‹ Guide du voyageur aux PyrénéesChapitre 38 sur 226 · DE PARIS A BAYONNE.— USTARITZ · texte numérisé non relu

DE PARIS A BAYONNE.— USTARITZ

singulièrement utile aux habitants des villes, et surtout à ceux qui mènent une vie sédentaire. I.e bain d’eau salée ou le bain de mer répond d’une manière bien plus efficace 5 toutes ces indications. 11 doit être préféré, parce que l’eau salée possède éminemment la vertu de stimuler la peau, et, par là, de rendre beaucoup plus libre la transpiration insensible. On a remarqué, en outre, qu’il donnait plus de fermeté aux chairs|, plus d’élasticité aux membres, et un appétit régulier que trois repas ne sauraient effrayer. » (M. Tiiorf..)

Promenades. — Les promenades autour de Biarritz sont renfermées dans un cercle très-restreint. Après la Roche percée, le Phare et la Chambre d'Amour, dont nous avons déjà parlé, nous indiquerons au touriste VAtalage, petite éminence d’où l’on jouit d’une belle vue ; — le magnifique jardin de M. Labat, que l’on visite facilement ; — enfin, les promenades sur mer, par un temps calme, sont aussi salutaires qu’agréables, et doivent être recommandées.

Un cheval de selle coûte 3 fr. par jour ; — une voiture, 10, 12 et 13 fr. — Voitures pour Bayonne, à toute heure, sur la place.

Anglet, petit village situé près de Biaritz, possède un couvent de filles repenties du Refuge, qui mérite d’èlre visité. La Chambre d’Amour appartient à la commune d’Anglet.

EXCURSIONS

A Cambo IG kit. S. E. de Bayonne, par I Marlt/..

On passe devant les ruines du château de Marrac. C’est la veuve de Charles II, roi d’Espagne, qui le fil bâtir pour y fixer sa résidence, et que. par un caprice incompréhensible, elle ne voulut jamais habiter. Ferdinand Vil y signa son abdication. Après la Restauration, ce château fut détruit par un incendie. Marrac est aujourd’hui un quartier d’artillerie.

Nous voici à Ustaritz. Les maisons d’Ustaritz ont conservé le caractère basque avec leurs toits avancés abritant de ^ granits balcons de bois garnis de festons de vigne. Dans le cimetière de ce village repose le comte Garat, l’une de nos célébrités révolutionnaires.

La côte qui conduit à Camho est très-fatigante ; on y arrive par une allée couverte.

Cambo — 1,500 h a b . — (Hotels et restaurateurs : Estadieu-Cacliemia, veuve Hardoy, Hardoy-Tristan, Hiriart (Marguerite), Larramendy sœurs, Monhaul, Muthelet, J. Petrau, près de l’établissement, avec table d’hôte et restaurant à la carte). — Maisons dans lesquelles ont peut louer des appariements et des chambres meublées : MM. B. Bidart, Darria, Dirube, Etcheverry, Fagalde père, labricant de chocolat renommé; Fagalde fils, Fagalde, pharmacien; J. Haramboure, Hardoy-Assança, Olhgaray. — Mesd. Marc, Larramendy, Jauretche, Lespada, etc., etc.

Cette petite ville est bâtie sur une plate-forme qui domine le Bas Cambo, dont la Nive la sépare. Pittoresquement placée à quelques kilomètres de la montagne, entourée de beaux tapis de verdure, de jolies collines, de magnifiques promenades, l’air qu’on y respire est si pur, qu’il doit contribuer pour beaucoup aux cures tant vantées des eaux de cette localité. Ses habitants se reconnaissent facilement à leur air de santé; leur démarche lière et dégagée semble avoir conservé toute la hardiesse des Cantabres d’autrefois.

Cambo reçoit deux fois par an des étrangers, et, comme Biarrits, se change en une petite ville élégante. Le zèle infatigable et bien entendu de M. Fagalde, propriétaire de l’établissement des bains et concessionnaire des sources, les soins inlelligenlsdont il fait preuve pourprévenir les moindres désirs de ses pensionnaires et leur procurer tout ce qui peut les distraire, ajoutés à l’efficacité des eaux thermales, attirent d'année en année un plus grand nombre de voyageurs : aussi cette petite ville ne peut-elle que grandir en réputation.

L’ établissement des bains est heureusement placé au bord de la Nive. Sa forme particulière, qui lui donne une certaine ressemblance avec un petit temple, contraste singulièrement avec le site qui l’avoisine. Douze cabinets, munis chacun d’une baignoire, occupent le pourtour d’une demirotonde; la fontaine d’eau sulfureuse est en face de la rivière, sous une galerie.

En suivant la Nive, de belles allées d’arbres conduisent à la source ferrugineuse qui est placée sous un petit pavillon soutenu par quatre colounes. L’eau sulfureuse a un

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