‹ Guide du visiteur au Musée du CaireChapitre 53 sur 141 · Calcaire blanc. — Haut, o m. 3o cent, — Mit-Rahinéh · texte numérisé non relu

Calcaire blanc. — Haut, o m. 3o cent, — Mit-Rahinéh

Charmants bas-reliefs provenant d"un tombeau détruit

dès l'époque pei'sane. Ils avaient été employés à Meniphis comme matériaux de construction à l'époque grecque, ainsi que le prouve le ravalement quils ont subi et qui a endommagé le bas de Tun d'eux; Mariette les a retrouvés d'ailleurs dans les ruines d'une maison à Memphis. Sur trois d'entre eux le scribe Psamitik-Nofirsamou, assis, surveille l'apport et l'enregistrement du tribut de ses domaines funéraires ; sur le quatrième , la fabrication des meubles destinés à son tondîeau est représentée. C'est peut-être ce que l'art saïte nous a laissé de plus délicat et de plus fin : la facture en est un peu molle , mais ce léger défaut est raclielé par une grâce et ])ar une souplesse dignes des meilleures époques de la sculpture égyptienne. — XXVl" dynastie.

L'angle noi'd-ouest est occupé par la statue en grès rouge d'un certain Ouahbi'î, prince et grand-prètre de Néit à Sais, dont la tète a dispai'u mallieureusement. et qui est peut-être identique à l'Ouahbri des deux statues indiquées plus liant (voir p. 99 et 100). Il est agenouillé, et il tient devant lui un naos surmonté d'un pyramidion tel qu'en ont plusieurs des naos exposés dans cette salle. La Ijaie du naos est remplie par tout un dessin d'architectm-e très intéressant , pour ce qu'il nous montre comment nos naos monumentaux étaient fermés quelquefois. Ils n'avaient pas toujours un sim])le battant en bois , mais la porte affectait les allures grandioses d'une façade de pylône ou ici , comme il s'agit d'un naos destiné à Osiris, d'une façade de tombeau. — Epoque saïte.

253. ■ — Granit noir. — Haut. 1 m. 98 cent., prof, o m. 90 cenl.. larg. 0 m. 90 cent. — Le Caire.

Xaos dédié par Xectanébo 1". Il a été trouvé au Caire, mais il provient certainement de Bubaste, d'après la men-

tioii de la déesse Bastît et de Harcliaiitou dans Bubaste. qui se trouve pai'mi les légendes. C'est un des nombreux monuments qui furent transportés au Caire vers l'époque des Eyoïdjites et des sultans mamelouks, pour être emplovés comme blocs de fondation t»u comme pierres de seuil dans les mosquées ou dans les maisons privées. — XXX* dynastie.

Côté méridioiufl de la Salle.

Le premier naos qu'on y rencontre, en parlant dn montant sud delà j)orte qui conduit sous le ])ortique de l'atrium central, est en scbiste. au nom de Nectané])o l" ( bauteni- 2 m. o5 cent.). Il est demeuré inachevé et Tinscription dédicatoire n'a été gravée qu'au fronton et sur le montant de gauche. Elle nous apprend qu'il était dédié à Anhouri- Shou. fils de Bà. maître de Sébennytos, et à sa compagne Mahît, et qu'à l'origine ii avait été placé dans le temple de Sébennytos. Il a été trouvé dans les fondations d'une mason du Caire. — L'éperviei' en grès qu'on y voit ne lui appartient pas : il n'a été mis là que pour montrer quelle nature d'emblèmes les prêtres enfermaient dans les naos de leurs temples. — XXX* dynastie.

254 ^/s. — Calcaire. — Haut, o ni. 3o cent., larg. 1 ni. 0(S cent, et i ni. 3o cent. — Mit-Bahinéli.

Les deux l)as-reliefs (jui sont reunis sous ce numéro proviennent du tombeau de Psammétique-Nofirsamou , comme les bas-reliefs décrits sous le n° -2 5^4 (voir p. loo). Le plus grand représente le mort, auquel des femmes apportent les colliers et les bijoux en or de son trousseau funéraii*e, qu'un scribe enregistre devant lui. Dans l'autre, les domaines viennent déposer à ses pieds leurs tributs de légumes . de

fleiiis. (ip volailles et de bestiaux. Ils sont mieux conservés que les précédents, et on y distingue plus aisément les grandes qualités de facture qui distinguaient les sculplm^es de ce tombeau. — XX.^ P dynastie.

255. — Calcaire. — Haut, o ni. /lo cent., long. 1 m. ^0 cent. — Héliopolis.

Ce bas-relief est, comme les précédeuls, emprnnté à un tombeau oit étaient reproduites les scènes que nous sommes accoutumés de voii- dans les mastabas du vieil empii-e menq^liite. Le seigneur Patenefî, assis confortablement sur son fauteuil, reçoit l'offrande des roseaux et des bœufs vers la gauclie: vers la (b'oite. il est en barque et ])rend au filet des oiseaux d'eau. Le travail est fort bon. sans être aussi (in cpie celui des bas-reliefs de Psammétique-Nofirsamou. — XW P dynastie.

1609. — Granit rose. — Haut, i lu. 90 cent. Cette stèle, d\me lecture fort dillicile. na été que tout

récemment mise en lumière par M. Daressy. Elle est datée de fan P' d'Ahmasis. et elle nous donne la relation égyptienne d'événements dont nous n'avions que des versions grecques recueillies ])ar Hérodote et par Diodore de Sicile. Le roi y raconte à sa façon la manière dont il prit les arjues contre Apriès, les victoires qu'il remporta sur ce dernier, et sou intronisation comme roi légitime des deux Egyptes. — XX^ P dynastie.

1610. — Gramt oris. — Haut. ">. m. 10 cent. Kom-Gaijêf.

Cette superbe stèle, d'une gravm-e admirable, a été découveite sur l'emplacement de l'ancienne Xaucratis par S. A. le

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prince Hussein Kamel . qui a bien voulu la donner f|racieusement au Muse'e en 1899. Elle est datée de la première année de \ectanébo 11, et elle célèbre les dons et privilèges qu'il accorda à la déesse Néît, à savoir : un dixième de Tor, de Targeut , des bois bruts et ouvrés , de toutes les marcbandises qui, venant de Grèce et d'Asie-Mineure, entraient en Egvpte par la bouche canopique du Nil et y payaient les droits de douane prescrits, ainsi qu'un dixième de loi*, de Targent . de toutes les marchandises enti-eposées dans la ville de Pamaraiti. surnommée Xaucratis, Cette stèle, outre les renseignements précieux qu'elle nous fournit sur le système des douanes de mer de TEgypte, nous apjireud que le nom égyptien de Naucratis était Pamaraiti , et nous y rencontrons pour la première fois le nom de Naucratis transcrit en hiéroglyphes. — XXX" dynastie.

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