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PARIS. — BOULEVARDS. — QUAIS. — PONTS

fut commencé en 1806, sur les dessins deDillon. Les ponts : d’ Austerlitx , vis-à-vis du Jardin des Plantes; Notre- Dame, qui relie la rue Saint-Martin à la cite, et d’Arcole, sur la place de l’Hôtel-de-Ville, viennent d’être reconstruits; les ponts des Invalides et de l 'Alma n’ont été achevés qu’en 1856.

Le pont Saint-Michel, ouvert à la circulation le 28 décembre 1857, fait communiquer le boulevard de Sébastopol (rive gauche) avec la Cité ; enfin on va reconstruire le pont Louis-Philippe elle pont au Change.

rlace*. — Nous mentionnerons seulement les principales ;

La place de l’A rchevêché , petit square situé derrière Notre-Dame ; elle est ornée d’une jolie fontaine du style gothique (voir p. 35).

La place de la Bastille, h l’extrémité E. des boulevards. Elle occupe l’emplacement de l’ancienne forteresse de ce nom , prise par le peuple en juillet 1789. Le canal Saint-Martin qui se jette dans la Seine, à une faible distance, passe sous la colonne de bronze , haute de 47 mètres . que le gouvernement du roi Louis-Philippe éleva sur cette place en mémoire des combattants morts dans les journées de juillet 1830. Cette colonne est surmontée d’une statue en bronze doré et représentant le génie de la Liberté: les corps des victimes de juillet 1830 et de février 1848 ont été ensevelis dans les caveaux pratiqués à sa base: la statue est du statuaire Dumont , les bas-reliefs sont de Barye.

Moyennant 10 ou 15 cent, donnés au gardien , on peut monter jusqu’au chapiteau , d’où l’on découvre une belle vue; l’escalier a 205 marches.

La place de la Bourse n'a d’intéressant que le bâtiment qu’elle renferme.

La place du Carrousel était autrefois le jardin des Tuileries; Louis XIV qui le fit détruire y donna (1662) à sa cour le spectacle d’un carrousel dont la place a gardé le nom ; elle est ornée d’un bel arc de triomphe (voir page 34) ; deux jardins plantés depuis la réunion du Louvre aux Tuileries en forment le prolongement :

L’ancienne place [du Châtelet, au-

jourd’hui complètement transformée, occupait l'emplacement de la forteresse du Châtelet; elle est décorée d’une fontaine-colonne, érigée en 1807 en souvenir des victoires de la République et surmontée d’une Victoire ; les statues sont de Bosio. Elle communique avec la place ou square de la tour Saint-Jacques.

La place de la Concorde, qui s’est appelée place Louis XV, place de la Révolution et place Louis XVI, fut décorée per Gabriel en 1748. Il construisit les pavillons , creusa les fossés , comblés seulement en 1852, éleva les belles colonnades de l’hôtel de la Marine et du Garde-Meuble, qui suffiraient à immortaliser son nom. Au milieu de la place , on érigea une statue équestre de Louis XV, œuvre de Bouchardon, portée sur un piédestal que Pi galle orna de quatre statues, représentant la Force, la Prudence, la Justice et l’Amour de la paix.

Sous la Terreur , l’échafaud se dressait sur cette place, à l’êntrée des Champs-Elysées. En 1836. on éleva, presque à la place de l’échafaud , Y obélisque de Luqsor; en même temps, sous la direction de M. Hittorf. la place fut dallée et macadamisée , entouree de candélabres, décorée de deux fontaines jaillissantes. Chacun des pavillons construits par Gabriel reçut la statue d’une des principales villes de la France. Quand les fossés furent comblés en 1852, on embellit encore cette place en formant de belles allées le long des Champs-Elysées et le long des Tuileries.

La place Desaix ou Dauphine, en face du Pont-Neuf, et de forme triangulaire , a été bâtie sous Henri IV. Une fontaine monumentale érigée en 1803, sur les dessins des architectes Percier et Fontaine, est surmontée du buste du général Desaix (1806).

La place de Grève ou de l 'Hôtel-de- Ville occupe une place considérable dans l’histoire de Paris. Elle fut longtemps le théâtre des supplices et des exécutions capitales ; elle a vu mourir Ravaillac, la marquise de Brinvilliers, Cartouche, Damien, le marquis de Favras , un grand nombre des victimes de la Révolution. Les abords en ont

FRANCE

été dégagés depuis quelques années; elle a été beaucoup agrandie , et toutes les maisons qui la forment viennent d’être rebâties.

La place Louvoie s’ouvre dans la rue Richelieu , eu face de la Bibliothèque , à l’endroit même où s’élevait la salle de l’Opéra, démolie en 1820 après l'assassinat du duc de Berri. On y voit une des plus belles fontaines de Paris (voir page 35).

La place Royale, située entre la rue Saint- Antoine et le boulevard, commencée sous le règne d’Henri IV, sur l’emplacement du palais des Tournelles, est ornée de trente-neuf maisons à arcades régulièrement bâties ; au milieu est un beau square, décoré de 4 fontaines et d’une statue équestre en bronze de Louis XIII , posée sur un iédestal en marbre blanc. Le roi est e M. Cortot, le cheval de M. Dupaty.

La place Saint-Sulpice (devant l'eglise de ce nom) est bitumée et plantée d’arbres. Il s’y tient un marché aux fleurs. Au milieu s’élève une lourde fontaine construite sur les dessins de Visconti, et inaugurée en 1847. Les quatre statues qui la décorent représentent Bossuet, Fénelon, Massillon et Fléchier.

La place Vendôme, située à égale distance du jardin des Tuileries et des boulevards, a été construite d'après les dessins de Mansart sous Louis XIV.

Une statue de ce prince, œuvre de Girardon, fut abattue en 1792. En 1805, Napoléon la fit remplacer par la colonne, œuvre de MM. Deuon, Gonilouin et Lepère , inaugurée le 1 5 août 1810. Les bas-reliefs sont de M. Bergeret. La statue impériale en bronze , sculptée par Chaudet, avait été renversée en 1815. La statue de l’Empereur en redingote, en petit chapeau, que le gouvernement de juillet a érigée, est l’œuvre de M. Seurre aîné.

La hauteur totale du monument est de 43 mètres. On peut monter sur la plateforme en s’adressant au gardien.

La place des Victoires , une des plus belles de Paris , présente la forme d'une ellipse dont le grand diamètre n’a pas moins de 77 mètres. La somptueuse architecture des maisons disparaît sous les enseignes dont elles sont

surchargées. Cette place fut construite en 1685 sur les dessins de Mansart et aux frais du duc de La Feuillade. En 1686, on y érigea la statue en bronze de Louis XIV, œuvre de Girardon.

Cette statue fut abattue sous la Révolution et remplacée en 1806 par une statue de Desaix, qui disparut à son tour pour faire place à la statue actuelle de Louis XIV. Celle-ci est de Bosio, et fut inaugurée le 25 août 1822.

Arc» de triomphe. — L'Are de triomphe de l’Étoile, qui s'élève au delà de la barrière de ce nom , à l’extrémité de la belle avenue des Champs- Elysées , fut commencé en 1 806 , abandonné pendant la Restauration et terminé seulement en 1836, sous le régna de Louis-Philippe. L’inauguration solennelle en eut lieu le 29 juillet; il a coûté près de 10 millions ; il a 49“,483 de hauteur , 44", 820 de largeur , 22", 2 1 0 d'épaisseur; le grand arc a 20", 429 de hauteur sur 14", 620 de largeur; les arcs latéraux ont 18", 680 de hauteur sur 8", 440 de largeur; les fqndations ont 8", 375 de profondeur au-dessous du sol sur 54", 560 de longueur et 27", 28° de largeur. Les quatre grands groupes de sculpture représentent : le Départ, 1792, par Rude (le chefd’œuvre de cet artiste) ; le Triomphe , 1810, par M. Cortot; la Résistance, 1814, et la Paix, 1815, par M. Ëtex.

Au-dessus des arcs sont des bas-reliefs représentant : les funérailles de Marceau, par M. Lemaire; le passage du vont d’Arcole, par M. Feuchères; la liataille d’Aboukir . par M. Seurre aîné ; la prise d'Alexandrie , par M. Chaponniôre ; la bataille d’A usterlits, par M. Gechter; la bataille de Jemmapes, parM. Marochetti ; la frise, représentant le départ et le retour des Armées, a été exécutée par MM. Brun, Laitié, Jacquot, Caillounette, Seurre aîné et Rude. 30 boucliers placés dans l’attique portent les noms de trente grandes victoires. Sous les voûtes on a inscrit les noms de cent faits d'armes remarquables, et ceux d’environ quatre cents généraux qui se sont distingués dans les guerres de la République et de l’Empire.

On jouit d’une belle vue sur Paris

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