‹ Guide du voyageur en EuropeChapitre 232 sur 816 · ROUTE 175 : DE BRUXELLES A ANVERS · texte numérisé non relu

ROUTE 175 : DE BRUXELLES A ANVERS

sur le territoire de laquelle se trouve l’antique château d’Elst, sur la dr. de la Nethe.

13 kil. Contich , petite V. de 4000 h., où le chemin de fer se bifurque. L’embranchement de dr. se dirige sur Turnhout, voirR. 177.

18 kil. Vieux-l)ieu , ham. au delà duquel on passe devant Berchem, quartier général de l’armée française en 1832, lors du siège d’Anvers. Berchem a un beau château du xi' siècle.

24 kil. (44 kil.) Anvers, en allem.

et en flarn. Anlwerpen (hôt. : Saint- Antoine, sur la place Verte; du Parc, même place; du Laboureur; du Bien- Être de la Patrie (Land’s-Welvaert) ; du Courrier; du Pot-dE’tain: du Petit- Paris : — Restaurants : Bertrand, place de Meir ; Rocher de Cancale , même place; Suisse , rue du Berceau. — Cafés : Suisse , Français , place Verte; de l'Empereur, place de Meir.— Poste aux lettres, place Vérte.

— Vigilantes, place Verte et place de Meir : course en Ville, 50 cent.; au dehors, 1 fr.;àl’heure,onpayelf.50c.

la première heure, 1 fr. les heures suiv. — Bagages : 50 cent, au porteur pour un seul paquet; 1 fr. pour un coffre et un sac de nuit; 25 cent, de surplus par colis) , V. de 102 7G1 h. , située sur la dr. de l’Escaut, à son confluent avec la Schyn; cité ancienne , pillée en 837 par les Normands, ravagée en 874 ; très- florissante au xvi' siècle: en partie détruite en 1576 par les Espagnols; prise en 1746, puis en 1792, par les Français; annexée à la France; considérablement accrue par Napoléon, qui la dota d’un port militaire; prise en 1831 par le maréchal Gérard, après unsiégede24 jours.

Aujourd’hui elle est le chef-lieu de la prov. d’Anvers, la deuxième capitale de la Belgique , et un grand centre manufacturier, commercant et artistique. Elle a vu naître Que'ntin , Massys, Mathieu Brill, F. Sneyders, Pourbus, Pierre-Paul Rubens, G. de Crayer, les deux Téniers, A. Van Dyck, Simon de Vos, Peter Neefs, N. Fyt et le graveur Edelynck. Elle possède des chantiers de construction et d’armement pour les navires de commerce et de transport, des manufactures de tabacs

et des fabriques' de dentelles et de tapis.

Monuments religieux. — La cathédrale, ou église Notre-Dame , est un édifice du style gothique, commencé en 1352; quelques parties n’ont été terminées qu’au xvi* siècle. La flèche , commencée en 1422, terminée en 1518, a 122 mèt. de hauteur (226 marches conduisent à la grosse cloche, baptisée en 1507 par Charles- Quint, et, 622 jusqu’au sommet de la tour). L’intérieur de l’église est un admirable musée, renfermant dans ses nefs, dont les 125 piliers supportent 230 arcades, des tableaux de Rubens, parmLlesquelsdeux de ses chefs-d’œuvre : la Descente de croix , l’Élévation en croix, et en outre : la Visitation, la Présentation au temple, la Résurrection , l’Assomption (retable du maître autel), œuvre admirable peinte en 16 jours; — d’Otto Venius : une Cène, les Noces de Cana; — de Murillo ; un saint François; — une belle statuette de la Vierge, de Duquesnoy; — les tombeaux des imprimeurs Moretus et Plantin; le tombeau de Capello, orné d’un Christ en marbre blanc sur une croix de marbre noir, chef-d’œuvre de Van der Neer. Le chœur, dont on admire les belles stalles, est de 1533. En dehors, on voit, au pied de la tour, l’épitaphe de Quentin Massys , sous le portrait du peintre, et près de là, un puits en feuillage de fer, exécuté par lui au marteau. — L’église Saint-Jacques fut commencée en 1479 , le chœur fut terminé en 1507; le portail et le jubé en marbteen sout fort remarquables. Ses plus belles peintures sont; de Van Baelen , une Résurrection; de de Vos , une' Tentation de saint Antoine; d’Otto Venius , un Calvaire, une Cène; de Rubens, une Vierge, près de laquelle il a peint son pere en saint Jérôme, ses deux femmes en Marthe et Madeleine , un de ses fils en ange , et lui-même en saint Georges; de Jordaens, un saint Charles; de Van Dyck , un Christ en croix. Les vitraux peints sont de Dieppenbeck.— L’église Saint - Borromée, construite en 1614, et décorée de marbres variés, renferme plusieurs toiles estimées. — L’église Saint-Paul, de 1262, possède des ta-

278 BELGIQUE

bleaux de Rubens , Van Dyck, Joi> daens , Frank, Van Baelen, Martin de Vos. — L’église Saint-Augustin renferme le Mariage de sainte Catherine de Rubens. Le retable est de Van Dyck, et la chaire de Verbruggen. — L 'église Saint-Antoine de Padoue possède également des tableaux de Rubens et de Van Dyck. — Dans l’église Saint-André , on voit le Martyre du saint, par Otto Venais; un Ange gardien de Van Dyck, et, du même, les. Disciples d’Emmails, ainsi qu’un mausolée élevé à la mémoire de Marie Stuart.

Edifices civils. — L’hôtel de ville est un palais de belle architecture italienne , à quatre grands corps de logis , avec une façade de 80 met. de longueur , surmontée d’une image colossale de la Vierge, et un fronton décoré de statues. Bâti en 1560, incendié en.

1 576 , il fut reconstruit , ciijq ans après , tel qu’on le voit aujourd’hui. — La Bourse, incendiée en- 1858, datait de 1531 : on la regardait comme le premier édifice de ce genre qui existât en Europe. Elle doit être prochainement réédifiée. — La Maison anséalique des Osterlings, entrepôt de l’ancienne Hanse teutonique, appartient aux villes libres de Hambourg , Brême et Lubeck.

Le musée, ouvert gratuitement le dimanche et le lundi (les autres jours,

1 fr. 'd’entrée) contient : de Rubens, 12 grands tableaux, parmi lesquels un Christ entre les deux larrons et l’Adoration des Mages; — do Van Dyck, un Christ mort et deux Christ en croix ; — de Jordaens , deux portraits; — l’Abbave de Saint -Brunehaut, par Breughel de Velours; — une Descente de croix de Massys;- — des toiles de Coxcie , Frank le Vieux, Pourbus, Holbein et Van Eyck. — On remarqué encore à Anvers : le palais du roi , sur la place de Meir. Il n’est jamais ouvert au public. — La maison de Rubens, rue de Rubens, n" 1A50- — Le monument élevé à ce grand peintre, statue de bronze par Geefs, posée sur un piédestal haut de 5 mèt. : elle fût érigée en 1840, le jour de la fête biséculaire de Rubens.' — Le théâtre date de 1 829 , et fut terminé en 1834; il donne des représentations.

4 fois par semaine. — La Vieille-Bou- .cherie, vaste édifice commencé en 1500 et terminé en 1503, et servant aujourd’hui d’entrepôt de céréales. — Le jardin soologique , près de la station du chemin de fer , ouvert en 1 844 , possède une belle collection d’animaux vivants et empaillés. (Entrée, 1 fr.) — Les vastes bâtiments de l’entrepôt ont été construits en 1829. — On peut visiter aussi les bassins remarquables ? dus à Napoléon, et la citadelle, qui présente cinq fronts de défense.

Diligences et paquebots pour Rptterdam; paquebots pour .Londres et Liverpool.

D’Anvers à Gand, voir R. 176;— à Turnhout, voir R. (77; — à la frontière de Hollande, voir Hollande, R. 193.

d’anvers a gand.

Chemin de fer. 59 kil. 5 conv. par jour; trâj, en 1 h. 30 m. et 2 h., pour 4 fr. 50 c.. 3fr. et 2 fr.

On franchit l’Escaut sur un bateau à vapeur.

4 kil. Zwyndrecht , V. de 6368 hab.

2000 femmes environ s’y occupent de la fabrication des dentelles.

9 kil. Beveren.

15 kil. Nieukerke.

19 kil. ttalnt-NicolaM (hôt. : de Flandre, delà Pomme-d’Or), immense v. ou V. de 21 780 hab. , chef-lieu d’arrond. de la Flandre orientale.

25 kil. Mille-Pommes.

32 kil. î.okeren (hôt. :de la Poste, des Quatre-Sceaux) , V. de 17 091 hab., située sur la Deurme, et de laquelle part un embranchement sur Termonde et Alost, voir R. 174.

41 kil. Beirrelde.

50 kil. Gand, voir R. 170.

DE MALINES A TÜRNHOUT.

Chemin de fer, 58 kil. 3 conv. pay jour; traj. en i h. 50 m. et 2 h., pour 5 fr. 20 c.,

4 fr. 05 c. et 2 fr. 50 c.

13 kil. de Malines à Gontich, voir R. 175.

Page 1