Calcaire blanc. — H. 2™ 41 ; larg
Il y avait sur la face Est du tombeau de Sibou, surnommé Abbi, à Saqqarah, une niche, formée d'une grande stèle laissée en place, et de deux plaques de
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calcaire qui encadraient la stèle. Le no 88 1 appartient à la dalle qui occupait le côté droit de la niche. Elle est divisée en huit registres superposés. Tout en haut, Sibou, porté en palanquin, reçoit les offrandes que lui apportent des esclaves : sa famille raccompagne et les scribes procèdent à Tenregistrement des objets. Cette cérémonie occupe trois registres : au quatrième et au cinquième, des ouvriers et des prêtres traînent les statues du défunt qui doivent être déposées dans le tombeau. Au sixième registre, les bouchers abattent les bœufs destinés au repas du mort et de sa familîe. Plus bas, des barques chargées de mobilier se rendent à la tombe, pour y déposer ce qui est nécessaire à garnir la maison du mort. Enfin, au dernier registre, Sibou reçoit les bestiaux qu*on lui amène. — V" dyn. Saqqarah,
1046. — Calcaire blanc. — H. 2"^ 60 ; larg.
Plaque de gauche de la niche pratiquée dans le tombeau de Sibou. Le mort mange le repas funéraire que les siens lui ont apporté. Il est assis devant une table chargée de quartiers de viande, d'oies, de fleurs, de fruits, de parfums, et, au-dessus de lui, dans une sorte de tableau quadrillé, est écrit le menu de son dîner (cfr. p. 32). Il n'était pas à dédaigner. Comme boissons on y trouve, outre Teau pure ou parfumée de diverses manières, plusieurs sortes de vins rouges et blancs, quatre ou cinq espèces de bière, des liqueurs dont nous ne savons plus la composition. Comme pièces de résistance, des quartiers de bœuf et de gazelle, Taloyau, les côtelettes,
Salie de T Ancien empire. 203
la cuisse, le foie, la poitrine, des oies, des canards, du gibier à plume et à poil. Des pains, des gâteaux, des légumes, des fruits, des dattes, des figues, des grenades, des amandes, complètent la fête. Et ce n'était pas seulement une fois Tan qu'on servait au mort ce prodigieux régal, mais aux grandes fêtes civiles et religieuses, et, comme le disent les textes, à toutes les fêtes des vivants et des morts. — V" dvn.
Saqqarah.