ITP.INE
La vilrine F contient une série d'amulettes en pâles de verre de couleurs diverses qu'on coulait dans des moules en terre, du genre de ceux qu'on rencontre dans les vitrines G . H , I , et dont le sens et la signification seront définis par la suite. Ils ont été rassemblés ici comme spécimen >
de la verrerie à cette dernière époque de la civilisation païenne de lEgypte. Ils proviennent pour la plupart de Memphis et du Fayoum.
ITRINE OCTOGONALE
(le
La vitrine octogonale du centre, contient, dans ses huit compartiments, la suite des amulettes dont on équipait les momies aux époques saïte et grecque.
A. — Dans le haut, les deux doigts humains allonges, en obsidienne, en jayet ou en verre noir : ils servaient à écarter le mauvais œil, puis à ouvrir la bouche de la momie pom* la préparer à accomplir ses fonctions. Au-dessous, les mains fermées ou ouvertes . tout en écartant le mauvais a*il. prêtaient au mort le pouvoir de saisir et de garder ce dont il avait besoin. Par le pied, il marchait: par la réunion. sur les deux corbeilles des deux enddèmes du vautour et
le Turseus . il avait tout pouvoir sur les régions du Sud et lu Nord. Ce pouvoir lui était conhrmé par la possession des deux amulettes représentant les deux couionnes de l'Egypte, la rouge y et la blanche 4( '• grâce à elles, il •'tait identiiié aiLx rois de la Haute et de la Basse-Kgypte. il montait avec eux dans la barque solaù-e , selon un chapitre du Livre des Morts , et il parcourait le monde sans dangei-. Les petites tables doffrandes lui permettaient de se réciter à lui-même la fornude du Soulon di Hotpou , et de s'assurer la réalité des offrandes qui étaient figurées ou censées figurer sur le plat de la table. Enfin, le bœuf du sacrifice, hs quatre pattes liées, la tète coupée, lui fournissait ('ternelleijient la viande du bœuf réel.
B. — Dès une époque très ancienne, avant même favèuf^meut de la I" dynastie, les habitants de rEp;\|)le cm-
ployaient comme ornement des coquilles d'espèces diverses de préférence des Cyprea : ils les perçaient , pour en taire des colliers ou des bracelets , qu'ils déposaient dans la tombe , avec la momie de la personne qui s'en était parée pendant la vie. Les plus gros de ces coquillages, pendus sur le devant du jupon en lanières de cuir, dénotent aujourd'hui encore , chez certaines peuplades de la Nubie , la jeune tille nubile : peut-être en était-il de même autrefois , et le coquillage 3o388 a-t-il servi à un usage analogue dans Taucienne Egypte. Par la suite des temps, on imita ces coquilles en faïence bleue ou verte , et on leur attacha une signification mystique . mais nous l'ignorons encore : nous constatons seulement que ce genre d'amulette est fréquent dans la nécropole d'Abydos. Des coquilles d'huîtres portant le cartouche d'Oursirtasen 1" ne sont pas d'une autiienticité absolue. — Enfin, les amandes ou olives en cornaline, en verre ou en émail verdatre, sont destinées, comme l'indique la l('gende de certains d'entre elles , à donner la lumière au (JiTnnt par la protection disis et d'Osiris. Le n° 38oA porte le cartouche prénom d Aménothès 111, et montre ce souverain perçant un lion de sa lance devant un personnage agenouillé qui implore son appui.
G. — Collection d'amulettes fabriqués au rep(tussé sur des lamelles d'or, et qu'on logeait dans l'épaisseur du maillet des momies aux époques saïte et grecque, Tàme. le serpent ^^, le vautour ]||, la déesse Hathor. tout cela selon les prescriptions des chapitres du Lioe des MorLs , oii les ])ropriétés de ces emblèmes sont définies. — Les |)Iaquettes en terre émaillée verte ou bleue servaient aux vivants comme aux morts, et rangeaient le porteur sous la sauvegarde des divinités qui y sont figurées : on remarquera sui'tout h; serpent à jambes et à bras d'homme, (pii a pour
lonctions de fournir à 1 alimentation et qui donne labondanee de ses provisions aux ànies. — La chapelle de Flitali 2l <?t celle d'Hapi ou d'Hathor sont une garantie de la bienveillance de Phtah. d Hapi ou d'Hathor pour le porteur: le naos couronne de sa corniche dura^us a un rôle analogue vis-à-vis de la divinité dont il contient ou dont il esl censé contenir limage. — Enfin le pectoral, avec le scarabée isolé ou di-essé sur la barque solaire, concédait au nioi-t la faculté de pénétrer dans cette barque et d\v adorer le soleil levant, ainsi qu'il est prescrit au chapitre afférent du Livre des Mort^.
D. — Le nom était une partie essentielle de la personnalité des hommes et des choses : rien n'existait qui n'avait pas reçu son nom . et qui perdait son nom perdait sa personnalité et son indépendance. Les dieux eux-mêmes ('taienf soumis à la fatalité du nom : lorsqu'on les invoquait par leurs noms réels, dans les con<Iitions requises, ils devaient obéir à la volonté de celui (jui les appelait. L'amulette «mi forme de cartouche C il. le plus souvent de lapis-lazidi . avait ce double effet d'assm-er au mort la possession d«' son nom , et de lui faire connaître le nom des dieux qu'il souhaitait appeler: on ne le remplissait pas en général . afin d'éviter qu'un sorcier ou un ennemi ne vint ainsi à savoir le nom lie la momie et ne l'employât à ses fins mauvaises. — Les plaques inscrites à des noms de rois ou de particuliers n<' sont pas des amulettes, non plus que les cylindres en émail . mais les unes appartenaient à dtîs colliers . les autres servaient de cachet à ceux qui les portaient. L'usage des cylindi-es remonte aux époque primitives de l'Egypte, et peut-être est-il dii à une influence asiatique. On trouve encore dt's c\ lindres royaux sous l'enqjire Menq)hile , entre autres celui de Nofiririkarî. dont la légende est presque entièrement
effacée; la mode en reparaît un moment sous la Xll'dynastie, surtout avec Amenemhaît III, puis elle cesse bientôt.
E. — Pectoraux provenant pour la plupart des momies des prêtres d'Amon trouvées à Deir-el-Baliari. Ce ne sont pour la plupart que des variantes de l'amulette décrit dan'> la notice du compartiment G. Quelques-uns pourt^mt sont dijjiies d être notés, ainsi le n" 967 1 1 , découvert àAbousir eu 1 889, et qui montre Anubis, à tète de chacal , debout devant ( )siris-momie. Les personnag-es et les motifs du décor sont Jormés de pâtes de verre , ou de lamelles de pierre découpées et ajustées sur un fond de bois; un petit scarab('e. an nom de Plilah le Juste, (;st incrusté au-dessus de la scène.
F. — Le compartiment F est consacré presque tout entier aux anudettes qui dépendent de la déesse Hathor et du dieu Bisou, qui lui est souvent associé.
Dans le haut , est exposé un instrument en bronze découpé ( n° 769), qui appartient à Tobjet | appelé tnonatt par les h^gyptiens. Comme on pense d'ordinaire (jue la monait est un collier, on dit que notre objet est le contrepoids de ce collier; mais les Egyptiens rangeaient Xàmonail à côté du sistre, par conséquent parmi les objets qu'on agitait, ainsi quon laisait du sistre. De fait, la monait était une sorte dr ibuet, avec lequel on battait lair pendant les cérémonies qui affectaient un cai'actère religieux, une audience royale ou une procession aussi bien qu'un sacrifice , afin d'écarter les ujauvais esprits dont la présence invisible aurait pu compromettre le bon effet des rites. Elle complétait donc par là l'effet du sistre. Ce qu'on appelle le contrepoids du collier n'est que le manche de cette sorte de fouet. Cet anudette eu émail bleu et vert paraît avoir eu la vogue sous la XXV P dsnastie, et nous en possédons des spécimens aux noms
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fie Néchao II et d'Alimasis. — Les têtes d'Hathor étaient un v<*ritable porte-bonheur; Hathor (Haut la destinée, qui portait sa tête se la rendait favorable et jouissait dun heureux destin. — Enfin. Bisou, le dieu nain venu du Pouunit, protég"eait le sonnneil des vivants et des in<jrts ronlre les animaux tiangereux et les esprits mauvais.
G. — Le compartiment (j renferme des amulettes en forme d'animaux : foie consacrée à Sibou et à Amon : lépervier consacn* aux deux Horus : Tura^us. qui est la déesse de la flamme solaire connue de la flamme terrestre: la grenouille de Bastît et de Hakaît. symbole de durée et de n^novation. qui. chez les Égyptiens chrétiens des jjreniiers tenq)s . marqua la rt'suiTection : les poissons latus , oxyri'hynque et autres . adorés à Esnéh et dans Bahnésa: le crocodile de Sovkou. et Ihippopotame de Set-Typhon.
H. — La séi'ie des animaux s'achève dans le conqjarli- H, par les hérissons consacrés à Uà et à Bisou: la chatte de Bastît, le chien d'Anubisetd'Ouapouaîtou. le taureau Ilapis: les béliers coucliés dAmon. de Khnoumou et dHarshaHtou : les lions de Shou et de Tafnouît: les singes de Thol: la truie de Thouéris: le lièvre d'Osiris. Un enddème spécial, formé de deux avant-corps de lion supportant le disrpic solaire .âSt est attribué tantôt à Shou-Tahiouit. tanlùt à K bon sou.
Au centre de la vitrine, sur un socle isoh*. esl placée la statuette :