I.e* cimetière*. — Paris a quatre cimetières
Le cimetière' Montmartre (barrière blanche).
Le cimetière Montparnasse (près de la barrière de ce nom).
Le cimetière Picpus, où l’on a enseveli les restes de quelques citoyens morts victimes de nos guerres civiles en 1793 : ce cimetière n’est pas public.
Et enfin le Père-Lachaise, que les étrangers ne peuvent se dispenser de visiter. Pour se 'rendre au Père-Lachaise , il faut gagner d’abord la place de la Bastille, pénétrer dans le faubourg, et prendre à main gauche la rue de la Roquette. Elle conduit directement à la barrière d’Aulnay, en face du cimetière. La lettre U des omnibus mène à la porte du cimetière.
Au moyen âge, l’emplacement du cimetière actuel, livré a la culture, s'appelait le champ de l’Évêque. Plus tard , en 1347 , un riche bourgeois de Paris, du nom de Régnault, l’acheta et y fit construire une demeure tellement somptueuse, qu’on ne l’appela plus que la Folie Régnault. Sous Louis XIV, les jésuites reçurent en don cette propriété; ils l'appelèrent Mont-Louis, et en firent le siège de leur société. Leur supérieur était alors (1705) le célèbre P. Lachaise, confesseur du roi, qui agrandit et embellit ce domaine. Après l’expulsion des jésuites, en 1763, Mont-Louis, dont la vente servit à payer une partie des dettes de la communauté, passa en plusieurs mains, mais le nom du P.
Lachaise lui resta. En 1804, il fut acheté pour 160 000 fr. par M. Frochot, préfet de la Seine, et transformé en cimetière par un décret de Napoléon. M. Brongniart fut chargé de l’approprier
à sa destination nouvelle, et les travaux furent poussés si activement, qu'on put y transporter, dès le 21 mai de la même année, les restes mortels de Molière , de La Fontaine , de Beaumarchais et de quelques autres personnages illustres.
Le cimetière .du Père-Lachaise a une double destination, il dessert son arrondissement, comme les deux autres cimetières.publics île Paris; mais, en outre , il est pour ainsidire l’asile nécessaire de tout ce qui fut ici-bas riche, puissant ou célèbre. La mort elle-même a son aristocratie, et jusque dans le tombeau on veut se séparer de la foule. Au reste, le cimetière uu Père-Lachaise n’attriste nas les regards. Sans cette myriade ae tombes, on le prendrait pour un jardin de plaisance. Il étale partout des arbres et des fleurs. On y marche sur des allées sablées, le long des platanes, et, lorsqu’on est parvenu à l'allée qui le couronne, on découvre tout à coup une grande et belle vue sur Paris et scs environs.
On peut à peine faire un pas dans le cimetière du Père-Lachaise , sans heurter la tombe d’un personnage connu.
Les plus grands noms de notre histoire, depuis Héloïse et Abailard jusqu’à François Arago, y attirent les regards du’ promeneur. Quelques œuvres de premier ordre frapperont l'homme de goût et l’artiste. David (d’Angers) a sculpté , au Père-Lachaise , le tombeau du maréchal Gouvion Saint- Cyr, celui de Suchet. celui du généra] Foy, élevé par souscription nationale. Sur la tombe du sculpteur Cartelier, on admire un génie, qui est l'œuvre de Rude. Il faut s'arrêter aussi devant le tombeau de Ludwig Borne, poète allemand, sur la pierre duquel le ciseau de David a écrit un éloquent appel à la fraternité des peuples.
Le cimetière du Père-Lachaise est ouvert de 7 heures et demie du matin à 4 heures et demie du soir, pendant les jours les plus courts de l’année, et de 6 heures du matin à 7 heures du soir pendant les jours les plus longs. Le portier ne doit rien laisser emporter , pas même des fleurs, sans un laissezpasser. Dans le petit bâtiment de droite ,
! se tiennent des conducteurs qui ac-
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compagnent les étrangers vers les tombes les plus remarquables. (3 heures environ pour 2 et 3 fr.).
Une chapelle est élevée à l’entrée du cimetière, et un aumônier des dernières prières se tient toujours prêt à accompagner les convois des pauvres, qui sont ensevelis dans cette fosse commune, où Lamennais a exigé qu’on inhumât sa dépouille mortelle. Une concession temporaire (5 ans) coûte 60 fr. ; une concession à perpétuité se paye 500 fr.
Les Catacombes sont de vastes excavations d’anciennes carrières, d’où furent tirées les pierres dont la ville de Paris est bâtie; elles s’étendent particulièrement sous les quartiers du côté du sud , ou de la rive gauche : elles sont devenues à la fin du siècle dernier un immense ossuaire renfermant les débris d’environ 30 générations parisiennes. On ne peut plus les visiter.
I.ea chemins de fer. — Chemins de fer de Rouen , de Dieppe, du Havre, de Caen, de Saint-Germain , de Versailles (rive droite), d'Auteuil, embarcadère rue Saint-Lazare , 124 ; administration, rue d'Amsterdam, 11.
De l’Ouest et de Versailles (rive gauche), embarcadère, boulevard Montparnasse, 44; administration, rue Saint- Lazare. 124.
De Sceaux, d’Orsay, barrière d'Enfer.
D’Orléans, Nantes, Clermont, Bordeaux, Limoges , Nevers , embarcadère et direction, boulevard de l’Hôpital, 7.
De Paris à la Méditerranée , embarcadère, boulevard Mazas; direction, rue de Provence, 47.
De l’Est , embarcadère , rue et place de Strasbourg.
Du Nord , place Roubaix ; administration, rueCroix-des-Petits-Charaps, 50.
De Ceinture, administration, rue Saint-Lazare, 104.
OmnibiiA Hpéclaux des chemins de fer. — Des omnibus spéciaux desservent chacune des gares; les bureaux de ces omnibus sont établis ainsi qu'il suit :
Ouest. Omnibus spéciaux desservant les gares de Saint-Lazare et de Montparnasse (20 cent.) , boulevard Bonne- Nouvelle, place de la Bourse, Pont- Neuf, rue Saint-Martin,' Hôtel de ville, Palais de Justice.
Orléans. Des omnibus desservent tous les trains et partent du bureau central, rue Saint-Honoré, 130; bureaux succursales, rues Drouot, 4; du Bouloi, 21 ; Coquillière, 33; Saint- Martin, 295; du Bac, 121; de 1,'Ancienne- Comédie, 14; de la Chaussée d’Antin, 11.
Lyon. Rues de Rivoli, 136; Croixdes-Petits-Champs, 43; Notre-Damedes- Victoires, 22, Cour des messageries impériales ; rue Bonaparte , 59.
Est. Rues Saint-Martin, 295; de Rivoli, 1 ; Saint Martin (impasse de la Planchette) ; Palais-de-Justice ; place Saint-Sulpice : cour Batave, rue Saint- Denis. .
Nord. Rues Amelot, 10; Croix-des- Petits-Champs, 12; Notre-Dame-des- Victoires , Cour des messageries impériales; rue Saint- Denis, 124 (cour Batave); Saint-Honoré, 323, hôtel de Lille et d’Albion; rue de l’Arcade, 13, hôtel de Bedfort ; rue de Rivoli , 228 , hôtel Meurice ; boulevard des Italiens hôtel de Bade , 32.
Sceaux, Orsay. Omnibus spéciaux desservant tous les trains au départ et à l’arrivée, rue du Bouloi, 22; et place Saint-Sulpice, 12.