‹ Guide du visiteur au Musée du CaireChapitre 59 sur 141 · Calcaire. — Mit-Rahineh · texte numérisé non relu

Calcaire. — Mit-Rahineh

On a réuni sous ce numéro une série de Ijas-reliefs et de statuettes qui décoraient un Mithrœimi trouvé à Memphis par ^L Grébaut. Ces monuments, sans valeur artistique , montrent que les pratiques du culte de Mithra s'étaient répandues en Egypte aussi bien que dans le reste de l'empire des Césars. - — Bonne époque romaine.

Le dernier des monuments ex])osés dans cette partie de la salle , contre le montant nord de la porte ouest, compte parmi les plus importants de cette époque. C'est une stèle en granit, découverte k Philae, en 1897, pendant les son-

dages que le Capitaine Lyoïis opéra dans cette île au moment oii l'on commenra à la pre'parer à recevoir le choc des eaux du bairage. Dans le cintre, un cavalier romain terrasse un barbare, et dans le champ, une inscription trilingue, hiéroglyphique, latine et grecque. VÀh raconte comment le premier préfet romain de rÉgypte , (Cornélius Gallus, réprima la révolte de la Thébaïde, y prit cinq villes en quelques jours , franchit le premier la cataracte où nul Romain n'avait pénétré avant lui, et traita avec le roi d'Ethiopie. Le ton du document est assez emphatique, et c'est probablement l'une des inscriptions dont la teneur, rappoi'tée à l'emperem* Auguste, causa le rappel puis la mort de Oallus.

CÀté sud de la Salle.

La stèle eu granit noir adossée au pilier sud delà porte ouest est jusqu'à présent unique en son geiu'e. Elle est bilingue, mais l'inscription qu'elle porte ne ])résente (pi'un intérêt médiocre : ce qui l'ait son originalité , c'est la tête qui surmonte le cintre. On dirait que le sculptem* égyptien a été hanté par le souvenir des hermès grecs, et qu'il a essayé d'en adapter le concept aux traditions nationales : au lieu de poser la tète sur une base oblongue rectangulaire, il l'a dressée sur la stèle cintrée habituelle. Il est assez probable que cette fantaisie originale trouva peu d'imitateurs.

On rencontre successivement le long de la muraille, en marchant vers l'est, un bas-relief romain d'assez bon style montrant toute une famille groupée autour de son chef: un long décret en langue grecque qui vient de Dendérah: puis une statue qui , pour n'être pas antique , n'en est pas

moins curieuse. Elle l'essemble étrangement à certaines statues de reines . de femmes nobles ou de saintes de style français du xni' et du xiv' siècle, et elle doit avoir été originairement déposée dans quelque égiise latine, mais par quel encliaînement de circonstances Ta-t-on trouvée cette année dans le sébakli au voisinage de Zagazig ? Vientb-ait-elle de l'église érigée à Damiette pendant les quelques années que cette ville demeura au pouvoir des Croisés?

305. — Calcaire. — Haut, i m. •>.") ccnl.. larg. o m. 56 cenl. — D'imeh.

Ce petit naos porte une date de l'an \1 de Tibère Clande César: un des citoyens de Dimeb, Stotoumtithé, fds d'Harpaèsis, l'avait dédié au dieu local pour lui-même et pour les siens. Ce qui lui assure une importance réelle . c'est quil a été trouvé avec un certain nombre d'objets, entre autres des portraits jieints (pvil nons permet de dater avec certitnde.

Les deux petits spbinx qui llanquent le naos sont d'époque [)tolémaïque. ainsi que la belle tête en marbre qui le domine :

306. — AlvRHRK r.LAxc. — Haut. loi. 0 m. c)5 cent. — Mit -Fa) es.

C'est l'un des morceaux de sculpture grec([ue les plus précieux que Ton ait découverts en Egypte. 11 représente un dieu barbu , dans une attitude calme et imposante. L'arrangement de la cbevelure semble indiquer un Sérapis : dans l'antiquité même, on a abattu ces mèches qui tondjaient presque sur les sourcils , de manière à dénuder

le Iront. Maigro cette mutilation l'effet pi-oduit est assez }»eureiix ])our que Ton se demande si Ton n'a pas sous les yeux quelque copie du Sérapis de Bryaxis, — ?]poqne des Césars.

Des autres morceaux qui achèvent de remplir la salle je ne vois guère à signaler cjue :

292. — (très rolgeàtre. — Haut, i m. ko cenl.. larg. o m. 66 cent., épais, o nr. ?)li cent. — Benhd.

Bloc provenani dnn naos, dont la frise offrait les cartouches de Psammétique 1" et de Sabakon alternes ( XXVP tlynastie). Il fut employé dans la construction d'un portique à quatre entrées, et il porte une longue dédicace grecque au nom des empereurs Valentinien. \ alens et (iratien. Elle nous donne le nom de l'architecte. Flavius (îyrus. et celui du préfet d'Egypte, Aelius Palladius.

304. — Gramt xoir. — Haut, y compris le soch' 2 m. 3o cent., larg. o m. 73 cent. — Menchil'h.

dette stèle est datée du règne de Trajan. Elle porte la déchcace (ki temj)le «"levé par la ville de Ptolémaïs au dieu Esculape ainsi qu'à la déesse Hygie, et elle nous a conservé le péan qui fut conq)osé à cette occasion par un poète du cru. — Epoque romaine.

SALLE Z

On y a réuni quelques monuments de lépoque saïte et de l'époque gréco-romaine qui méritaient d'être mis en hunière. Et dabord , contre les piliers qui séparent la salle ^

de ia salle Z : à Touest . un supei'be trouron de coloime hathorique en granit noii\ au nom d'Apriès ('XXVI' dynastie): à Test, un fragment d'obélisque en gi-anit rose au nom de Nectanébo 1" (XXX" dynastie). Tun et Tauti-e de fort bon travail.

Côté ouest de la Salle

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