‹ Guide du visiteur au Musée du CaireChapitre 61 sur 141 · Gramt. — Haut. 2 ni. 3o cent. — Tanls · texte numérisé non relu

Gramt. — Haut. 2 ni. 3o cent. — Tanls

Cette statue représente un personnage attaché au cidte des dieux de Tanis. Il porte à deux mains , devant lui , un petit groupe formé des trois divinités dont il exerçait le sacerdoce, un Amon. un Osiris et une Maout. — Epoque romaine.

Côté est de la Salle.

1406. — Gramt rose. — Haut. ^ m. 70 cent. — \azlet Sakh.

Curieux spécimen de fart égyptien à l'époque romaine. C'est une statue représentant un empereur. j)eut-étre Caracalla . vêtu de la jupe des Pharaons et la tète surmontée de leur double couronne.

Le dernier colosse appuyé au pilastre nord provient de Kom-el-Gayef, l'ancienne iNaucratis . et il nous fait connaître m\ haut pei'sonnage qui, sous les premiers Ptolémées, avait la siu-veillance de la colonie grecque. 11 est en granit rose, d'un style mou et lâche, et il n"a d'autre mérite que sa masse.

Palier de la Salle.

1297. — Gramt noir. — Long. 3 m. 17 cent. — Caire.

Ce superbe couvercle de sarcophage appai-tenait à un certahi Ousimaris, qui vivait sous lun des premiers Ptolémées ; c'est un admirable spécimen de ce cpi'était l'art de la gravure sur pierre à Memphis , vers cette époque. Il fut enlevé dans son puits à Gizèh ou à Sakkai'ah, sous l'un des Sultans Mamelouks , et employé dans les fondations de la mosquée de Saiedna Hussein , au Caire , d'oii il a été transporté au Musée.

Contre les deux pilastres ouest , sont adossés deux monuments d'un genre particulier. Les Egyptiens, on ne sait par (juelle association d'idées , avaient choisi la forme du lion couché pour les gargouilles par lesquelles s'écoidait l'eau qui inondait les terrasses de lem^s temples, au moment des grandes pluies ou des lavages qui suivaient nécessaii-ement les sacrifices sanglants qu'on y célébrait à certains moments de l'année. Ce sont deux de ces lions-gargouilles que nous avons placés contre les pilastres. Celui de l'est est en granit rose et vient de Louxor. celui de l'ouest est eu grès rouge et vient de Kom-Ombo : tous les deux sont d'une facture simple et forte, bien qu'ils appaiiiennent à l'époque ptolémaïque.

Le grand lion en granil rose qu'où voit dans l'embrasiu'e de la fenêtre n'a aucune de ces qualités : il paraît du reste t'tre plus ancien, et peut-être remonte-t-il à la XIP dynastie, mais il a été retouché sous les Ptolémées et il n'a conservé que très peu de son aspect orig-inal.

SALLE A'

La plupart des stèles en écriture égyptienne réunies dans cette salle sont des proscynèmes funéraires en l'honneur de personnages inconnus de l'époque gréco-romaine, et elles n'ont d'autre intérêt que de révéler aux égyptologues des titres de sacerdoces locaux, qu'ils rencontrent rarement sur les monuments des grandes époques. Il y anrait des études curieuses à faire sur les écoles locales et sur les habitudes propres à chacpie localité. A el-Hassaia, qui est une des nécropoles d'Edfou, les stèles sont assez souvent non seulement peintes mais dorées. A Akhmim . on voit sur les tables d'offrandes la déesse Nouit dans son perséa , versant avec deux vases l'eau vivifiante qui ouvre définitivement au mort l'accès de l'autre monde : parfois ni la déesse ni le défunt ne sont figurés, mais seulement les deux vases qui répandent lem* eau bicFifaisante. Beaucoup de stèles provenant du Fayoum se reconnaissent au crocodile qui y est représenté, et qui n'est autre que le dieu Sovkou. Quelques-unes des stèles sont bilingues, égyptiennes et grecques à la fois. Sm' les dernières, celles qui datent du n" et du iif siècle après notre ère, les hiéroglyphes sont gravés souvent de façon si barbare qu'ils en deviennent indéchifïi'ables : on sent cpie l'ancienne civilisation s'en va rapidement. Les sculpteurs et peut-être même les scribes ne savaient plus rien de la vieille écriture, et ils en traçaient les caractères de façon méconnaissable.

SALLE B'

Mur de l'ouest.

310. — (-VLCAIRK. — Haut. 2 m. 83 cent., larg. 2 m. 2 0 cent. — Louxor.

Bas-rdief représentant Isis et Sérapis. Travail barbare : la tête et le corps sont représentés de face, les pieds sont tournés de profd. Sérapis égorge une gazelle , symbole des dieux lyphoniens, ses ennemis. — Epoque romame.

Les deux colonnes dressées en foce des pilastres ([ui séparent la salle B' de la salle D', ont reçu des usages fort différents. Lune d'elles provient d'Athribis, et se trouvait dans une église. Le fût en était plus mnice que le chapiteau, et il est probable quils n'étaient pas associes a l'origine mais lorsque le temple païen auquel ds appartenaient fut détruit, les architectes chrétiens les ajustèrent tant bien que mal selon leur habitude : ils ont été tenus séparés. Lautre colonne provient de Kom-Gizèh, à l'est d'Alexandrie, et elle porte une échelle graduée en lettres grecques : c'est un nilomètre d'époque byzantine.

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