‹ Guide du voyageur en EuropeChapitre 27 sur 816 · AO · texte numérisé non relu

AO

(frappées à divers types.

depuis 1802 jusqu’à nos

jours)

AO

Id

(frappées depuis is'ts). . .

(frappées depuis I85t)...

Pièces de 5 fr. (frappées à divers types, depuis 1T95 jusqu'à nos

jours)

2 Id

— t Id

— demi-franc ou 50 centimes. Id..

— 20 centimes ( depuis i8«)

Décimes nouveaux

Sou décimal nouveau

Deux centimes

Un centime

Les monnaies de différents volumes ont plus ou moins de diamètre , suivant leur poids et la nature du métal dont elles sont composées; mais on a eu soin, en général, qu’aucun de ces diamètres ne fût le même pour les monnaies d’or, d’argent et de bronze, afin qu’elles ne pussent être confondues dans les piles ou les rouleaux, et qu’on pût les distinguer à la piemière vue ou au tact.

Le diamètre ou module des pièces étant fixé en nombres entiers de millimètres, elles peuvent offrir des mesures usuelles de longueur, ainsi par exemple ;

19 pièces d’argent de S fr. et il de 2 fr... J donnent , mètre.

ou 20 pièces d argent de 2 fr. et 2o pièces de î fr )

La banque de France émet des billets de ; 5000 fr. , 1000 fr. , 500 fr. , 200 fr. et 100 fr. (il est question d’émettre des coupures de 50 fr.), qui tiennent lieu d’argent monnayé et qui sont payables à vue, en espèces, à la hanque et dans ses succursales. Ces billets doivent toujours être acceptés pour leur valeur entière. Us ne perdent jamais un centime; quelquefois seulement on paye de 15 à 50 centimes pour le change.

19. Mesures et poids. — Le nouveau système métrique français a eu

RENSEIGNEMENTS GÉNÉRAUX. 45

pour but et pour effet de soumettre toutes les mesures et toüs les poids é une même loi, et de réduire les calculs à celui des nombres décimaux.

L’unité de longueur est le mètre, l’unité de superficie l’are, l’unité de volume le stère, l’unité de capacité le litre, l’unité de poids le gramme.

La composition des noms des mesures plus grandes ou plus petites a lieu, en faisant précéder l’unité principal des mots : myria, kilo, hecto, déca, déci, centi, milli.

Us désignent: dix mille, mille, cent, dix, dixième, centième, millième.

Myriamètre

Kilomètre , ....

Hectomètre

Décamètre

Mètre, unité fondamental «

des poids et mesures

Décimètre

Centimètre.

Millimètre

Hectare

Are

centiare.,..

Mesures de longueur.

ioooo mètres, i ooo — îoo —

Dix - millionième partie du quart du méridien ter-

restre.

(dixième du mètre...;.,..,.,, o,i

i centième du mètre.. ...r. o,oi 1 millième du mètre o.oot

Mesures agraires.

100 ares ou ioooo mètres carrés.

îoo mètres carrés, carré de 10 mètre» de eûté. Centième de l’are ou mètre carré.

Mesures de capacité pour les liquides et les matières sèches.

Kilolitre îooo litres ou t mètre cube.

Hectolitre îoo litres.

Décalitre to litres.

Litre I décimètre cube ou 1000 grammes d’eau distillée.

Décilitre i dixième du litre.

Mesures de solidité.

Dècastère le stères.

Stère... 1 mètre cube.

Décistère 1 dixième du mètre;

Poids.

1000 kilogrammes Poids d'un mètre cube d’eau on du tonneau métrique.

100 kilogrammes Quintal métrique.

Kilogramme 1000 grammes.

Hectogramme 100 grammes.

Gramme Poids d’un centimètre cube d’eau à 4 centigrades.

Décigramme I dixième du gramme 0,1

Centigramme..... 1 centième du gramme 0,01

Milligramme i millième du gramme 0,001

20. Pa»«e-porta.— Les Français qui veulent voyager en France doivent être porteurs d’un passe-port à l’intérieur (prix 2 fr.) , valable pour un an seulement, qu’ils sont tenus de montrer à toute réquisition aux gendarmes ou autres agents de l’autorité publique.

Les Français qui veulent voyager à l’étranger | doivent avant leur départ se munir d’un passe-port à l’étranger (prix 10 fr.) , visé par le ministère des affaires étrangères de France , et par les ambassadeurs des divers États sur les territoires desquels ils auront l'intention de pénétrer.

Les passe-ports à l’étranger se délivrent :

Dans les départements , à la préfecture, sur l’avis motivé des maires;

A Paris, à la préfecture de police, soit sur un ancien passe-port, soit sur un certificat ou bulletin des commissaires de police. — L’assistance et la signature de deux témoins patentés et domiciliés dans le quartier qu'ils habitent sont absolument nécessaires à tous les individus qui demandent un pareil certificat.

M. François, ancien employé, se charge de faire légaliser les passe-ports dans les ambassades et légations diverses. On le trouve au bureau des passeports, de 9 heures 1/2 du matin à 4 heures de l’après-midi, après 4 heures, place Dauphine, 14. (On ne reçoit que les lettres affranchies.)

Les passe-ports qui lui seront remis avant dix heures et demie pourront ordinairement être visés le soir du même jour pour la Belgique, la Hollande, et les Affaires étrangères. Ceux qui lui seront remis après cette heure ne peuvent être régularisés que pour le lendemain soir.

Les passe-ports pour toute l’Allemagne peuvent être visés pour le lendemain soir, quand ils lui sont remis avant dix heures et demie du matin.

Les passe-ports pour l’Italie entière peuvent être prêts' pour le lendemain soir, quand ils lui sont remis avant deux heures après-midi.

Les passe-ports remis après les heures ci-dessus fixées exigent un jour de plus pour leur régularisation.

Il est pris 1 fr. de commission podr chaque visa des ministères , ambassades ou légations.

Il est bien entendu que, dans les débours faits aux ambassades ou légations ci-après, le franc de commission donné pour obtenirchacun de ces visas n'est pas compris.

Autriche 3 »

Bade 5 »

Bavière 5 »

Belgique 5 »

Chili S >•

Banovre 5 »

Hesse-Darmstadt.. 5 »

Mexique 6 »

Ambassades où l’on paye :

Nouvelle-Grenade. 10 »

Naples 2 »

Nassau 2 »

Pérou S »

Portugal 5 x

Prusse 5 »

Rome 3 »

Russie 5 »

Sardaigne 4 »

Saxe 5 »

Suède S »

Suisse...... 3 »

Toscane S »

Turquie 2 r>o

Vénézuèla io »

Les étrangers qui voyagent en France sont également tenus d'avoir un passe-port en règle, visé soit par un ambassadeur, soit par un consul français. Ils doivent montrer ce passe-port à toute réquisition , aux gendarmes et autres représentants de l'autorité publique. Les étrangers qui voyageraient en France sans passe-port s’exposeraient à être arrêtés et emprisonnés jusqu’à ce qu’ils aient justifié de leur identité.

A Paris et dans les grandes villes , les Français et les étrangers sont admis , sur la simple présentation de leur passe-port, dans un grand nombre de monuments et d’établissements publics, aux jours et heures où le public ne peut pas y entrer.

21 . iioiittnc* et octroi*.— La douane est , personne ne l'ignore , une administration chargée de percevoir les droits imposés à la frontière sur l’entrée et la sortie de certaines marchandises , et de veiller à ce que les importations

,nnolr

RENSEIGNEMENTS GÉNÉRAUX

et les exportations prohibées n’aient point lieu ; elle ne comprend pas moins de 20 000 employés , soumis au régime militaire et portant un uniforme spécial et des armes. Sur un grand nombre de points il y a encore, bien que la contrebande ait considérablement diminué depuis une vingtaine d'années, trois lignes de douanes. Les étrangers qui entrent en France sont donc obligés d'ouvrir leurs malles, valises, portemanteaux, etc., aux douaniers, et de leur permettre patiemment d'y faire toutes les recherches que leur suggère leur caprice, dans l’espoir d’y découvrir des marchandises et des denrées prohibées ou soumises à un droit d’entrée. S’ils étaient porteurs de ces marchandises ou de ces denrées , qu'il serait trop long d’énumérer ici , ils devraient les déclarer préalablement et payer les droits, à moins de prohibition absolue (en ce cas ils laisseraient à la douane l’objet prohibé pour le reprendre à leur retour) ; sinon , elles seraient saisies ; et non-seulement ils les perdraient , mais ils pourraient être eu certains cas condamnés à une amende considérable. Les douaniers ont même le droit exorbitant de fouiller les voyageurs suspects et de les forcer à se déshabiller de la tête aux pieds ; mais les femmes ne peuvent être visitées personnellement que par des femmes. Quand on a subi une visite , si on doit franchir une seconde et une troisième ligne de douanes , on fait en général plomber les bagages visités : c’est une dépense minime, moyennant laquelle on évite une assez grande perte de temps et beaucoup d’ennuis.

L’ocfrot est une sorte de douane locale. Les employés de l’octroi, établis aux portes ou aux barrières des villes , sont chargés de percevoir les droits que ces villes prélèvent sur les objets de consommation , compris dans les cinq catégories suivantes : boissons et liquides, comestibles, combustibles, fourrages et matériaux. En conséquence ils ont le droit de visiter, eux aussi, les bagages des voyageurs pour s’assurer qu’ils ne contiennent aucun objet sujet aux droits d’entrée. Mais cette visite n’a lieu qu’à Paris et dans quelques grandes villes, et, depuis l’établissement des chemins de fer, les employés de l'octroi se bornent en général à demander aux étrangers s’ils n’ont rien à déclarer; une réponse négative leur suffit: ils font sur les bagages, avec un morceau de craie blanche, un signe conventionnel qui en autorise la sortie; mais ils pourraient, s’ils le jugeaient convenable, visiter chaque malle l’une après l'autre.

22. Moyen» «le transport.— Les principaux moyens de transport dont les Français et les étrangers peuvent se servir en France sont : les chemins de fer , les diligences , la poste et les bateaux à vapeur.

Les chemins de feb français exploitent aujourd’hui près de 6500 kilomètres, et ils en construisent ou en étudient près de 6000 qui leur ont été concédés. Leurs recettes totales s’élèvent déjà (novembre 1857) a plus de 300 millions par an. Les principales administrations sont celles d’Orléans, de Paris à la Méditerranée, du Nord, de l’Est, de l’Ouest, du Midi, des Ardennes, etc. On trouvera en tête dé chaque route l’indication des moyens de transport qu’on peut employer pour parcourir cette route; afin d’éviter des répétitions inutiles, nous nous bornerons à donner ici quelques renseignements généraux sur les chemins de fer français.

Constatons-le d’abord : ils sont beaucoup mieux établis, mieux organisés, . mieux tenus que les chemins de fer étrangers, surtout que les chemins de fer anglais; leurs voitures sont plus confortables, leurs prix moins élevés (l’Alle-

magne exceptée de cette dernière comparaison) : leur service est plu* régulier, leur vitesse plus grande.— Les trains express ne contiennent que des voitures de 1” classe; les trains mixtes ou omnibus se composent do voitures de !'•, 2* et 3* classes. — La distribution des billets cesse 5 minutes avant l’heure du départ.—Les billets ne peuvent servir que pour le jour et l’heure Indiqués. Ils doivent être présentés à l’entrée des salles d’attente et conservés pour être remis à la station d’arrivée; ils seront, pendant le trajet, représentés à toute réquisition aux employés île la compagnie. Les voyageurs qui ne peuvent pas remettre leur billet à la sortie payent le prix de leur place calculée sur la distance la plus éloignée, à moins que le point de départ ne soit constaté par le bulletin de bagage. — Un billet non timbré, ou portant le timbre d’un autre jour, est considéré comme nul. — Les billets une fois pris, on n’en rend pas la valeur.

Les bagages doivent être apportés à la station, pour y être enregistrés, 15 minutes au moins avant le départ. Les bagages qui sont présentés trop tard sont remis au départ suivant et taxés comme messagerie. Pour faire enregistrer son bagage il faut être porteur de son billet de place. Les voyageurs peuvent conserver leur bagage dans les voitures, pourvu qu’il ne puisse causer aucun embarras. Tout paquet ou colis enregistré est placé dans les wagons à bagages. Les compagnies ne répondent pas des objets non enregistrés. L’enregistrement est de 10 centimes par chaque expédition. Les voyageurs doivent conserver avec soin leurbulletin de bagage pour le rendre contre la remise de leur colis.

Il est alloué, en franchise de port, à chaque voyageur, 30 kilogrammes de bagages. L’excédant de ce poids est taxé d’après les tarifs de chaque ligne.

Avant le départ, les voyageurs sont parques dans des salles d’attente dont on n’ouvre les portes que beaucoup trop tard. Ils ne peuvent entrer dans les voitures que munis d'un billet. Ils ne peuvent se placer dans une voiture d’une autre classe que celle qui est désignée par leur billet. Il est défendu de passer d’une voiture dans une autre, et de se pencher en dehors. Il n’est pas permis d’entrer dans les voitures, ni d’en sortir, autrement que par la portière qui fait face au côté extérieur du chemin de fer. Les voyageurs ne doivent sortir des voitures qu’aux stations, et lorsque le train est complètement arrêté.

Sur certaines lignes , les dames , sur leur demande , peuvent être placées dans un compartiment spécialement réservé pour elles.

L’entrée des voitures est interdite : 1° à toute personne en état d’ivresse ou vêtue de manière à salir ses voisins ; 2“ à tous les individus porteurs de fusils chargés ou de paquets qui, par leur t'olume ou leur odeur, peuvent gêner ou incommoder les voyageurs.— Tout porteur d’un fusil doit , avant son admission sur les quais d’embarquement, justifier que son fusil n’est pas chargé.

Aucun chien n’est admis daus les voitures à voyageurs; les chiens sont muselés et placés dans des caisses spéciales; ils doivent être amenés 10 minute* avant l’heure du départ.

Le service des facteurs dans les gares est entièrement gratuit. Mais , à l’arrivée , il est d’usage de donner un pourboire aux facteurs qui transportent les bagages dans les omnibus ou autres voitures publiques.

Dans les gares des principales villes, on trouve des buffets généralement bien tenus , où l’on peut se procurer , à des prix modérés et fixes , du bouillon , du café , de la viande chaude et froide , du vin , des liqueurs , du pain , des gâteaux et des fruits. Aux heures des repas, certains buffets tiennent des tables

RENSEIGNEMENTS GÉNÉRAUX

d’hôte dont le prix est de 3 fr. 50 c. (vin compris). Le potage est servi quand Je train arrive, et, en descendant de voiture, on n’a qu’à se mettre à table.

Un indicateur de la semaine, ou du mois, est indispensable à toutes les personnes qui voyagent sur les chemins de fer français. Les heures de départ varient souvent. Ces indicateurs se vendent de 20 à 30 centimes.

Poste. — Depuis l’établissement des chemins de fer, les voyages en poste sont devenus fort rares en France; ils seraient même impossibles aujourd’hui sur les grandes lignes : on ne trouverait pas de chevaux. Le Livre de poste , qui n’a pas été réimprimé depuis 1854, contient du reste tous les renseignements nécessaires aux voyageurs qui désireraient se servir encore de ce mode de transport. Nous ne parlons pas ici des malles-poste , car tous les services sont supprimés.

Diugekceb. — Les diligences françaises, composées de trois compartiments , le coupé surmonté d’une banquette ou impériale , l’intérieur et la rotonde , se sont retirées peu à peu devant les chemins de fer , contre lesquels il leur était heureusement impossible de lutter. Les messageries royales-nationales - impériales^ et les messageries Laffitte et Gaillard, s’étaient en effet coalisées pour exploiter le public, qu’elles transportaient à des prix excessifs dans des voitures aussi laides qu'incommodes. Un certain nombre de ces voitures, devenues beaucoup plus basses et plus étroites, circulent encore, dans l’intérieur de la France, entre les villes que ne relient pas les chemins de fer. Elles font de 10 à 12 kilomètres à l’heure. Leurs prix sont trop variables pour pouvoir être indiqués ; on paye généralement de 50 à 75 cent, par lieue (4 kilomètres) dans le coupé, et de 30 à 40 cent, dans l’intérieur. La rotonde est toujours moins chère que l’intérieur. Il n’est dû aucun pourboire ni au conducteur ni au postillon. Les places sont numérotées et chaque voyageur a droit au numéro qu’il a retenu. On ne doit pas manquer, en arrêtant sa place, de se faire délivrer un bulletin qui constate qu’on a droit à telle place, dans tel compartiment , pour tel jour , à telle heure , et qu’on a payé à l’avance telle somme pour arrhes; car ce bulletin peut devenir nécessaire en cas de contestation ultérieure.

Outre les diligences proprement dites , on trouve , dans l’intérieur de la France, un certain nombre de mauvaises voitures (omnibus , courriers, pataches, etc.), qui correspondent avec les chemins de fer où qui vont d’une ville à l’autre. Ces voitures sont généralement plus incommodes que les diligentes ; mais, à moins d’aller à pied, ou de prendre une voiture particulière, qui ne serait pas plus confortable et qui irait plus lentement, on est obligé de s’en servir. rr/"'

Bateaux a vapeur. — Des bateaux à vapeur naviguent encore , malgré la concurrence des chemins de fer , sur la Saône , la Seine , le Rhône , la Loire , la Garonne; nous les indiquerons dans l’itinéraire qui suit cette introduction. Nous n’avons rien de particulier à en dire ici.

23. wrételn. — Les hôtels de France (ceux de Paris et de quelques grandes villes exceptés), qui, dans la plupart des départements, ne méritent que le nom d’auberges , sont tout à la fois supérieurs et inférieurs à ceux des autres contrées de l’Europe ; ils manquent presque tous de propreté ; le service y est mal fait ; on n’y trouve pas le confortable que l’on serait en droit d’y chercher : mais leuf s lits sont bons , leur cuisine est souvent excellente , et ils ont con-

FRANCE

servé jusqu’à ce jour des prix modérés. Dans les chefs-lieux de département , on est mal logé et bien nourri pour 6 fr. 50 c. à 7 fr. par jour; le service se paye à part (de 50 cent, à 1 fr.). Dans les villes inférieures , la dépense ne s’élève pas à plus de 5 fr. par jour : pour ce prix on a un déjeuner à la fourchette, un dîner et une chambre. En outre, dans tous les départements du Centre et du Midi et dans beaucoup d’autres localités, le vin ne se paye pointa part. Mais à ces conditions les repas doivent être pris à une table commune, appelée table d’hôte et servie à une heure fixe. Les déjeuners ou dîners servis à d'autres heures ou dans une pièce séparée coûtent plus cher. La bougie n’est cotée sur la note que dans les grandes villes.

Il est d’usage , quand on sort de sa chambre , de fermer la porte et de remettre la clef au concierge ou de la pendre à son numéro, sur un tableau placé à cet effet, soit dans le bureau, soit dans la cuisine; si l’on a des valeurs considérables on fera bien , en cas d’absence , de les confier au maître de l’hôtel , qui en devient alors responsable.

iV. B. On ne gagne rien à marchander dans les hôtels ou auberges de France. Les prix sont les mômes pour tous les étrangers.

24. Café*. — Les cafés des petites villes ne sont que d’affreux estaminets fort malproprement tenus ; les dames ne doivent pas y entrer. Mais les grandes villes , Lyon , Marseille , Bordeaux , etc. , ont des cafés restaurants aussi beaux et aussi bons que ceux de Paris (voir ci-dessous page 27).

25. Ptstr aux lettre*.— Les voyageurs se font adresser poste restante les lettres qu’ils désirent recevoir; ces lettres leur sont remises par les employés sur la présentation de leur passe-port.

Les lettres échangées entre les bureaux de la France et de l’Algérie payent les taxes ci-après :

Affranchies. Non affranchies.

Jusqu’à 7 gr. i/a inclusivement....

# • fr. 30

Las timbres-poste , avec lesquels on affranchit les lettres ,

sont

(le

cinq

couleurs différentes ; verte, valeur 5 cent.; bistre, valeur 10 cent.; bleui, valeur 20 cent. ; orange, valeur 40 cent. ; rouge, valeur 80 cent. ; ils sont vendus dans les bureaux de poste et les débits de tabacs. Les particuliers 4# vent coller eux-mêmes les timbres sur les lettres. Toute lettre pour l’inténeurL revêtue d’un timbre insuffisant , est considérée comme non affranchie , et taxée» comme telle, sauf déduction du prix du timbre. Les lettres pour l’étranger sont affranchies, soit au moyen de timbres-poste , et jetées à la boîte, soit en numéraire aux guichets , et laissées entre les mains des agents ; revêtues de timbres insuffisants , elles sont considérées comme non affranchies et ne peuvent recevoir cours, si elles sont pour des pays pour lesquels l'affranchissement est forcé. L’emploi fait sciemment d’un timbre-poste ayant déjà servi est puni d’une amende de 50 à 1000 fr.

2fi. Télégraphie électrique.— Les dépêches télégraphiques privées sont soumises à la taxe suivante qui est perçue au départ :

Pour une dépêche de un à quinze mots , il est perçu un droit fixe de 2 fr. , plus

RENSEIGNEMENTS GÉNÉRAUX

10 cent, par myriamètre; au-dessus de quinze mots,- la lave précédente est augmentée d’un cinquième pour chaque série de cinq mots. 11 est accordé, pour l’adresse de chaque dépêche, de un à cinq mots qui ne sont pas comptés. Audessus de cinq mots , l’excédant est compté et taxé avec le corps de la dépêche. Le lieu de départ et la date sont transmis d’office.

Tout nombre jusqu’au maximum de cinq chiffres est compté pour un mot. Les nombres de plus de cinq chiffres représentent autant de mots qu’ils contiennent de fois cinq chiffres, plus un mot pour l’excédant; les virgules et les barres de division sont comptées pour un chiffre; toute fraction de myriamètre est comptée comme un myriamètre.

Indépendamment des taxes ci-dessus spécifiées , il est perçu pour le port de la dépêche un droit de 50 cent.

Les bureaux télégraphiques sont ouverts tous les jours, y compris les fctes et dimanches, du lor avril à la fin de septembre, de 7 heures du matin à 9 heures du soir-, du l,r octobre à la fin de mars, de 8 heures du matin à 9 heures du soir.

Lorsqu’il est établi un service de nuit, la taxe est doublée pour les dépêches transmises la nuit.

Toutes les distances sont prises à vol d’oiseau.

27. Bibliographie. — Autant les ouvrages généraux sont rares , autant les monographies sont nombreuses. En 1845 , M. Girault de Saint-Fargeau a publié un volume in-8, de 504 pages à 2 colonnes, intitulé : Bibliographiè historique et topographique de la France, ou Catalogue de tous les ouvrages imprimés en français depuis le xve siècle jusqu’au mois d’avril 1845, classés 1° par ordre alphabétique des. anciennes provinces; 2° par départements formés desdites provinces ; 3° par ordre, alphabétique des villes , bourgs ou villages compris dans ces différents départements. Bien que ce volume contienne les titres d’environ 12 000 ouvrages, il est loin d’être complet ; en outre , il s’arrête à l’année 1845. En attendant que M. Girault de Saint-Fargeau en publie une seconde édition , revue et augmentée , nous le recommanderons à tous les voyageurs français ou étrangers qui désireraient faire des études spéciales sur telle ou telle ville ou province. C’est un travail aussi estimable qu’utile. Nous n’indiquerons ici à nos lecteurs, outre la collection de guides itinéraires publiés dans la Bibliothèque des chemins de fer, qu’un ouvrage édité en 1847 par MM. Dubochet, Lechevalier et Cie ; il a pour titre Patria, et pour sous-titre : la France ancienne et moderne, morale et matérielle, ou Collection encyclopédique et statistique de tous les faits relatifs à l’histoire physique et intellectuelle de la France et de ses colonies. Il contient la matière de plus de 20 volumes in-8 , et il a été rédigé avec un soin tout particulier par des écrivains qui n’avaient pas moins de conscience que de talent.

La partie de la Bibliothèque des chemins de fer consacrée à la France comprend déjà plus de trente volumes enrichis de nombreuses gravures, de cartes et de plans de villes. Nous devons, faute déplacé, nous borner à en publier ici les titres : la France, par Richard (M. Adolphe Joanne travaille depuis plusieurs années à un itinéraire complet de la France, qui aura deux volumes et qui se divisera ainsi : 1" volume, centre et midi; 2' volume, nord, est et ouest). Paris illustré; les Environs de Paris illustrés , par Adolphe Joanne; de Paris à Lyon et à Auxerre, de Paris à Bordeaux, de Paris à Nantes, de Paris à

FRANCK

Fontainebleau , rie Paris ri Versailles, de Parte ri Saint -domain , de Parie <1 Sceaux et ri Orsay, de Bordeaux A Bayonne , de Bordeaux d Cette, les Pyrénées, le Dauphiné, etc., par Adolphe Joanue; de Lyon d la Méditerranée, par Frédéric Bernard : de Paris à Dieppe, et au Havre , par Eugène Chapus ; de Parie ri Caen, par Louis Ênault; de Paris à Strasbourg , par Moléri; de Paris à Bruxelles, à Calais. A Boulogne, par Eugène Guin,ol: de Paris d laval, d Alençon et d limites, par Moutier : les l.’etux du .Mont Dore et Vichy, par Piesse, etc.

28. carte* et plan*.— La meilleure carte de France est celle qui est exécutée par ordre du gouvernement au dépôt général de la guerre, assujettie à une triangulation méthodique entièrement neuve, et soumise ou comparée à des observations astronomiques spéciales : fondée, pour l'expression du relief du terrain, sur de nombreuses cotes géométriques de nivellement rapportées au niveau moyen de la mer; gravée à l’échelle du 80 000', en 258 numéros, représentant 208 feuilles pleines , d’une dimension de 5 décimètres sur 8.

I.e nombre des numéros publiés (novembre 1857) s’élève à 185.

Le tableau d’assemblage se vend séparément 7 fr.

Le titre se vend aussi séparément k

Chaque feuille se vend 7

Les demi-feuilles k

Pour les parties de la France qui ne se trouvent i>as sur les cartes publiées jusqu’à ce jour par le dépôt de la guerre , nous recommanderons de préférence les cartes de Cassini. Du reste il existe un grand nombre de cartes générales ou particulières , dont on trouvera l’indication dans la Bibliographie de la France, par Girault de Saint-Fargeau (voir ci-dessus).

29. Itinéraire en France.— Quoi qu’en puissent dire certains fabricant* de guides anglais et allemands , qui se sont peut-être contentés de la traverser en diligence ou en chemin de fer , la France est un pays très-intéressant à visiter. Ce qui la distingue surtout des autres contrées de l’Europe, c’est son extrême variété ; elle jouit en effet de climats si différents que , du nord au centre, du centre au midi, de l’est à l’ouest, elle change complètement de nature et d’aspect. Sans doute on y trouve dans certaines parties de trop grand* espaces complètement plats, stériles ou cultivés, qui fatiguent la vue par leur monotonie ; mais , en revanche , que de régions montagneuses et pittoresques , que de beautés, que de phénomènes naturels , que de monuments curieux, que ÿ de sources minérales que d’exploitations agricoles, que de produits d’une cé-

lébrité européenne, que d’établissements industriels n’ofîre-t-elle pas aux touristes, aux artistes, aux géologues, aux agriculteurs, aux malades, aux gourmets, aux commerçants, aux manufacturiers? Nous indiquerons dans l’itinéraire à ces diverses classes de voyageurs tout ce qui peut les intéresser. Nous dirons seulement ici que les touristes proprement dits et les artistes devront visiter de préférence le Dauphiné, les Pyrénées, le Jura, l’Auvergne, les hautes et basses Alpes, les Vosges, les Ardennes, le Morvan, les bords de la Saône, de la Seine, de la Loire, du Rhône, de la Garonne, la Normandie, la Bretagne, le Languedoc, la Provence et le Limousin.

PARIS

lenseigncments généraux.

L'arrivée.— Quand un étranger ar rive à Paris, par un convoi de chemin de fer,— on n’y arrive plus autrement — il est obligé, avant de sortir de la gare, d’attendre que les bagages soient déchargés et rangés en ordre dans une salle disposée tout exprès pour les recevoir. Cêtte opération terminée (elle dure de 10 à 15 minutes) , on l’introduit dans la salle des bagages proprement dite; il doit alors chercher ses malles . caisses ou portemanteaux (des écriteaux portant les noms des principales villes où le convoi s’est arrêté et de celles d’où il est parti , l’aideront dans cette recherche) , puis les laisser visiter par les employés de l’octroiqui ont le droit de se faire ouvrir tous les colis et même de les déballer, mais qui, se contentant généralement de l’affirmation qu’on n’a rien d déclarer . s'empressent de les marquer, avec du blanc, d’une croix, destinée a leur servir de laissez-passer, à la porte de sortie , où la remise du bulletin de bagage est exigée de cliaue voyageur. Lesemployés du chemin e fer transportent moyennant un léger pourboire tous les bagages des arrivants aux omnibus et aux remises, fiacres et cabriolets, qui stationnent dans la cour. Les omnibus coûtent moins cher qu’une voiture particulière à une personne seule (voir ci-dessous les prix) , mais ils font souvent de longs trajets avant de vous conduire à votre destination ; il vaut donc mieux prendre une voiture particulière si l’on est pressé , quand même on serait seul ; à deux il y a économie non-seulement d’argent, mais de temps.

voiture» publiques. — Les voitures publiques qu’un voyageur peut prendre à la sortie de la gare des chemins de fer sont de quatre espèces. Il y a 1° les voitures sous remise; 2“ les voitures de place; 3° les omnibus spèciaux ; 4° les voitures de famille.

1 « Voilures sous remise. Ces voitures,

qui ressemblent pour la plupart à des voitures de maître et qui ont en général de meilleurs chevaux que les voitures de place, stationnent clans les divers quartiers de Paris sous des hanars ou remises; on en trouve aussi ans toutes les gares des chemins de fer. Leurs prix sont ainsi fixés pour Paris, pgur la banlieue en deçà des fortifications et pour le bois de Boulogne:

De six heures du matin d minuit 30 m.

La oourse. L’heur®.

Voitures à 2, 4 et 5 places. 2fr. a fr. 25 c. De minuit 30 m. à six heures du matin. Voitures à 2, 4 et 5 places. 2fr. 50 c. 3fr.

.V. B. Il est dû une indemnité de retour de 75 c. au cocher qui aura conduit, soit à ta course, soit à l’heure, à l’intérieur du bois de Boulogne.

V Voitures de place. Les voitures de place ( fiacres . coupés, cabriolets) stationnent sur certaines places , qui leur ont été spécialement désignées par l’administration, et dans les gares des chemins de fer.

Une ordonnance de police en date du 24 décembre 1867 a fixe ainsi le prix des voitures de place pour Paris , la banlieue en deçà des fortifications et le bois de Boulogne :

De 6 heures du matin à minuit 30 m.

La courte. L’houre.

Voitures à 2 places i fr. 25 c. 1 fr. 75 c.

Voitures à 4 et 5 places. 1 » 4o » 2 » »

De minuit 30 m. à 6 heures du matin.

Voitures à 2 places 2 fr. 2 fr. 50 c.

Voitures à 4 et 5 places. 2 » 2 » 50 »

N. B. 11 est dû une indemnité de retour de 50 c. au cocher qui aura conduit, soit à la course, soit à l’heure, à l’intérieur du bois de Boulogne.

Dispositions communes aux deux tarifs.

Tout cocher qui sera pris , soit sur une station de voitures, soit sur tuut autre point de la voie publique, pour aller charger à domicile, sera tenu de marcher à la course, pourvu que le trajet n’ait pas exigé plus de 10 minutes.

FHANCE.

Dans le cas contraire , le cocher aura : droit au prix de l'heure, qui lui sera dù à 1 partir du moment où il aura été pris.

Tout cocher qui aura été appelé pour aller chercher quelqu’un à domicile , et qui sera renvoyé sans être employé, recevra, à titre d'indemnité de déplacement, 50 c. si c’est une voiture de place, et 75 c. si c’est une voiture sous remise.

Lorsqu'un cocher aura été pris pour aller charger a domicile et marcher à l'heure, le prix de l'heure lui sera dû à partir de son arrivée à la porte du voyageur , pourvu que le trajet n'ait pas exigé plus de to minutes.

Dans le cas contraire, le cocher aura droit au prix du temps qu’il aura mis pour se rendre du point où il aura été pris au domicile indiqué.

Le prix de la ir« heure sera toujours dù intégralement, lors même que le cocher n’aura pas été employé pendant l'heure entière.

A compter de la deuxième heure inclusivement, le prix à payer sera calculé suivant l'espace de temps pendant lequel le cocher aura été employé.

Les cochers transporteront les paquets et bagages des voyageurs toutes les fois que le volume et la nature de ces objets permettront de les placer, soit dans l’intérieur, soit sur l'impériale des voitures, sans qu'il puisse en résulter de détérioration.

Ils seront tenus d'en effectuer le chargement et le déchargement.

Ils percevront 20 cent, par colis.

Au-dessus de deux colis, ils ne pourront percevoir plus de 50 cent., quel.que soit le nombre des colis.

Ne sont pas considérés comme colis :

les cartons, sacs de nuit, parapluies et autres menus objets que le voyageur porte à la main.

Tout cocher sera tenu d’avoir dans sa voiture, à la place fixée par l’autorité, un compteur conforme au modèle adopté.

Le compteur sera mis en mouvement par le cocher au moment où la voiture marchera au compte du voyageur.

Les cochers devront se faire payer d'avance lorsqu'ils conduiront des personnes aux théâtres, spectacles, bals, concerts et autres lieux de réunion et de divertissements publics .

Us sont autorisés à se faire payer im-

| médiatement, si les personnes conduites > descendent à l'entrée d’un jardin public ! ou de tout autre lien où il est notoire qu'il : existe plusieurs issues.

Les cochers seront tenus de faire marcher leurs chevaux à raison de io kilom. à l'heure.

Les personnes qui auront pris une voiture a l'heure auront le droit d'indiquer au cocher l'itinéraire qu'il devra suivre.

Le cocher qui, dans une course, aura été détourné de son chemin par la volonté de la personne qui l'emploiera, aura droit au prix de l'heure.

Le cocher pris à la course, et qui, sans être détourné de son chemin, sera requis de déposer en route une ou plusieurs des personnes qui se trouveront dans sa voiture, n’aura droit qu'au prix de la course.

Le cocher pris pour marcher à la course devra suivre le chemin le plus court ou le plus facile.

Dans aucun cas, les cochsrs ns pourront exiger de pourboire. (Art. 23.)

3* Omnibus spéciaux. Les omnibus spéciaux des chemins de fer (nous parlerons plus lard des autres omnibus qui suivent toujours un même itinéraire) stationnent dans l’intérieur des gares, et conduisent les voyageurs à domicile . aux hôtels et aux bureaux d'où ils partent, et qui seront indiqués au paragraphe intitulé départ de Paris.

Leurs prix diffèrent peu pour les diverses lignes de chemins de fer. Nous nous bornons à donner ici les tarifs du chemin de fer de Lyon, qui serviront de renseignements suffisants pour les autres lignes.

Traint arrivant de 6 h. du mat. à min.

voyageurs ayant 10 kilog. de ba- fr. c.

gages » 30

Voyageurs ayant de 1 1 à 30 kilog.

de bagages ....t... » 00

Bagages excédant 30 kilog. Far kilog n 01

Trains arrivant de min. à 6 h. du mat.

Voyageurs ayant 10 kilog. de ba- fr. c.

gages » 50

Voyageurs ayant de n à 30 kilog.

de bagages 1 »

Bagages excédant 30 kilog. Par kilog « io

PARIS. — RENSEIGNEMENTS GÉNÉRAUX

HâIoIm. — Paris possède un nombre considérable d’hôtels, depuis les magnifiques palais destinés aux familles

firincières jusqu’aux affreux réduits où e mendiant trouve moyennant 10 centimes un asile pour la nuit. Aucune capitale n’offre à cet égard autant de ressources aux étrangers. Chacun peut se loger à Paris selon ses goûts et ses moyens , car le,prix d’une chambre varie par jour de 100 francs à 1 franc.

Nous ne pouvons qu’indiquer ici quelques-uns des principaux hôtels de l”et ue 2° classe , sans en recommander aucun spécialement. Ils sont tous en effet généralement bons; mais on y est plus ou moins bien logé et servi, et l’on y paye plus ou moins cher. Il faut donc , en arrivant dans un hôtel , demander , avant de s’y installer définitivement , les prix de l’appartement ou de la chambre , de la table d’hôte, du service, etc. De cette manière seulement on réglera sa dépense selon son budget.

La plupart des étrangers qui viennent à Paris se logent sur la rive ;droite de la Seine, entre le Louvre, le Palais- Royal , les boulevards et les Champs- Elysées. Les principaux hôtels de ce quartier justement recherché sont :

Le grand hôtel du Louvre , situé entre le Louvre et le Palais-Royal, construit en 1855, aux frais d’une compagnie d’actionnaires. Les chambres sont au nombre de 600 et la salle à manger publique peut contenir 1050 convives; — l’hôtel des Princes, rue Richelieu, 97 ; — L’hôtel Meurice, l’hôtel H’indjor, l’hôtel Brighton , situés tous trois me de Rivoli; — l’hôtel de Bristol, place Vendôme, 5; — l’hôtel de Lille et d’Albion, rue Saint-Honoré, 323; — l’hôtel des Étrangers, rue Vivienne, 3; — l’hôtel du fihin, place Vendôme , 4 ; — l’hôtel de la Terrasse, 50, rue de Rivoli ; — l’hôtel de France et d’ Angleterre , rue des Filles- Saint-Thomas, 10, et rue Richelieu, IB ; (bonne table d’hôte à % fr. avec vin ; chambres de 3 fr. et au-dessus); — l’hôtel du llelder, rue du Helder; — l’hôtel de Tours, place de la Bourse; — le grand hôtel Louvoie, place Louvois et rue de Richelieu, situé en face de la bibliothèque; — le grand hôtel de Lyon, rue des Filles-Saint-Thomas, 12; — l’hôtel de Normandie, 240, rue Saint-Honoré; —l’hôtel des Alpes, rue de Richelieu,- 12;— le grand hôteld' Oxford et de

Cambridge, rue d'Alger, 13 ; — l’hôtel Bergère, rue Bergère, 34; — l’hôtel de Bade, boulevard des Italiens, 32; — l’hôtel de Montmorency, même boulevard, 30, et en face, au n*23, l’hôtel des Italiens-,— l’hôtel de Douvres, 25, rue de la Paix; — l’hôtel Vouillemont , rue des Champs-Elysées, 13; — les hôtels Mirabeau, rue de la Paix, 8 ; — de Westminster, 13 , id. — des Iles Britanniques, id., 22; — de Canterbury, id., 28; — de la Paix, id., 34 ; — de Vendôme, place Vendôme, 10; — de Clarendon, rue Castiglione, 4; — de Castiglione, rue Castiglione, 12; — l'hôtel Molière, rue Fontaine-Molière, 39 ; — l’hôtel Bedford, 17 et 19, rue de l’Arcade; — l’hôtel de Valois, rue de Richelieu, 69; — le grand hôtel Violet, passage Violet, rue Hauteville, 29, et rue du Faubourg-Poissonnière, 36, maison fréquentée presque exclusivement par les Allemands ; les prix en sont modérés ; — l’hôtel Saint-Phar, boulevard Montmartre , etc.

Sur la rive gauche de la Seine, nous mentionnerons de préférence :

L’hôtel des Ministres, rue de l’Université, 32; — l’hôtel des Ambassadeurs, rue de Lille, 26; — l’hôtel Voltaire, sur le quai de ce nom, n» 19; — l’hôtel du bon Lafontaine, rue de Grenelle, 16, fréquenté par le haut clergé; — l’hôtel de l 'Empereur Joseph II, 33, rue de Toornon ; — l’hôtel Corneille, rue Corneille.

Dans la plupart des hôtels de 2' ordre , le prix d’une chambre varie de 2 à 5 fr. ; le service , de 50 cent, à 1 fr. , la bougie, de 50 cent, à 75 cent. On peut déjeuner pour 1 fr. ou 1 fr. 50 c. , et dîner pour 2 , 3 , et 4 fr. sans le vin ou avec le vin, dans les hôtels qui ont des tables d’hôte.

Outre les hôtels proprement dits , on trouve à Paris un grand nombre de maisons meublées ou hôtels garnis, dont les prix sont inférieurs à ceux des hôtels, surtout pour les personnes qui prolongent leur séjour. La liste en serait trop longue; les prix varient selon les Quartiers , l’étage , l’exposition , l’ameublement, etc.

Les voyageurs qui se logent, soit dans un hôtel, soit dans une maison meublée, sont, après la remise de leur passe -port, inscrits sur un registre spécial , qui fait mention de leur nom

FRANCK

et de leur qualité , et de la date de leur eutrée et de leur départ.

HestuuruutM. — Le nombre des restaurants n’est pas moins grand à Paris que celui des hôtels. On peut s’y nourrir à tout prix. Les restaurants parisiens se divisent en trois grandes classes : restaurants à la carte , restaurants à prix fixe avec un menu déterminé , restaurants à prix fixe avec un menu variant au choix du consommateur.

Les restaurante d la carte sont trèsnombreux : on en trouve dans tous les quartiers. On peut avant d’y entrer juger de leurs prix par leur apparence extérieure ; plus ils sont dorés , plus ils sont chers. Les plus célèbres et les plus dignes de leur réputation sont ; les trois Frères Provençaux , Véry et Véfour , au Palais-Royaf ; la Maison dorée , le Café anglais, le restaurant Riche, sur le boulevard des Ita! iens. V iennent ensuite dans un ordre secondaire : le Café Douix , au Palais-Royal ; Philippe , rue Moutorgueil; Durand, place de la Madeleine ; Vachette , à l’angle du boulevard et de la rue du faubourg Montmartre; le café Foy, h l’angle du boulevard et de la rue de la Chausséed’Antin ; Champeaux , place de la Bourse; le restaurant de la Terrasse, passage Jouffroy ; Deffieux , près de la porte Saint-Martin ; la Poissonnerie anglaise, rue de Rivoli; Drouhin, aux Champs-Elysées ; le Bœuf à la mode, rue (le Valois; B réban, rue Neuve- Saint-Eustache ; May ng . rue Contrescarpe (près de la rue Dauphine), un des meilleurs restaurants de la rive gauche; Dagneaux et Pinson , rue de l’Ancienne-Couiédie ; le café d’Orsay , à l’angle du quai d’Orsay et de la rue du Bac; le café Desinares, à l’angle de la rue du Bac et de la rue de l'Université ; Foyot , à l’angle de la rue de Tournon et de la rue de Vaugirard ; Lecoq , quai de la Tournelle, là ; la Taverne britannique, rue Richelieu, 104; Broggi, rueLejielletier, 19 : la Tarer ne anglaise , rue Saint-Marc, 32; Lucas, 14, rue de la Madeleine; le restaurant Montesquieu, rue et salle Montesquieu.

Les restaurants à prix fixe et à menu déterminé sont d’invention récente.

On les appelle les dinars, bien qu'on puisse aussi y déjeuner. Le menu varie chaque jour, mais chacun dine séparément , mange le même dîner et paye le même prix. La carte du jour est affichée à la porte et dans les salles. On a généralement : un potage, & plats, un dessert . et une bouteille de Bourgogne ou de Bordeaux. Les principaux établissements de ce genre sont :

Le Dîner de Paris, passage Jouffroy, le premier de tous par la date (4 fr.); — le Dîner européen, Palais-Royal (4 fr.J; — le Dîner universel, boulevard Poissonnière, maison du Pont-de-fer (J fr. 50); — le Dîner de Franc» , rue Ladite et rue LepeUetier (5 fr,); — le Dîner français, rue Basse-du-Rempart, hôtel d’Osmont(3 fr.); — l’hôtel de France et d'Angleterre, rue de Richelieu (4 fr.); — Le prix des déjeuners varie de i fr. 50 à 3 fr. — JV. B. On paye en entrant.

Les restaurants à prix fixe , dont le menu varie selon le cltoix du consommateur, sout groupés dans le Palais- Hoyal ou dans les passages environnants. On peut y déjeuner pour 1 fr. ,

1 fr. 25 et 1 fr. 50 ; y dîner pour 1 fr. 60 ,

2 fr. , 2 fr. 50, 3 fr. Les prix sont indiqués sur les vitres de la porte ou des fenêtres. Nous citerons seulement, Tarernier, Richard, Lemonnier, Richefeu, Yefour jeune. Dans ces restaurants on a pour le dîner : un potage , trois plats au choix, un dessert, une demi-bouteille de vin et du pain a discrétion.

Les étrangers qui trouveraient les prix de ces restaurants trop élevés pourront dîner chez les traiteurs et les marchands de rin, ou dans les établissements de bouillon.

Table* d’hâte. — Les tables d’hôte sont aussi nombreuses que les restaurants. On y dîne de 1 fr. à 7 fr. On peut dîner à la table d’hôte de certains hôtels , même quand on n'y loge pas. Il suffit de se présenter à 1 neure du dîner dans une tenue convenable.

Café*. — Les cafés sont peut-être plus nombreux à Paris que les hôtels.

Il y eu a pour toutes les conditions et toutes les bourses ; la plupart sont aussi des restaurants, mais ils donnent

PARIS. — RENSEIGNEMENTS GÉNÉRAUX

seulement à déjeuner (œufs , côtelettes , biftecks , viandes froides , chocolat , café au lait) ; on y déjeune fort bien , mieux peut-être que dans les restaurants proprement dits, à des prix parfois plus élevé*. On y rencoatre souvent autant de femmes que d’hoinmes. On ne fume pas dans les cafés de premier ordre ; les fumeurs fréquentent les estaminets et les divans, où les femmes ne vont jamais. — Les prix des cafés chantants sont plus élevés que ceux des cafés ordinaires , mais on ne paye rien pour y entrer. — On trouve dans les cafés de premier ordre tous les journaux et toutes les revues qui se publient à Paris et un certain nombre de journaux étrangers.

Les principaux cafés de Paris sont :

Au Palais-Royal : Le café de la ttotonde;

— le café de Foy ; — le café des Mille Colonnes; — le café d 'Orléans ; — le caféestaminet Set-ers ; — le café-estaminet de Paris; — le café de l’Europe;

Sur les boulevards : Le café des Deux- Monde, boulevard de la Madeleine; — Durand-Pergod, glacier napolitain, boulevard des Capucines; — le café de Foy; — les cafés du Helder et Tortoni ; — le café Anglais; — le café du Grand- Balcon ; — le café Cardinal ; — Frascati et Leblond , sur le boulevard des italiens; — le café des Variétés et le café et estaminet Montmartre, boulevard Montmartre ; — le restaurant du Pont-de-Fer et Frontin, boulevard Poissonnière; — le café Français et A u déjeuner de Richelieu, boulevard Bonne- Nouvelle ; — le café du XIX’ siècle , boulevard de Strasbourg; — le café de la Régence, rue de Richelieu, le rendet-vous des joueurs d'échecs ;

Sur la rive gauche de la Seine : Le café d’Orsay, en face du Pont-Royal; — le café l’rocope , rue de l'Ancienne-Comédie;

— le café Tabouret, rue de Vaugirard, ao;

— le café de Y École de Droit, etc.

^marchands de vin. l,l<|norl«-

ieü*. — Presque idûS le^ çoins de rue sont occupés par des' marchands de vin : on boit, dans ces établissements, fréquentés surtout par les classes inférieures, du vin et de l’eau-devie sur le comptoir. Depuis quelques années, un certain nombre de liquo-

1 ristes ont décoré leurs magasins nveo un luxe extraordinaire; on y boit des liqueurs et on y mange des fruits confits dan* l’eau-ae-vie.

Percolateur*. — Les percolateurs datent de l’Exposition universelle de 1856. Le principal est établi à l’angle i de la rue Saint-Honoré et de la place du Palais-Royal ; on y consomme debout ce qu’on y choisit. Les prix des objets de consommation , moins élevés que ceux des cafés, auxquels le percolateur fait concurrence, sont affichés à la porte.

Cabinets de lecture. — On en

trouve dans tous les quartiers. Le prix de la séance varie ue 10 à 25 cent. ; l’abonnement au mois, de 2 à 5 fr. Les principaux sont :

Le Salon de lecture, passage Jouffroy, riche en journaux français et .étrangers; — le salon de Valois, rue Sainte- Anne, revues et journaux français; — le salon de lecture de Galignahi, rue de Rivoli, journaux anglais, 50 cent, par jour; — le salon de lecture du passage de l’Opéra , galerie du Baromètre , brochures et journaux allemands; — au quartier latin , le cabinet de lecture de la Cour du Commerce, revues scientifiques et littéraires.

etablissement* de bains. —

Chaque quartier de Paris renferme plusieurs de ces établissements , dont les prix varient de 40 cent, à 1 fr. , (de 75 cent, à 1 fr. 50 c. , quand le bain est porté à domicile). Le linge se paye toujours à part. Un pédicure est attaché à chaque établissement. Le tarif des objets de consommation est affiché dans chaque cabinet.

Keolesde natation. — F.n été, tout le cours de la Seine offre aux amateurs de natation des Écoles , où l’on peut se donner le plaisir du bain en rivière sans danger, et pour une rétribution modique ; 1 fr. avec caleçon et peignoir. Le bain froid est un des plaisirs et des exercices favoris des Parisiennes.

médecins . maisons de santé. —

Parmi les maisons de santé , nous recommanderons surtout les Néothermes, et l’établissement tenu par M. le

FRANCE

docteur Plouviez , 36 , rue de Marbœuf , aux Champs-Elysées.

Les médecins ordinaires font payer leurs visites 2, 3, et 5 fr. suivant les quartiers; aux médecins célèbres que l'on va consulter ou que l'on appelle en consultation, on donne de 20 à 25 fr. pour une visite. Parmi les pharmacies, nous mentionnerons celle de Miahle, place de l’Opéra-Comique, et la pharmacie pour la médecine homœopathique de la rue du Helder.

Rien de plus hospitalier que le service de l’assistance publique à Paris. Si quelquefois le pauvre y manque de soins, c’est faute d’un ami qui sache le renseigner : car tous les nflpitaux s’ouvrent aux étrangers comme aux indigènes, et il y a de tous côtés des consultations gratuites et des médecins toujours prêts à faire preuve de dévouement.

Cabinet* d'alliance Inodore».

— Ces établissements sont disséminés dans les différents quartiers de Paris : le prix d’une séance est de 10 à 15 cent. On en trouve notamment : au Palais- Royal (il y en a plusieurs) ; au jardin des Tuileries et aux Champs-Elysées; au palais de l’Industrie; au jardin du Luxembourg - aux passages de l’Opéra , Choiseul et des Panoramas; sur les places de la Bastille , de la Madeleine , de Saint-Sulpice , et sur les boulevards.

peste aux lettre». — L’administration de la Poste aux lettres est établie rue Jean- Jacques- Rousseau, n°9.

On trouve en outre à Paris 13 bureaux et 24 annexes , c’est-à-dire 37 bureaux auxiliaires , où les lettres peuvent être remises affranchies et chargées pour toutes les destinations et où sont accueillies les réclamations du public.

Environ 300 boîtes à lettres ont été établies sur la voie publiqueàl’extérieur des boutique#, et un certain nombre de borneS posté servent au même usage.

Un tableau explicatif, placé à côté de la boîte aux lettres , indique les heures Qfc départ, tes bureaux de poste, les marchands chez lesquels ces boîtes sont , établies , et les débitants de tabac , tiennent à la disposition du public des timbres-poste.

Une lettre de Paris pour Paris est

affranchie avec un timbre-poste de 10 cent.; elle paye 15 cent., si elle n’est pas affranchie.

Les lettres pour l’étranger ou les départements sont levées ; à 5 h. dans les petites bottes; à 5 h. 30 m. dans les bureaux annexes; à 6 h. dans les grands bureaux. Les lettres adressées à Paris bureau restant ne sont délivrées au destinataire qui les réclame que sur la vue de son passe port ou d'autres papiers constatant sou identité.

Ponte anx chevaux — La poste

aux chevaux est située rue Pigalle, 2.

Elle fournit, sur là présentation d’un passe-port en règle, des chevaux nour voyager , soit en voiture , soit à franc étrier ; lq taxe est de 2 fr» par cheval et par myriamètre, et de 1 fr. pour le postillon (on paye d’ordinaire 2 fr. pour le postillon). '

Télégraphie électrique — Les

bureaux de l’administration sont établis, 103, rue de .Grenelle Saint-Germain. On trouve des auxiliaires ; à la direction générale des Postes; à l’Hôtel de ville; au Luxembourg; rue de Richelieu . 83 ; au bureau de la douane , rue de l'Entrepôt-, et aux gares des chemins de fer du Nord, d’Orléans, de l’Ouest, de l’Est, de Lyon. Les dépêches y sont reçues tous les jours , y compris les fêtes et les dimanches , jusqu’à 9 h. du soir ; le bureau central seul reçoit les dépêches de nuit.

Les dépêches qui payent double taxe sont considérées comme dépêches d’urgence et passent avant toutes les autres. (Voir pour la taxe, page 20).

p«Mc-port. police.— Tout étranger ou tout Français domicilié en province nedevra pas manquer de se munir i d’un passe-port avant de venir à Pari s . Un passe-port est nécessaire non-seulement pour éviter toute difficulté avec la police , mais pour visiter un grand nombre d’établissements publics les jours où ces établissements ne sont pas ouverts au public proprement dit.

La préfecture de police est établie place Dauphine et rue du Harlay , près du palais de justice. — A la porte de la maison des commissaires ae police (Paris en compte 48) pend une lanterne

PARIS. — RENSEIGNEMENTS GÉNÉRAUX

de forme carrée , garnie de vitres miparties rouges mi-parties blanches.

Si un étranger a un renseignement à demander dans une rue , il devra s Adresser de préférence aux sergents dé ville ou gardes de Paris qui stationnent ‘ou se promènent dans cette rue. I.e nombre des sergents de ville a été porté en 1854 de 750 à 2876. Ils sont faciles à reconnaître à leur costume et à leur épée.

Ambassadeur*. — Les hôtels des ambassadeurs sont :

Autriche , rue de Grenelle Saint-Germain, 87; de îo à 3 h. Visa, 3 fr., légalisation, 4 fr. — Bade, rue Joubert, 17; de i h. à 3 h. Visa français, 5 fr., étrangers, prix divers. — Bavière, rue d’Aguesseau, 1 5 ; de l h. à 3 h. Visa gratis pour les étrangers, 5 fr. pour les Français. — Belgique, rue de la Pépinière, 97; de midi à 2 b. 1/2. Visa, 5fr.

— Brunswick , rue de Penthièvre, 19 : la légation de Hanovre est chargée de ses affaires.— Confédération germanique, voy. Villes libres. — Danemark, rue de ia Pépinière, 88 ; de 1 1 b. a 2 h. Visa gratis. — Deux-Siciles. Naples, rue du Faubourg Saint-Honoré, 47; de t h. à 3. Passe-port, 2 fr., légal., 5 fr.— Espagne, quai d’Orsay, 25 ; de 1 à 3 h.

Visa gratis. — États Borna ins, rue de l’Université, 69; de il h. à l h. Visa, 3 fr. légal., 5 fr. — Grande-Bretagne , rue du Faubourg-Saint-Honoré, 39, de il à 2 h.

Visa gratis. — Grèce, rue du Cirque, 20; de midi à 3 h. Visa gratis. — Hanovre, avenue Gabrielle, 16; bureaux, rue de Penthièvre, 19; passe-port, prix divers-, légal., 5 fr. — Ilesse-Électorale , rue Jean- Goujon , 16, de 9 h. à 1 1 h. Visa, 5 fr. — Hesse Grand-Ducale, rue Grenelle Saint- Germain, 1 12 ; de 1 1 h. à 2 h. — Mec.klembourg, Oldenbourg et Villesanse'atiques, rue du Faubourg-Saint-Honoré, 168. Visa des passe-ports gratis , de u h. à i h., rue de la Madeleine, 29. — Nassau, voyez Pays- Bas. — Parmeet Plaisance, voyez Espagne.

— Pays-Bas , rue du Cirque, 2; de 1 1 h. à i h. Visa, 2 fr. — Portugal, rued’Astorg, 12; de midi à 1 h. i/2. Visa français, 5 fr., i étrangers, gratis. — Prusse, rue de Lille, 78; de midi à i h. i/2. Visa français, 5 fr. — Russie, rue du Faubourg-Saint-Honoré, 33; de midi à 2 h. Visa gratis. — Sardaigne , rue Saint-Dominique-Saint-Germain, 133; de il h. à 2 h. Visa de i™ classe, 4 fr., dé I

2* classe, 2 fr. — Saxe Royale, rue du Faubourg Saint-Honoré, 1 70; de midi à 2 h.

Visa français, 5 fr. étrangers, gratis. — Suède et Norvège , rue d’Anjou - Saint- Honoré, 74; jusqu’à 2 h. Visa, 5 fr. — Suisse, rue Chauchat, 9, de rt> à 3 h., visa. — Toscane, rue Caumartin ,31 ; de midi à 2 h. Visa français, 5 fr.; étrangers, prix divers. — Turquie, rue Grenelle-Saint- Germain, 1 1 6. — Villes libres et anse'aliques et ville libre de Francfort j, rue Trudon , 6 ; de îo h. à 2 h. Visa gratis. — Wurtemberg! rue Tronchet, 2; de il h. à l h. Visa gratis.

monnaie , changeurs, — Les

principaux comptoirs de change sont pour la plupart établis au Palais-Royal , sur lés boulevards Montmartre et des Italiens, à la place de la Bourse, ainsi que dans les rues et passages environnants.

Les billets de la Banque s’échangent à la Banque même contre des espèces.

pourboires. — Le pourboire est d’usage dans un assez grand nombre de circonstances. On donne toujours :

10 cent, au moins , pour chaque course, et 20 ou 25 cent. , pour chaque heure, à un cocher -d’une voiture de remise, de liacre ou de cabriolet (rien aux conducteurs d’omnibus) ; — de 5 cent, et de 10 cent, à 50 cent, aux garçons de café ou de restaurant, selon îe taux de la carte ofi addition ; — de 25 cent, à 1 fr. aux ouvreuses de loges qui ont fourni des petits bancs et gardé les parapluies ou les manteaux pendant la représentation ; — 5 cent, aux individus qui ouvrent les portières des voitures.

Dans les grands établissements publics, musées et collections, il n’est dû aucun pourboire.

omnibus. — Outre les omnibus spéciaux des chemins de fer et les diverses voitures dont nous avons parlé à la page 23, les étrangers peuvent se servir, pour visiter Paris ou se faire transporter d’un pointàunautre, des omnibus qui suivent des itinéraires fixes et qui prennent ou déposent des voyageurs en route. Le prix des places dans ces voitures est, pour une course, de 15 cent, à l’extérieur et de 30 cent, à l’intérieur. Moyennant 30 cent. , les voyageurs de

FRANCE

l'intérieur ont droit à une correspondance, c’est-à-dire à un cachet avec lequel ils peuvent monter dans une autre voiture sans payer de nouveau leur place.

25 lignes d’omnibus sillonnent Paris dans tous les sens, et correspondent entre elles au moyen de correspondances. Chacune de ces lignes est désignée par une lettre de l’alphabet. La Compagnie a de nombreux bureaux dans Paris; c’est de ces bureaux que partent les voitures , et , comme il v a souvent plus de voyageurs que de places disponibles , on fera bien de demander en entrant à l’employé du bureau un numéro d’ordre, pour être sûr de passer à son rang.

Les limites dans lesquelles nous devons nous renfermer ne nous permettent

fias de tracer le parcours de toutes les ignés: les étrangers ne devront nas manquer d’acheter un livret intitulé :

Guide du voyageur en omnibus; ils le trouveront dans tous les bureaux ; l 'Itinéraire des omnibus, petit tableau qui se distribue gra tui lement dans plusieurs bureaux, leur suffira.

N. B. Un écriteau placé à l’arrière de l’omnibus , et sur lequel est écrit le mot Complet, indique de loin au voyageur qu’il n’y a plus à l’intérieur de places disponibles.

Jours de la semaine où l’on peut visiter les monuments , les musées et autres curiosités de Paris.

La plupart des établissements non publics sont visibles pour les étrangers sur la présentation d’un passeport, moyennant un léger pourboire.

Tous les jours : Ménagerie du Jardin des Plantes, hôtel des Invalides, palais de l’Industrie, école des Beaux-Arts, palais de justice, Bourse.

Les musées du Louvre et du Luxembourg sont aussi ouverts tous les jours au public, excepté le lundi.

Lundi : Conservatoire des arts et métiers , hôtel de ville (permission particulière) , musée de Cluny , institution des sourds-muets, tombeau de Napoléon.

Mardi : Collections du Jardin des Plantes , hôtel des Monnaies ; de midi à 4 h.) , Bibliothèque impériale.

t« Mercredi : Serres du Jardin des Plan-

s ( permission particulière), institut des sourds-muets, institut des jeunes aveugles (urre une carte du directeur ) , musée de Cluuy.

Jeudi .-Collections du Jardin des Plantes , Conservatoire des arts et métiers, Ilôtel de ville (permission particulière), hôtel des Monnaies, musée d’artillerie , musée de Cluny , tombeau de Napoléon, musée et manufacture impériale de porcelaines à Sèvres.

Vendredi: Bibliothèque impériale collections du Jardin des Plantes, Hôtel de ville (permission particulière) , hôtel des Monnaies, institut des sourdsmuets, musée de Cluny.

Samedi : Collections du Jardin des Plantes (il faut une carte) , serres (permission particulière) , Gopelius, tombeau de Napoléon.

Dimanche : Conservatoire des arts et métiers, musée de Cluuy.

Situa tien. Climat. Population.

Ht (mit Ion Miipei-dele. •— Paris est situé sous le 48* 50' 14* de latitude nord et (P longitude, sur la Seine, qui le divise en deux parties inégales çt qui y forme deux lies y l’île Saint- Louis et la Cité. Quand il était la capitale des Parisli , quand il s’appelait Lutetia, il se trouvait renferme dans l*lle connue sous le nom de la Cité. Aujourd’hui il manque d’espace dans l’enceintedeson murd’octroi qui a pourtant 23 753 mèt. de circonférence ; il s’étend chaque année entre cette première enceinte et celle des fortifications dont le développement est de 38661 mèt. (27 304 sur la rive droite et 10757 sur la rive gauche). Sa superficie dans la première enceinte est de 3 402 hectares ou 34 025 602 mèt. carrés. Si on étendait ses limites jusqu’aux fortifications, elle serait (le 257 .458 000 mèt. carrés. Sa plus grande longueur est de 7 889 mèt. entre les barrières de Charenton et de Passy. On y compte près de 1 500 voies publiques représentant une longueur de plus de 380 kilomètres.

('limai. — Le jour le plus long est de 16 heures 7 min., le plus court de 8 h. 10 min. , la température moyenne de 13° 1/4 au-dessus de zéro. Le Hier-

PARIS

Page 1