Calcaire. — Haut. 9 mètres. — Sakkarah
Statue de Ti, trouvée dans le tombeau de Sakkarab que les étrangers visitent le |)lus souvent. — \ ' dynastie.
La superbe statue, en cuivre on en bronze, qui occupe le dernier angle, a été découverte en 1897, par M. Quibeli, dans les ruines de l'ancienne cité de Hiéràconpolis , aujourd'hui Kom-el-Ahmai% en face d'El-Kab. Elle était en morceaux informes, qui furent nettoyés, assemblés et remontés sur une àme de bois par M. Barsanti ; les restes de l'inscription gi^avée sur le socle, lequel n'a pu être reconstitué, montrent qu'elle représente un des Pharaons les plus célèbres de l'empire memphite , Papi I" de la \ P dynastie.
Le buste , les bras et les jambes consistent en plaques de cuivre travaille'es au marteau, puis rivées et battues sur les joints , sans que Ton aperçoive trace de soudure : le masque , les mains et les pieds ont e'té fondus. C'est donc une œuvre mixte , moitié de fondeur, moitié de chaudronnier. Le jupon était soit en or, soit en électrum, et Ton aperçoit encore , au bas du buste et au sommet des cuisses , les rivets qui l'unissaient au corps : la coiffure était probablement en incrustations de lapis-lazuli ou de verre bleu, comme celles des statues dont il est parlé au Conte de Sinouhît.
La petite statue placée à côté de la grande a été trouvée avec elle et, ce semble, dans le buste. Elle représente le même personnage. Les deux portions du buste et des jambes ont été rapprochées indûment lors de la restauration : elles étaient jadis séparées par le jupon en or ou en électrum.
Ce sont deux œuvres admirables pai' le style et pai' la technique. Le modelé en est excellent, et l'émail rapporté des yeux prête au visage une expression de vie intense. Papi vivait vers 3 5 00 av. J.-C, plus ou moins, et rien n'est plus propre que ces deux statues en cui\Te à montrer le degré de perfection qu'avaient atteint les arts et Tindustrie de l'Egypte à cette époque reculée.
Les autres monuments exposés dans la salle F rentrent dans l'une ou l'autre des catégories déjà décrites , et ne sont pas d'une beauté d'exécution suffisante pour excuser l'immobilité de la pose ou la médiocrité de la sculpture. On notera pourtant sur les murs de l'est et de l'ouest quelques fragments de sculpture provenant des tombeaux de Sakkarah :