une lanterne.

Art. 33. — Des cribles et tamis a secousses.

Les tamis à secousses sont très-utiles dans les moulins des campagnes , pour tamiser la farine des Indiens et pour la diviser eu diverses parties de différens degrés de fiuesse , si on le désire; ils sont encore employés pour séparer les cosses de la farine de sarrasin , qui couperaient la toile des blutoirs.

Les cribles à secousses sont bons pour ôter la poussière du grain avant le moulage ; ils sont quelquefois employés pour nétoyer le blé et les criblures, au lieu des cribles rotatifs.

On donne aux tamis à secousse pour la farine, im,o67 ( 3,5 ft. ) de longueur, ora,22g ( gt'n. )de largeur , et o^oSg ( 3,5 in. ) de profondeur; tel est celui représenté en T' , fig. 107. Le tissu en fil de fer a om,9i4 (3 ft.) de longueur, et o“,ao3 ( 8 in. ) de largeur. En travers le fond, vers la queue, se trouve une planche de om,i5a (6 in.) de largeur , au-dessus

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