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Goût des plantations et leur Rapport
Plantations de M. Trottier. — Les plantations, faites en 1867 et 1868 à Hussein-Dey, comptaient au début, 2,000 sujets par hectare ; la première coupe enlevant la moitié des arbres n'a eu lieu qu'après trois ans. Distrayant les arbres sans valeur, il y a eu 600 tiges vendues au prix moyen de fr. 50 c, soit 300 fr.
De 1870 au 26 août 1874, on a enlevé successivement 200 arbres par Jiectare, à * fr., l'un. . 400 »
Le 26 août 1874, 100 eucalyptus vendus 4 fr.
l'un 400 »
Le 14 août de Tannée suivante, 63 ont été coupés et employés à une construction qui aurait exigé neuf mètres de poutrelle, soit à 80 fr. le mètre, 720 fr., ce qui met la tige d'eucalyptus à 11 fr. 40 c 720 »
En janvier et février 1875, il a été abattu sur l'hectare d'expérience, 186 arbres qui ont été mis en magasin. — A 6 fr., l'un 4.116 »
Environ 469 eucalyptus restent en terre, leur valeur actuelle est de 8 fr. l'un 3. 600 »
Soit une valeur de 6.536 fr.
Un hectare d'Eucalyptus représente donc à la neuvième année une recette brute de 6,536 francs.
Examinant déjà en 1868 le rapport probable d'un hectare planté en Eucalyptus, M. Trottier donnait l'évaluation approximative suivante qui concorde avec les chiffres ei : dessus déclarés à la commission de sylviculture de l'Exposîon d'Alger :
« Il importe d'examiner quel sera le revenu d'un hectare planté eu Eucalyptus. Si l'on a décidé l'écartement des lignes à six mètres et celui des arbres dans cette ligne à trois, cette surface contiendra cinq cents arbres. Si 1 on a bien opéré, vers cinq ans, tous auront un diamètre de m. 20 cenlim. à deux mètres au-dessus du sol ; les bois de cette dimension sont propres à de nombreux emplois dans le charronnage, et seront vendus au-dessus de cinq francs l'un ; or, la première éclaircie produirait 1 ,250 fr. A huit ans, le reste de la plantation aura les dimensions propres aux traverses de chemins de fer, et chaque arbre pourra atteindre au prix de 20 fr. S'il en est ainsi, un hectare planté en Eucalyptus, aurait
Digiti
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donc, en huit ans, donné un produit brut de 6,250 fr., indépendamment de deux récoltes de lin. Si on ne met à la charge des arbres que les six années où le sol n'aura rien produit, on arrive à un revenu brut annuel dépassant \ ,000 fr. Si nous sommes dans le vrai, nous sommes fondé à croire qu'aucune de nos cultures actuelles n'offre d'avantages pareils, et c'est dans cette conviction que nous plantons et que nous engageons de toutes nos forces à le faire, prêchant d'exemple nous-méme. »
Coût et rapport de plantations (/'eucalyptus, faites surtout en vue de la production des traverses de chemins de fer.
— M. Trottier qui, dés les premières années, avait entrevu les bénéfices considérables que l'on pourrait retirer en Algérie des plantations d'Eucalyptus, écrivait en 1868 :
« Personne, en Algérie, n'a encore pensé à faire de la plantation des arbres une opération commerciale. 11 est vrai qu'avec les anciennes essences, la réalisation eut été renvoyée à un temps trop éloigné. Avec l'Eucalyptus la question change d'aspect ; nous allons chercher à démontrer, par des faits déjà vérifiables, que cet arbre, par les avantages immense qu'offre sa culture, va, d'ici à peu d'années, changer la fortune de l'Algérie.
» Nous devons observer que les plantations dont nous allons faire le compte simulé, ont surtout en vue la production des traverses de chemins de fer, et une période de dix ans nous paraît suffisante pour l'opération complète.
» Dans le procédé associant les arbres à la culture, nous laissons à la charge des produits annuels, trois années de la valeur locative du terrain, également les frais du labour, ainsi :