BAGNÈRES-DE-BIGORHE.— BAINS.— SOURCES
son, à cause de la distance assez considérable qui la sépare de Bagnères et du mauvais état des chemins; mais maintenant qu’on peut aller facilement à cheval h cette source, il faut espérer qu’on ne tardera pas à utiliser cette eau en bains et en douches.
Il y a encore à Bagnères quelques autres établissements thermaux dont nous ne parlerons pas, parce qu’ils n’ollïent rien de particulier, soit sous le rapport de leur composition chimique, soit sous celui de leurs vertus médicales; nous renvoyons le lecteur, pour plus amples renseignements, à l’excellent ouvrage de M. Lemonnier sur Bagnères-de-Bigorre, à qui nous avons emprunté la plus grande partie des données sur les établissements thermaux.
Fontaine de Salies. — Celle source est la plus abondante de Bagnères; elle n’est utilisée dans aucun établissement thermal; on s’en sert en gargarisme avec quelque avantage contre la paralysie de la langue.
Analyse — Toutes les eaux de Bagnères renferment à peu près les mêmes principes. Quelques médecins pensent qu’elles sourdent toutes du même réservoir; d’autres, au contraire, estiment qu’elles sont fournies par diverses sources.
M. le docteur Eemonni'er les a divisées en trois classes : eaux excitantes, eaux sédatives et eaux tenant le milieu entre celles des deux classes extrêmes.
M. Vauquelin, dans l’eau de la fontaine dite d'Angoulême, a trouvé :
. I « De l’oxyde de fer ;
2° Du carbonate de potasse ;
3» Une matière végétale brune, unie et rendue en partie soluble dans l’eau par le carbonate de potasse ;
4° Une petite quantité de carbonate de chaux ;
;>° Du muriate de potasse;
C° Un peu de silice.
C’est le 1er qui domine dans le résidu; il devait être tenu en dissolution dans l’eau minérale par l’acide carbonique qui s’est dissipé pendant l’évaporation.
L’alcali doit être aussi uni à l’acide carbonique.
La substance végétale doit être dissoute à la faveur du carbonate de potasse.
TABLEAl