INTRODUCTION
L'acclimatation de V Eucalyptus en Algérie est un fait acquis, mais, en présence des mécomptes éprouvés* par certains propriétaires qui, ayant planté des arbres de première grandeur, tel que le Globulus, par exemple, dans des terrains pauvres, ou n'ayant pas été à même de connaître les espèces qui peuvent résister à là sécheresse, ont vu périr leurs sujets au bout de quelques années, le moment est venu de distinguer entre les différentes et nombreuses espèces celles qui conviennent à la nature du sol et à l'altitude de ^endroit où l'on veut planter cette essence.
On compte actuellement de 140 à i5o espèces (1) ; les unes préfèrent les terrains humides aux terrains secs et in ce-ver sa, d'autres s'accommodent de toute espèce de terrains ; il en est d'alpestres, de demi-alpestres ou qui ne viennent qu'en plaine ; les unes donnent des arbres de première ou de moyenne grandeur, il y en a qui ne sont que des arbustes ou des arbrisseaux. Parmi les Eucalyptus il fcfùt savoir distinguer les essences forestières, à propager pour avoir plus tard des bois de construction, des espèces
(1) On m'assure même qu'un botaniste anglais serait arrivé récemment au chiffre de 250. — Voyez l'appendice du catalogue (2 m * partie).
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ornementales propres à embellir la propriété ou â être placées dans les squares, au bord des routes ç>u des avenues, etc. C'est pourquoi j'ai eu ridée de classer les espèces — autant qu'il est possible de le faire, en attendant que la science botanique ait pu dire son dernier mot — suivant leurs propriétés particulières. Voici, du reste, les divisions que j'ai adoptées :
i. Arbres de i rc grandeur.