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À EMDEN

176 kil. par la diligence. Traj. en 7 h.

HOLLANDE

jusqu'à Groningue. Chemin de fer concédé de Leuwarden a Emdep.

Harlingen ( hôt. Heerenlogement) est une Y. de 9000 hab. , située au bord du Zuyderzée, sur remplacement d’une autre ville engloutie par la mer en 1134, et protégée contre ^envahissement des eaux par une des plus fortes digues de la Hollande, haute de 13 mèt., et consolidée à sa base par trois rangs de pieux enfoncés dans le sol.

On peut faire le trajet de Harlingen à Leuwarden , soit en diligence, soit en trekschuit.

32 kil. Leenwardcn (hôt. Nieuwe Doelen) , V. de 24 401 hab. , capitale de la Frise (Friesland), province qui se distingue, par les mœurs et parles costumes de ses habitants, des autres parties de la Hollande ; la coiffure des Frisonnes attire particulièrement l’atteution. On remarque, à Leuwarden,

la vieille tour d’une église qui fut détruite par un ouragan , l’hôtel de ville, le vieux château des gouverneurs de la Frise.

52 kil. Dokknm , petite V. près de laquelle les Frisons tuèrent saint Boniface , en 755.

92 kil. Groningue, voir R. 203.

126kil. Winsclwlm (hôt. de la Poste), V. fortifiée de 2000 hab. située près de la frontière, au milieu de tourbières exploitées.

140 kil. AVwe Schanse , petite forteresse sur la frontière de Hanovre.

150 kil. Weener, V. allemande, située surl’Ems, que l’on traverse dans un bac.

ICO kil. Leer (hôt. : Koning van Preussen, Pritiz van Oranien), V. de 5000 hab., où l’on peut prendre le bateau à vapeur (départ tous les jours), qui conduit, par un trajet plus agréable que la route de Leer, à

176 kil. Emden, voir R. 210.

ALLEMAGNE

RENSEIGNEMENTS GÉNÉRAUX

1. Situation, limites, étendue. — 2. Population.' — 3. Aspect physique, montagnes et eaux. — h. Climat. — 5. Productions. — 6. Divisions naturelles et divisions politiques. — 7. Aperçu historique. — 8. Monnaies, mesures et poids. — 9. Passe-ports, — to. Douanes, Zollverein. — il. Moyens de transport : chemins de fer, bateaux à vapeur , diligences , voituriers, bagages. — 12. Hôtels. — 13. Télégraphie électrique. — lit. Bibliographie.

1. Situation, limite», étendue. — L’Allemagne (en allem. Deutschland, en ital. Germania et Alcmagna, en angl. Germany ) est située au centre de l’Europe, dont elle forme la quatrième partie environ, entre les 45° et 55° latitude N. et les 18" et 3° longitude E. de Paris. Sa plus grande longueur, du N. au S., est d’environ 1500 kil; sa plus grande largeur, de l’E. à l’O. , de 1300. Elle a pour limites : au N. , la mer d’Allemagne , le Danemark et la Baltique ; à l’E., la Pologne, la Gallicie et-la Hongrie; au S., la Dalmatie, l’Adriatique, le royaume Lombardo-Yénitien et la Suisse; à l’O., la France, la Belgique et les Pays-Bas.

Sa superficie générale est de 11430,97 milles carrés, voir le tableau, p. 309. Les deux grandes puissances de l’Allemagne, la Prusse et l’Autriche, possèdent, en dehors de la Confédération germanique, de vastes territoires que l’on peut considérer comme faisant partie de l’Allemagne , bien qu'ils ne soient pas représentés à la diète de Francfort, et qu’ils-soient presque tous habités par des populations de races complètement distinctes du rameau germanique. Ce sont les provinces de la Prusse orientale et de Posen, appartenant à la Prusse ; la Gallicie, la Hongrie, la Transylvanie, la Croatie, le Banat, etc., etc., pays autrefois indépendants, aujourd’hui annexés à l’Autriche. Quant au royaume Iombardo-vénitien, il appartient de fait à l’empire d’Autriche; mais, géographiquement, il est impossible de le séparer do l’Italie.

- 2. Population. — Elle est, suivant le dénombrement de 1853, de 43286 116 hab. (voir le tableau), parmi lesquels on compte environ 30 millions d’Allemands, 6 millions de Slaves, 300000juifs, 300000 Français ou Wallons, 5000 Grecs ou Arméniens. Avec les pays annexés,, la population de l’Allemagne s’élève h plus de 70 millions d’habitants.

3; Aspect physique, montagne» et eaux. — Bien de plus varié que l'aspect physique de ce pays les sommets des montagnes atteignent plus d,e 4000 ruèf. ; les basses plaines sont au-dessous du niveau de la mer , dont elles sont préservées par des digues, partout où des dunes n’existent pas. Les principales chaînes de montagnes sont : les Alpes (rhétiques, noriques, carniques, juliennes, dinariques), les Caçpathes, le Tatra, les Sudètes, le Riesengebirge , le Schwarzwald (Forêt-Noire), le Taunus, l’Odenvyald , le Hundsrück, le Rhœngebirge, le Fiphtelgebirge, le Thuringerwald, le Harz, le Spessart, FErzgebirge, leilittelgebirge, l’Eifel, le Vogelsberg, le Westerwald, La BœhmerwaJd, le Wesergebirge, etc. L'Allemagne tout eutière forme une grande pçnte inclinée vers le N. Au S. se dressent les Alpes, puis viennent les hauts

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plateaux de la Bavière et du Salzbourg; plus au N., s’entre-croisent des chaînes de montagnes de hauteur moyenne, et enfin, sur les bords de la mer, s’étendent les longues plaines ininterrompues du Hanovre et de la Prusse.

Les eaux qui descendent de ces montagnes sont : dans la mer d’Allemagne au N. : le Rhin, qui reçoit de nombreux affluents (parmi lesquels le Neckar, le Mein, la Moselle, la Lahn); — l’Ems; — le Weser; — l’Elbe, qui reçoit toutes les eaux du bassin fermé de la Bohème (affluents : l’Adler, laMoldau, le Havel avec la Sprée); — dans la mer Baltique (Ostseej : l’Oder, qui prend sa source près de la Vistule; — laVistule (Weichsel); — dans la mer Noire, à l’E. : le Danube (Donau), qui reçoit de nombreux affluents (l’Inn, l’Atlmühl, l’Enis, Piller, l’Isar, lu Lech, le Raab, la Theiss, la Save, la Drave, etc.); — dans l’Adriatique , au S. : l’Adige (Etsch), qui se déverse dans la mer par une embouchure très-rapprochée de celle du Pô. — Des 500 cours d’eau de l’Allemagne, 60 sont navigables. — Descanaux rçlient le Mein au Danube et le Danube à l’Adriatique. — Les principaux lacs (Seen) de l’Allemagne appartiennent à la région des Alpes au S. y et à la région des plaines basses au N. On remarque les lacs : de Constance, Chiernsee, Warmsee, Ammersee, Kœnigssee, Acheensee, Tegernsee, Walchemsee, Traunsee, Hallstaedtersee, Tollenscrsee , Dammersee, Medünsee, Schwerinersee , Ruppinersee. — On compte un grand nombre d’eaux minérales, parmi lesquelles celles d’Aix, Bade, Baden (près Vienne), Carlsbad, Creuznach, Ems.Gastein, Hombourg, Kissingen, Sedlitz, Setters, Soden , Teplitz, Wiesbade, Wildbald, sont les plus estimées ou les plus fréquentées.

4. Climat. — Le climat est moins varié qu’on ne pourrait le supposer au premier abçrd; mais cette égalité 'de climat provient de l’inclihaison générale de l’Allemagne vers le N. La grande élévation du plateau méridional au-dessus du niveau de la mer lui donne des conditions climatériques analogues «4 celles des basses plaines, situées beaucoup plus au N. L’altitude d’un côté, et de l’autre,la latitude, se compensent. La température méyennc est do ]20centigr.; les extrêmes sont 0° et -j-22°,5 centigr. pour toute l'Allemagne. La quantité moyenne de pluie est de 0”,68 par année. Le vent dominant est celui du S. O. , excepté dans la basse Autriche, où le N. O. est plus fréquent.

5. Productions. — Le règne minéral est riche en Allemagne. On y exploite des mines d’argent (123000 marcs par'an), d’or (182000 marcs), de euiyre (39000 quintaux), de fer (3000 quintaux) , de plomb (200 000 quintaux), de mercure, de -cobalt, de manganèse, d’étain, d’antimoine, de bismuth, d’arsenic, d’alun , de soufre, de sel (6 milliohs de quintaux), de houille, de marbre, de kaolin, de cinabre, de porphyre, de chaux, dlardoise, d’albâtre.

Le règne végétal n’offre rien de particulier : on cultive toutes les céréales , tous' les fruits d’Europe. Les arbres les plus communs dans les forêts sont, au N., les pins, les sapins et les bouleaux; au centre, les chênes et les hêtres;' au S. , les mélèzes.

Le règne animal présente un grand nombre de variétés. On évalue à 14 millions le nombre des têtes de bétail, à 3 millions celui des chevaux, à 40 millions celui des moutons, h 8 millions' celui des porcs. On estime les dhevaut du Meoklenbourg et du Holstein; les boeufs des marches de la Baltique, de la Frise orientale, ainsique de la Suisse; les moutons de Saxe et de Silésie; les porcs de la Westphalie, de la Saxe prussienne et de la Bavière. L’élève des oies et l’éducation des abeilles constituent uue industrie particulière au N. de

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l’Allemagne. Le gibier (cerfs, chevreuils, chamois, sangliers et lièvres) abonde dans les forêts. Les rivières sont poissonneuses. On rencontre l’hultre par bancs sur les côtes de la mer du Nord.

6. Blvlulon» naturelle», division» poil tique». — Les divisions de l’Allemagne sont tout à fait arbitraires. On la partage tour à tour en Allemagne septentrionale, centrale et méridionale, et en haute , -moyenne et basse Allemagne.

Le tableau suivant indique le nom et le nombre des confédérés, leur rang, le nombre de voix qu’ils possèdent dans les délibérations de la diète , leur importance territoriale , et le 'contingent qu’ils doivent fournir à l’armée fédérale :

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