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M OSÉES ET COLLECTIONS

Le Muséum , situé sur le Lustgarten , vis-à-vis du château , fut construit sur

pilotis en 1824, d’après les dessins de Schinkel. C’est un vaste bâtiment carré de 92 mèt. de long', auquel on arrive par un escalier monumental de 21 marches, orné de deux beaux groupes de bronze, l’Amazone luttant contre un tigre, de Kiss, et un Homme luttant à cheval contre un lion, par Rauch.

Le vestibule est supporté par 18 colonnes , orné de fresques peintes sous la direction de Cornélius, et représentant d’une manière énigmatique le développement intellectuel de l’univers, L’édifice contient:

1° Au rez-de-chaussée , Van tiquarium (tous les jours ouvert aux étrangers en s’adressant au castellan) , vaste et précieuse collection de 2000 vases antiques, de. 5000 camées ou pierres précieuses, de 90000 pièces de monnaie ou médailles, etc.

2" La gplerie de sculpture ouverte tous les jours (dé 10 h, â 4 h. l’été, à 3 h. l’hiver). On y entre par une rotonde qui renferme à son étage supérieur 18 statues en marbre ue dieux antiques, et dans la galerie, de belles tapisseries d’Arras, exécutées au xvi* siècle, sur les cartons de Raphaël, précieuses copies de celles qui se trouvent au Vatican. Les salles de sculptures comprennent environ 750 statues ou groupes, dont les principaux morceaux sont : 1* dans la salle de la Rotonde, une Victoire; 4, Minerve; 14, Junon ; — dans la salle des dieux et des héros: 32, Apollon; 33, Méléagre; 34, Vénus; 68, Apollon; 74, une jeune fille aux osselets : 75, Psyché ; 111, Polymnie; 1 12, Apollon Musagète ; 140, un enfant priant, en bronze ( la perle de la galerie, trouvé dans le Tibre et acheté 12000 th. par Frédéric) ; 217, unefille de Niobé; 218, Bacchus; 235.236, Apollon, Antinotls; 264, Antinoüs; 265, Ariane et Bacchus; — dans la salle impériale, une Victoire én bronze, Jules César, Vitellius, Lucile, Julia Pia, Trajan.MarcAurôle, un jeune Romain, une femme faisant son offrande ; 414, Napoléon législateur, par Chaudet; — dans la salle des sculptures du moyen âge: 613, saint Jérôme, 614-617, un autel; 633, Dieu le père; 635, un procurateur de saint Marc; 656, la Vierge et l’enfant Jésus; 696,

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Mercure assis, par Pigallo; 719, Hébé deCanova; 712, Amour, parthiquesnoy; 730, Vénus endormie; 734, un Mercure de Pigalle.

2” La galerie de tableaux (Gemaelde gallerie), ouverte tous les jours, le dimanche excepté, occupe 37 salles ou chambres qui font le tour de l'édifice, ét se compose de 1250 numéros (le catalogue se vend 20 sgr); elle est principalement riche en tableaux de l’école allemande et des maltresitaliens du xv* siècle.

Écoles italiennes du Jcv" siècle : — A, école vénitienne : tableaux de Giovanni Baptiste , Giovanni Béllini , AOtonello de Messine. Andréa Mantegna, Vittore Carpaccio '(saint Pierre bénissant saint Etienne), Jacopo Palma, Vincenzo Catena ; — B, école lombarde : tableaux d’Ambrogio Borgognone (une Vierge glorieuse), de Pietro Francesco Sacchi;— C , écoleloscane : Fra Giovanni de Fiesole, Domenico Ghirlandajo, Fra Filippo Lipni, Bastiano Mainardi , Lucca Signorelli , Francesco Grauacci , Lorenzo di Credi; — D, écoles de Bologne et de la B omogne : Lorenzo Costa, Francesco Baibolini , Francesco Francia (une belle Vierge glorieuse de. 1502) E, école de l’Ombrie: Giovanni Santi, Raphaël:

141, la Vierge au chardonneret (attribué par quelques-uns au Pérugin; 144, du même (?), le Christ mort ; 145, la Vierge et l’enfant Jésus, aussi attribué au Pérugin; 147, du même (?) , une Madone; 150, du même, Adoration dés bergers, peinture à la détrempe sur étoffe de soie, œuvre singulière et magnifique.

De 1500 à 1546 : — École de Venise : Giorgione Barbarelli, Baptista Francia Titien (portrait de l’amiral Jean Mauro) , Paris Bordone , Jacopo Palma,; — école lombarde : 216, Corrége . Jupiter embrassant Io; 218, du même , Léda et ses compagnesavec le cygne divin (ces deux tableaux furent mutités par le fils du régent: la tête d’Ioaété repeinte par Prud’hon), Sébastien del Piombo , Andrea del Sarto (une Vierge glorieuse, entourée de saint Benoît et saint Onuphre, pièce capitale de' 1528, du plus merveilleux coloris); — autres écoles : Raphaël (?)

248 , la madone Casa di Colonna ; Fra Bartolomeo , Giacomo Francia.

De 1550 à 1590, Tintoret (deux portraits et un saint Marc sur un trône), Giovanni Girolamo, Bassanoda Ponte, Giorgio Vasari.

De 1590 à 1770, le Caravage, 353 (Jésus au tombeau); le Dominiquin, 362, saint Jérôme; 375, Annibal Carrache, Louis ('.arrache , Guido Reni , le Guerchin, Sasso Ferrato, Salvator Rosa (un portrait et un orâge); Cerquozzi (l’entrée d’un pape à Rome).

École espagnole : Murillo (saint Antoine de Padoue) ; de Zurbaran (le Christ au prétoire) ; de Joseph Ribera (un magnifique martyre de saint Barthélemy). J

École française : Poussin , 463 (Junon et Io7; Mignard, 465 (portrait de Marie Mancini) ; Lesueur , 466 (un saint Bruno , pièce capitale) ; Watteau , Lebrun , Bourguignon, Rigaud, etc.

Écoles hollandaise et allemande :

512 à 522, Hubert et Jean van Eyck, trois grands diptyques d’un tableau à volets, peint pour la famille Vyts et Burlut, dans l’église de Saint-Bavon à Gand, œuvre terminée en 1432, morceau le plus précieux de la collection , voir R. 175. Gérard Van der Neer, Roger Van der Weyden, "Hans Memling.

Aldegrever ; Lucas Cranach , 559 (portraits d’Albert de Brandebourg, de Luther et de Mélanchton) ; la fontaine de JouvcnCe, 593, du même; Quentin Metzis, Holbein le jeune;' Jean de Maubeuge, 573, un beau Calvaire; Pierre et Jean Breughel; Francis Pourbus, 673, Henri IV à son lit de mort ; Rubens (plusieurs tableaux parmi lesquels,, 780, une précieuse esquisse de la Vierge du musée de Madrid) ;Van Dvck,770, 778, 782, 786, 787, 788, 790, 794, 799, portraits et tableaux religieux; Metzu ; Terlmrg ; Steen ; Rembrandt, 802, 805 , 808,810 , 811, 812 (le plus remarquable , 802 , représente Adolphe de Gueldromenaçant son vieux père); Ferdinand Bol; Berghem ; Ostade ; Gérard Dow , Ruysdaël ; Hobbema ; Pœlenbourg; Van der Meulerf: van Huysum ; Gaspard Netscher ; Backhuyzen ; Sneydcrs. — Les tableaux byzantins et des écoles allemande et hollandaise du x’, xr et xn* siècle, ne

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euvent intéresser que les amateurs 'antiquités et de curiosités historiques.

Le houveau Musée, relié au précédent par une galerie vîtréé , n’est encore terminé qu’à l’extérieur; destiné à recevoir les collections d’art disséminées dans les châteaux , il est ouvert tous les jours au public, dimanches et fûtes exceptés, de midi à 2 h., moyennant h sgr. d’entrée : la façade, donnant sur la Sprée, mesure 1 13 met. de longueur.

Le milieu de l’édifice est occupé par un vaste escalier (treppcnliaus), s’élevant jusqu’au fronton , et décoré de copies d’antiqueset de fresques allégoriques exécutées sur les dessins de Kaulbach , représentant ; 1" la Destruction de Babel ;2° la Jeunesse de la Grèce ; 3° la Destruction de Jérusalem; 4“ la Bataille des Huns; 5° la Conversion de Wittekind au christianisme;- 6° les Croisés sous les murs de Jérusalem. Le rez-de-chaussée est occupé par la collection des antiquités égyptiennes, une des plus riches de ce genre, comprenant cinq salles remplies de pierres, chambres sépulcrales , statues, inscriptions, momies, et décorées de peintures dans le genre égyptien et ae paysages du Nil. — Les antiquités du Nord et le musée ethnographique , composé de trois vastes galles et admirablement disposé, sont également au rez-de-chaussée. — Le 1 *r étage renferme, dans 8 salles décorées de peintures murales, los principaux chefsd’eeuvre de la sculpture à toutes les époques; — le 2* étage contient le cabinet de curiosités (Kunstkammer) etle cabinet de gravures ; cette collection, de plus de 500 000 feuilles , se compose de cartons de maîtres, de gra.vures et estampes. La Kunstkammer comprend des objets d’art (ouvrages en ambre, émaux, porcelaines, verreries de Murano et de Bohême ; sculptures d’A. Dürer, . Vischer , Michel- Ange;, coupe curieuse, gravée par le baron dé Trenk) , et des objets curieux sous le, rapport historique (ouvrages de Pierre le Grand , épée de Charles XII, habits, livres, décorations de Frédéric II, le chapeau de Napoléon, pris le 18 juin 1815, jour de la bataille de Waterloo.)

Le musée anatomique , à l’Université, s’ouvre aux hommes seulement (mercredis et samedis, en été de 4 à 6n. , en hiver de 3 à 4 h.). Cette collection, achetée en 1603 par Frédéric- Guillaume III, au docteur Walter , a été considérablement augmentée par le docteur Kudolphi, et, plus récemment encore, en 1854.— Le musée xoologique, également dans les bâtiifients de l’Université , est riche en poissons, en oiseaux et en insectes; le musée on cabinet minéralogique possède un morceau d’ambre de 7 kilog. d’une valeur de . 10000 th. , le plui gros qui existe; une -magnifique opale de l’Amérique , de belles topazes , etc. , etc. Ces deux musées sont ouverts les mardis et les vendredis (une carte d’entrée, qu’on doit demander par écrit la veille, est nécessaire). — Les modèles des forteresses françaises, pris aux Invalides de Paris par les alliés , sont visibles les lundis et les jeudis : Krepnicker-Strasse , 17. On ne voit les modèles des forteresses prussiennes que sur une permission du ministre de la guerre.

La galerie de tableaux du consul Wagener , Brüder-Strasse , 5 ( visible le jeudi de 10 h. à 1 h., en demandant une carte d'entrée au bureau, dans. 'la cour-, point de pourboire), contient 225 tableaux, pour la plupart modernes, des écoles de Dusseldorf et de Munich. On remarque surtout: une fqrêt d’Acheubacb (1); une marine(45) deGddin, le marchand d’esclaves(204), d’Horace Vernet, etc.

, La galerie de M. .Ravené , Wallstrasse , 92 (visible le mardi et le vendredi de 10 h. à 1 h: sur demande), renferme près de 150 tableaux modernes: (1) paysage norvégien d’Achenbach ; (5) le nègrequi se blanchit, de Begas; (26) marine (le Gudin, et des toiles de Biard, Coignet, Dclaroche, Gallait, Hildebrandt, Krüger, Le Poitevin, Lessing, Meyerheim, H. Vernet, etc.

Le musée Raczinsky, rattaché par une arcade à la maison du peintre Cornélius, dans le Thiergarten (Visible tous les jours de midi à 2 h.), possède de très-belles toiles de Kaulbach, Achenbach , Hildebrandt , Zurbaran

(91, Madone), Velasquez., Salvator Rosa,DeIaroche(105, Pelerinà Rome), Léopold Itoberti 1 l(i, les moissonneurs, copie faite par lui-même, son dernier ouvrage). Sur l’escalier on remarque la statue de Ganymède, par ’lhorwaldsen.

V Université de Berlin ou de Frédéric-Guillaume fut fondée en 1809, et inaugurée en 1810; ellecompte 100 professeurs, 00 privat-docenten (agrégés), et 2100 élèves; les bâtiments sont un bel édifice à 3 étages, dans lequel on a renfermé un grand nombre de riches collections, voir ci-dessus. Les cours sont faits par les professeurs les plus distingués ue l’Allemagne.

U Académie renfermedans un même bâtiment (Tilleuls, 38) l’Académie des sciences, fondée eu 1700, par Leibnitz, et l’Académie des beaux-arts, fondée en 1701. Dans la fenêtre du milieu de la façade est placée la .Vnrinaluhr, horloge qui règle toutes celles du royaume. •'

La Bibliothèque royale, sur la place de l’Opéra, bâtie sous Frédéric II, est ouverte tous les juurs, le dimanche excepté, de 9 h,, à 4 h. Elle renferme 500000 vol. et 10U0O manusc. On y trouve la bible1 hébraïque de, Luther, celle de Charles 1er d’Augleterre, celle de Gutenberg ’de 145U, le manuscrit ■ de 4 évangiles (Codex Wittckindi), donné à Wittekind par Charlemagne.

— .N. U. Il y a aû rez-de-chaussée une.

salle.de lecture oiï sont déposés les principaux journaux d’Europe.

, \ THÉÂTRES

L’Opéra (Opcrnhaus) doit son origine a Frédéric II; la première représentation (opéra et ballet) y eut lieu en 1742, .avant même qu’il fût terminé ; incendié en 1843 , il fut reconstruit en quatorze mois, par l’architecte Langhaus, et inauguré en décembre 1844, par la 1" représentation du Camp de Silésie (de Meyerlieer). .Sa forme est celle d’un temple grec; ,1a façade principale est uup colonnade corinthienne supportânt un fronton décoré des statues d’Apollon , d’Eitterpe et Terpsichore , par Rietschel ' de Dresde. Les autres côtés de l'édifice

sont ornés de groupes et de statues.

L’intérieur présente 4 rangs de loges; il peut contenir 2008 personnes, bien qu’il soit moins vaste que plusieurs autres. C’est intérieurement l'un des plus beaux théâtres de d’Europe. La loge royale est décorée de 8 colonnes corinthiennes. L’orchestre est excellent.

On y joue 3 ou 4 fois .par semaine :

opéra, comédie, tragédie eu allemand et en italien. lr” loges , 1 th.; 2", 20 sgr. ; parquet (sorte d’orchestre), 20 sgr.; parterre (debout), 15’ sgi'.; le spectacle commence à (i h. 1/2 et finit île 9 h. à 9 h. 1/2. — Lue magnifique salle de concert communique avec l’Opéra. — Le théâtre royal (Kœnigs Scliauspîelhaus ) , sur la place des Gendarmes7 entre les 2 églises , neuve et française , a été bâti par Schiukcl en 1 8 19'. C’est un grand ëtvaste monument à colonnes ioniques cannelées; surmonté d'un groupe d’Apollon ; les statués 'de Melpomène. Polymnie et Thalie, en décorent le frontispice. On y arrive par un escalierde 28 marches, ‘sous lequel passent les voitures; deux groupes fondus par Fisoher. dernière œuvre de Tieck, ornent l'escalier. Par la disposition du .théâtre, le parterre se trouve au> 2". étage. Spectacle tous les jours à 6 h,; les prix sont ceux de l’Opéra : le Sdiauspielhaus peut contenir 2500 personnes; sa salle de concert environ 1500. — Le Fricdrich- Wilhelmstiïdtisches - theater . Schumann-Strasse , 14, ouvert en 1850, peut recevoir 1C00 personnes: lr” loges, 15 sgr.; parquet, 12 sgr.; parterre, ’7 1/2 sgr. — Le Kœnigstxdlisches theater, Alexàuder-Strasse 2,. bâti en 1820, appartient au roi. Les autres théâtres de Berlin sont :1e Yorstxdtisches theater de Grœbert , situé près du Rosentlîaler-thor et fréquenté par les classes inférieures; le théâtre de Henni g , avec jardiits d’hiver et d’été, Chaussee-Strasse , entrée pour un concert, 2 sgr. 1/2, pour le théâtre ët le concert, 5 .sgr. ; le théâtre de Kroll, au miliet* du jardin de ce nom, re-* construit après l’incendie en 1852. Le bâtiment, do 122 met. de longueur, e§t couronné par deux tours de 40 met. de hauteur; il reuferme : la salle du roi avec le théâtre (éclairée par 600

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becs de gaz), lasalledes chevaliers et des Romains, la salle du tuDnel ; on y donne des bals étdes concerts : aine table d’hôte , qui peut recevoir2000 personnes, y est .servie le dimanche au prix de 20 sgr. (l’entrée pour concert et spectacle est de 10 sgr.); trois cirques, dans lesquels on paye de 1 thaler à 5 sgr.; le diorama de Gropius , Stall-Strasse , 7 , ouvert tous les j. de 11 h. à 3. Il existe, en outre, divers lieux de réunions et de plaisirs: l’Odéum, Thiergarten-Str., entrée 5 sgr.,le.S’ommer!ékal,même prix d’entrée: Tivoli , sur le Kreutzberg.

L’Arsenal (Zeughaus), sur la place de ce nom, fut commencé en 1695, par Frédéric-Guillaume I", dont le médaillon de bronze orne le portail principal; il forme un carré parfait dont chaque côté mesure 93“ , 33. On remarque à l’intérieur: 4 statues allégoriques , par Hulot , et 21 têtes' de guerriers mourants sculptées par Schluter aux 21 fenêtres (Schluterseh'e masken) ; dans les salles , 2 cânons en acier qui servirent à Gustave- Adolphe; unepièce de campagne nommée la belle Colombe; une armure de François l,r ; des clefs de forteresses , parmi lesquelles celles d’Àndrinoplè, données en 1829 par l’empereur Nicolas de Russie; des drapeaux de toutes les époques, quelques-uns pris à Paris, en 1815. et un modèle de forteresse assiégée.

La Fonderie royale , Kœnigl. Giesshaus , derrière l’arsenal , est un des plus anciens édifices de la ville: oh y fond et forge des canons ; elle offre toutefois- moins d’intérêt à Visiter que la fondericdebronze artistique (Kunst- Bronzegiesserei , Munz-Strasse 10), inaugurée en 1846 par la fonte de la statue de Frédéric II. On peut aussi visiter la fonderie de fer royale, Invaliden-Strasse , près du Neue-thor (de 4 à 6 h., on voit fondre le fer; 5 sgr.

par personnç).

L’ecole des Cadets (Cadetten liaus), Nette Fredrichs-Strasse, 13, fht fondée en 1716, pour les fils a’ofnciers; elle renferme l’épée de Napoléon , conquise par Bltichcr, près de Jemmapes.

L’hôtel des monnaies, Kœnigliches Munzegebœude, sur le marché Werder,

est orné de bas-reliefs, exécutés parles élèves de Schadow. Cet établissement , relié à l’ancienne Monnaie, est ouvert à l’étranger moyennant un léger pourboire.

La Manufacture royale de porcelaines (Kœnig. Porzellau-mapufaktur) , Leip- Ziger-Strasse , n* 4 , fut fondéeen 1761,' par le banquier Gotzkowski , achetée en 1763, par Frédéric 1"; elle occupe 500 ouvriers, et fabrique de 700 000 à 800 000 pièces par an. Ouverte tous les jours.

Hôpitaux, -r Le plus important est Üqthariien ou lliakonisscnhaus , bâti en 1845, dans le style byzantin, par Stein ; il est desservi par 60 diaconesses, et peut contenir 350 malades ( ouverftous les jours, aux étrangers, de 10 h. «4 4, le dimanche excepté). — Célui de la Charité , Charité-Strasse, n* 11, peut renfermer 1000 malades (ouvert également tous les jours aux étrangers de 11 h. 44 h.).— L'établissement d’eaux, minérales artificielles, fondé en 1823, Hùsaren-Strasse ,25 , est placé a.u milieu de charmants jardins; on y fait de la musique à l’heure ou les malades viennent boire les eaux.

— L’hôtel des Invalides (Invalidenhaus), situé, 4 pende distance du Neuethor, date de 1748: Frédéric II le fit bâtir; il peut loger 1 commandant, 24 officiers et 600 soldats, et renferme une église catholique et une église évangélique. On a inauguré, le 8 octobre 1854, dans le jardifi, une colonne ( National-Kriegerdenkmal), en mémoire des soldats tués dans l’insur- } rection de 1848; un escalier de 199 marches conduit au sommet, couronné par un aigle de 8“ ,50 d’envergure.

JARDINS ET PROMENADES

Le jardin sooldgiqtie fondé en 1844 (entrée, 5 sgr.), et le jardin botanique (Postdamer-Strasse) , ouverts au public les vendredis, mais toujours visibles pour l’étranger, méritent une visite, ainsi que le monument national élevé sur le Kreutzherg, obélisque gothique en fonte , de 23 mèt. , orné de 12 statues représentant les génies de 12 batailles livrées de 1813 & 1815.

La promenade de Berlin est le Thier-

garten , grand et magnifique parc de 10 kil. de tour, sans cesse agrandi, mais toujours un peu désert, maigre les restaurants et les éafés-concerts qui s’y trouvent. On y remarque , près de l’ile Louise', la siatue en marbre blanc de Frédéric-Guillaume III, par Drake, élevée en 1849 ; le piédestal est orné de délicieux bas-reliefs représentant des groupes d’enfants.

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