‹ Guide du patron de l'industrie laitière dans Québec [microforme]Chapitre 2 sur 2 · UC · texte numérisé non relu

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l'hiver, guère moins sévère que le nôtre, la rend très endurante et capable de supporter aussi bien que la vache canadienne la froide température que notre climat force nos bêtes à subir.

On se laisse souvent tenter par les qualités des autres races laitières qu'on a l'occasion de rencontrer dans notre province, par l'élégance et la délicatesse de formes de la Jersey, par la richesse de son lait ainsi que de celui da la Guernesey en matière grasse, par la forte taille jointe à l'énorme production de lait de la Holstein, mais il est un point qu'il ne faut pas perdre de vue, étant donné la grande rigueur de notre climat septentrional, c’est celui que les animaux des races qui sont originaires de —— à elimat bien moins rigoureux que le nôtre, tel que les îles de Jersey, de Guernesey, la Hollande, ont beaucoup à souffrir de nos printemps et de nos automnes humides et froids, de la basse température de nos hivers et voient vite leur constitution s’altérer, même lorsqu'on en a tout le soin possible et, encore bien plus, lorsqu'ils ont à subir le sort riisérable qui devient leur partage chez un trop grand nombre de nos cultivateurs dont les étables laissent beaucoup à désirer et qui soumettent souvent leurs bêtes, en hiver, à un régime de famine et l’été à une diette dont l'herbe est le plus rare élément. Avec la tuberculose qui, comme un reptile venimeux, s’insinue en rampant sournoisement dans nos troupeaux, on comprendra facilement que si l’on ne se borne pas à garder des bêtes essentiellement acclimatées, rustiques et accoutumées à une frugalité qui leur permette de conserver leur santé malgré le pauvre régime auquel beaucoup d’entre elles sont soumises, l'on ne peut espérer se former des troupeaux qui rendent profitable notre industrie laitière.

En engageant un cultivateur à se livrer à l’industrie laitière, la première chose qu’on lui dit c’est d’avoir un bon troupeau de vaches laitières de première classe. Mais, comme on se trouve généralement à donner cet avis à un homme qui n’a pas d'argent pour s’acheter un troupeau de ce genre, il nous répond promptement: j'ai plusieurs mauvaises vaches à lait dans mon troupeau maintenant, et je ne puis les tuer ou les vendre à vil prix, pour acheter des laitières de première classe qui me coûteraient fort cher. Il faut convaincre le cultivateur qui est dans cette position que, en suivant trois règles que nous allons indiquer, il peut, dans un temps comparativement court, élever pour lui-même un troupeau de bonnes laitières sans grandes dépenses.

Parmi la foule de vaches communes qu'on trouve partout on rencontre toujours quelque bonne laitière, et quand nous visitons l’étable d’un cultivateur ordinaire, nous y rencontrons toujours ce qu’on appelle la meilleure vache. Or, la première règle à suivre est celle-ci: quand on élève une génisse destinée à faire plus tard une vache à lait, choisissons la génisse venant de cette meilleure vache du troupeau, parce qu'il est probable qu’elle aura hérité des qualités de sa mère.

Cette première règle conduit à la seconde. Bien que la mère d’une génisse soit une bonne laitière il est seulement probable que cette génisse fera une bonne laitière, parce que, généralement, on ne s'occupe pas de ce qu'est le taureau qui a servi la mère. La seconde règle que nous allons indiquer s'impose alors: C'est de choisir le taureau de votre troupeau avec autant de soin que vous choisissez la mère de votre génisse. Ayez un taureau d’une bonne race laitière, et issu d’une vache laitière de première classe de cette race, et, alors, lorsque vous élèverez des génisses venant de ce taureau croisé avec votre meilleure laitière il est non seulement probable, mais certain que ces génisses seront toujours, plus tard, de bonnes laitières. De cette manière, un cultivateur peut, chaque année, élever quelques belles génisses, et se créer bientôt un troupeau de bonnes vaches à lait, sans qu'il lui en ait coûté plus que s’il avait élevé des bêtes sans bonne généalogie.

La troisième règle nous est suggérée par l’erreur fréquente commise par un grand nombre de cultivateurs qui élèvent des génisses pour la laiterie. II les choisissent généralement à l'oeil; c'est-à-dire que, lorsque les veaux naissent, ils choisissent celui qui est né le plus gros et le plus gras, sous prétexte qu’il est plus facile à élever. Ceci est la pire erreur que puisse commettre un cultivateur et voici pourquoi: À

On appelle une vache à lait de première classe celle qui donne beaucoup de lait pendant longtemps. Une vache de cette classe est supposée donner du

— lait pendant au moins dix mois dans l'année, Lans piste se mn a un double ouvrage à faire, le premier de donner du lait, d de former son veau. Rien d'étonnant si, lorsque ce veau vient au monde, il est un peu petit et pas très gras. Au contraire, la mauvaise laitière, qui

gros veau, faire une vache à lait plus tand, vous êtes certain qu'il sera un animal de boucherie plutôt que de laiterie, puisqu'il d'une mauvaise laitière.

Soin et alimentation du bétail à lait. Un veau, ee — fitable plus tard, soit pour la boucherie, soit pour 18 laiterie, doit être bien traité dans son jeune âge. Du lait naturel et chaud nt au moins dix après sa naissance, puis du lait écrémé: chaud toujours, et du pain de lin ou de bonne farine de cuite, pour mêler au lait écrémé. Des rations pas trop abondantes à la fois, mais souvent répétées dans la journée. Lorsque le veau A une couple de mois, du jeune trèfle ajouté à la ration liquide, puis de l'ombre contre l’ardeur du soleil. Voilà pour le premier été. Le premier hiver, une nourriture abondante et riche, foin de première qualité, é si possible, puis du grain moulu mêlé à la ration, une nourriture riche en acide phospho: pour former les os et en re et en graisse aussi, afin que le veau, tout en croissant, ne perde jamais sa isse de veau. Eviter toujours toute nourriture qui donne la rrhée. nd été, pacage de première classe, sur du trèfle si possible. Saillie de la isse à seize mois, afin de la faire vêler un peu après ses deux ans accomplis. Ceci est très important pour développer les vaisseaux lactifères, le pis et les trayons. Il va sans dire que cette génisse, vélant à un âge aussi peu avancé, a dû recevoir, à l’avance, la meilleure des nourritures pour hâter sa croissance et lui donner des forces.

La vache laitière réclame le meilleur des soins pour donner le plus grand rendement dont elle est susceptible et que doit toujours exiger d'elle le eultivateur qui entend son affaire.

En été, ce soin consiste, premièrement, à donner un pacage de première classe, sur lequel on n’envoie la vache que lorsque l'herbe est bien poussée sur le champ, et que les beaux jours sont arrivés; secondement, à donner à la vache au pacage de bonne eau en abondance et de l'ombre contre les ardeurs du soleil; 5 avoir toujours prêt, du fourrage vert, pois, avoine, lentilles en mélange, blé-d’Inde, à donner aux vaches vers la fin de juillet, alors que, même dans les meilleurs pacages, herbe durcit et est moins bonne pour la production du lait, ce qui fait que les vaches tarissent toujours vers cette époque; quatrièmement, à traiter les vaches de façon à ce qu’elles ne soient jamais molestées par les chiens, par les enfants qui les font courir en les conduisant au pacage ou en les ramenant, et de manière à les préserver des atteintes des mouches, surtout la terrible mouche des cornes qui les fait tant souffrir. Une demi-livre de savon de ménage dissoute dans un gallon d’eau bouillante et mêlée à deux gallons d’huile de eb- bon, puis bien battue avec l’huile pour en faire une émulsion ayant l’apparence de lait, est encore ce qu'il y a de mieux; on mêle cette émulsion à neuf fois son volume d’eau, on y ajoute trois ou quatre onces d’acide carbolique et on applique une ou deux fois par semaine ou plus souvent s’il survient de forts orages lorsque les vaches sont en pâture, au moyen d’une pe à main avec un bec pulvérisateur, ou un torchon dont on se sert pour bien laver partout la vache, faute d' autre chose; cinquièmement, ne jamais laisser les vaches e 8, ni de jour ni de nuit, aux changements subits de température qui font baisser le thermomètre à quarante degrés Fahrenheit, aux pluies froides de printemps et d'automne, aux gelées hâtives et tardives. Voilà pour les soins d'été.

En hiver, la chose dont a à s'occuper le producteur de lait, c’est de rationner les vaches d'après un système tendant à provoquer la sécrétion du lait. Or, ce système se met facilement en pratique au moyen de l’ensilage, qui fournit au cultiva.eur ce qu'il faut pour donner à ses vaches pendant tout l’hiver une nourriture approchant beaucoup, par sa qualité, de celle de l'herbe d'été. Le grand point à observer dans l’alimentation des vaches donnant du lait,

. c'est de leur donner une nourriture aqueuse en même temps que riche ayant pour effet d' aetiver la production du lait Tout fourrage sain est bon à don-

ner aux vaches laitières, en partant de ce principe, parce que, par le hachage, la macération, on le rend facilement assimilable pour la vache appelée à le digérer. Le fourrage ensilé offre ce caractère au plus haut degré et, c'est pour cela qu'il est tant préconisé pour les vaches laitières.

Nous sommes donc en face de deux systèmes distincts d’alimentation d’hiver. L'un consiste à tirer le meilleur parti des substances alimentaires, foin, paille, balles, grain, racines, qui sont à la portée du cultivateur à peu près partout, en prenant pour base le foin et la paille. L'autre consiste à faire une culture spéciale pour arriver à une alimentation spéciale: cette culture, c'est la culture des plantes fourragères en vue de Lensilage, pour prendre ensuite, comme base de l'alimentation, ces plantes conservées dans le silo et qu'on appelle ensilage ou conserve, que l’on fait consommer aux vaches mêlé aux autres substances alimentaires ordinaires.

On conseille, pour les deux systèmes, aux cultivateurs qui veulent obtenir le plus grand rendement possible, non seulement en lait, mais aussi en fumier, ce qui est de la première importance pour celui qui connaît combien est variée la valeur du fumier, suivant le genre de nourriture de l'animal qui le produit, d’ajouter aux substances alimentaires fournies par la ferme, du tourteau de

L 2 de coton, pour enrichir la ration et atteindre le maximum de produetion e lait.

Aménagement des étables.—Une chose importante dont doit s'occuper le producteur du lait en hiver, c’est d’avoir un bon local pour hiverner les vaches. Pour bien faire comprendre ce que nous allons dire à ce sujet, nous posons deux axiômes dont la justesse est reconnue de tous les agronomes et les 3 La malpropreté engendre la maladie. Le froid arrête la production

u lait.

Une étable doit avoir cinq qualités pour être considérée comme modèle. On doit y voir clair, y respirer de bon air, y trouver une bonne température, y voir régner une grande propreté et y rencontrer un système commode pour abreuver le bétail avec une abondance d’eau propre, saine et tempérée.

Lumière—Un mot sur chacune de ces qualités requises dans l’étable. Le soleil est le générateur de la vie; tout ce qui vit, tout ce qui croît, homme, animal ou plante, a besoin du soleil et de sa bienfaisante lumière pour être en bonne santé et en bonne condition d'existence. Cela est prouvé par le fait que l’homme ou l’animal qui vivent dans l'obscurité ont le sang appauvri et s’affaiblissent graduellement et aussi par cet autre fait que les plantes qui croissent constamment à l'ombre s’étiolent, s’affaiblissent et offrent des accidents de croissance tout à fait anormaux. On considère comme bon éclairage celui 5 10 4 pieds carrés de vitrage pour chaque 100 pieds de pan, en surface,

Xx 10’).

Bon air.—Le bon air est de première nécessité pour tout ce qui vit. L'air qui, en pénétrant dans le poumon, sert à vivifier le sang, apporte à toute l’économie interne de l’animal qui le respire, les éléments qu’il puise dans le milieu où il passe pour pénétrer chez lui. S'il est pur, il apporte à l'animal la santé S'il est impur, il lui apporte des germes de maladie et souvent de mort. Inutile d’insister plus longtemps là dessus.

Bonne température.—On entend par une bonne température dans l’étable, celle qui ne va pas plus haut que 60°, ni plus bas que 50° Fahrenheit. Quelques degrés plus haut ou plus bas que cela peuvent être encore acceptables, mais sont plutôt à éviter.

On obtient le bon air et la ee voulue dans une étable par la ventilation qui, pour être parfaite, doit être abondante et bien réglée. Les ventilateurs sont donc indispensables dans une étable bien tenue, et ils doivent être tels qu'on puisse augmenter ou diminuer leur tirage à volonté.

La question de température est importante non seulement pour la santé de l’animal, mais encore pour le profit du cultivateur. En effet, il est reconnu que plus un animal est tenu au froid, plus il mange, et de 32° à 60° Fahrenheit, l'écart peut être de 50 pour cent, c’est-à-dire qu'une vache qui aurait assez d’une botte de foin à une température de 60° en aurait besoin de une et demie à une température de 32°. Il est aussi constant qu'une vache qui souffre constamment du froid cesse bientôt de donner du lai -

ET

Propreté.—La propreté consiste non seulement dans l'apparence, mais dans la réalité. La bonne ventilation et la température normale indiquées plus haut aident beaucoup au maintien d’une stricte propreté dans l'étable et en sont les premiers éléments. Mais il y a beaucoup plus à faire pour l'obtenir complète. La propreté doit porter sur un scrupuleux enlèvement des déjections non seulement solides, mais liquides des animaux, qui doivent être mises dans un endroit où leurs émanations et leur odeur caractéristique d’ammoniaque ne puissent envahir l’étable. Pour le temps où elles sont dans l’étable entre les heures de nettoyage, on atténue ces émanations en saupoudrant les allées de superphosphate ou de plâtre qui empêche la déperdition d' ammoniaque. On doit voir à ce que les insectes, tels que les araignées et surtout les poux n'envahissent pas les étables et, pour cela, il faut balayer souvent, non seulement les planchers, mais les murs et les plafonds et, deux fois l’année, badigeonner les murs avec de la chaux à laquelle on incorpore de l’acide carbolique. Il faut aussi vider régulièrement les crèches et les auges et les nettoyer souvent. Enfin, les animaux eux-mêmes doivent être étrillés, cardés et brossés souvent, afin d’enlever les saletés qui s’incorporent au poil, bouchent les pores de la peau, empêchent les secrétions de se faire et tiennent, conséquemment, l'animal, non seulement dans un état de malpropreté, mais encore de mauvaise santé.

L'eau dans l'étable.—Enfin, il est important, si l’on veut qu'une vache donne du lait, de lui donner, en outre de tout ce que je viens de mentionner, de bonne eau en abondance. Pour les raisons que nous avons données plus haut en parlant de la température, il ne faut pas que l'eau soit trop froide; car, si elle l’est, elle force la vache à manger beaucoup plus et, en outre, elle la fait tarir. L'eau doit être simplement à la température de l’étable. Il faut qu’elle soit pure, car l’eau malpropre ou malsaine communique aussitôt sa mauvaise qualité au lait de la vache. Il ne faut pas oublier qu'il est important 5 les vaches boivent quand elles ont soif, au lieu de ne pouvoir boire qu’à

es heures réglées pour la commodité du cultivateur, mais non des bêtes. De ce que nous venons de dire, il découle que Ja coutume suivie, dans beaucoup d’endroits, de faire boire les vaches dehors à la source ou à la rivière, l'hiver, est préjudiciable à tous je: points de vue. Elle amène l'arrêt de la sécrétion du lait chez la vache que l’on trait en hiver, elle cause des frissons et produit l’avortement chez les vaches pleines et elle est une source de dépense inutile de nourriture par l’animal au détriment du cultivateur.

Importance de la production du lait pendant toute l’'année.—Nous insistons sur l'importance qu’il y a pour le cultivateur producteur de lait, de faire tout son possible pour faire produire du lait par son troupeau de laitières pendant toute l’année. Nous ferons surtout ressortir un point qui est, aujou ui, indiscutable en faveur de la productior. du lait l'hiver, c’est celui-ci: la meilleure vache à lait ne donne véritablement le maximum de lait qu'elle est susceptible de produire en douze mois qu'en autant qu’elle reçoit pendant toute l’année le maximum de nourriture propre à la production du lait qu'elle peut s' assimiler et qu'elle est traite à fond pendant toute cette période, Et cet axiôme que tout cultivateur devrait écrire en grosses lettres à la porte de «an étable est tellement vrai, que beaucoup de ceux qui, pénétrés de sa vérité, l'ont mis en pratique, ont pu constater qu'il n'est + rare de rencontrer, surtout parmi les individus de la race Jersey et de la race Canadienne, des vaches qu'il est impossible de faire tarir avant le vêlage. Ceci est pour répondre à une objection que nous avons souvent entendu formuler contre la production du lait en hiver, objection allant à dire que les vaches qui sont traites tout l'hiver donnent peu de lait pendant l'été suivant. Cette objection n'est dans le vrai que pour le cas des vaches qui ont un mauvais pacage en été et qui, l’hiver, ne reçoivent guère que de la paille pour nourriture. Il est à espérer qu'avant longtemps cette catégorie de vaches n’existera plus et que dans quelques années l’on trouvera aussi facile de faire du beurre en hiver que de faire du fromage en été.

Pour arriver à avoir un troupeau de vaches fournissant du lait pendant toute l’année, il importe de s'arranger pour faire vêler les vaches en différent temps de l’année. On fera vêler un quart des vaches du troupeau à l'autymne, un quart en hiver, un quart au printemps et un autre quart en été. Ceci est

PS

très difficile à obtenir de la part d'un troupeau de vaches — sont accoutumées à toujours vêler au — L'on arrive à obtenir plus facilement ce vêlage à différentes saisons en levant des génisses que Ion dresse à avoir leur premier veau à la saison désirée et qui, une fois dressées de rette manière, permettent d'obtenir des vêlages successifs, tel que mentionné rlus haut.

Règles de l'hygiène concernant l’industrie laitière.—Au risque de nous répéter quelque peu, nous donnons ici les principaux conseils con’ernant l’hygiène au point de vue de l’industrie laitière.

Conseils concernant l'étable.—Les étables doivent être bien ventilées non seulement pour chasser les mauv::«es odeurs, mais aussi l'humidité. I] ne faut pas oublier qu’un animal de taille ordinaire tenu à l’étable laisse échapper, par sa transpiration normale, une demi-livre d’eau par heure et que si l'air de l'étable n'est pas constamment renouvelé il devient tellement saturé d'humidité que l’eau ruisselle au plafond et sur les murs.

Les planchers doivent être étanches et bien drainés. Le fumier doit être enlevé avant la traite du matin et aussi avant la traite du soir. Les murs et le plafond doivent être balayés, époussetés et tenus propres. Les étables doivent être badigeonnées à la chaux au moins une fois chaque année, Tel que dit plus haut, il doit y avoir beaucoup de lumière dans l’étable. Il faut qu’il 7 ait quatre cents pieds d'air à respirer pour chaque animal qu'il y a dans l’éta. ble. Celle-ci ne doit serv. qu'aux vaches. Elle ne doit pas être en cormmunication ouverte avec le local où l'on garde le foin, la paille, les légumes, ni avec ezlui où l’on garde les voitures. Les plancher. n ciment cu en briques cimentées sont plus faciles à nettoyer et à tenir p1 res que ceux en bois. Ni poules, ni porcs ne doivent cohabiter avec les vaches.

Si le fenil est directement au dessus de l’étable, le plafond doit être bien étanche. On condamne absolument la méthode suivie en quelques end: its de mettre au dessus de l’étable non plafonnée des

tasse du foin et de la paille. La dalle à fumier dans le pavé doit avoir huit

poussière de se zer. Tel que déjà dit, les crèches et les auges doivent être fréquemment ner: »yés.

On doit se servir pour litière sous les vaches de sciure de bois, de planures, de reuilles sèches ou, si l’on n’a pas d’autre chose, de paille. On devrait souvent laver le plancher de l’étable avec une solution du mélange suivant : 2 lbs de chlorure de zinc, 1 once d’acide chlorhydrique, 2 pintes d’eau de pluie, le tout mêlé à chaud. On emploie 1 pinte de cette solution dans un seau ou Chaudière de 2% gallons d’eau de pluie.

croissent sur le flanc droit et sur le = de même que les crins qui 2 le toupillon (switch) de la qreue. On doit s'arranger pour que les vaches soient aussi tranquilles que pcssible dans l’étable entre les repas.

Conseils concernant l'alinentation.—Nous avons dit 2 hant tout ce qui concerne l’eau de boisson des vaches. Pour ce qui regerde l’alirentation proprement dite, on ne doit pus donner, à l’éable, la ration de fourrage sec aux vaches immédiatement avant ou pendant la traite. On ne doit faire manger aux vaches en lait ni choux, ni navets blancs, ni navette. On doit éviter de leur donner du foin ou de 13 paille endommagés, moisis, des grains chauffés

ou avariés, de: moulées de mauvaise qualité, de l'ensilage sûr, toutes choses qui nuisent à la santé de la vache et à la qualité de son lait, Une poigr fe de graine de lin dans la ration de grain, de mouléc ou d'ensilage, de chaqu: vache, tous les jours, la tient en excellente santé, aide à la secrétion du lait et donne du lustre à la robe.

Conseils concernant le cultivateur producteur de lait.—La patron de l'industrie laitière, sachant que ses vaches sont la base de son industrie, doit leur donner tout le temps dont il lui est possible de disposer pour elles. II doit s’appliqrer à suivre, pour la “nue de l'étable des vaches, tous les conseils qui viennent d’être donnés plus he ut. Il doit, en outre, se péné‘rer de l’irnportance de ceux mentionnés plus bas.

Ce qui va suivre peut faire penser à ceux qui vont le lire que aous entrons dans des détails trop minutieux quant à ce qui concerne le soin du lait avant sa livraison à la fabrique. Mais, si l’on veut réfléchir ue le lait est strictement la base de tout succès en industrie laitière, on sr dira qu'il n'y a rien de plus important que de s’y prendre de façon à n’apporter 8 que du lait de première qualité à la fas. ique, vu que ce n'est qu'avec de bon lait qu'on peut produire de bon beurre et de bon froinage. 7 ;

Le patron doit avoir, voit une petite bâtisse isolée, (laiterie), soit une chambre ne communiquant avec l’étable que par une porte qu'il faut avoir soin de toujours tenir fermée et tenue très proprement pour y manipuler le lait et en avoir soin pendant la traite et le temps qui s'écoule entre celle-ci et le moment où l’on écrème le lait ou bien celui où on le porte à la fabrique. Il ne faut pas oublier que la cuisine ou la chambre où l’on vit en commun à la maison ne conviennent pas pour y conserver le lait. La laiterie ou la chambre mentionnées plus haut ne doivent absolument servir qu’# i lait. Aucune personne ayant une maladie contagieuse ou ayant soin de personnes affligées d’une telle maladie ne doit traire les vaches ou toucher au lait et aux ustensiles qui servent à le manipuler, Celui qui trait les vaches doit avoir des habits bien et souvent lavés, ne sentant jamais mauvais, pour faire la traite, ne servant que pendant la traite et étant gardés à l'abri de la poussière et des saletés hors du temps de la traite. Cette dernière doit être faite rapidement mais tranquillement et pendant qu’on la fait les vaches doivent toujours être traitées avec douceu:. Voici quelques autres détails sur lesquels nous attirons l’attention des patrons.

Soins de la vache et du lait avant, pendant et après la traite. — Tous les inspecteurs de fabrique sont d'accord à dire qu'ils constatent que le mauvais lait est l’une des causes les plus fréquentes de la mauvaise qualité de certains beurres et fromages que nous exportons et au sujet desquels nous recevons quelquefois des plaintes. Ce fait étant établi, il est de la première importance qu'on le porte le plus tôt possible à la connaissance des producteurs de lait, en même temps que tous les renseignements nécessaires pour qu’ils puissent, à l'avenir, n'apporter que du bon lait à nos fabricants, urin que ceux-ci n’aient Le à combattre ce défaut contre lequel se heurte l’habileté même des meileurs d’entre eux.

Le mauvuis lait se classe en trois catégories.—En inspectant un certain nombre de fabr'aues, on ne met pas de temps à établir avec grande facilité le caractère des divers laits qui s’y apportent. Si certains patrons n'ipportent que de très bon lait, qu c ues-uns n’en apportent que du médiocre, et d’autres de très mauvais. A part: du médiocre à aller jusqu'au très mauvais, il y a bien des nuances, mai tor es viennent se confondre en trois classes bien distinctes qui sont les suivan!':s: le mauvais lait qui provient mauvais de la vache même qui le produit; le mauvais lait qui devient mauvais par l'indifférence, la négligence ou l'ignorance des patrons auxquels il appartient: le mauvais lait qui provient de la malhonnêteté dv patron qui le fournit. Ce sont là les trois catégories de mauvais laits qu'il faut absolument faire disparaître des fabriques, si l’on veut ne manufacturer que des produits de première classe.

Mauvais lait provenant de la vache même qui le produit.—Dans le cours ordinaire des choses, le lait sort toujours pur et sain du pis de la vache. Malheureusement, il arrive trop souvent que cette dernière souffre d’indispositions qui rendent son lait mauvais. Il n'entre pas dans le cadre d'un travail

on constate souv brique le lait d’une e fraîche vêlée. Il y a importante à faire. C'est que, ai, règle générale. le lait d'une vache est bon à apporter à la fabrique après le troisième jour qui suit le vêlage, il peut y avoir des exceptions chez certaines vaches. II faut, dans ce cas, exercer son 2 car l'on sait que le co même en assez petite quantité, rend ‘ait absolument impropre à la conf n de bon beurre ou de bon fromage. Il faut donc être bien ur que toute trace de colostrum est disparu dn lait lorsqu'on décide de porter ce dernier à la fabrique.

ans de telles — il doit en prendre un soin particulier, et le refroidir avec grand s0!

Enfin, Tune des indispositions propres à faire donner à la vache du mauvais lait, que l’on rencontre le plus f iquemment encore au printemp:, c'est la mammite ou la mastite, qui n’est rien autre chose que l'inflammation du pis de la vache lors du vêlage. Tous les cultivateurs connaissent cette ind — tion. Lorsqu'elle est très aiguë et que le lait sort du pis de la vache épais et même sanguinolent, on ne songe pas à le porter à la fabrique, mais si l'indisposition est légère, on ne s'en occupe pas, et le lait de la vache qui en souffre est mêlé à celui des autres et porté à la fabrique. Or, il est bon que l'on sache, que, chez la vache qui souffre de mammite, il existe des bacilles et des microcoques, germes mauvais qui sortent du pis avec le lait et sont cause que le fromage “abriqué avec ce lait se gonfle en quelques jours sous l'influence de cert ins gaz qui s’y développent.

Mauvais lait dû à certaines herbes mangées par les vaches.—Un certain nombre de plantes qui se rencontrent dans les prés et dans les bois ont la propriété: de donner au lait mauvaise couleur, mauvaise senteur ou mauvais goût. Ceci arrive surtout dans les rnuveaux centres de colonisation, sur les terres neuves où les vaches pâturent dans les bois autant qu ailleurs, ainsi que dans les saisons de sécheresse, alors que les vaches tenues dans ces pâturages pauvres et brûlés par le soleil, mangent bien des herbes malsaines qu'elles ne consomment pas en temps ordinaire.

Mauvais lait qui provient de la m:uvaise eau bus par les vaches.—On oublie trop, un peu partout, que l’eau qui sert de boisson aux vaches a une grande influence sur la qualité du lait. Toute eau qui est morte, stagnante, qui croupit, qui reçoit les égouts des tas de fumier, des cours où séjournent les animaux, donne du mauvais goût au lait, si les vaches la boivent. Il en est de même des eaux qui coulent lentement dans les ruisseaux des savanes tourbeuses, ou sont issues de terrains alcalins. Toutes ces eaux rendent le lait de mauvaise qualité. Il est done important d'empêcher, quand la chose est praticable, les vaches de manger les mauvaises herbes mentionnées dans le paragraphe précédent ou de boire les mauvaises eaux indiquées dans celui-ci.

Lait qui devient mauvais par l'indifférence, la négligence ou l'ignorance du patron—Sur dix échanti'ons de mauvais lait pris aux fabriques, neuf proviennent de lait défectueux par la faute de celui qui l’apporte. Avant dentrer dans les détails concernant cette catégorie de mauvais lait, il importe de développer un point qui rendra plus faciles à donner et à comprendre les explieations qui vont suivre.

Les microbes nuisibles au lait.—Le point en question est celui-ci : Tout mauvais lait devient mauvais par le fait de certains organismes de mauvaise nature portant le nom générique de ce ne sont rien autre chose que des germes de corruption qui s'emparent du lait et amènent sa décomposition. Ces germes se rencontrent partout où ent les mauvaises odeurs et la malpropreté. Ils ont la faculté de se multiplier d’une manière prodigieuse en un temps très court sous l'influence de l'humidité et de la chaleur. De ce qui

vient d'être dit, il découle un principe d’application générale en industrie laitière, celui d'apporter des soins minutieux de propreté dans toutes les opérations qui concernent le lait. En effet, ces microbes dont il vient d'être question se trouvent dans le lait 1 avancé, à mauvaises odeur ou saveurs, en‘in, dans tous les laits défectueux qui s’apportent aux fab vues.

Précautions à prendre s à l'endroit où l’on trait les vaches.—Par ce

ui vient d’être dit dans le dernier pa phe l'on comprendra qu'il importe prendre bien des précautions quant à | endroit où doit se faire la traite des vaches. Les microbes malfaisants dont il a été question plus haut, pullulent dans les tas de fumier, dans les mares d'eau croupie, dans les f remplis d'eau stagnante et servant souvent d'égouts pour les déjections de toutes sortes, dans les charognes qu'on a néglige d'enterrer ou de brûler et qui se décomposent autour des bâtisses de la ferme. Il faut done éviter de traire les vaches dans le voisinage de tels foyers d'infection. Il faut aussi éviter la proximité des souilles à cochons, des lieux d’aisance sans égout. Enfin, une des précautions à prendre, c'est de tenir bien propre l'enclos que l’on prépare, Presque partout, au printemps, pour y renfermer les vaches au moment de la traite, matin et soir. Il est évident que les vaches laissent beaucoup de leurs déjections dans cet enclos. Si les bouses de vaches ne sont pas enlevées tous les jours, il arrive que, lorsqu'il pleut abondamment, ces bouses sont délayées par les pieds des animaux qui y viennent immédiatement après la pluie et forment avec la terre de l’enclos une boue ou vase puante et remplie de microbes qui s’en échappent et viennent infecter le lait au moment de la traite. Lorsque le temps redevient beau et sec, cette boue se dessèche, puis est pulvérisée par les pieds des vaches. Au moindre souffle d'air, cette poussière se soulève, et vient se déposer avec les milliers de microbes qu'elle contient, dans le lait au moment qu'il sort du pis de la vache. De plus, ces bouses, si elles sont laissées là, servent de lieu de ponte pour les mouches des cornes qui y déposent leurs oeufs. Bientôt des essaims de jeunes mouches s’en échappent et viennent incommoder les vaches, rendant ainsi la traite très difficile à faire à cause de l'agitation de ces pauvres bêtes. Donc, à tous les points de vue, il est très important de tenir cet enclos dans un parfait état de propreté.

II faut surtout éviter de faire comme certains patrons qui mettent les porcs dans l’enclos où l’on trait les vaches. On met là une auge à leur portée et l’on y vide le petit lait qu’on rapporte de la fabrique. Il arrive, par ce fait, que vaches et porcs fraternisent dans la même auge. Or, on sait 1 le petit lait, bu par les vaches, ne peut être qu'une cause de mauvais lait. Le rorc est le dernier des animaux qu'on devrait laisser pénétrer dans l’enclos où l’on trait les vaches. Voilà pour la traite pratiquée dehors.

1 remarques sur la traite des vaches à l’étable.—S'il importe de prendre toutes les précautions indiquées dans le dernier paragraphe au sujet

de la traite faite en dehors de l'étable, on comprend qu’il Ze des précautions

non moins minutieuses à prendre pour la traite dans l’étable, Elles sont plus faciles à résumer qu’à observer, si l’on s’en rapporte à la manière dont un grand nombre d’étables sont tenues. Voici en quoi elles consistent: L’étable doit être bien ventilée et bien nettoyée. Quant au nettoyage nous avons donné plus haut les règles à suivre pour le pratiquer. Répétons seulement qu'il faut éviter de donner à manger des fourrages secs, foin et paille qui servent à l’alimentation des vaches, immédiatement avant la traite. Ces fourrages sont remplis de microbes qui donnent au fromage qu'on appelle fromage l’étable ou de foin (fodder-cheese) cette saveur spéciale et mauvaise qu'on lui connaît. On ne doit donner ces fourrages qu’une heure avant la traite, ou mieux immédiatement après la traite.

Négligences à éviter quant aux vases qui servent à la traite des vaches.— Voici un paragraphe qui se recommande surtout à l’attention de nos femmes, car ce sont elles qui ont mission de tenir en ordre les vases ou vaisseaux qui servent à la traite des vaches, tels que seaux, chaudières, couloirs, bidons ou canistres, etc. Un des plus graves défauts que l’on rencontre dans les chaudières et les bidons à lait, c’est celui d'être mal soudés. On trouve beaucoup de ces vases dont les agrafes ne sont pas assez serrées, et surtout ne sont pas remplies d’étain. Elles présentent des fissures dans lesquelles s’introduit le lait, et d'où il est presqu' impossible de le déloger, même par le meilleur lava-

ge, vu que ni linge, ni brosse, ne peuvent pénétrer dans ces fissures. Inutile dire que tout vase de fer-biane tellement usé que le fer est visible partout,

cesse d'être propre à contenir du lait. La rouille s'en empare en moins d'une

pers 1 — qu'il a subi le meilleur lavage et s’incorpore ensuite au lait dont ac

avorise cette incorporation. Un converele fermant bien et juste rend inutile l'emploi de linges dont on se sert parfois Lour le fermer plus juste et qui sont une source fréquente d'infeeticn du lait par les microbes.

Lavage des vaisseaux à lait.—Maintenant que l'on connaît bien quels sont les défauts à éviter dans la fabrication des vases destinés au service du lait, nous allons voir quelles sont les règles à observer pour bien laver ces vaisseaux et n'encourir, de ce côté, aucun risque quant à la qualité du lait. Disons d'abord ce qu'il ne faut pas faire. Il ne faut apporter aucun retard au lava des vaisseaux à lait du moment que le lait en est retiré, car tout retard de cette sorte les rend bien plus difficiles à iaver. Il ne faut pas ébouillanter le vaisseau en commençant à le laver. Le lait se loge dans toutes les plus petites fissures qu'offrent les vaisseaux dans lesquels on le met; conséquemment aussi dans les grandes et nombreuses fissures que l’un trouve dans les vases mal fabriqués dont il a été fait mention dans le dernier paragraphe. Si l'on ébouillante d'abord le vase, le lait qui se trouve dans ces fissures se trouve cuit, solidifié, durci et il est impossible alors de l'enlever de là, même par un lavage soigné. Comme les germes de putréfaction qu’il contient ne sont pas tous détruits par l'eau bouillante, ils se développent et se multiplient après ce lavage imparfait et, peu d'heures après, le lait se putréfie et finit par avoir la fort mauvaise odeur que l'on trouve à ces dépôts jaunâtres, datant souvent de plusieurs jours, que l'on voit dans les rainures et les fissures des vases mal lavés. II faut done commencer par laver les vaisseaux avec de l’eau dont la main peut supporter la chaleur. On conseille de meitre de la poudre wyandotte ou des cristaux de soude (soda à laver) dans cette eau ou, à défaut de ces cristaux, de la lessive ordinaire. Pour faire ce lavage, on se sert ordinairement de torchons. Ces torchons, tout propres qu’ils puissent être, ne sont cependant pas ce qu'il y a de mieux à employer pour ces lavages, car ils ne peuvent aller plus loin que là où l'extrémité obtuse des doigts peut les introduire. Ii vaut beaucoup mieux se servir d’une brosse dont les soies ou brins qui la composent pénètrent beaucoup plus facilement et plus loin dans tous les interstices et effectuent un lavage plus efficace. Une brosse à plancher ordinaire est tout ce qu'il faut, pourvu qu’elle ne serve absolument qu’à cet usage. Ce premier lavage effectué, on ébonillante ensuite le vaisseau avec de l’eau aussi chaude que possible. Il y a grand avantage à la laisser séjourner un peu dans le récipient, afin qu'il y ait stérilisation aussi complète que possible. Après le second lavage, il n'y a plus qu’à rincer avec de l’eau froide bier. pure et sans mauvaise odeur ou saveur, puis on expose le vase à Lair dans un endroit où luit le soleil et où la poussière du chemin n'a pas d'accès.

Il importe d'enlever du bidon, aussitôt qu'il est arrivé de la fabrique, le petit lait ou le lait écrémé qu'on en a rapporté car, si on laisse passer ces résidus la journée dans le bidon, quelquefois exposés au soleil, ils y sûrissent et il y a vingt à parier contre un que, le soir, quand vient le temps de se servir de ce bidon, on n'a pas, surtout dans les chaleurs de l'été, d’eau chaude pour le laver comme il devrait l'être. Le résultat, c'est que le bidon est mal lavé et reste fourmillant de germes corrupteurs qui contaminent le nouveau lait qu’on y introduit, Pour remédier à cela, comme il est impossible de songer à empêcher qu'on rapporte les résidus de la fabrique dans le bidon au lait, il faut, premièrement, vider et laver le bidon avec un soin scrupuleux immédia. tement après son arrivée, pes exiger que le bassin au lait écrémé ou au petit lait de la fabrique soit en fer-flanc, soit vidé et rincé tous les jours et soit stérilisé à la vapeur au moins deux fois la semaine. Si, à part cela, le fabricant est obligé, par son contrat d'engagement, à pasteuriser ces résidus une fois qu’ils sont dans le bassin, au moyen de la vapeur, il y aura là un grand danger d’évité quant à la contamination du lait et à la santé des troupeaux.

. Vases en bois et en zinc proscrits pour le lait.—On ne doit jamais se servir de vases en bois ni de chaudières en zinc pour y mettre je lait. Les seaux en bois deviennent en peu de temps très difficiles à bien laver. Quant aux vases en zinc, au contact de l'acide du lait, il s’y por une réaction chimi que qui y fait développer des sels délétères, nuisi à la santé.

pour 5

malpropre. ge puisse

traite, c'est que leurs habits soon get en

Nettoyage des flancs et du pis de la vache au moment de la traite.—Il est supposé que, si les vaches sont bien tenues, c'est-à-dire cardées et avec soin, lorsqu'elles sont à l'étable, ou nettoyées, lorsque, l'été, on s'aperçoit, à leur retour du pâturage, qu'elles ont de la boue attachée aux lanes et au pis, elles sont propres au moment de la traite. Mais, même si elles ont cette apparence de propreté, il faut que la personne qui vient les traire se munisse

un linge bien net, préalablement trempé dans l’eau, —

reste bien limpide. vec ce linge, elle doit essuyer le d et les trayons de la vache, afin dien enlever les poils, les pellicule: et les poussières qui y sont adhérents et qui, s ils ne sont pas enlevés, tombent dans la chaudière pendant la traite, et y sément des milliers de mauvais microbes. Il

va sans dire que ce linge doit être lavé avec grand soin et mis à sécher après chaque traite. ;

Rejet du premier lait de la traite nécessaire.—Une N absolument

nécessaire à prendre consiste à faire tomber à côté de la e uttes de lait qui sortent de chaque trayon, au comme h Ia été constaté I plein un dé d'enfant (un centimètre cube) de ce premier lait contenait 2,800 germes qui s'étaient développés dans l'extrémité ouverte, chaude et humide du trayon, entre deux traites. Ayant mis de côté ces premières gouttes de lait, on constata que le lait qui vint ensuite ne contenait que 330 germes par centimètre cube. On voit par ces chiffres, l'importance u'il y a de rejeter ce premier lait, qui, si on le garde, devient une source ’infection vour le lait du reste de la traite.

Soin du lait pendant la traite.—Lorsqu'on trait les vaches à l’étable et que la même personne a plusieurs vaches à traire, il est important, surtout si l’étable n'est pas absolument propre et est imparfaitement ventilée, de : ne pas laisser le bidon dans lequel on verse le lait, après la traite de chaque vache, exposé àu mauvais air de l'étable. II faut, dans ce cas qui se rencontre bien trop souvent, mettre le bidon dans un passage extérieur, et y porter le lait de chaque vache aussitôt trait. On évitera, par ce moyen, le danger de voir le lait s'imprégner de la mauvaise odeur de l’étable et de la mauvaise saveur que cette odeur peut lui communiquer.

Coulage ou filtrage du lait.—Le pus chose à faire, immédiatement après la traite, c'est de couler le lait. Il se rencontre encore des gens qui prétendent que c'est perdre son temps que de couler le lait qu'on porte à la fabrique, vu que le fabricant le coule lui-même en le recevant. Ces gens là commettent une grande erreur. Il faut couler le lait et disons put de suite que le couloir dont on se g rt doit être, de préférence, muni d’un linge, même si c'est un couloir en toile métallique. Cette toile métallique empêche bien les grosses saletés de passer, mais non les poils ni les poussi et rien ne vaut mieux pour arrêter ces derniers, qu'un coton à fromage double. Refroidissement du lait Une fois qu’on a mis dans la place où il doit passer la nuit le bidon, on doit procéder au refroidissement, immédiat et fait aussi promptement que possible, du lait. Si l'on a une source d'eau bien froide naturellement, on emplit de cette eau de grandes cuves dans on place les bidons: à défaut de cette eau froide, on refroidit celle que l’on a avec de la glace, et, lorsque le lait est destiné à la fabrication du beurre, ce

EX

refroidissement ne

de l'été. Si le lait exige

ment. II suffit alors d'ubaisser sa température, d'en degrés Fahr 60 Fahr. Un trop grand

fromage,

nelle est au sortir du pis, 2828 nt lorsqu'il s'agit de ſa fabrication du lait plus lent à — le ’avancement er du dimanche au lundi, vu que je lai pa : 24. aut refroidir la a

pa t mauvais, et rendent le lait très réfractaire à l’actio: résure, dont il faut, alors,

employer de trop grandes quantités qui ruisent à la qualité du fromage.

Mauvais lait qui provient de la malhonnéteté de celui qui le fournit.—I1

3 plus, maintenant, qu’à parler de cette dernière classe de mauva

ces fraudes.

Lait frauduleusoment écrémé.—ÆCette fraude, comme d'ailleurs les autres dont il est question, est des plus faciles à découvrir maintenant, c'est-à-dire depuis que nous avons le lactodensimètre Quévenne et l'appareil Babcock pour l'épreuve du lait. Pour les mg ae malhonnêtes qui ne civient pas pouvoir être facilement découverts s'ils écrèment leur lait avant de le porter à la fabrique, il est bon d'expliquer que le gras ou la crème qu’ils enlèvent du lait est plus léger que le lait, et que, con emment, celui-ci reste plus pesant, ou a

lus de densité, une fois mé. mme, de Le il contient moins de gras

u on en a enlevé une partie, il est facile de comprendre que, avec le lactodensimètre qui révèle le degré de pesanteur, ou plutôt de densité du lait, et le Babcock qui établit son pour cent de gras, toute fraude d'écrémage est aisément découverte. C'est ainsi que 33° ou plus, au lactodensimètre, et trois pour cent de gras ou moins, au Babcock, indiquent, ordinairement, un écrèémage frauduleux. 5

Lait frauduleusement additionné d’eau.—Voici encore une fraude que les deux appareils mentionnés plus haut permettent de découvrir facilement. En effet, si le lait contient plus d'eau que sa nature ne le comporte, il devient moins dense que le lait à l'état naturel, ce qui est indiqué par le lactodensimètre, et il contient un pourcentage plus bas de gras, ce qu —

Vent le Babeock. C'est ainsi qu’un lait qui marque moins que 28° au lactoa'nsimètre, et 3 —.— cent, ou moins, de gras au Babcock, est ordinairement adultéré par addition d’eau.

Lait écrémé d’abord, puis additionné d’eau.—Certains fraudeurs, plus habiles que d’autres, sachant que le fait d’écrémer le lait rend celui-ci plus pesant ou plus dense, ce qui rend cette fraude facile à reconnaître, ont pensé, avec raison, qu’en ajoutant ensuite une certaine quantité d'eau à ce lai draient à ce dernier sa densité normale, tout en ajoutant au profit de la crème volée celui du poids de l'eau ainsi ajoutée. Mais, maigré leur habileté, ces subtils fraudeurs ont oublié que, dans un tel cas, si le lactodensimètre indique une pesanteur ou densité normale, le Babcock, lui, va démontrer que le pourcentage de gras est très bas.

ie

Luit dont on a gardé les 4 e laitière, les égouts, c'est le du dernie rt de la traite. - Series Your 1h où dy mettre de Teen,

en gardant

us qi eraient un serupule d'écrémer leur lait ou d la difficulté tisfont leur conscience

n'a que 12 rieurement décrites. En effet, celui qui

cent de sol gs n que 9.62 de solide total dont 1.20 de gras. Inutile d'ajouter o dans cas, les appareils déjà nommés permettent de découvrir la fra: 0.

Punition de la fraude sous toutes ses formus-—Ll ne reste pius qu'à ajouter à cet exposé des fraudes du lait le résumé des punitions imposées par la loi aux fraudeurs. Voici ce résumé: Quiconque fournit à une f beurrerie, ou manufacture de lait condensé du lait additionné d'eau ou du lait partiellement écrémé ou retient de ce lait pour le garder chez lui la portion appelée é,.vuts, est passible d'amende,

La même punition est promise à ceux qui fournissent du lait altéré d'une manière quelconque, ou partiellement sûr, ou venant d'une vache que l'on savait malade au moment de la traite.

Transport du lait à la fabrique.—Cette opération qui reste à faire au patron avant qu'i! cesse d’être responsable de la qualité de son lait réclame enre toute sa vigilance. Ce n'est pas le temps de parler, ici, des avanta y a à s'associer pour le charroyage coopératif du lait, ni de ceux qu'of-

rent les fabriques faisant ce nie 2 elles-mêmes. II s’agit tout simplement d'indiquer le dommage que le lait peut subir dans le transport et les moyens de lui éviter ce dommage.

Il faut d’abord constater que, presque partout, pendant la saison du transport du lait, les chemins sont plus souvent mauvais que beaux. Sur de tels chemins le transport se fait dans de bien mauvaises conditions. Mauvaises voitures, brassage én-rgique du lait, lenteur du transport, sont autant de facteurs qui coopèrent à nuire à la qualité du lait. En effet, si le lait est trans porté dans une voiture sans ressort, il n’en résulte rien autre chose qu'un barattage qui change la crème en grumeaux, ayant presque la consistance du beurre et ne se dissolvant plus par le brassage, dans les bassin“, pour la fa- | ication du fromage. Ensuite, pendant le lent transport sur de mauvais chemins, dans les chaleurs de l'été le soleil échauffe le métal des bidons, conséquemment aussi, le lait qu’ils contiennent, ce qui le fait avancer considér2blement et le rend difficile à travailler en fromage, même s’il n'est pas devenu absolument sûr. Puis, il arrive que, dans les fortes fabriques où il y a de nombreux patrons, il faut attendre longtemps, au soleil, avant que tour de chacun vienne pour le pesage.

Indiquer ces inconvénients c’est indiquer les remèdes à y apporter. Contre les mauvais chemins il y a les travaux pour en faire de bons, d’abord, puis pour les entretenir. Quant aux voitures, dans bien des endroits, l'on se sert de bonnes voitures à ressorts (express) et c'est une grande amélioration

ur remplacer les charrettes ou tombereaux trop généralement employés.

our ce qui est de l'exposition des bidons au soleil, on pourrait, comme dans bien des endroits des Etats-Unis et d'Ontario, mettre une couverture en grosse toile blanche sur la voiture. Si, toutefois, l'on n’en veut pas faire la dépense, on peut toujours avoir une toile d'emballage pour jeter sur les bidons. Dans les jours de soleil, cette toile empêche les bidons de s'échauffer, et, quand il y a de la boue, elle les empêche aussi de salir. Reste la station, assez longue quelquefois, lorsque les patrons sont nombreux, à la fabrique, en attendant leur tour de pesage. e telles fabriques devraient avoir de grandes remises sous lesquelles entrent les voitures en arrivant, remises qui offrent un grand avantage les jours de pluie Déjà lques-unes en ont.

Amis lecteurs et patrons, voici votre lait rendu à la fabrique, bon, si vous avez suivi tous les conseils donnés, ou plus ou moins mauvais, si vous en avez négligé un ou plusieurs. Il nous en reste un ou deux à donner. Il s’agit d'abord des avantages et de la quasi nécessité qu’il y a de donner du sel aux vaches.

melken |

t 1 aux cultivateurs

proposé, vaches laitières au, afin d'a tre hacune d'elles, de iminer celles afin de les remplacer

et de se mettre en mesure, par ce moyen, de se roupeaux cotyprenant seulement des vaches ds toute première classe, tant au point de vue de la quantité qu'à celui de la qualité du lait donné,

II suffit, pour arriver à cela, de peser le lait de chacune des vaches du troupeau trois jours par mois, soit, le premier, le dix et le dr de chaque mois, ce qui, au bout du mois, donnera la moyenne de la quantité de lait produit par chaque vache dans le mois.

En gardant nn échantillon de chacune de ces traites de lait ainsi pesées, ces échantillons donneront, au bout du mois, en en faisant l'essai au pre de l'appareil Babcock, la moyenne de la matière Krasse contenue dans le lait de chacune des vaches du troupeau.

De cette façon, le propriétaire finira vite Par être certain que chaque vache de son troupeau nn aux bons soins . — elle sera l'objet et done

nera en lait la plus grande somme de profits possible.

J. C. Chapais.

Chnix du bétail de la ferme et son dise Soin et alimentation du — 8 . N Am des tables. :

D ns Bon air 1

L'eau dans l'étable . -

Importance de la production du lait pendant toute l'année .

Règle de l'hygiène concernant e n soie

Conseils concernant l’étable .... bee

Conseils concernant la vache. . 5

Conseils concernant Palimentation. Se 9 Conseils concernant le eultivateur produeteur de lait. HOME

Soin de la vache et du lait avart, pendant et après la traite. ee

Le mauvais lait se classe en trois catégories . er Er Mauvais lait provenant de la vache même qui le produit. DS es Mauvais lait dû à certaines herbes mangées par la vache..

Mauvais lait qui provient de la mauvaise eau bue par les vaches .

Lait qui devient mauvais par N 5 e ou RTE

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du patron . ; 275 19

Les microbes nuisibles au lait.

Précautions à prendre quant à l'endroit ‘où Lon trait les ‘vaches : Quelques remarques sur la traite des vaches à l’étable. 3 Négligences à éviter quant aux vases qui servent * la traite es ‘vaches. Lavage des vaisseaux au lait. 5 Cr Vases en bois et en zinc proscrits pour le lait.

Soins de propreté à prendre par la personne qui trait les vaches.

Nettoyage des flancs et du pis de la vache au . Met 0 ee 8 i

Rejet du premier lait de la 3 nécessaire .

Soin du lait pendant la — Le

Cou ou filtrage du lait.

Refroidissement du lait . 3330000 Défense d'employer des substances chimiques pour conserver le lait Mauvais lait qui provient de la maïlhonnêteté de celui qui le fournit . ... Lait frauduleusement écrémé . . nn De OM Ge Lait frauduleusement additionné d'eau. ...

Lait écrémé d’abord, puis additionné d’eau.

Lait dont on a gardé les égouts .

Punition de la fraude sous toutes ses formes .

Transport du lait à la fabrique . a on era le

Avantages qu'il y a de donner * sel aux vaches 2 1

Contrôle des vaches laitières . ss

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