DE MONTAUBAN A RODEZ ET A FIGEAC
kir kil. Chemin de fer ouvert dans l’automne de <858 jusqu’à Saint-Christophe.
•2 conv. par jour pour Saint-Christophe: trajet en 8 h. 30 m.; 18 fr. 70 c., 14 fr. 05 c. et io fr. 30 c. ,
Les journaux du Midi ont publié la note suivante au moment de l’ouverture de cette ligne, si remarquable par ses travaux d’art et ses aspects pittoresques :
« La partie du chemin de fer qui vient d’étre livrée, bien que d’une longueur de 167 kilomètres seulement, ne compte pas moins de 31 tunnels, 21 grands ponts sur l’Aveyron , plus un pont à 7 arches sur le Tarn, et 107 passages à niveau. Sur plusieurs points, on a été obligé d’ouvrir à l’Aveyron un nouveau lit pour établir à la place même de la rivière la levée du chemin de fer.
o Le plus important des 31 tunnels que traverse cette section de la voie est celui de Saint-Igest, qui n’a pas moins de 780 mèt. de longueur; celui de Cransac eu a 58*1 ; celui d’Es-
candolières , 500; celui de Najac,
394; celui de Brousse , établi en courbe sous le village, a 261 mèt., et celui de Saint-Antonin, 215.
' «De Najac à Monteils, sur moins de 8 kil. de parcours, on traverse 10 tunnels et l’on franchit autant de ponts.
« Le pont du Tàrn , de sept belles ar- > ches, mi-parti de pierres et de briques, est un des travaux remarquables de la ligne; celui de Brousse, de cinq arches, est en même temps courbe et biais; c’est un chef-d’œuvre de construction; celui de Belvert est également biais et courbe; celui de Montrosier est un pont-viaduc biais à quatre arches de 60 mèt. de débouché.
« La distance de Montauban à Rodez, par la voie ferrée, sera de 198 kil.; il reste 'donc à construire, de Saint-Christophe à Rodez, 31 kil.
environ.
« La gare de Montauban est à 84”, 92 au-dessus du niveau de l’Océan; 'celle de Saint- Christophe à 351", 87-; et le tunnel de Saint-Igest, qui unit les vallées de l’Aveyron et du Lot,, est élevé à 338 mèt. La station la plus haute jusqu’à Saint-Christophe, celle d’Auzits, est à 380", 65.
Pour arriver à Rodez, la Voie devra s’élever, dans la commune de Con- • courès, jusqu’à 575", 82, et puis descendre à Rodez à 534 mèt. »
15 kil. Saint-Étienne.
20 kil. S eg repelisse , V. de 3170 11., prise le 18 juin 1622 par Louis XIII. w qui en fit égorger tous les habitants.
Le château existe encore.
28 kil. Montricàivt, V. fortifiée de 1585 h.
34 kil. Brnnlqncl, V. de 1800 h.
(Tarn-et-Garonne) , située sur la Verre , près de son confluent avec l’Aveyron.
On y remarque : les ruines de son pittoresque château, un beau beffroi et de vieilles maisons.
41 kil. Penne, V. de 2986 h,, chef-lieu de cant. du dép. du Tarn , située sur la crête d’un coteau élevé, jàdis fortifiée et dominée par un fort appelé le Château du Roi. En 1212, Simon de Montfort l'obligea à capituler après un siège mémorable de 5 mois. En 1562, Montluc s’en étant
emparé, attaqua le château, qui résista, et dont tous les défenseurs furent massacrés.
54 kil. Natnl-tnlanin, V. de
5347 h. (Tarn-et-Garonne), bâtie au confluent de l’Aveyron et de la Bonnette, patrie de Jean de La Valette, ui défendit Malte contre les Turcs, e château fut pris en 1211 par Simon de Montfort, Les ruines pittoresques du château de Penne couronnent un rocher escarpé.
67 kil. Lexos.
75 kil. Laguèpie, v. de 1200 h.
86 kil. Najac , V. de 2388 h. (Aveyron) , dominée par un vieux château.
92 kil. Monteils, v, de 935 h.
102 kil. Vlllefranehe (hôt. du Grand-Soleil),. V. de 10826 h., située sur l’Aveyron à son confluent avec l’Alzou, et entourée de hautes montagnes; elle fut fondée par Aphonse, comte de Toulouse, et frère de saint Louis, près de l’emplacement de l’ancienne Oarentomagus, et elle est aujourd’hui chef-lieu d’arrond. du dép.
de l’Aveyron. On y remarque l’église collégiale, qui possède un beau porche et une haute tour flanquée de quatre tourelles. Les bâtiments du cloître (de style gothique) sont tranformés en hôpital.
112 kil. Villeneuve , V. de 3413 h.
118 kil. Salles-Cnurbatièren , v. de
123 kil. Naussac, v. de 990 h.
a 132 kil. Capdehac, voir R. 90.
* 143 kil. Pamhot.
147 kil. Viviers, v. de 852 h.
C’est de Viviers que part l’embranchement de
4 kil. l»eca*e>llle, b. indust. de 8842 h. Ce n’était, Il y a vingt ans, qu’une grange ; mais cette grange se trouvait Située sur un banc de houille de 30 à 50 mèt. d’épaisseur , et quelquefois 75, et sur des gisements de minerais de fer. L’établissement métallurgique, fondé, abandonné, nuis repris en 1840, par M. de Chabrol, se compose de hauts fourneaux, de fonderies et de forges. La force qu’on y utilise jour et nuit peut s’estimer aujourd’hui à 600 ou 700 chevauxvapeur, ce qui représente 4000 chevaux travaillant jour et nuit. La pro-
duction s’élève pflr mois à 1 200 tonnes de rails et â une assert grande quantité de fers en feuilles et en barres de tous échantillons.
150 kil. Anbln, V. de 8048 h. , où la Compagnie d’Orléans possède des houillères, des forges, des mines et des fonderies qu’elle a dû acheter au Grand-Central.
• 153 kil. Crnnwac , v. de 563 h. , qui doit sa célébrité à ses sources d’eau minérale. Ces sources, distinguées en anciennes et en nouvelles, sourdent au pied de montagnes arides. Elles ont une température de 35 â 40 degrés R. Elles sontapéritives, diurétiques et toniques. Ori les recommande surtout pour les rhumatismes chroniques , la sciatique, l’atonie de l’estomac, les engorgements abdominaux , etc. — L’établissement est de plus en plus fréquenté.
167 kil. Saint-Christophe , v. de 900 h. , dominé par une vieille tour et par une montagne conique.
De Saint-Christophe à Rodez le chemin a 31 kil. Il passera par
Marcillac, V. de 1858 h., dont la curieuse vallée renferme, à demi cachée dans une ravine rocheuse, la petite ville de Conques, qui a conservé de son ancienne abbaye V église de Sainte-Foy (xi* siècle),
Nuces, ham. v
Hallen-la-Mourrc, V. de 2894 h., située dans un vallon pittoresque où l’on remarque plusieurs cascades et une belle grotte.
Sébasac, ham.
1-98 kil. «ode* (hôt. : du Midi, de la Ville-de-Paris, des Voyageurs, des Princes), Segodunum, V. de 10871 h., bâtie sur une colline escarpée que baigne de trois côtés l’Aveyron, et d’où l’on découvre une vue très-étendue , est le chef-lieu du dép. de l’Aveyron, le siège d’un évêché et le centre d’un important commerce de grossesdraperies, de mulets et bestiaux. La cathédrale , commencée en 1274, continuée jusqu *au xvi' siècle, n’a point été terminée: elle mesure 97”, 45 de longueur, sur 36 mèt. de largeur et 33”. 33 de hauteur sous voûte. Le frontispice', qui fait face à la place d’Armes, est dépourvu de portail: l’ê-
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