Hambourg
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ALLEMAGNE
7. Aperçu historique. — 11 est difficile de donnerune idée exacte de cette vaste confédération d’Etats divers, réunis par la communauté d’une seule langue, mais formés d’éléments qui ne présentent pas un ensemble homogène, sans dire quelques mots de l’histoire de l’Allemagne.
La Germanie des Romains comprenait, outre le territoire actuel, toute la Scandinavie* en partie conquise par les Romains, qui hfttirent une ligne de fortifications dans le S. , pour se garantir des invasions des hommes du Nord. Elle fut traversée, à l’époque de la chute du monde romain, par les terribles invasions des barliares. Plus tard, la monarchie française ayant été fondée par Clovis, vainqueur des Allemanni à Tolbiac, la Germanie passa sous la domination des successeurs de ce prince, et Charlemagne, en 800, fut couronné empereur et César , après avoir dompté les Saxons et leur avoir imposé le baptême. Charlemagne y traça des circonscriptions politiques, ecclésiastiques et administratives. 11 y établit des évêchés, il y construisit des forteresses, des palais impériaux, qui bientôt donnèrent naissance à autant de villes. Toutefois, les descendants de Charlemagne, trop faibles pour garder cet immense empire, virent l’autorité suprême leur échapper peu â peu, et la hiérarchie féodale s’établit insensiblement en Allemagne. Les chefs d’armées rendirent leurs charges ou fiefs héréditaires; les évêques devinrent seigneurs terriens. Après la mort de Louis IV (912), les seigneurs s’assemblèrent à Worms pour choisir un empereur, et la dignité impériale devint élective. Au xn' siècle se forma», l’ordre teutonique, association de barons qgi, depuis, jqua un si grand rôle dans l’histoire de ce pays. Au xhi* siècle, les villes, opprimées par les, nobles, s’armèrent et formèrent des ligues ; celle. du Rhin d’abord., puis celle de PElbe (la Hanse) : oette dernière devint puissante et embrassa plus de GO villes ; c’est de cette époque que date l’établisse nient de la plupart des familles souveraines de l’Allemagne moderne . C’est alors aussi que naquit ou se répandit la chevalerie, et que commença le développement intellectuel de l’empire, fruit de ses rapports avec l’ïtalie ; mais cet empire ne fut plus alors qu’une sorte de république fédérative composée de seigneurs, grands, moyens et petits, mais tous indépendants, et de villeslibres,avecun empereur ou soi-disant tel pour président.
Violemment agitée par la réfortne et les guerres religieuses du xv" et du xvt' siècle, et plus tard par les luttes avec la France, cet empire se démembra en 1801 : la République française avait conquis unepartie de l’Allemagne , et le traité de Lunéville, qui lui donnait toute la rive g. du Rhin, de Bâle il Nimègue, portait que les princes dépossédés seraient indemnisés par la sécularisation des principautés ecclésiastiques (un sixième alors du territoire allemand). Le nombre des électeurs fut augmenté, et, quand Napoléon devint empereur, François II, de son côté, se fit couronner empereur, non pas d’Allemagne,- car l’empire allemand n’existait plus, mais d’Autriche. Un grand nombre de ses membres laïques furent supprimés et presque tous ses membres ecclésiastiques. L’empire d’Allemagne avait existé 1006 ans, de Charlemagne (800) à François II (1806). En même temps, Napoléon organisait la confddd ration du Rhin, placée Sous son protectorat, avec Francfort pour siège de la djète. L’archevêque de Ratisbonne, prince anticbancelier, en était président. Les confédérés se séparaient à jamais de l’empire germanique et s’unissaient à la France par une alliance défensive et offensive.
Après la lsttaille de Leipsick, la confédération fut dissoute, et le territoire français envahi. Le congrès de Vienne, en 1815, procéda à une nouvelle déli-
RENSEIGNEMENTS GÉNÉRAUX
mitation de territoire : les souverains qui s’étaient donné le titre de roi le gardèrent; une nouvelle confédération se forma et prit le nom de Confédération germanique. Une diète pesrmanente, siégeant à Francfort-sur-le-Mein, et composée des plénipotentiaires des souverains et d’un député des quatre villes libres , fut chargée de régler les rapports des confédérés.
En 1848, le peuple allemand, aspirant à l’unité nationale, se réunit en assemblées populaires sur la ligne du Rhin. Un parlement s’ouvrit à Francfort, les élections terminées, pour constituer l’unité allemande, nomma l’archiduc Jean d’Autriclxe vicaire de l’empire, puis offrit la couronne impériale au roi de Prusse, qui n’osa pas l’accepter. Enfin, la réaction l’emporta, et l’acte fédératif de 1815, qui établissait la confédération germanique, fut remis en vigueur.
8. Monnaie*, mesures et poids. — 1. Monnaies. — Le système monétaire allemand présente à l’usage uneeertaine difficulté. Il se complique et varie suivant les nombreux Etats qui composent l’Allemagne. Toutefois, ces États, aux termes d’une convention récente que .nous mentionnons ci-dessous, ont essayé de le ramener, sinon à l’unité, du moins à .une simplicité relative.
On compte 3 variétés principales de monnaies :
Le thaler (écu de la valeur de 3 fr. 75 c.) ; ■
Le florin du nhin ou d’empire , gulden (de la valeur de 2 fr. 14 c.) ;
Le florin d'.«.utrlche ou de convention, gulden (de la valeur de 2 Tr. 50 c.)* Le thaler (écu), th. , se divise en 30 silbergrosseben (gros d’argent), sgr. (de 12 cent. 1/2), et le silbergrosseben en 12 pfennigen ou deniers, pf. ( 1 pfennig vaut 1 cent.). — JV. B. 14 thalers valent 1 marc d’argent fin.
Le gulden, florin du Rhin ou d’empire, fl., se divise en GO kreutzers ( de 3 cent. 4/7), et le kreutzer, kr. , en 4 pfennigen (d’environ 3/4 de centime).
Le gulden ou florin d’Autriche ou de convention , fl. C. M. , se divise en 100 parties appelées neukreutser.
Réduction des francs en argent allemand.
Argent de Prusse. • * irè °U Argent de convention.
th-
sgr.
pfenn.
fl.
kr.
kr.
i fr. vaut
S fr. valent....
■ o fr. » .. ..
100 fr. » ....
ko
Réduction de l'argent allemand en francs.
Argent de Prusse.
fr. c.
1 pfennig vaut...... « i ‘
i silbergrosscheu v. » li i/a
5 id. valent. » 62 l/'i
id. id. .
thaler (30 sgr).. *
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id. • • . . »
100 id. ....
Argent du Rhinoù d’Empire. Argent de convention.
i pfennig vaut
i kreutzer vaut
5 id. • valent....
10 id. id. ...
I florin/ 60 kr. ) v..
5 id. id
10 id. id
100 id. id
fr.
fr.
i neukr. .
id.
id.
id. .
i n.(ioonk).
5 fl.
10 fl.
Ul4
La livre Monétaire sera de 500 grammes divisés en 1000 parties, suivant le système décimal.
Les royaumes de Prusse, Saxe et Hanovre adoptent le taux de 30 thalers , égal à 1 livre d’argent fin l’empire d'Autriche, le taux de 45 florins, flont la valeur est égale à celle de 30 thalers (1 livre d’argent fin); — les royaumes de Bavière et de Wurtemberg, les grands-duchés de Bade et de Hesse , le duché de Suxe-Meiningen, la principauté de Saxe-Cobourg , la ville libre de Francfort, adoptent le taux de 30 thalers ou de 14 thalers. — Les monnaies de l’Allemagne seront des fractions de la livre d’argent fin. Le titre sera de 9/10 d’argent.
Il sera frappé deux espèces de monnaies d’argent principales, savoir :
1“ Pièces d’un thaler de l’Union (1/33 de livre d’argent fin), équivalentes à 1 thaler, à 1 1/2 florin d’Autriche.
2° Pièces de deux thalers (1/15 de livre d’argent fin), équivalentes à 2 thalers, à 3 florins d’Autriche.
Les monnaies d’or seront i
1° La couronne (1/jiO de livre d’or fin) ;
2° La demi-couronne (1/100 de livre d’or fin). — N- B. Cette monnaie d’or n’aura pas cours forcé. Sa valeur sera déterminée d’après le prix de l’or dans le commerce.
Les dispositions résultant de ce contrat d’union monétaire n’ayant pu encore produire les heureux résultats qu'on en espère, nous croyons utile de donner ici les renseignements qui suivent :•
Tout voyageur passant d’un Étal dans un autre État dont la monnaie est différente, devra avoir soin de se procurer, chez un changeur, de l’argent de l’État sur le territoire duquel il se proposera de séjourner, nefùt-ce que pour quelques jours. Il y trouvera toujours du bénéfice, surtout en Autriche.
Si l’on ne doit pas faire un long voyage, il vaut mieux emporter de l’or français que des lettres.de change ,-sur lesquelles les banquiers prélèvent d’énormes droits de commission.
2. Mesures. — L’unité de mesure linéaire est le pied, dont la longuejir varie suivant les Etats. Il équivaut à 1/3 du mètre à peu près (28 centim. à Brême, Cologne, Francfort, Hambourg , Hanovre; 31 centim. à Berlin et à Vienne). Dans les derniers temps, plusieurs Etats (Bade, Autriche) ont adopté pour mesure légale le pied de 50 centimèt., c’est-à-dire la moitié du mètre; mais l’usage de cette mesure plus scientifique n’est pas encore devenu général.
Les distances sont calculées en milles et en heures. Le mille allemand varie selon les États. Il vaut : en Autriche, 7586 mèt. 472 cent.; — à Bade, 8888 mèt. 900 cent.; — en Bavière, 7425 mèt. 786 cent.; — en Bohême, 6910 mèt. 124 cent. ;— en Prusse, 7532 mèt. 485 cent.;— en Saxe, 7500 mèt. ; — en Wurtemberg, 7507 mèt. Mais le mille officiel est partout le mille géographique de 15 au degré; sa longueur est de 7408 mèt, — Une poste allemande se compose de 2 milles. — Les heures sont généralement calculées sur une moyenne de 5 kil. à l’heure.
3. ’ Poids. — L’unité de poids est la livre , qui varie de 405 grammes (livre de Breslau) à 560 grammes (livre de Vienne). Toutefois, l’union douanière a déjà adopté la livre de 5Q0 grammes.