TAMIS A SECOUSSES
de laquelle est cloué ce tissu. En fixant cette planche audessous du cadre , on ménage une ouverture au bout de là queue, par où le son puisse tomber dans laboîle i, tandis que la farine tombe dans la huche h'. Le panneau de tête doit être assez fort pour pouvoir y fixer solidement un gros piston de fer, à travers lequel passe le bout d’un lévierqui secoue le tamis , levier qui est mis en mouvement de la manière suivante.
Prenez deux morceaux de bois de o,n,o38 (i5 in.) de longueur, d’une épaisseur égale à la largeur du gros fer et plus larges de om,o38( i,5 in.); appliquez-les sur les deux faces larges de ce fer,au-dessusde la lanterne et par leur petit côté ; arrondissez en demi-cercle leurs arêtes verticales extérieures , et serrez-les contre le gros fer avec une corde mince, mais forte. Ces morceaux debois ainsi disposés frapperont le lévier pendant le mouvementde la meule, et celui-ci, pouvant osciller autourd'une broche qui passe au travers dé son milieu, entraîne le tamis par saccades. Quand le mécanisme du moulin est à gauche du cours d’eau, ce lévier doit toujours être placé en amonZdugros fer et en aval du tamis, et réciproquement; sans cela il attire- ' rait la farine vers la tête de celui-ci, auquel il faut d’ailleurs fixer un ressort desliué à le ramener en sens contraire à celui dans lequel le lévier le pousse. Ce tamis doit être soutenu par des courroies et de manière à pouvoir facilemeut glisser aussi loin qu'il est nécessaire, sur un rouleau autour duquel la courroie s’enveloppe.
Je terminerai ici mes instructions sur la manière d’établir cl mettre eu activité le mécanisme completd’un moulin d’ancienne construction , pouvant travailler en petit pour le commerce, tel enfin qu’il est représenté dans \zsfig. 107, 108, 10g et 1 10; mais ce mécanisme est bien inférieur à celui représenté par la fig. ni, dont ma préface donne l’explication.
Art. 34. — De l’utilité du dessin dans l'établissement DES MOULINS, etc.
1 1 est des personnes qui regardent les dessins comme des choses inutiles , et ne servant qu’à satisfaire un caprice ; mais ce n’est pas sous ce point de vue qu’on doit en apprécier l’utilité ; ils donnent en effet l’idce la plus précise , soit des machines existantes , soit de celles à construire. Mes dessins , compris dans les planches , sont tous tracés à l’échelle de 1 pour 96 ( '/gd’in. pour 1 ft. ) , afin de les approprier à la grandeur du format ; excepté la figure iix qui est dessinée à l’échelle de 1 pour 4$
( 1/4 d ’mi. pour 1 fi. ) ; échelle dont je recommande l’emploi, afin que la plupart des bâtimens puissent être dessinés sur une feuille de papier ordinaire. •
Le grand avantage que l’on trouve à dessiner les moulins cvant de les faire construire est de donner une idée plus claire de leur composition qu’il n’est possible de le faire, soit , par écrit, soit avec la parole; choses qui peuvent ou n’être pas bien comprises, ou être mal interprétées; tandis qu’un dessin bien fait parle de lui-même à un artiste qui en a la clef. En appliquant le compas sur un dessin et puis sur l’échelle, on trouve la longueur, la largeur et hauteur du bâtiment, comme les dimensions d’une pièce de bois quelconque et la véritable place qu’elle doit occuper.
On peut, d’après un dessin, dresser des états des bois de charpente, des planches, des solives, des lattes, des bardeaux, elc.,etc. Il représente chaque roue , chaque arbre et chaque machine , dans les positions que ces objets doivent avoir. Il peut montrer encore si le bâtiment est d’une grandeur suffisante pour ‘ contenir tous les ustensiles nécessaires au travail ; le propriétaire et le constructeur savent enfin ce qu’ils ont à faire, et le font exécuter gaiement sans crainte d’erreur. Les plans indiquent aux maçons les endroits où ils doivent placer les baies des fenêtres et des portes, les murs de refend, etc. Sans le secours des
PLANS DES MOLLINS.
«dessins on ne travaille qu’avec incertitude; on perd beau* coup de temps, et on commet des erreurs qui font perdre bien de l’argent. J’ai entendu dire à un propriétaire qu’il croyait que son moulin valait 5oo livres slerlings de plus , de ce qu’il avait employé un artiste expérimenté pour lui en faire les dessins. Je sais par expérience combien ces derniers sont utiles, tout maître constructeur au moins doit les comprendre.
Art. 35. — Manière be projeter des moulins et d’en