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CAUTERETS.- GÉ0GN0S1E , GÉOLOGIE

bains deCauterets, mais aussi le massif compris entre la vallée «te Baréges, celle de Cauterels et celle d’Ossouë; telles sont les hautes montagnes qui environnent le lac de Gaube, le lac d’Eslom, les lacs d’Eslotn-Soubiran, la partie supérieure de la gorge de Trimbareilles, de celle d’Aspel, etc., etc.

Une autre protubérance granitique extrêmement étendue est, en quelque sorte, attenante à ces montagnes. Elle consiste en plusieurs sommités très-élevées, dont l’ensemble porte le nom de Vignemale, et la cime la plus haute celui de Cebillotiniis (3,442 ni.). La base de ce grand massif est en grande partie recouverte par le calcaire et le schiste argileux de transition, comme on l’observe très-bien au fond de la petite vallée d’Ossouë. Celte montagne forme le faite de la chaîne.

De la vallée de Cauterels, le granit, en formant le Monné, à l’ouest des bains de Cauterels, se prolonge dans la vallée de Sun et dans celle d’Azun, oit M. Paillasson l’a observé, depuis le Saut-Avadé jusqu’au delà du lac de Suyen.

Plus à l’ouest, il passe dans la vallée d’Ossau, oit on le trouve depuis les Eaux-Chaudes jusque derrière le pic du Midi (2,942 ni.), à peu de distance du faite delà chaîne, qui lui-même est formé en partie de calcaire et de schiste argileux de transition, et en partie de grès rouge et de calcaire secondaire.

La chaîne granitique, après avoir formé les hautes et vastes montagnes de la vallée d’Ossau, s’abaisse tout d’un coup si considérablement, et se cache si profondément sous des roches plus nouvelles, qu’on n’en trouve plus aucune trace, même dans les parties le' plus profondes des vallées à l’ouest de celle d’Ossau. On le chercherait en vain dans la vallée d’Aspe, dans celle de Barretous, de Soûle, de Laurhibarre, de Cize et de Baigorry. (M. Charpentier.)

Géologie. — Les sources de Cauterels sortent du granit, comme celles de Baréges sortent du marbre, sans lui devoir leur origine, et la théorie qui nous a guidés là n'est point ici en défaut.

Le lieu où surgissent les eaux de la Raillère, et ensuite celles du Pré et du Bois, est voisin de celui oit s’est faite une brusque transition du genre calcaire au genre siliceux, qui est en quelque sorte déplacé. Ces sauts, assez rares dans les Alpes, sont très-fréquents dans les Pyrénées.

Mais les matières argileuses ne sont que dispersées, et les granits en sont fortement souillés. On en voit même des bancs distincts entassés dans les bancs de granit. On peut remarquer ce l'ait au voisinage des sources du Pré et du Bois, où il y a de pareils bancs bien déterminés ; et quant au mélange des matières argileuses dans le granit même, il suflit d'entrer dans la caverne de Mahoural pour en acquérir la preuve.

Nous parlons de bandes de granit : autrefois on ne parlait que de masses de celle roche primitive. 11 est inutile d’insister aujourd’hui sur celle vérité , que le granit est disposé précisément comme toutes les autres roches, et que ses bandes sont d’autant plus étroites qu’il est plus voisin des matières argileuses ou calcaires.

Ce qu’il y a de brusque dans le passage des roches calcaires aux roches granitiques, dans la région de Cauterets, soustrait aux regards plusieurs intermédiaires. On n'y aperçoit point de gneiss, et les bandes de granit, quoique fort étroites, n’offrent point d'indices de stratification interne. Quant à leur disposition générale, elles suivent la direction commune de toutes les couches constituantes des Pyrénées, et leur inclinaison est en raison de la distance où elles se trouvent de la crête de la chaîne. Comme la vallée de Cauterets court du nord au midi, elle est coupée transversalement par la direction de ces bandes, en sorte que les eaux minérales échappent par leurs tranches.

Toutes ces circonstances sont très-favorables à l’observation ; et comme, d’ailleurs, le granit est plus dur et plus compacte qu’aucune autre roche , il résiste mieux aux secousses, il est moins crevassé, et l’on doit s’attendre que les sources y suivront d’autant plus constamment les bandes dont la régularité s’est communiquée aux stratifications de matières étrangères que la nature y a interposées.

Ce sera donc presque infailliblement dans la direction de ces bandes que nous trouverons le cours des sources minérales, tracé par les roches qui sont propres à les produire. On les reconnaît, en elfel, au-dessus des sources du Bois et du Pré, remontant des bords du gave à l’est, mais on n’en voit que la crête. A Mahoural, on pénètre dans l’intérieur même d’une de ces bandes. Cette caverne est une crevasse. On a toujours dit qu’elle était creusée dans le granit, et qu’un

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