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DE PARIS A BAYONNE — TOURS

le Plessis et V hospice , on voit une vieille maison dite la Baraterie, avec une tourelle carrée, qui passe pour avoir été la résidence d'Olivier le Daim. — La bibliothèque , dans le local de la préfecture, est line des plus belles et des plus riches de France, elle possède environ 10,000 volumes et des manuscrits curieux : parmi les imprimés, nous citerons la fameuse Bible de Mayence de U G2 ; dans les manuscrits, un livre d’Evangiles écrit en lettres d’or, qui était conserve dans l’église de Saint-Martin, et sur lequel les rois de France prêtaient serment en qualité d'abbés et de premiers chanoines de cette église; les Heures de Charles V et celles de la reine Anne de Bretagne, etc. Cette bibliothèque est ouverte au public les mardis, mercredis, jeudis et vendredis, de midi à i heures. — Le Musée de peinture renferme plus de 200 tableaux dont plusieurs sont dus au pinceau des plus grands maîtres.

Les états généraux du royaume se tinrent dans cette cité en 1470, < 484 et 1560. Au nombre de ses évêques elle compte saint Martinet l’historien Grégoire de Tours.

Poste aux lettres, rue de la Sellerie; le théâtre, même rue.

Le service de l’église anglaise se fait tous les dimanches, à midi, dans la chapelle, rue de la Préfecture, et dans une seconde chapelle, n° 5, rue Levée.

Les promenades du Mail, qui longent la ville dans toute sa longueur; deux autres, l’une it gauche, l’autre à droite de la place Royale, moins belles. Une société d’agriculture, une Salle de spectacle, de belles fontaines, dont une est décorée d’un obélisque du style renaissance.

Commerce: blé, vins, haricots, fèves, pruneaux et rillettes renommés , fruits tapés, anis , marrons, savon, salpêtre, poudre à tirer et soie.

Voit, de corresp. pour le Mans , par Châleau-dti-Loir, Ecommoy; — le Mans, par La Châtre et G.-Lucé; — La Flèche, par Château-du-Loir, le Lude; — Vendôme, par Monnaie et Château -Renault ; — Château-Renault , par Monnaie; — Loches, par Coimery ; — Bléré. par Yerelz et Azaysur-Cher.

Poste aux chevacx, hôtel de Bordeaux.

Messageries impériales, rue Royale, n® 54.

Messageries générales, rue Royale, 34.

Voitures diverses. — Service direct pour Loches, Château-

roux, lu Châtre, Montluçon et Clermont, corresp. avec

Bourges.

Départ tous les jours à 3 h. m. et 3 h. s. pour Loches. Retour de Loches, 6 h. in., 12 h. et 6 h. s. (chez Carit et Pournin, rue Chaude).

Le Mans. Une voit, part tous les jours à 6 h. ni. — La Flèche. Voit. 5 o h. s. — Vendôme. Dép. à 8 h. ni. (Hôtel de la Galère, rue de la Galère).

Langeais, Luynes. Tous les j. à 5 h. s. — Monloire. Deux fois par semaine. — Omnibus pour Vouvray , Vernou et Mcltray (Hôtel de France, rue Colbert).

Le Mans. T. les j. à midi. — Langeais. T. les j. à 5 h. s. — Monlrichard. T. les j. à i b. s. — AV uvy-la-Loi. T. les j. o. h. s. (Hôtel de la Crouzille).

Chateaurenault. llillard , t. les j . à 4 h. s. — Loches. Marcault Louis, il 3 h. s. — Bière. Arnault, t. les j. 5 h. s. — Amhoise. Dutil, t. les j. à 5 h. s. — Les H ermites. Moulinet, le merc. et le sam. h 4. h. — Ver etz. Michel, à 7 h. m. et 4. h. s. (Hôtel du Croissant, rue Chaude).

Cormery. Bonenfant, le merc. et le sam. à 5 h. — Chinon, Azay. Blossier, 4. h. s. et 2 h. m. — Ste-Maure , lundi, merc. sam. à o h. s. — Ambition. Ardoin, merc. et sam. à 5 h. s. — Fsvres. Gaudin , merc. et sam. à 5 h. s. (Hôtel du Cygne, rue Chaude).

Bateaux a vapeur pour Nantes, tous les 2 jours. Bureaux, quai de la Poissonnerie; départ à 6 h. m.

La gare du chemin de fer est un très-bel établissement : elle se compose de constructions monumentales, largement distribuées et bien décorées; cette gare est destinée au service commun des chemins de Bordeaux, de Nanle§, et du Mans, elle est, sans contredit, l’un des plus beaux édifices de Tours.

Tours est la patrie de Grécourt, de Destouches, de l’historien André Ducliesne . de l’architecte Gabriel et de plusieurs autres hommes célèbres.

Séjour. — Beaucoup d’Anglais habitent Tours. On y mange d’excellente volaille, de fort bons fruits. La population y est très-alfable. Il y a des puits artésiens qui donnent une grande abondance d’excellente eau.

Ouvrages a consulter. — Annuaire du département d’indre-el-Loire, in-18, chez tous les libraires. — Viande Tours.

DK DAIMS A BAYONNE. — METTRA V. !)l

in-fol. — Histoire de la Touraine, par M. J. I.. Clialmel,

4 vol. in-8°. — Dictionnaire historique, géographique et biographique, de M. J. M. J. X. Dufour, de Tours, 2 vol. in-8».

Libraires: MM. Rouserez, Catlicr, Jodeau-Auger (librairie religieuse); Sorin, Couslurier, Guilland- Verger (librairie en tous genres). On trouve dans toutes ces librairies les Itinéraires de Richard et Ad. Jounne.

Excu rsions. — A I kil. de la ville, au château de.

Plessis-les-Tours, dans le village de Riche. De ce château, l’archéologue ne retrouve plus qu’une tour et des ruines, et le puits dit des oubliettes. Il fut célèbre par le long séjour qu'y fit Louis XL C’est là que ce prince mourut le 30 août 1483. Charles VIII y passa son enfance. Depuis 1839, on a commencé des fouilles qui ont eu pour résultat de mettre à jour les fondations de cet ancien manoir et de donner sur son étendue et sa configuration quelques renseignements positifs. C'est dans un caveau pratiqué sous la terrasse qu’on abritait pendant la nuit le cardinal La Balue, renfermé dans une des cages de fer dont il fut l'inventeur.

Roche Corbon, village de 1,800 hab., situé à 4 kil. N. E. de Tours. — Ou y voit des grottes remplies de congélations Cl une fontaine sortant du rocher; les ruines du château des Roches, bâti au commencement du xic siècle, et dont il ne reste plus qu’une tour carrée. Dans les environs se voit le curieux escalier de Saint-Georges, de 122 marches et cinq paliers taillés dans le roc, qui n’a d’autre usage aujourd’hui que d’offrir une communication facile du fond de la vallée au point le plus élevé de la partie orientale, mais qui formait jadis un chemin couvert qui conduisait au château de Saint- Georges.

La Colonie agricole de Mettrai/ , à 6 kil., que le voyageur philanthrope ne manquera pas de visiter. Celle pieuse et noble institution fut fondée en 1840 par M. Demetz , conseiller honoraire à la cour royale de Paris, et M. le vicomte de Brelignères de Çourleilles. Le but de ces deux hommes honorables, en fondant cet établissement , a été de rendre à la société et à leurs familles de jeunes garçons que l’imprévoyance ou l’inconduite ont amenés dans les prisons. C’est par le travail que Ton veut atteindre ce but : le travail est la loi suprême de la petite colonie. A 4 heures du matin , eu

PYRÉNÉES.— KOUTE I.

touie saison, la populalion esi debout. Toutes les professions ont rapport à l’agriculture ; l'éducation est élémentaire et la nourriture est saine, les vêlements simples et grossiers, mais commodes. A voir ces jeunes colons laborieux, libres, au regard franc, on a peine a se figurer que tous ont été accusés de délits et quelques-uns de crimes. Mais ici rien ne vient leur rappeler la prison; l’aspect de la petite église, à l’extrémité du carré que forment leurs modestes habitations, les belles campagnes qui les entourent , portent leurs jeunes esprits vers des pensées douces et calmes.

C’est le 22 janvier 1840 que les premiers colons arrivèrent au nombre de 9; ils sortaient de la maison centrale de Fontevrault. Aujourd’hui la colonie est complète; elle contient 200 enfants, et les succès déjà obtenus doivent être une bien douce récompense pour ses fondateurs. — Des omnibus et des l'oitures y conduisent à toute heure de la journée. — On voit tous les jeunes colons réunis le jeudi et le dimanche; si l’on veut assister à leurs exercices de gymnastique et de musique, il faut être rendu vers midi.

Près de la colonie de Metlrav, à 12 kit. de Tours, se trouve

Savonnières. A peu de distance «le ce village on remarque les cures ijoutlières de Savonnières, qui ont beaucoup de ressemblance avec les fameuses grottes d’Arcv (Yonne), et qui méritent de fixer l'attention des naturalistes et des voyageurs. On n’v entre qu’avec de la lumière; on y descend par plusieurs ouvertures; les premières chambres sont basses, mais elles offrent la même singularité que les autres, c’est-à-dire que l’eau , en tombant toujours de la voûte, y forme des stalactites d’une couleur blanchâtre. Dans une autre grotte on voit une espèce d’autel d'une pierre blanche. — De celte cave on passe, par une ouverture fort basse, dans une chambre plus longue que large, que la nature a décorée de la manière la plus symétrique et la plus élégante; elle olfre un spectacle aussi brillant que curieux. Ce so.it deux grands rochers d’une pierre blanche comme de la neige et dure comme du marbre, de figure pyramidale, formés de plusieurs cordons posés les uns sur les autres avec une régularité surprenante, et ornés de petites écailles rangées et creusées comme si on les eût travaillées au ciseau.

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