‹ Guide du voyageur aux PyrénéesChapitre 193 sur 226 · S F. S F. AVIRON S · texte numérisé non relu

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l'on visitera le beau parc de M. de Canton; Saint-Bertrandde-Comminqes, Labroquère , où nous rentrons dans la route que nous venons de parcourir.

On compte, de Pau à Bagnères-de-Luchon, 120 kil. ; de Tarbes à Bagnères-de-Luchon, 89 kil.

Hôtels : du Parc, situé au centre du cours d’Etigny ; — de Bonnemaison; — de Londres; — de France; — de Paris;

— de la Poste; — d’Espagne; du Commerce; — Sacaron, avenue Barcugnas.

VliOtel du Parc, ouvert depuis 1845, et construit à grands frais par M. Solderai, situé dans le plus beau quartier de la ville , entre cour et jardin , se distingue entre les plus renommés des Pyrénées par son architecture gracieuse ; on v trouve des appartements grands et petits, riches et modestes, et il y règne un grand luxe de propreté.

Bagnères, autrefois Baicgnières, en latin Balnearia,

— 2,200 hab., — doit son nom aux bains qui l’ont rendue célèbre. — Celte petite ville, chef-lieu de canton de l’arrondissement de Saint-Gaudens , dont elle est éloignée de 47 kil., est située entre les rivières de Y One et de la Pique, au pied de hautes montagnes, et à 612 mètres au-dessus du niveau de la mer. — Cette ville est bâtie au milieu d’une des plus belles vallées des Pyrénées, et forme un triangle dont chaque axe est prolongé par une allée : l’une de platanes, l’autre de sycomores, la troisième de tilleuls.

I La ville de Ludion peut recevoir 3,000 étrangers à la fois.

— En 1844 , il vint à Luchon 5,832 personnes; en 1845, 5,123; en 1846, 5,482; en 1847, 6,124; en 1854, près de 10,000.

On peut se baigner toute l’année, mais surtout depuis avril jusqu'à novembre , la température de la vallée étant fort douce ; cependant l’air y est toujours vif. Le printemps et l’automne y sont habituellement très-beaux. Pendant l'été surviennent quelquefois des semaines pluvieuses qui contrarient beaucoup les coureurs de montagnes. Les chaleurs se font du reste peu ressentir à Luchon, où le voisinage des glaciers entretient toujours une certaine fraîcheur.

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Cependant ou y éprouve parfois une grande chaleur, au milieu du jour, mais les soirées et les matinées y sont presque froides, même en juillet et août. L’hiver n’y est long et rigoureux qu’une année sur trois, terme moyen.

Nulle ville au monde ne peut se vanter de posséder d’aussi belles promenades : le Cours, planté par d’Eligny, dont le nom est prononcé avec reconnaissance et orgueil par les habitants, est surtout magnifique. C’est ici que logent presque tous les étrangers, dans d’élégantes maisons, qui leur sont exclusivement réservées. Les habitants du Languedoc fréquentent en grand nombre les bains de Ludion, mais ils se logent, en général, dans les autres parties de la ville.

On doit à MM. Moutet, ingénieur en chef des ponts et chaussées, et Arnaud, ingénieur ordinaire, de grandes améliorations sur le cours d’Ltigny, et sur la continuation de cette ligne comme roule nationale jusqu'au port de Vénasque.

Dans aucun des thermes des Pyrénées , l'étranger qui aime le luxe, les plaisirs, ne trouvera pour les satisfaire autant de ressources qu’à Hagnères-de-Luchon. Ludion est encore le séjour de ceux qui aiment les ell'els d’une nature pittoresque, les beaux spectacles de montagnes, les sites sauvages et toutes les merveilles répandues dans les Alpes suisses.

A Ludion , plus que partout ailleurs dans les Pyrénées , la vie se passe agréablement. Après le bain, où chacun noue des relations familières qui deviennent un besoin loin de chez soi, viennent la toilette et les visites, puis, avant le dîner, les promenades et les excursions aux environs. Après le dîner, la promenade. Le rendez-vous général est sur Y AUée île lu Pique, baignée par le torrent du même nom. Cette promenade, qui communique avec les deux extrémités du cours d’Éligny, est vraiment délicieuse. — La nuit venue, on se réunit dans les cercles ou en sociétés particulières. En un mot, Ludion réunit les avantages et les plaisirs de la grande ville et de la campagne, sans parler de la précieuse efficacité de ses eaux.

Cercles. — 11 y en a deux, l’un à Y hôtel du Parc, l’autre à Y Md de Londres. Tout étranger y est admis moyennant la rétribution de 10 Ir. par mois. Les dames s’y rendent aussi ; les unes travaillent et cousent, les autres font leur partie de whist. ' — On y joue tous les jeux de bonne compagnie. —

BAliNÈ»fcS-DE-Ll CMOS.— BAINS.

Ral ou concert une lois par semaine dans les salons des cercles. Les frais en sont payés à part au moyen de billets d’entrée pour les hommes; les dames reçoivent des invitations. Enlin , on y trouve les principaux journaux et les ouvrages les plus intéressants sur les Pyrénées.

La fondation de cette ville remonte au x>' siècle ; elle fut ravagée en 1711 par les Miquelets espagnols, et entièrement incendiée en 1723. C’est après cet incendie que fut reconstruite la ville élégante que l’on voit aujourd'hui. Les maisons, peintes en blanc et presque toutes à un seul étage, sont couvertes en ardoises et construites en partie avec du marbre de Saint-Béat.

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