CAUTERETS. — RENSEIGNEMENTS
Deux cabinets de lecture. — Plusieurs cafés.
Guides. — On en compte un assez grand nombre, v compris les porteurs. Les plus recommandables sont les suivants : Baranne, Canou, Dulmo, Lalapie, Pont, Sarniguel. — Un guide se paye 3 IV. par jour au début et à la fin de la saison (juin et septembre), et 5 IV. pendant les mois do juillet et d’août, sans la nourriture, qui se paye on se donne à part. — S'il s'agit d’une petite course de 2 ou 3 heures, 2 à 3 fr. suffisent. — Un guide se paye pour le mois 15 à 50 fr. au plus, avec la nourriture; 00 à 80 fr. sans nourriture.
Chevaux. — Un cheval, par jour, 3 à 4 fr., selon l’époque de la saison, comme ci-dessus. — Au mois, selon l’époque et la qualité du cheval, de 75 à 120 fr.
Voitures. — Une voilure pour Pierrefilte et retour, 10 fr.; pour Argelez, 15 fr.; pour Sainl-Savin, 15 fr.; pour Lu/., 20 fr.
Chasse et pèche. — Presque tous les guides sont chasseurs ou pêcheurs. Un chasse spécialement l’isard et l’ours aux environs de Caulerels; nous répéterons ici qu’il est prudent de s'abstenir de la citasse à l’ours. — Le gave donne d’excellentes truites.
Tir au pistolet et à la carabine. — Chez Dulmo et chez Lata pie.
Poste aux lettres. — Le courrier de Paris, Tarbes et Pau, arrive et repart tous les jours. Le service de la poste se fait aussi régulièrement chaque jour entre Caulerels et les autres établissements thermaux des Pyrénées.
Magasins d'étoiles de Baréges , et de toutes les productions des Pyrénées.
Quelques-uns des bains portent les noms de ceux qui les ont rendus célèbres. Le Bois, la HaiUère, désignent les lieux; les Œufs indiquent la température de la source; le bain du Roi rappelle la guérison d’Abarca, roi d’Aragon. — Marguerite, sœur de François Ier et reine de Navarre, donna le nom de Fontaine d' Amour à la fontaine dont elle usait le plus souvent *. Celte princesse ingénieuse, et qui préférait au
1 Ce nom est maintenant remplacé par relui plus prosaïque ue llruzaud.
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lunuilte dos cours la tranquillité de ces vallons, s'y enfonçait dans la saison des eaux avec des poètes, des musiciens et quelques-uns de ses amis les plus intimes. Elle y fut surprise, ainsi qu'un grand nombre d’étrangers, par des lavanges qui dispersèrent tout le monde et ravagèrent la colonie. Les uns périrent, emportés par les eaux ; les autres, s’étant réfugiés sur les montagnes, y furent dévorés par les ours. Elle eut bien de la peine à se sauver. Mais il faut l’entendre ellemême. « Le premier jour de septembre, dit Marguerite, que les bains des Pyrénées commencent d'avoir de la vertu, plusieurs personnes, tant de France, d’Espagne, que d’ailleurs, se trouvent à Cauldrès, les unes pour boire, les autres pour prendre de la boue. Vers le temps du retour vinrent des pluies si excessives, qu’il fut impossible de demeurer dans les maisons de Cauldrès, remplies d'eau. Ceux qui étaient venus d’Iv pagne s’en retournèrent par les montagnes, du mieux qu'il leur fut possible. Les Français, pensant s’en retourner à Tarbes, trouvèrent les petits ruisseaux si enflés, qu’à peine purent-ils les passer au gué. Mais quand il fallut passer le Cave , qui, en allant, n’avait pas deux pieds de profondeur, il se trouva si grand, si impétueux, qu’il fallut se détourner pour aller chercher des ponts. Comme ces ponts n’étaient que de bois, ils furent emportés parla violence îles eaux. Quelques-uns se mirent en devoir de rompre la véhémence ducours. Les uns traversèrent les montagnes, et passant l’ Aragon, vinrent dans le comté de Roussillon, et de là à Narbonne; les autres s’en allèrent droit à Aigues-Mortes. D’autres, pour prendre une route détournée, s’enfoncèrent dans les bois et furent mangés par des ours. Quelques-uns vinrent dans les villages qui n'étaient habités que par des voleurs... L’abbé de Saint-Savin logea des dames et demoiselles dans son appartement; il fournil de bons chevaux du Lavedan , de bonnes capes du Béarn, force vivres pour arriver à Notre-Dame de Sarrance, etc. »
Les lavanges soudaines sont très-fréquentes dans cette moyenne région des Pyrénées, parce qu’elle reçoit les eaux des monts supérieurs et celles de plusieurs grands lacs qui débordent l’un dans l’autre.
üéogsosie. — De la vallée de Baréges le granit passe dans celle de Cauterets, où il constitue non-seulement la majeure partie de la région supérieure de la vallée, à partir des