Calcaire. — Haut, i m. 3o cent
Ce sont des scènes de la vie courante qui fournissaient aux besoins du mort (v. j). 1 6-17). Des serviteurs fabriquent le pain pour lui et mettent en cruche des liquides. Plus haut, d'autres prennent des taureaux au lasso. Plus bas, d'autres encore traient des vaches, pre'pai^ent pour la cuisine des poissons et des oiseaux, font cuire les oiseaux sur de petits fourneaux. On aperçoit auprès d'eux deux chiens , l'un assis, l'autre couché. — ^* dynastie.
84. — Calcaire. — Haut. 1 m. 43 cent., iarg. o m. ^2 cent. — Sakkarah.
Fragment de bas-relief représentant une joute sur l'eau : un des matelots est tombé à l'eau , et il essaie de se rattrapper à lune des barques. — \ '' dynastie.
On notera également les fragments de bas-reliefs appliqués à la ])aroi ouest, entre l'angle sud-ouest et le pilier qui encadre la porte de la salle E. Ils viennent des fouilles entreprises par l'Académie de Berlin, sur l'initiative de M. de Bissing parmi les ruines du temple de divinisation que le roi Ousirniri de la \* dynastie s'était érigé de son vivant dans la plaine sablonneuse (rAbou-Ghorab. en avant de sa pyramide. Ils sont si mutilés que le sens en serait obscur, si l'on ne connaissait point par ailleurs les scènes qu'ils i-eprésentent. On y voit des restes de processions et d'offrandes, des danses, des courses, et sur le principal , le roi ou sa statue , vêtu connue nous le montre la statue de Moutouhotpou(voirp. hû.n" 1600), au moment décisif des opérations qui l'identifient à l'Osiris vivant . roi de l'Egypte
et des hommes , par un procédé analogue à celui qui plus tard , lorsqu'il sera mort , le transformera en un Osiris mort, roi de TEternité.
Enfin . deux des grandes stèles méritent une mention spéciale. L'une, qui est adossée à la paroi nord, entre l'angle nord-est et le pilier nord , comprend en réalité deux stèles en forme de fausse porte, réunies par une dalle plate qui contient le menu ordinaire du mort. C'était la face ouest de la chapelle du tombeau d'un riche Egyptien nommé Ati, qui était prophète de la pyramide d'Ousirkaf, et qui vivait dans la première moitié de la X" dynastie. Ces deux portes , qui ouvraient au mort l'accès du monde extérieur, et dont lune lui servait à entrer dans son tombeau, l'autre à en sortir, marquaient le point important de la chapelle, le point vers lequel toute la décoration convergeait. C'était là que venaient aboutir en offrandes le produit entier des scènes de cidture et d'industrie représentées sur les parois, les bœufs, les volailles, le pain, le blé, les légumes, les étoffes, les meubles : on les plaçait sur la table — i— qui était au pied de l'une d'elles ou des deux, et le tout passait dans l'aulre monde. Les deux petits panneaux de serviteurs rangés à droite et à gauche marquent lendi^oit où les scènes tracées dans les registres des parois précédentes se raccordaient à la paroi de la stèle.
La seconde stèle, qui fait pendant à celle-ci contre la paroi sud, a été prise à Sakkarah dans ie même temps. Elle appartenait à un Rànikaou, dont nous possédons d'autres monuments (voir p. ûli,n°^'è), et qui était prophète non seulement d'Oush*kaf , mais d'un Pharaon peu connu parmi les successeurs d'Ousù'kaf . Neferrî. — \ " dynastie.