DE HOF A LEIPSICK
22 milles i/io. 5 conv. par jour; traj. en 4 h. 15 m, et 6 h. 20 m. i” cl. 3 th. 2i sgr.; 2* cl. 2 tb. 28 sgr.; 3* cl. 2 th. 5 sgr.
On franchit la valléede laSaale, sur un viaduc de 188 met. , haut de 27 mèt.
51 milles 5/10. Reuth.
53 milles 5/10. Mehltheuer, station d’où part une diligence pour (2 milles 8/10; prix, 14 sgr.) Scblelz (hôt: Engel, Sonne, Adler), V. de 6000 hab. , située sur le Wiesenthal, résidence du prince de Reuss-Schleiz, et où Ton remarque le châteay et sa chapelle.
C’est de Schleiz qu’en 1806 Napoléon ouvrit la campagne d’Iéna.
55 milles. Plauen (hôt.: Engel, Deutsches Haus),V. indust.de 14000b., arrosée par l’Elster blanche, où Ton pêche des perles, incendiée en 1844.
— Excursion en 3 h. 112 pour 18 sgr., au v. de Bains d ’Elster. On traverse la vallée de l’Elster sur un viaduc de 297 mèt. , de deux rangées d’arcades , cêlle de la Gceltsch sur un viaduc de 682 mèt. de long et de 93 mèt. de haut, le plus beau de toute l’Allemagne. Il a quatre rangs d’arches dont l’une mesure 30 mèt. d’ouverture; il a coûté 8 millions de thàlers.
58 milles 3/10. Reichenbach (hôt.
Hamm), V. manufact. de 8000 hab. , presque entièrement incendiée eu 1833.
60milles5/10. Werdau,\. de 6300 h , située sur la Pleisse. — On laisse à dr. le chemin de fer qui se dirige par Zwickau et Chemnitz, sur la ligne de Leipsick à Dresde, voir ci -dessous D.
63 milles. Grimmitzchau ,V. indust.
de 8600 hab. , fabrique de draps renommés.
64 milles 2/10. Çæssnitz , V. de 1400 hab. On laisse à dr. l’embranchement de Zwickau, voir ci-dessous D.
66 milles 8/10. Altpnbonrjp (hôt. :
Preussischer Hof, Stadt Gotha) , V. de 16800 hab., sur le Stadtbach, capitale et résidence du duché de Saxe-Gotha Altenbourg. Elle possède un château assis sur une roche de porphyre , un hôtel de ville du xvi* siècle, et une ancienne Commanderie (Trauenfels) de Tordre Teutonique. On traverse ensuite une plaine monotone le long de la rive g. de la Pleisse, que Ton franchit avant d’attéindre
70 milles 6/10. Lelpntck, en allemand Leipzig ( hôt. : de Bavière, de Pologne , de Russie, Blumenberg, Stadt Rom, Stadt Nuremberg, Stadt Hamburg, de Prusse; — restaurant :
Ackerleins Keller ; — cafés : Anglais, Français, Chinois, National. — Fiacre à 1 cheval, une personne, 3 ngr. , pour une course de moins de 20 min.; 2 pers., 4 ngr.; 3 pers.,6ngr.; 4pers..
8 ngr.;— 1 heure, 8, 10, 12, et 14 ngr. Fiacres à 2 chev., 4 ngr. par pers. pour une course de moins de 20 min.', les autres prix en proportion. — Prix double la nuit. — Journaux au Muséum et dans la Central Halle, par jour, 5 ngr.), seconde capitale du royaume de Saxe, V. de 6G600 hab., sur l’Elster, la Pleisse et la Parthe, ancien village de pêcheurs du nom de Lipzk, élevé au rang de ville en 1015. C’est aujourd’hui la cité la plus commerçante de l’Allemagne centrale. Scs foires célèbres du nouvel an, de Pâques et de la Saint-Michel, y attirent plus de 20 000 étrangers. Son commerce de librairie est le plus ’ important de l’Europe. Les environs ont servi deux fois de champ de bataille, en 1632, aux Suédo-Saxons et aux Impériaux, et ils ont été, en 1813, le théâtre d’un sanglant revers de Tannée française.
ALLEMAGNE
Les églises protestantes et l’église catholique de Leipsick offrent peu d’intérêt; sur la place du marché on remarque de vieilles maisons d’aspect pittoresque, un hôtel de ville de 1356, la maison de Kœnigshaus et l’Auerbach’s Keller, où Gœthe a placé une des scènes du Faust. — L ’Augusleum, Jtâti sur la place d’Auguste, en 1837, d’après les dessins deSchinkel, est occupé par l’Université, divisée en 4 nations(Saxohs, Misniens, Bavarois, Polonais, en tout, 800 étudiants); la bibliothèque de cet établissement compte 150000 vol et 2000 manusc. Elle est ouverte tous les j. de 11 h. à 1 h., et les mardis et vendredis de 2 h. à 4 h.. Le musée zoologique, qui se trouve également à l’Université, est ouvert la mercredi et le samedi, de 10 h. à raidi. — La Bourse, située derrière l’hôtel de ville, date de 1676; la nouvelle bourse des libraires de 1834; elle renferme une grande salle de concert et d’expositions. — La halle aux draps (Gewandhaus) renferme : une salle d’armes , une collection de pierres précieuses, la bibliothèque de la ville de 80 000 vol. et 2000 manusc. — Le musée de la ville (entrée gratuite, le dimanche de 1 h. à 3 h. , les mardis et vendredis, de 10 h. à 1 h., les autres jours, 5 ngr.), fondé en 1848, par une association d’artistes, s’enrichit tous les jours; il contient des copies en plâtre des œuvres de Benvenuto Cellini, de Thorwaldsen, une i haritédeRietschel.et près de l<i0 tableaux. — La galerie du consul Schletter, située dans le même local, a d’excellents tableaux de Scheuren , Gurlitt, Heine, van Yper . Ritter, Schendel, Marco, Kimer, Heinlein, Kummer, Sohn, Robert, Bergmann, Gudin (naufrage, marine), Schrader, Galame (montagnes, le Monte Rosa) , Knaus . Bellangé (Recrues) , Delà roche (Napoléon à Fontainebleau) , Murillo, (Assomption), Biard (ours blancs, Charles VI exorcis^), Destouches, le Poitevin , Wickenberg. — La galerie du baron Speck se divise en deux parties, dont la plus importante est à LAlschena (1 h. en voiture) ; on y remarque un portrait de Rubens; la Visitation, de Memling; des portraits dei;
Rembrandt , Jordaëns , Raphaël (?) ; une madone de Murillo .une marine de Van derWelde, etc.— L’établissement typographique de M. Brockhaus est l’un des plus grandioses, dans son genre, du monde entier; il occupe 400 employés.
la lour*de la citadelle de Pleissenburg, de 1549, sert d’observatoire.
Leipsick a élevé des statues ; à l’agronome Thaër (4-1828), au roi Frédéric- Auguste (-)- 1827), au musicien Sébastien Bach (4- 1750), au compositeur Hiller (4- 1804), au fabuliste Gellert (4- 1770); — des monuments ; à l’homœopathe Hahnemann et au prince Poniatowski, noyé dans l’Elster, après la bataille de Leipsick. Dans le jardin Gerhard se trouve le modèle de la statue équestre du prince, par Thorwaldsen.
Les anciennes fortifications de Leipsick, changées en boulevards, et le beau parc de Rosen-thal, servent de promenades.
De Leipsick à Magdebourg, B. 228 ; — à Dresde, K. 226; — à Nuremberg et Munich, R. 243.