SITUATION. — POPULATION
moqiètre est monté à 37° centigrades et descendu a 22®. Les vents dominants sont le S. O. et le N. E. Le climat est sain, quoique variable; les brouillards sont rares.
Population. — D'après le recensement de 1850, la population est de I 175 340 hab. F.n 1855, 11 y a eu 34 987 naissances, 11 805 mariages, 36016 décès.
ConNom mut Ion — En 1855, Paris a consommé 945018 hect. devins encercles et 13 367 en bouteilles ; 76 669 d’alcools purs et de liqueurs; 25 319 de cidre; 237 926 de bière; 78869216 kil.
de viande de bœuf, vache , veau , mouton, bouc, chèvre, porc et sanglier; 1 823 260 de fromages secs; pour 8 785 320 fr. de marée ; 1 534 047 fr. d'huîtres; 908 312 fr. de poisson d’eau douce; 15 888 873 fr. de volaille et gibier; 17 002221 f.de beurre ; 8 608 67 1 f. d’œufs; 6 928033 kil. de sel gris et blanc, et 317 542 de glace à rafraîchir; 838 869 stères de bois à brûler; 3 346 014 hect. de charbon de bois; 3 405 263 de charbon de terre , etc.
nivlNlotiN admlnlatratlvea. —
Paris est divisé en 12 arrondissements ayant chacun un maire et subdivisés eh 4 quartiers. Chaque quartier a ufi commissaire de police.
A la tête de l’administration parisienne se trouvent sur la même ligne ; le préfet du département de la Seine, chargé de la gestion financière, des établissements d’instruction et de bienfaisance, des travaux d’embellissement , des voies de communication , etc. , et le préfet de
Îwlire chargé de tout ce qui concerne a sécurité générale et privée, comme alimentation, salubrité, passe-ports, surveillance et répression des malfaiteurs. .
parla, la capitale de la France, est le siège du gouvernement, la résidence habituelle dif chef et des principaux corps de l’Etat , le siège des ministères , de toutes les grandes administrations , de la Cour de Cassation, de la Cour des Comptes, de Cours d’appel et de première instance, d’une division militaire, d’une académie universitaire, d’un archevêché , etc.
Paris a vu naître Molière , Regnard , Boileau, J. B. Rousseau, Voltaire, La Harpe, Marivaux, Beaumarchais , Dulaure, Mansart, David, Lekain , Catinat, etc.
Description de Paris.
nnrrièreH. — Les barrières de Paris ont été construites , sur les dessins de l’architecte Ledoux , aux frais des fermiers généraux, en 1786, pour faciliter la perception des impôts ; nous citerons seulement ; la barrière de l'Etoile , qui se trouve située à l’extrémité N. O. de Paris, la plus belle entrée de la grande ville. Napoléon y fit commencer en 1806 l’arc de triomphe monumental qui lui donne un si grand caractère (voir page 34) ;
La barrière du Trône , à l’extrémité opposée, ornée <Je deux colonnes de pierre surmontées des statues de saint Louis et de Philippe Auguste ;
La barrière de Passu, décorée de deux statues colossales (la Bretagne et la Normandie) ;
La barrière d'Italie, qui fut rendue si tristement fameuse en juin 1848 par l’Bssassinat du général Bréa.
Rue« et piiMMageM. — Les principales rues de Paris, les plus renommées , soit par leur largeur , soit par l’architecture de leurs maisons, soit enfin par la richesse ou l’importance de leurs magasins , sont, rive droite; la rue de Rivoli, la plus longue et la plus belle; les rues de Castiylione et de la Paix , qui vont de la rue de Rivoli par la place Vendôme au boulevard des Capucines; la rue Royale, de la place de la Concorde à la Madeleine ; la rue Tronehet , de la Madeleine à ia rue Neuve-des-Mathurins ; la rue Saint- Harwré, parallèle à la rue de Rivoli dans une partie de son parcours; la rue Richelieu, qui conduit du pavillon de Rohan au boulevard Montmartre; la rue Yivienne, du Palais-Royal au boulevard Montmartre par la place de la Bourse; la rue Montmartre . de la pointe Saint - Eustache au boulevard Montmartre; la rue de la Chausséed’Anlin, du boulevard des Capucines à la rue SaintrLazare ; les rues des Faubourgs Montmartre , Poissonnière,
FRANCE
Saint-Denis, Saint-Martin; les rues Saint-Denis et Saint-Martin ; la rue Saint-Louis , au Marais; la rue du Faubourg-Saint- Antoine , de la place de la Bastille à la barrière du Trône.
— Rire gauche : les rues du Bac. de Lille, dé l’Université, Saint-Dominique, de Grenelle, de Sèvres, de Seine et de Toumon, Bânaparte, de Vaugirard, etc.
Les principaux passages sont : les galeries d’Orléans (au Palais-Royal); des Panoramas et Jouffroy (boulevard Montmartre) ; Vivienne et Colbert (rue Vivienne) ; de Choiseul (rue de Choiseul) ; Viro-Dodat (rue Croix-des-Petits-Champs; Delorme (entre la rue Saint-Honoré et la rue de Rivoli); du Saumon (entre les rues Montmartre et Montorgueil) , etc.
Boulevard*. — Les boulevards intérieurs, qui s’étendent de la place de la Bastille à l’église de la Madeleine , sur une longueur de plus d’une lieue , et qui forment la plus longue et la plus belle voie de communication de Paris , une -Hé ses plus charmantes promenades, étaient autrefois, comme leur nom l’indique, des remparts bordés de fossés; les portes Saint-Denis.. et Saint-Martin servaient d’entrées triomphales, comme aujourd’hui l'arc de Triomphe à la barrière de l’Etoile.
Les principaux boulevards sont, à partir de la Madeleine ; les boulevards de la Madeleine et des Capucines; le boulevard des Italiens (autrefois boulevard de Gand) , remarquable par la beauté de ses magasins et de ses cafés, l’une des promenades du monde élégant (le passage de l’Opéra s’ouvre sur ce boulevard) ; le boulevard Montmartre, non moins animé, et sur lequel débouchent, outre les rues de Richelieu et Vivienne, les passages des Panoramas et Jouffroy ; les boulevards Poissonnière, Saint -Denis et Saint- Martin (marché aux fleurs , le lundi et le jeudi, près du Château-d’eau) ; le boulevard du Temple, nommé encore boulevard des théâtres, et quelquefois boulevard du crime , à cause des drames ou mélodrames qui y sont représentés. (La maison qui porte le n° 42 a été bâtie sur l’emplacement de celle
mie renditsi tristement célèbre l’attentat ue Fieschi en juillet 1835). Le boulevard de Sébastopol, qui doit relier la gare de Strasbourg à la barrière Saint-Jacques . rivalisera bientôt avec les anciens boulevards; le boulevard Saint- Germain (rive gauche) est à jieine commencé: d’autres sont en projet ou à l’étude. Les boulevards-intérieurs de la rive gauche et les boulevards extérieurs des deux rives, sont des promenades plantées d’arbres et bordées de maisons d’un côté, qui s’étendent tout autour de Paris en longeant les murs d’octroi.
Quai*. — Les quais les plus remarquables sont , sur la rive droite : les quais de la Grève, du Louvre, (les Tuileries et de la Conférence ; sur l’ile de la Cité, le quai Desaix, où se tient un marché aux fleurs et, sur. la rive gauche, le quai Conti, le quai Malaquais, le quai Voltaire, et particulièrement le quai d’Orsay, bordé de magnifiques constructions.
Bout*. — On compte 23 ponts ou passerelles dans Paris ; nous ne citerons ici que les plus remarquables. Le Pont-Neuf, à l’extrémité de la rue Dauphine, sur les deux bras de la Seine; c’est le plus grand et le plus fréquenté des ponts de Paris. Commencé en 1578, par Androuet du Cerceau, il fut terminé en 1604, par Guillaume Marchand; il est formé de 12 arches et présente une longueur totale de 288 mètres ; le terre-plein du milieu est décoré de la statue équestre d’Henri IV , par Lemot. Le pont du Carrousel, de trois arches formées d’arceaux en fer de fonte creux ; fut terminé en 1836 ; il a été construit par Polonceau , dont il devrait porter le nom. Le pont Royal , situé en face de la rue du Bac à l'endroit où , sous Louis XIII , on traversait encore la Seine sur un bac, a été bâti sous Louis XIV^ sur les dessins de Mansart et Gabriel , et sous la direction du frère François Romain, de l’ordre de Saint-Dominique. Le pont de la Concorde, ou pont Louis XV, joint la place de la Concorde au palais Bourbon. Commencé en 1787 , il fut fini en 1791, sur les dessins de Perronet.
Le pont d’Iéna ou du Champ-de*Mars,