Ligne aînée ou Philippine
Philippe, IcHardi..., 1270-1285
1» Branche aînée.
Philippe IV, le Bel 1285-1314
Louis X, le Hulin 1314-1319
Jean I*r(le Posthume) 1316
Philippe V, le Long 1316-1324
Charles iy, le Bel 1322-1328
2* Branche puînée ou de Valois (isiut de Philippe III, par un frire de Philippe IŸ, Charles de Valois, pire de Philippe VI.
Philippe VI, de Valois. 1328-1350
Jean II, Is Bon isso-1364
Charles v, le Sage..... ....... 1364-1380
(a) Rameau aîné de la branche de Valois.
Charles VI, le Bien-Airhé 1380-1422
Charles VII, le Victorieux 1422-1 46 1
Louis XI 1461-1483
Charles VIII 1483-1498
(6) Rameau cadet de la branche de Valois ou de Valois d’Orléans (issu de Charles V, par Louis, duc d'Orléans, son second fils).
Primogéniture, Orléans-Orléans (mue de Charles, duc d’Orléans , fils unique de Louis S Orléans).
Louis XII.. 1498-1515
FRANCE
Secondogéniture, Orléans-Angouléme ( issue de Jean, comte d’Angouléme, deuxième fils de Louis, duc d'Orléans et petit-fils de Charles F).
François I*» 1515-1547
Henri II 1547-1559
François II..... 1559-1560
Charles IX 1560-1574
Henri III 1574-1589
2. Ligne cadette ou Robertine, ou motion de Bourbonfissue de Robert de Clermont, sixième fils de saint Louis et frire de Philippe III).
Henri IV 1589-1610
Louis XIII, le Juste I6KM643
1* Branche ainée de la maison de Bourbon.
Louis XI V, le Grand.., 1643-1715
Louis XV, le Bien-Aimé 1715-1774
Louis XVI (déclaré déchu du trône le 18 août 1792, décapité le 21 janvier 1793) 1774-1793
Louis XVII ( en prison , mais
censé roi)
RpjjuMii/ue (proclamée le 21 sep-
1793-tm
Convention
Consulat (Bonaparte 1" consul.
puis consul à vie)
Empire (Napoléon Bonaparte,
dit Napoléon I", empereurdes
Français, roi d’Italie, etc.) ..
Napoléon ( pour la 2* fois du
20 mars au 24 juin)
2» Branche putnée de la maison de Bourbon ou maijon d’Orléans (issue de Philippe, deuxième fUs de Louis XI II, et frire de Louis XIV).
Louis-Philippe 1830-1848
République (proclamée le 26 février) 1848-1852
Empire (Napoléon III) 1852
18. Monnaie».— On a cru généralement, jusqu’en des temps qui ne sont pas encore fort éloignés dé nous , que les monnaies étaient des signes conventionnels de la valeur des choses et que leur cours dans le commerce dépendait uniquement de la volonté du souverain par qui elles étaient mises en circulation. Tout le monde sait aujourd’hui que les pièces métalliques sont des marchan dises , destinées à être échangées contre d'autres marchandises , supposées de même valeur. Quand un particulier entre dans la boutique d’un drapier et donne , soit une pièce de vingt francs , soit quatre pièces de cinq francs pour emporter un mètre d’étoffe, il y a en présence, non pas. comme on le «lit communément, un vendeur et un acheteur, mais, suivant la stricte réalité, deux négociants, dont l’un vend du drap et l’autre de l’or ou de l’argent.
La connaissance de la valeur intrinsèque des métaux monnayés est la base de toutes les transactions. Or , cette valeur dépend , d’abord du poids de la pièce, ensuite de son degré de pureté.
Les opérations de change, fort compliqués et fort obscures autrefois, ont été facilitées par la merveilleuse simplicité du système décimal français , que les autres peuples tendent à s'approprier successivement.
Conformément à ce système, le titre monétaire, c’est-à-dire le degré de pureté, s’exprime par millièmes. Les monnaies d’or et d’argent de France, contenant un alliage d’un dixième , sont dites au titre de neuf cent millièmes (900/1000). Onze de nos pièces d’or et d’argent représentent donc la valeur qu’auraient dix de ces mêmes pièces, si elles étaient en or ou en argent pur.
Bien que le prix des métaux précieux, comme celui de toutes les marchandises , soit réglé par l’offre et la demande , ce prix se maintient en harmonie avec le prix légal que le gouvernement leur attribue en fabriquant des monnaies. Il est clair que celui qui possède de l’or ou de l’argent en barres ne le
RENSEIGNEMENTS GÉNÉRAUX. 13
livrera pas dans le commerce au-dessous du prix qu’il en peut tirer en le faisant monnayer : de môme qu’on ferait fondre des espèces d’or et d’argent plutôt que de payer ces métaux plus cher sous forme de lingots que sous forme de monnaie. Le prix legal se confond donc en définitive avec le prix commercial.
En France, le prix légal do l’or et de l’argent, tarifé en 1803, n’a pas varié depuis cette époque , savoir :
Valeur du kilogramme au pair, ou sans retenue.
0 | à l'état pur 3Wi fr. 44 cent.
t avec l'alliage au dixième... 3100 »
i à l'état pur .' 222 22
Argent. j avec l'alliage au dixième 220 »
Ainsi, 155 pièces de vingt francs , valant 3100 fr. pèsent un kilogramme d'or pur ; 40 pièces de cinq francs pèsent aussi un kilogramme qui se décompose en 900 grammes d’argent pur et 100 grammes de cuivre dont la valeur n’est pas comptée.*
• Un kilogramme d’argent monnayé au titre de 900 millièmes représentant 200 fr. , on peut établir, par le plus simple calcul, les poids de nos monnaies d’argent.
La pièce de 5 fr. » c. pèse 25 grammes.
~ La loi suppose en France que l’or a quinze fois et demie la valeur de l’argent ; c'est d’après cette proportion que le poids des pièces d’or a été calculé.
La pièce d’or de ko fr. pèse 12 grammes 903 millièmes.
Les pièces de bronze font exception à ces règles. Leur poids n’est pas en rapport avec leur valeur intrinsèque, le prix du métal étant trop bas et la fabrication trop dispendieuse. Cette nouvelle monnaie est composée de 95 parties de cuivre pur, de 4 parties d’étain et de 1 partie de zinc.
Un autre avantage du système français est la concordance parfaite entre la monnaie de compte et la monnaie effective. 11 y a encore des pay* où les comptes s’établissent en monnaies idéales , sans corrélation avec les pièces métalliques en usage dans le public. Des calculs de compensation y sont nécessaires pour solder les moindres transactions.
On voit aisément, d’après ce qui précède, en quoi consiste l’opération du change. Le titre et le poids d’une pièce étrangère étant connus , il s’agit d’évaluer ce qu’elle contient d’or ou d’argent pur, suivant le tarif légal adopté en France.
Les expériences sur le degré de fin, et les calculs sur le poids sont faits, pour toutes les pièces connues, avec la plus rigoureuse précision. Les résultats, révisés chaque année, en sont consignés dans V Annuaire du bureau des longitudes.
Monnaies françaises.
Les monnaies françaises sont assujetties, sous le rapport de leurs divisions,
ik
FRANCE
de leur titre, de leur poids et de leur module, au système métrique décimal des poids et mesures.
Aux termes de la loi du 2 germinal an xi (28 mars 1803) , 5 grammes d’argent, au titre de neuf dixièmes de (in , constituent le franc , l’unité monétaire.
Dans l'échelle décimale, on passe de l’unité aux nombres 10 et 100 qui, divisés par 2 et 5, les seuls diviseurs de 10, donnent les pièces de 50 et de 20 fr. , puis de 5 et de 2 fr. ; mais , en descendant, on a la dixième et le centième du franc, nommés décime et centime; leur division par 2 et 5 donne 50 et 20 cent. , puis ft et 2 cent. La division décimale du franc comprend donc seulement les pièces de 1, 2, 5, 10, 20, 50 cent.; viennent ensuite le franc et ses multiples décimaux de 2, 5, 10, 20, 50 et 100 fr. La pièce de 40 fr. , qui n’est pas décimale, ne se fabrique plus.
ôr
Argent.
Brome.
Pièces de too fr. ( frappées depuis 185») .. îoo fr. » c. pèsent Mgr. 25»
Id