Bois. — Haul. o m. 19 cent., larg
o m. 5o cent., prof, o m. 3o cenl. — Sakkarah.
i:ne boile ou une sorte de nécessaii-e portatif à Tusage des prêtres chargés du culte des morts. Elle contient une table d'offrandes et tout Tattirail des vases et des outils en bois, en albâtre, en bronze, dont on avait besoin pour servir le repas funéraire. — M' dynastie.
A l'exception de la boite et de son contenu, tous les objets exposés dans cette armoire sont de la XP ou de la XlV dvnasiie.
[RMOIRE
Elle contient une série de statuettes provenant de Gizéh et surtout de Sakkarah , notanmient celle du nain Khnoumhotpou, chef delà lingerie (n" 78; haut, o m. 3o cent., Sakkarah, W dvnasiie V. une autre, en bois, d'un homme
drapé dans un grand manteau (n" 80; haut, o m. 01 cenl.): au milieu de la tablette supérieure deux statues ensemble , au nom de Sednimaît. La meilleure pièce, qui est Tun des chefs-d'œuvre de notre collection, est la petite statue jdacée au milieu de la tablette inférieure, et cjui représente le chef du boisselage Nofirou. (Haut, o m. o() cent.).
Armoire N'.
Suite des statuettes de l'ancien empire. Sous le n" 87 (calcaire; haut. 0 m. 59 cent.), un jeune homme, debout et nu, un des serviteurs du mort, porte un sac sur l'épaule gauche et une paire de sandales à la main droite. Sous le n" 88 (calcaire: haut, moyenne o m. ho cent.), un homme et une femme brassent la pâte pour préparer la bière. Sous le n" 89 (calcaire; haut, o m. 35 cent.V un [)ersonnage est agenouilh', à rex])ression douce et craintive. Sous le n" 90 (calcaire: haut, o m. ko cent.), un personnage assLs à terre, les genoux droits, lève la main vers son front en geste de douleur. Puis des hommes poissent des amphores avant d'y mettre des liquides, des femmes écrasent le grain pour fabriquer la farine, et l'on a sous les yeux tout le pecsonnel domesticjue dont les images en bois sont conservées au complet dans la salle Y.
Armoire 0'.
Elle ne comprend (|ue des objets dont on a rencontré déjà l'analogue dans les autres vitrines, des statuettes de l'ancien empire, des figurines en bois, des barques et du mobilier funéraire, provenant des tombes de Berchéh et appartenant par conséquent au premier empire thébain.
— :is
Sni- la partie méridionale du mur ouest de la salle, on a exposé :
3. — Peintures sur stuc détachées par \assalli bey de l'un des mastabas de Meidouni et représentant des oies qui paissent. Un des chefs-d'œuvre de la peinture égyptienne.
TTle ,1 „„iC^
IIP dynastie.
SALLE X
Eile contient une série de cercueils et de sarcophages carrés et de cartonnages, provenant de Thèbes pour la phipai-t , et ne présentant d'intérêt que par les formules dont ils sont couverts. On remarcfue pourtant, au centre de la salle, deux pièces uniques jusqu'à présent:
1254. — Long. "î m. kS cent., larg. o m. 9-^ cenl.
— Déir el-Médineh.
Traîneau funèhi'e de Khonsou . trouvé dans le tombeau de Sannotmou en lévrier 188^. Des bœufs et des hommes traînaient ces sortes de corbillards à la corde juscju au pied de la colline. Là, des barres de bois, qu'on passait sous eux. permettaient aux amis du défunt de les soulever sur leurs épaules, au moment de l'élévation de la momie pendant Toftice limèhre. Les dessins et les textes sont empruntés au Livre des Morts et sont d'une pureté de trait et d'une richesse de couleur extraordinaires. — XX" dynastie.
1259. — Long, -i ni. 58 cent., larg-. o m. iyy. cenl.
— Déîr-el-Médineh.
Traîneau funèbie de Sannotmou. identique pour la forme à celui de Khonsou . avec lequel il a été trouvé.
Toutefois des espèces de moyeux placés sous le tout permettaient d'y adapter deux paires de roues, lors du transport au tombeau ; on voit , sur les côtés longs du traîneau , les sillons courbes que ces roues y ont creusés en tom'nant. F^es tableaux et les hiéroglyphes sont d\m travail plus remarquable encore que ceux du traîneau de Khonsou.
Côté est de la Salle.
Armoire A.
1262. — Haut, i m. 76 cent. — Sakkarah.
La momie appartenait à une femme ; toutes les parties de son armure sont intactes et maintenues en place par des bandelettes. Le visiteur reconnaîtra chacune des pièces qu'il a déjà \ai isolées dans nos armoh'es : le masque doré , aux lè\Tes et aux narines roses, aux yeux grands ouverts qui lui donnent un aspect mutin : le collier ouoskhit: les bandes placées sur les cuisses et qui contiennent une prière avec le nom du défunt; le cartonnage sur lequel sont peints les pieds et les sandales. Ces pièces sont couvertes de dessins exécutés avec le plus grand soin , et Tensemble a je ne sais quoi de gai et de gracieux qu'on n'est pas accoutumé à rencontrer sur un cadavre. — Epoque grecque.
Armoire B.
1164. — Haut. 1 m. 80 cent. — Sakkarah.
Le masque est revêtu d'un or si brillant que les visiteurs ont peine à le croire ancien. La momie est celle de Peteharpokhrate , fils de Psammétique : elle est enveloppée
d'un cartonnage à fond rouge sur lequel est peinte en bleu l'imitation d'un réseau de perles. — Epocfue grecque.
Côté ouest de la Salle.
Armoire C.
1261. — Haut. 1 m. 72 cent. — Sakknrnh.
Le nom a été laissé en blanc. (Cartonnages dorés et non peints ; le collier ouoshidt, surmonté du scaraljée et s'agrafant sur deux tètes d'épervier; image de Nouît, déesse du ciel, accroupie et tenant les deux plumes, symboles de lumière. — Epoque grecque.
Armoire D.
1267. — Haut. 1 m. 70 cent. — Sakkarali.
Momie de Horiris (?), née de Tershou. Elle est du même style que le n° i-2(Ji. mais les cartonnages sont collés au maillot au lieu d'y être attacliés par des bandelettes,
SALLE Y
Elle est consacrée toute entière aux monuments funéraires du premier empire Ibébain . provenant de Mempbis et de l'Egypte moyenne.
■.ùhé nord de la Salle.
■ Les fragments de peinture. (|ui foecupent presque entier, proviennent d'un Jiypogée détruit de Dabcbonr: M. de Morgan les a rapportés en 1890. On v (Hstingue, en allant
(le rimcsl il l'est : i" (les (-pisodes de luiierailles, rarrivée du niorl en hai-que el les cérémonies (jui raccompagiieul. prières, offrandes, sacrifice du Jjceul": 9." le sacrifice du bœuf au ïnonient de la mise au caveau, et le dépècement de iaviclime par les bouchers: o° la pèche au filet et les barques du mort cinglant vers l'autre monde: 4" le mort, assis dans son fauteuil devant luie table d'offrandes, puis debout, tandis que les pécheurs débarquent pour lui présenter le poisson : eufin. 5° le mort (disparu), porté vers le tombeau en palaiK[uin. et au registre inférieur deux bar- (jues qui convoient en même tenq)s le mobilier funéraire.
Armoire A.
Elle contient tout l'ensemble de statuettes en bois représentant les serviteurs du mort qui fut ti'ouvé au tombeau de Papiniônkhou. Les habitants de TÉgypte moyenne avaient l'habitude de doublei". par des figures isolées, toutes les scènes (ju'on se l>ornait ailleurs à graver sur les murailles de riiypogée. \ous avons déjà vu des modèles des bateaux (pii servaient à transporter le mort à l'hypogés (cfr. p. 207, vitrine \Y) : voici maintenant les personnages qui jouent les scènes de cuisine ou de fabrication dont l'offrande était précédée nécessairemen t.
Au centre de l'arjnoire se (hesse le maiti-e lui-même, Papinionkliou Kami (n' -^ob). qui send)le surveiller ses gens : il a la longue jupe blanche . juais le reste du corps est nu. A sa gauche, dans la jiarfie droite de rarmoire, deux fennnes affrontées hroient le blé avec une molette sur une pierre plate, et la farine blanche s'écoule devant elles (n" -3 07) : une autre femme exécute la même opéralion, tandis qu'un homme allume le feu ([ui doit cuire le
pain (ir '2^1 I: un cdlorier poisse «les jarj'cs. oîi Ton versera le vin «lu mort (n" :25i ) : un (loniesli([ue s'avance giavenient , portant snr ie dos et sur ia poitrine le bagage de son maître (n" ûJh) : \m rôtisseur tient de la main droite, au-dessns du brasier, une oie (»nlilée dans une brocbe <le bois, et de la main gauche il avive la Jlanune avec un attise-feu. mais la broche et raltise-feu ont disparu (n" 9/49) : à côté, trois lenunes brasseni Toi'ge et l'abri(]uent la bière (n"* 909, 253). puis, dans un coiji . un paysan pioche ia terre , encore à-demi liquide de f inondât ion , et il y enfonce jus(jue dans la cheville (n" 9A9). Sur le devant et dans la partie gauche de Tarmoire, les mêmes opérations se répètent. Ifibrication delà bière et mise en jarre (n"' fik^, 9Â6) , broyage du grain. p('trissage de la iai-ine. cuissou des pains au four (n°'o,o8. 2/17. 202), rôtisserie (n" 260); une petite (huiseuse nue a per(hi ses bras (n" 2^18), et trois porteuses de linge s'avancent en procession vers le maître (n" 200), Dans rintervalle des scènes, un bœuf est couché, et un autre Iwruf s'avance chargé (fune sorle de bissac cordé : il était conduit par un jjouvier, cpii a disparu sans laisser (fautres traces que ses deux pieds atlacliés au sol. Tout ce peiit monde vient d» Meïr cl .-ippnrh'nait ;i la Vf'" dvnastie.
Côlé sud lie la Salir.
I)"aulres fragments provenant du tombeau de Dalicliour sont épars sur la nuu'aille. (^e sont, d'ouest en est. 1" les restes d'une grande scène dépêche au trident, el un troupeau de bœufs: 2° une seconde pèche au trident dans un marais, et une chasse «foiseaux a«piati<pies avec le boumérang; 3" l'apport de folh'ande. et le balbM de danseuses et de chanteuses (pii accompnjjne le rejuis ('uuf'raire: V de
nouveaux apports (roffraiides: enfin, 5" les gerbes de blé chargées sur des baudets, et le défilé dune partie des bar([ues qui composaient le convoi funéraire.
Armoire B.
VAle contient en partie des objets découverts en 1901. à Berchéh. par Abnied bey Kamal. dans le puits funéraire (fun certain Thotnakhiti. Au centre, une des barques du convoi lunéraii'e , poussée à la gaife par léquipage : elle portait les deux grands boucliers du mort avec sa marque distinctive , et un paquet de javelines serré dans un long étui de cuir blanc. Les quatre canopes en albâtre sont décorés dun motif assez rare : deux bras dessinés au trait viennent se rejoindre sur la panse , et semblent supporter le nom de celui des quatre enfants d'Horus auquel ie vase est confié, Amsiti, Hapi, Kabhsanoul' et Douaomnaoutf. Les boules exposées dans le plat en terre cuite sont en verre pilé et aggioméré : elles étaient imprégnées d'un ]iarfum dont l'odem' est encore légèrement perceptible . et elles sont pour le mort l'équivalent indestructilîle des Inouïes d'encens ou de parfums analogues dont il usait pendant la vie ordinaire.
A Tangle de gauche, une scène curieuse : en avant d'une sorte d'édifice, représenté par un morceau de bois rectangulaire peint de manière à imiter une maison, des Jjouviers sont occupés à médicamenter un troupeau de l>œufs, ainsi qu'on le voit sur la paroi des tombeaux. Les Ijœufs sont couchés : un des hommes, accroupi devant l'un d'eux, lui introduit dans la lîouche la boulette préparée, tandis que les autres attendent leur tour.
Milieu de la Salle.
Vitrine C.
Tous les objets qui y sout exposes proviennent des tombeaux de Berchéh et sont de la KIP dynastie. Cest le mobilier ordinaire du mort, mais simulé pour raison d'e'conomie : petits vases en albâtre , modèles en bois des vases , des outils et des armes dont le mort avait besoin, étoffes, corbeille en une sorte de carton stuqué où tout un i-epas de canards, de petits oiseaux, de viandes, de légimies et de fruits est étalé en la même matière. Les deux pièces les plus curieuses sont deux statuettes en bois, malheureusement mutilées, et qui figurent deux naines aux jambes cagneuses et écomiées. Les grands seigneurs égyptiens avaient l'habitude de s'entourer de ces êtres disgraciés , dont ils faisaient des bouffons , et il leur plaisait les retrouver dans lautre monde.
Vitrines D-E.
On y voit deux des monuments les plus curieux du Musée, deux compagnies d'infanterie provenant du tombeau d'un grand chef militaire de la XI' ou fie la XIP dynastie, Masahiti, prince de Siout.
1337. — Lue compagnie de grosse infanterie, l'ormée de quarante hommes, recrutés parmi le fond égyptien de la population , ainsi que le prouvent le type et la couleur des individus. Ils sont à peu près tous de même taille, bien qu'on y remarque un ou deux soldats qui sont audessus ou au-dessous de la moyenne, et ils ont tous le même équipement. Ils ceignent le pagne 1res court , cou-
vi'aiit à peine le Ikis des reins pour ne pas gêner la marche, avec une sorte fie retombée pour proléger le bas-ventre : la perruque est courte mais épaisse alin fie défentlre la tète contre les coups fie massue, et elle est maintenue en place par une l)andelette blanche. Chacun flVnx est armé flime lance à peine un ])eu plus haute que lui. banque fie bois et pointe de cuivre longue et plate en feuille de saule, altachée par une corde mais non pas emmanchée à la hampe au moyen tlune douille. Ils portent à la main gauche un bouclier, rectangulaire par le bas, et qui se termine en cintre vei's le haut. Il est formé d'un cadre en bois léger, sur lejjuel une peau fie bœuf ornementée est fixée extérieurevnent, ainsi tpi'ila été dit ailleurs: chaque homme avait pour son tiouclier un décor spécial, rouge ou noir. ([u\ était connue son blason. Lue traverse en l)ois, placée aux trois fpiarts environ de la hauteur, donne plus fie solidité à l'ensemble et en même temps sert de poignée. Le bouclier, ainsi porté au bout du poing, mais non passé au bras, était, comme le bouclier actuel fies tribus africaines. un(> sorte de muradle mobde que le soldat présentait à la lance ou à la (lèche cpii le menaçait. La conqjagnie marche en coloime, sur (juatre de front et sur dix fie profondeur : c'est évidenmient le gem^e de formation fpii ("tait en usage dans les armées égyptiennes, au temps (hi prenner empii'e thébain.
1338. — Lue compagnie d'infanterie légère, formée également fie fpiarante honunes marchant suj* fjuatre de front et sur flix de profondeur. Elle avait été recrutée partie parmi les tribus libyennes du désert africain, ainsi que Tindique la teinte rouge foncée de leur peau, partie parmi des nègres : les gens f[ui la composent ne sont donc pas tous des nègres, comme on fa dit. Ils ont la grosse peiruque
soi'm' d'un ruban . et aiilonr «les reins le j)agne 1res court, tantôt jaune . tantôt rouge, uni ou semé de losanges bleuclair, fixé à la taille par une ceinture rouge ou bleue ou barioiée de couleurs diverses, comme si elle était brodée ou décorée de verroteries : le tablier étroit de cuir rouge, avec une bande de losanges bleus , plus long c[ue le tablieide la grosse infanterie, leur protège le bas-ventre. Us n'ont ni bouclier, ni poignard . mais ils sont armés uniquement de lare. Ils tiennent Tare à la main gaucbe . et . dans la main droite, un paquet de quatre llècbes, à pointe coupante d'os ou de silex : le carquois ne fut introduit d'Asie que vers répocjue des Pasteurs (v. p. 366). La variété de taille est beaucoup plus grande entre les individus de ce groupe qu'entre les soldats du gi'oupe jjrécéflent : peut-être répond-elle à une différence entre les tribus parmi les([uelles le recrutement s'opérait.
Vitrine F.
1339. BoFS i»i:i\T. — Long, i m. 65 cent. — Siout.
lîarque funéraire , découvei'tedansle tombeau deMasahiti. prince de iSiout pendant la première époque tliébain»'. (Test le bateau dans lequel le mort était censé naviguer sur la Mer d'Occident , pour aboi-der aux régions des bienheureux. Une grande cabine à deux chambres couvre la moitié d'arrière : la seconde est vide, mais on voit dans la première Masahiti accroupi, serré dans son manteau blanc, et, devant bii, cinq petits personnages, accroupis aussi, semblent accomjilii' <[uelqu<" cérémonie funéraire. Le mat a disparu . niais l'appareil (pii servait à le maintenir est encore à sa jrlace sur le pont : la l'ame-gouvernail a été posée à plat dans le fond de la vitrin(\ \ lavant, le pilote
allonge la main et crie un commandement : derrière hil , de chaque côté du mât , deux personnages se tiennent , l'un accroupi, Tautre les bras croisés sm^ la poitrine, deux prêtres ou deux membres de la famille.
Les deux sarcophages de Masahiti sont placés derrière la vitrine F : celui de droite contient le cartonnage de la momie, et il était enfermé dans celui de gauche. Le décor en est très simple ; toutefois , le sarcophage intérieur avait les montants dorés ainsi que le rectangle qui contient les yeux mystiques '^ ^^ . Les yeux ont été rapportés aux deux sarcophages : ils sont formés d'une armature en bronze, au milieu de laquelle la pupille et le blanc de Tœil sont incrustés.
SALLE Z
Elle contient une série de sarcophages et de cercueils, dont ancun n"est antérieur à la XXI' dynastie, mais dont la plupart sont d'époque gréco-romaine. On y remarque :
Coté ouest de la Salle.
1263. — Long, i m. Ç)^ cent. — Akhmhn.
Appareil de momie d'une belle conservation . au nom du chef d'infanterie de Pharaon Pawouwounihorou. Sous les pieds, représentation du taureau portant la momie du défunt. — Epoque saïle.
1277. — Bois, — Haut. 2 m. 19 cent. — Aklimtm.
Cercueil en bois pesant, sans peinture: le visage seul
est doré et les yeux sont rapportés. Le défunt . Sanotmhati ,
siirnpmiiié Touloui, avait été deuxième proplièle de Minoii. — Epoque plole'iiiaïque.
1274 et 1274 b^s — Bois. — Haut. 9 mètres.
Très beau sarcophage de la fin de la période saïte, trouvé en i888 à Ouardan , le long de la chaîne hbyque, lui ]Deu au nord du Caue. 11 appartient à un certain Psammétique, fils de Harnipouaritis et de la dame Aloukasi. — Epoque ptolémaïque.
Centre de la Salle.
1273. — Long, a m. 2 5 cent. — Akhmîni.
Lit de parade, pour l'exposition et pour le transport de la momie. Le châssis en est supporté par des pieds de lion; des tètes et des queues de lion en ornent les deux extrémités. A la tète et au pied . ïsis et Nephthys allongent leurs ailes pour protéger le défunt: quatorze divinités, tenant la plume de vérité, soutiennent la voûte du cataMque bordée d'une frise d'ureeus. La voiite elle-même, découpée à jour, est formée de quatorze vautours, symboles du midi, et de trois serpents ailés, symboles du nord, qui ombragent la momie de leurs ailes étendues: enfin, aux deux extrémités , les deux bonnes déesses Isis et Nephthys se lamentent snr le défnnt, ainsi qu'elles firent sur leur frère Osiris. — Époque ptolémaïque.
Côté est de la Salle.
1271. Haut. 2 m. 10 cent. — Tlièbes.
Cercueils au nom de Zadharefonoukhou . prêtre de Thoutmosis IIL L'intérieur et le fond sont richement décorés. — XXP dynastie.
1275. — Haiil. •> m. i 5 cent. — Gournah.
Gerciu'il au nom *l Aiiklioiiriiiklioiisou . scribo du hvsor (lu temple dAmon. i^a dt^coration intërieiu-e de ce ceiriieil rappeile celle du n" it^yi ( v. p. 090). — XXP dynastie.
(ivLERIK A'.
Elle coiilienl des cercueils et des saicoplia^es, la pluj)ai't de l'époque persane ou de l'âge ))lolémaïque , provenant presque tous d'Akhmîm ou de Tbèbes , ces derniers ■ ippailenant à des membres de la grande Ifunille des prêtres de Montou: après la cbute de la XXA P dynastie, ces gens ('\<M'cèrenl à Tlièbes l'autorité religieuse, (pii avait été jusqu'alors concentrée entre les mains du sacerdoce d'Anion. Il n'y a guère à i-emarquer dans cette séi'ie que le joli cartonnage contenu dans la cage A, qui est située sur le coté ouest de la galerie en face l'enlrée de la salle IV. Découvert à Tbèbes en 1901. il représente une princesse. Tentkalasbiri . qui vivait sous la XXIP dynastie, comme le prouveni h'^ J)outs de In'etelles au nom d'Osorkon II recueillis sur la moiuie. Elle est étendue sur le dos, envelopp('e dans une sorte de suaire rose pâle, et les amulettes (pielle était censée j)osséder sont peints sur sa poitrine : ils l'Iaient accrocbés. pai-tieàson collier, partieàson brasgaucbe.
SALLE B'
Elle est consacrée à lantbropologie de l'Egypte, et tdlf renferme des momies et des crânes, provenant poui- Ja plupart de la série des prêtres d'Amon. Les séries sont très inconqilètes et. par conséquent, sans grand intérêt.
SVLLE C .
Elle est occupée entièrement par des cercueils, par des sai'cophages et par des momies antérieures au second empire thébain.
Côté nord de In Salle.
1402. — Bois. — Longueur -î mètres. — Déchachah.
Cercueil rectangulaire de la X" duiastie, découvert par M. Pétrie. 11 est creusé dans un tronc de sycomore, mais les extrémités ont été rapportées et sont maintenues par des lanières de cuir. La momie paraîl avoir été desséchée plutôt cju'end^aumée. La tête est tournée vers Tépauie gauche et i-epose sur un chevet en bois: le cadavre est velu simplement d'une robe en toile plissée. L'inscription gravée sur l'une des faces longues send)le contenir le nom du mort avec une courte formule.