SALLES G-L) PREMIER EMPIRE THÉRAIX
SALLE G
Au milieu de la salle G. la place criionneur a été réserve'e à un sphinx en calcaire foi't mutile', mais d\me importance considérable pour Thistoire des temps troublés qui séparent le premier empire thébain du second.
139. — Calcaire. — Haut. 9 m. 33 cent., long, o m. 78 cent. — El-Kab,
Fragments d'un sphinx découvert en 1891. par M. (îrébaut, dans les ruines d"El-Kab. auprès d'objets de la XIT' ^,t de la XII 1" dynasties. 11 présente, comme les autres monuments de même style, les traits biens accentués des populations voisines du lac Menzaléh. Si Ton doit hésiter à y reconnaître les produits de lart des Pasteurs, il faut toujours les considérer comme les produits très originaux d'une école de sculptm'e tanile . cpii aui-ait été florissante sous le moyen empire. Cette école, voisine de la frontière syrienne, pouvait d'ailleurs subir rinlluence des Asiatiques . dont les peintures de Beni-Hassan attestent les relations pacifiques avec l'Egypte, antériem'ement à finvasion des Pasteurs. — Epoque des Pasteiu"s?
Dans fangle nord-ouest du portique centi'al . une statue sans tète , en granit noir, est placée , qui représente un personnage agenouillé. L'inscription, tracée sur le devant de la jupe, nous apprend que le monument représente
un vieux prince de ïhèbes. Antoufâa, et qu'il a été élevé par le Pharaon Ousirlasen i" en Thonneur de cet ancêtre éloigné de sa race.
Eu face de la statue, dans Tangle sud-ouest du même portique , se dresse une encoignure de muraille découverte àCoptospar M. Pétrie en 1896. Snr la face droite, un roi de la XP dynastie , Antouf JNoubkliojjpirrî , avait fait graver la copie du décret par lequel , en l'an IV de son règne, il déposait un certain Téti, fils de Minliotpou . et prononçait des malédictions contre quiconque le l'établirait en fonctions, lui ou un de ses descendants. Plusieurs générations plus tard, ce bloc fut remploy(', et des tableaux furent gravés sur la face nord . au nom d'Ousirtasen P' .
Les stèles qui garnissent les murs comprennent d'abord quelques stèles d'Abydos, qui marquent une épocpie de transition entre Part de l'empire memphite et celui du premier empire thébain, d'autres stèles d'Akhmim, de Rizagat (au sud d'Erment) et de Mécheikh (près de Girgéh), d'un style tout à fait barbare, puis des stèles de la XIP et de la XlIP' dynasties, la plupart originaires cPAbydos. et dont beaucoup présentent un intérêt réel pour Pégvptologue de profession, sans mériter d'attirer l'attention du visiteur ordinaire.
SALLE H
La salle H a reçu quelques-unes des plus curieuses pai'mi les œuvres que le premier empire thébain nous a laissées. Et d'abord on a mis en vedette, au centre de la salle, dans Pembrasure de la fenêtre et contre les quatre piliers :
Centre de la Salle.
1341. — Bois. — Haut, i m. /i5 cent. — Dahchour.
Le roi Horiis Aoutoiiabrî \" est repre'seiité debout et en marche. Les yeux sont incrustés, le corps est nu compiètemeut, ce qui le caractérise comme reproduisant ie double du roi , et de fait , il avait sm- la tète le signe u qui sert à écrire le nom de double. Le travail est un peu mou, mais d'une finesse remarquable. La statue était enfermée dans le naos en bois qui figure sous le n° i3/i2. — XIIP dynastie.
Embrasure de la fenêtre.