‹ Guide du voyageur aux PyrénéesChapitre 84 sur 226 · DE TARBES A LOURDES · texte numérisé non relu

DE TARBES A LOURDES

19 kil. (5 heures).

Maillé, ferme 1 h. 45 m.

Ecliez, village 30

Maury, ferme 25

Adé, village 1 !i .

Bousquet, ferme 50 ni

Lourdes 30

Aulour de Tarbes s’étendent des terres fécondes. La distribution de la vigne en festons et en guirlandes, dans des hautains régulièrement alignés, la fraîcheur des prairies, arrosées par Y Adour et VEchez, animent l’imposant tableau des montagnes.

En remontant cette belle plaine, on laisse sur la rive gauche de l’Adour la commune d ’Odos, oit la reine Marguerite se plaisait quelquefois à séjourner et où elle mourut en

Un peu plus loin se trouve le château de Benne. On raconte dans le pavs que B ns de Benac , compagnon de Louis IX, après être resté sept ans prisonnier en Palestine, lut cru mort par sa femme, qui se rendit aux vœux du baron des Angles, son voisin. Le jour des noces fut fixé; mais Bos, poussé sans doute par le démon de la jalousie, revient en France, où il arrive au moment du festin, se présente et est

repoussa comme Ulysse; tout le monde l’avait oublié, excepté son lévrier et son faucon, qui le reconnurent.

Au sortir de Tarbes, roule de Bagnères à droite, pont et canal de Jespes, on est dans un pays riche, abondant, à végétation vigoureuse. On traverse les rivières de YEchez et de Gennes.

Juillan est un beau village oit l'on arrive par une belle avenue; on est dans une vaste vallée riche et féconde.

Maillé.— On traverse de nouveau la Rennes, et bientôt on aperçoit Ecliez. — Rien de bien remarquable et qui doive attirer vivement l’attention jusqu’à la ferme de

Maury. — I oui près d Ossun, qu’on laisse sur (adroite, on traverse la plaine de Lanne Marinière (Lande des .Maures), ainsi nommée d’un combat qui y lut livré le 2't mai 733 aux Maures, dont 1 armée venait d’être battue près de Tours par Charles-Martel.

On entre alors dans les bois : d’un côté s’étendent ceux d 'Ossun, de l’autre ceux de Xourel, on traverse le pont et la rivière de Hieulort, puis on gravit une côte qui conduit à

Adé. joli village de 600 hab., situé à la kd. de Tarbes et 5 de Lourdes.

Descente ; le passage s’embellit : la vallée qu’on traverse est riche et variée de culture.

Bousquet. — On approche des montagnes : la route s’incline et s’élève tour à tour, et, dans celte succession de plans, ollie aux regards des spectacles variés, imposants, agrestes; car tantôt on aperçoit, tantôt on perd de vue le gave qui roule et mugit à une assez grande profondeur : on est au pied des Pyrénées.

Lourdes, Lapurdum des Romains, Miranihel des Sarrazins (Hautes-Pyrénées) — 4,300 lia b. — Hotels : Laffitte, de France, nouvellement construit entre deux promenades, et d’où l’on a une belle vue des Pyrénées; du Nord, de la Poste.

a Lourdes, dit M. J. -P. P. dans son Voyage aux Pyrénées, est le premierdegréd uniuagnitiqueamphilliéâtre de montagnes. Deux montagnes pyramidales, ou l’on exploite des carrières de marbre et d ardoises, le Gers et le Henl, renferment cette ville. Dans l’enceinte dont elles marquent l'étendue, on découvre le Château, dont la situation sur un rocher calcaire, isolé de la chaîne, a quelque chose d’aérien. Sa tour carrée

Page 1