‹ Guide du voyageur aux PyrénéesChapitre 57 sur 226 · DE PARIS A PAU.— TARBES · texte numérisé non relu

DE PARIS A PAU.— TARBES

Uni ; la statue de M. d'Eliqny, intendant de la provinre, dont la mémoire est singulièrement révérée à Auch ; les casernes de cavalerie, les quais. — Commerce : vins, eaux-de-vie, céréales, fruits estimés, laines, cadis. htirals. plumes. — Audi est la jiatrie de Koquelaure, de l’amiral Villaret-Joveuse, du général Dessole.

Dans les environs, le château de Mazère remarquable par son arcliitect ure, ancienne résidence des archevêqm s d’Auch. — I.es ruines du château de Koquelaure.

Excursions — A 17 kil., Bnssoues, petite ville du moyen âge : tour gothique bien conservée, fortifications.

Berné de, église monumentale très-belle.

l.abejcau (Gers). — Village de 640 hab.

Jlirande (Gers). — 3,500 hab — (Hôtel : Dupuv, bonne maison, bains magnifiques avec jardin ) — Petite ville de 1289, fondée par Cen’.ule, sur la Baise; siège de souspréfecture. Elle est bien bâtie, possède quelques belles constructions, et est ceinte de bonnes murailles. De la place qui en occupe le centre, on voit ses quatre portes. — Dans les environs, ruines de l’ancien château de SahU-Jean-de- Usiau. — Com. : vins, eaux-de-vie, chevaux, bestiaux, volailles, laines.

TUiélan fGers). — 2,050 hab. — Petite ville, chef-lieu de canton. — De sa jolie promenade on découvre parfaitement les Pyrénées. — C nm. : moutons renommés.

Rabastens (Hautes-Pyrénées). — 1,600 hab. —

( Hôtels : de l’Ancienn'e-Poste ; de Castille.) — Bourg jadis fortifié, dans une heureuse situation, au milieu de la plaine de Bigorre. 11 est généralement mal bâti.

Le chemin, depuis ce bourg jusqu’à Tarbes, est droit, planté de noyers, et de niveau comme l’allée d’un parc.

Tarbes, Tarba, (Hautes-Pyrénées). — 14,000 hab.

Sur les bords de l'Echez, aux rives de TAdour,

Dont l’onde détournée arrose ce séjour,

Et dans son sein se divise et serpente,

Quelle est cette cité si fraîche et si riante,

Dont le toit d’ardoise embellit Les murs de marbre et de granit!

(Hôtels : grand hôtel de la Paix , tenu par Keccas, sur la

place Maubourguel, excellente maison, conforlable et bien fréquentée. Des fenêtres de cet hôtel, donnant sur le jardin, on jouit de la vue des Pyrénées ; c’est là que descendent les messageries et d’autres voitures pour les eaux thermales. — Jl ôlrl du Grand-Soleil, tenu par Carrère, au N. -O. de la place Maubourguel ; il y descend aussi les diligences des Pyrénées. — Hôtel de l’Europe, en face de ce dernier. — Hôtel du Commerce, entièrement restauré, et recommandable par sa bonne tenue. — Avis aux gourmets : Les coquilles aux champignons sont fort bien préparées aux hôtels de Tarbes.)

Principaux cafés : Candellon; Gaye; Tortoni; Divan; de la Brasserie ; tous sur la place Maubourguel. Pains Perré, près de la place Maubourguel, avec jardin, remarquables par leur bonne disposition et le luxe de leur décoration.

Tarbes1, située sur les rives de l’Adour, est une ville très-ancienne et dont l’origine se perd dans la nuit des temps. Pendant les guerres de religion, elle fut détruite, et rebâtie plusieurs fois. Le Bigorre , dont Tarbes était la capitale, faisait partie de l’ancienne Gaule et en partagea la destinée. 11 ne reste de son antiquité que quelques édifices tels que le Château des comtes de Bigorre, aujourd’hui la prison, le fort de Bigorre, actuellement la cathédrale, et les Carmes, avec leur clocher élancé, aujourd’hui l’église Sainte-Thérèse, ornée de beaux tableaux par un artiste distingué de Tarbes. Les rues de Tarbes sont larges, propres, bien aérées et arrosées par les eaux de l’Adour; les murs sont généralement construits avec des cailloux roulés par la rivière; cependant beaucoup d'habitations sont en pierre de taille et en marbre du pays.

Tarbes, chef-lieu du département, possède : préfecture; évêché, érigé dans le tv* siècle; cathédrale, dans laquelle on voit un baldaquin magnifique, supporté par des colonnes de brèche antique apportées d’Italie. Palais épiscopal, grand séminaire, lycée, école de dessin et d’architecture, société d’agriculture et de belles-lettres, société philarmonique où

1 Un poêle latin a dit de Tarbes : Clara situ , specinsa solo, jurunda ftuentis, éloge (pii n’est pas exagéré. I.’cxi-Uencc de celte jolie ville remonte au delà de I èie romaine, cl Tihulle en parle dans scs Élégies.

Page 1