DE8 ARCHEVÊQUES ET ÉVÊQUE8 DE TOUS LES DIOCÈSES DE FRANCE
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L'ÉTABLISSEMENT DU CHRISTIANISME JUSQU'A NOS JOURS Divisée en 19 Provinces Ecclésiastiques.
Par M. H. FISQUET, Membre de plusieurs Sociétés savantes.
Les 17 provinces ne dépasseront pâs 25 vol. in-8, qui se vendront séparément;;
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Les Provinces de PARIS, REIMS, vi\. LY#N cl ROUES sont sous presse.
Le* personnes qui souscriront, <!ès à présent, à l'ouvrage entier, ne paieront le volume que 5 francs, rendu à domicile; le prix sera payable, après réception de chaque volume, en un mandat sur la |o«te à l'ordre de E. Repos. Elles recevront, à titre de prime gratuite, deux journaux, la 5* année, 18GJ-64, de la Revue de musique sacrée ancienne et moderne, et une année de la Paroisse, feuille hebdomadaire.
Déjà dès le xvi* siècle, le clergé de France désirait l'HISTOIRli de ses Eglises particulières et de la succession de ses évéque*. Un avocat au parlement de Paris, Jean Chenu (né à Boufges, le 29 décembre 1559, mort le 16 décembre lfi2"), après avoir publié la série chronologique des patriarches H des archevêques de Bourges, Paris, /621, in-4°, résolut de publier celle de tous les archevêques et eveques de France depuis l'établissement des diocèses. Son travail parut en latin, sous le titre de : A rchiepiscoporum et episcoporum Galliœ Chronoloyica Historia, Parisiis, apud Robertum Fouet, 1021, in-4". Aussi défectueux dans son exécution que louable dans son objet, cet essai ne pouvait satisfaire la curiosité générale, et presqu'en même temps, un préire du diocèse de Langres, grand archidiacre de Chàlons-sur-Saône, Claude Robert i ié a Cheslay en I56i, mort en I(>3G), ne craignit pas de travailler à la perfection d'un ouvrage dont il reconnaissait toute l'importance et l'utilité pour i histoire «le France. Son œuvre parut et eut pour Btrc: Gallia christiana, Paiisiis, 1626, in-folio. La route était tracée, mais c'était à des écrivains plus Laluies qu'était réservée la gloire du succès. En !ti5, le clergé de Fiance chargea les deux célèbftl jumeaux Seèvre et Louis de Sainte-Marthe de fouiller les cartulaircs que Claude Robert n'avait POinl eus à sa disposition et d'y porter le flambeau de la critique. Louh de Si'inte-Marlhe, le dernier de? deux frères, étant mort le 29 avril 1656, Pierre S-évole et Nicolas-Charles de Sainte-Marthe, leurs neveux, se réunirent pour achever l'ouvrage qu'ils avaient laissé imparfait. Le clergé assemblé celte même année à Paris continua la commission qui avait été donnée aux deux jumeaux, de travailler au recueil immense de la Gallia christiana. Ahel- Louia, leur frère, prêtre, et plus tard général de la congrégation de l'Oratoire, voulut prendre part a ce travail qu'il revit, qu'il lima et dont il composa
l'épître dédicatoire et la préface. Les trois collaborateurs reçurent alops les compliments de tout ce que la France possédait de savants de tous les ordres. Enfin, le livre fut Imprimé en quatre volumes in-fn|io et offert au clergé, le mercredi 13 septembre 1656, dans l'état où il devait être, et malgré les brigues des ennemis secrets des auteurs.
L'ouvrage trouva des censeurs. Il y en eut qui reprochèrent aux frères Sainte-Marthe d'avoir publié ce grand travail sous leur nom, au lieu de le faire sous celui de Claude Robert. Mais Claude Robert avait-il été plus scrupuleux, lui qui n'avait travaillé que d'après Demochares ou Antoine de Mouchy, qui fut le premier à donner quelques catalogues d'évéques en un corps, et Jean Chenu, qui les avait augmentés? Le docteur de Launoi fut un des censeurs, et il ne tint pas à lui qu'on ne regardât les frères Sainte -Marthe que comme des continuateurs qui n'avaient fait qu'ajouter leurs Cautes à celles de Robert.
Mais pour quelques censeurs que trouva la Gallia christiana, une Infinité de savants s'empressèrent de marquer aux auteurs l'estime qu'ils en faisaient. Quelques éloges qu'on eût donnes à leur collection, quelque mérite qu'eût l'ouvrage par luimême, ii était encore défectueux en bien des parties; aussi l'assemblée du clergé de 1716 chargea-teUe le P. Den>s de Sainte-Marthe, depuis supérieur gcuértl de la congrégation de Saint-Maur, de le refondre en entier. On ne pouvait s;..... injustice lui ravir cet honneur, c'était un bien de famille. D'ailleurs la savante congrégation de Saint-Maur était alors en possession d'enrichir le public d'ouvraues de la nature de celui-ci. Plus occupée du solide que du brillant et des grâces attachées aux ouvrages d'imagination, elle était regardée dans la république des lettres comme l'organe du vrai, puisé dans les sources les plus pures. Le P. de Sainte-Marthe, secondé de quelques religieux qu'il