‹ Guide du visiteur au Musée du CaireChapitre 80 sur 141 · PORTE QUI MÈ>E À LA SALLE D · texte numérisé non relu

PORTE QUI MÈ>E À LA SALLE D

Les deux armoires qui sont placées dans l'embi-asure de la porte qui ouvre sur la salle C . contiennent de nombreuses statuettes funéraires, de diverses provenances, la plupart de l'époque saïte. On nonnnait ces statuettes Ou.shh/itiou ou Sluibtaiou, les Répondants, à cause de la fonction qu'elles remplissaient dans l'autre monde relies devaient rc/>o«f/reîi l'appel fin nom du défunt, et se présenter à sa place pourexécuteiles corvées qu'Osiris avait le droit d'exiger de lui. Les formules diverses qu'on lit sur leur corps ne laissent subsister aucun doute à cet ég-ard : '^ Je suis X, le serviteur de l'Hadès-. ou: -Je suisX, le serviteur d'Osiris^. La plupart s'adressent aux statuettes elles-mêmes, et les conjurent de venir tidèlcment en aide du défunt : rO Répondant d'Ahmôsis! Si Ahmosis est appelé pour travailler dans l'Hadès. crie : r. Mr voici II" Cette idée développée avait fini par devenir une oraison assez longue, qui est le chap. M du Livre des Morts,

f t furon gravait fort souvent tout fiilièro sur les statuettes : -() ces Ilépondants! si Ion appelle, si l'on dénombre le -noniarque Phtahniôsis, pour qu'il fasse tous les travaux "([u'il y a à i'aire dans l'autre monde — lui qui a combattu "Fennemi. — comme un homme qui doit la corvée, pour -ensemencer les champs, pour remplir les canaux, pour ^transporter les grains de l'est à Touest : 'f C'est moi, me f voici!" exclamez-vous, et puisses-tu être appelé à toute "heure, au cours de chaque jour 11.

Pour rendre leur service plus ellicace, on les déposait en très grand nondji-e. par milliers même, avec les momi<»s. Tantôt elles sont jetées au hasard dans le sarcophage , tantôt on les a rang<'es debout contre le sarcophage ou répandues sur le sable de la chambre. On les entassait souvent dans des boites spéciales , grandes ou petites. Elles sont en toutes mjitières . mais les plus vieilles , celles qui sont antérieui'es à la XMIP dynastie, sont plutôt en bois, en granit, en calcaire ou en albâtre. Sous la XVllP dynastie, la terre cuite . velue d'un émail bleu, commence à paraître, et sous la XX \ [\ la pierre et la terie émaillée verte remportent, à l'exclusion du reste. Au début, les statuettes liinéraires ne sont qu'une dégénérescence des statues en calcaire qui servent (le support au double ; aussi leur préte-t-on l'aspect et le costume de Thonnue vivant, plus rarement le costume et l'aspect de la momie. Il arrive alors cjuafin de mieux marquer leur identité avec l'individu à qui elles étaient consacrées, on les représente serrant sur la poitrine l'épervier k tète humaine, symbole de là me : on facilitait ainsi, par leur entremise, la réunion de l'âme au corps. Plus tard . l'idée de leur (jualit(' de i-emplaçants du moi't détermina de plus en plus la forme de leur costume : on leur mit ii la main la pioche pour travailler la terre, ou le sac à grains pour ensemencer, parfois un vase à libations ou une ci'oix

nnsée. sig^ne de îa vie. Aux dernières époques, leur iden tificatioii avec le mort est si complète quelles ne sont plus que des momies de petite taille. La plupart dentr»? telles portent alors la simple mention : r Illumination do rOsiris un tel-, qui assure à leur maîlro la faculté de vivre et d'ag-ir à la lumière du soleil connno pendant la vie.

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