DE PARIS A BAYONNE.— BIARRITZ
A gauche, celle vieille tour servait autrefois à rappeler les pêcheurs quand venait le mauvais temps. Du pied de la \ ieille tour on embrasse parfaitement l’ensemble du golfe et le spectacle animé que présentent les baigneurs et les curieux à l'heure de la marée.
Le Phare. — Bâti sur un rocher du cap Saint-Martin, ce monument a 47 nièt. d’élévation ; son feu, à éclipse, rend de grands services sur celle côle, sillonnée de courants. La nuit, quand la teuipèle gronde, quand les vagues furieuses font entendre un sourd mugissement qui se répète sous les Ilots, le phare se détache de ce ciel noir comme un fantôme, et répand aù loin sa paisible et bienfaisante lumière, pour avertir les navires des dangers de la côle. On trouve dans les rochers, composés de sable jaune très-lin et fortement agglutiné, quantité de nummulites.
A quelques minutes du chemin du roc sur lequel est bâti le phare, et en suivant la plage, on arrive à la Chambred' Amour. Sa forme représente un demi-cercle grossièrement tracé, de 36 à 40 pas de diamètre : sa plus grande hauteur, à l'entrée, est de 5 à 6 mèl. Celle hauteur diminue graduellement jusqu'au fond de la grotte, où la voûte touche le sol; il fdtre continuellement de l’eau, et la surface de la grotte est tapissée d’une espèce de pâte humide. La tradition rapporte que deux amants y furent surpris par la marée, qui les engloutit. — La Chambre-d’ Amour ne présente plus que fort peu d'intérêt ; l’entrée en est presque entièrement obstruée par les sables.
liai us de mer. — Nous avons déjà parlé du Port-Vieux : c’est le bassin de la côte le plus sûr et le plus fréquenté par les baigneurs des deux sexes, il est abrité contre les vents et la tempête par les rochers qui le dominent; des cabanes s’élèvent sur la plage, dans lesquelles les baigneurs peuvent à leur aise, et sans être vus, procéder à leur toilette avant et après le bain ; des maîtres baigueurs, excellents nageurs, et des baigneuses vous conduisent à la mer. et on doit suivre en tous points leurs conseils : il serait dangereux de vouloir s’aventurer au delà des limites qu’ils vous engagent à ne point dépasser. tjue de catastrophes causées chaque année par des imprudences de celte uature !
Après ceux du Port-Vieux viennent les Bains de la Om mbre-d\ Imotir : la plage y est belle et commode.
Pï RENÉES
Vient ensuite la Chinaougue ou port des Pêcheurs : c'est là que s’abritent les bateaux des pêcheurs de Biarritz. Ici la mer est très-profonde, et il faut être excellent nageur pour s’y aventurer.
Au delà de la Chinaougue se trouve une anse plus vaste, dite la Côte du Moulin ou Cote des Fous; moins commode et moins sûre que l’anse du Port-Vieux, elle est encore assez fréquentée surtout par les bons nageurs. Comme au Port- Vieux, on y trouve des baigneurs et des baigneuses ainsi que des cabanes pour se déshabiller.
Nous signalerons aussi la Côte des flasques, située derrière le village de Biarritz. On y descend par une centaine de marches taillées dans le roc; la plage est magnifique.
Bains chauds d'eau de mer. — Cet établissement, dirigé par M. Wiel , médecin allemand, est fort bien tenu et en pleine voie de prospérité. Les bains d’eau de mer chauffée sont maintenant reconnus d’une efficacité incontestable pour certains tempéraments qui ne pourraient supporter les bains froids, et surtout dans les affections nerveuses et atoniques. — Un médecin et un chirurgien sont attachés à l’établissement des bains. Médecin inspecteur : M. le docteur Affre.
Costume de huin. — Le costume de mer se compose, pour les hommes, d’un gilet à manches et d’un large pantalon en laine; — pour les dames, d’un vêtement de laine prenant au col et tombant jusqu'aux pieds, plus, d’un serre-tête en toile cirée pour garantir les cheveux du contact de l’eau salée.
Prix pour un bain : 1° pour la cabane, 50 c. ; 2» au baigneur, 50 c. ; — la baigneuse n’a droit qu’à 2oc., mais l'usage est de lui donner autant qu’au baigneur. — Le pourboire est obligatoire, mais son importance dépendra du degré de satisfaction que vous aura procuré le baigneur.
Baigneurs : Albiran, Dalbarade, Larroudé, Simon, la famille Pello, Cassoulet.
L’heure du bain est fixée aux pleines mers et aux marées montantes.
« Les avantages du bain froid, en général, sont d’être toniques et fortifiants. En conséquence, il accélère le mouvement du sang, favorise les différentes sécrétions, et donne aux solides le ton cl la force nécessaires pour remplir les fonctions auxquelles ils sont destinés. Voilà ce qui le rend