ENVIRONS DE PARIS
1*® bol» dr> Roulogne , Passy.
Autrui 1, etc.
là ou 20 minutes suffisent pour aller à pied de la barrière de l’Étoile au bois de Boulogne, par l’avenue de l'Impératrice.
On peut y aller aussi en fiacre , en omnibus ou en chemin de fer.
La lettre C des omnibus mène du Louvre à Neuilly : 3o cent., et 15 cent, suc l'impériale, jusqu’à la barrière; ko cent, et 20 cent, jusqu'à Neuilly. — La lettre A conduit de la place du Palais-Royal à Passy : 30 cent, et îs cent. — Les voitures qui partent de la rue du Bouloi desservent Passy, Auteuil , Boulogne et Saint-Cloud.
Le chemin de fer desservi par des chevaux, ou américain, a sa station sur la place de la Concorde , à la descente du pont ; on paye pour Passy 15 cent, dans l’intérieur, à l’extérieur to cent. — Pour Auteuil, 3o et 20 cent. Les dimanches et les jours de fête, les prix s’élèvent pour Passy à 2S et 15 cent., pour Auteuil à 4o cent, et à 25 cent.
Le chemin de fer desservi par des locomotives, et dont l'embarcadère est attenant à celui des chemins de l’Ouest, rue Saint-Lazare, 124, a des convois toutes les demi-heures : tous les trains s’arrêtent à toutes les stations. Quand on veut aller au bois de Boulogne , on peut descendre à la porte Maillot, à l’avenue de l’Impératrice, à Passy, à Auteuil ; les prix sont les mêmes pour chacune de ces stations (les enfants payent place entière); ils sont ainsi fixés :
Pendant la semaine, voyage simple :
wagons , 30 cent., dilig., ko cent. ; aller et retour : wagons, 50 cent., dilig., 7o cent.
Les dimanches et fêtes , voyage simple : wagons, kj cent., dilig., 60 cent.; aller et retour . wagons, 75 cent., dilic.
1 fr.
I*e bol* do Boulogne, situé sur une sorte rie presqu’île allongée, que forme la Seine au sortir de Paris, occupe en partie l’emplacement rie l’ancienne forêt de Rouvray ou Rouveret connue au xiv' siècle sous le nom dé bois de Saint-Cloud ; il fut pendant des siècles infesté de voleurs et de vaga-
bonds ; Louis XI l’érigea en seigneurie pour son médecin Jacques Coitier.
François I" l’entoura de murs, le peupla de gibier, et y bâtit le château de Madrid. Charles IX y construisit celui de la Muette ; plus tard de nouveaux châteaux, Bagatelle, Neuilly, Boulogne, Madrid, Maurepas, Saint- James et le Ranelagh s’élevèrent autour de son enceinte; la Révolution y causa de grands dégâts, Napoléon I" le reboisa ; puis les alliés, lors de la seconde invasion, en détruisirent une partie; enfin l’Empereur Napoléon III par décret du 2 juin 1852, le concéda à la ville de Paris 5 il a été depuis sur ses indications , et sous la direction de MM. Varé, célèbre architecte paysagiste, Alphand, ingénieur des ponts et chaussées, et Barillet-Deschamps, jardinier en chef, transformé en un parc anglais ; c’est une des plus belles promenades de l’Europe.
On visitera surtout au bois de Boulogne : le lac inférieur , sur lequel on a ménagé deux lies où conduisent des bateaux omnibus (50 cent, par personne, aller et retour), et qui sont réunies l’une à l’autre par un pont de Lois; le rond des cascades, placé entre les deux lacs, à l’endroit où aboutissent les routes des portes de la Muette de Passy, et de Boulogne, et celles qui font le tour des lacs ; le lac supérieur , formé comme le lac inférieur par une cascade ; la bulle Mortemart, élevée avec les terres retirées des lacs et de la rivière, et dominée par un cuire, qui a été transplanté à une hauteur de plus de 10 mèt. au-dessus du sol dans lequel il se trouvait auparavant; la mare d' Auteuil, une des rares pièces d’eau naturelles de l’ancien bois; le rond des Chênes, qui a conservé quelques vieux chênes du xm' siècle; la grande cascade de Long champ , qui a 14 mèt. de hauteur sur 00 mèt. de largeur; les deux hippodromes, dont l’un est destiné, aux courses, et l’autre aux steeple-chases.
Entre ces deux hippodromes s’élèvent
FRANCE
encore deux tours et le oignon d’une grange , derniers débris de la fameuse abbaye de Lnngchamp , fondée vers 1256 par Isabelle de France, soeur de saint Louis, canonisée par Léon X, en 1521; — le Prd Catelan, un des plus charmants jardins des Environs de Paris (concerts, jeux, théâtre en plein air).
Autour du bois de Boulogne se groupent des villes . de* villages et des châteaux qui méritent au moins une mention :
PHHMy , V. de 17 594 h., située sur la colline qui domine la rive droite de la Seine , en dehors du mur d’octroi , fut longtemps célèbre par ses eaux minérales que vinrent prendre J. J. Rousseau et Franklin . habitée depuis nn siècle par un grand nombre d’hommes illustres dans les lettres, les sciences, les arts, l’administration.
Le château de la Muette . dans l’origine rendez-vous rie chasse . devint le séjour favori de la duchesse de Berry, fille du Régent avant d’être rebâti par Louis XV qui le transforma en une sorte de parc aux cerfs; il fut habité par Louis XVI et Marie-Antoinette après la mort de Louis XV ; vendu en 1791, il a été en partie démoli depuis ; il n’en reste aujourd’hui qu’un pavillon appartenant à Mme veuve Erard.
Auto n il (omnibus, rue du Bouloi, our 45 cent, en semaine avant 0 heures du soir), v. de 6363 h. en été, est composé en grande partie de maisons de campagnes à louer. Boileau et Molière l’ont habité ; le tombeau du chancelier d’Aguesseau (1751) et de sa femme, Anne Lefèvre d’Ormesson , s’élève en face de l’église.
Boulogne (omnibus, rue du Bouloi, 60 cent, en semaine jusqu’à 10 heures du soir} chemin de fer américain de la place de la Concorde , 45 cent. A l’intérieur et 30 cent, à l’extérieur en semaine), V. de 11378 h., dont l’industrie principale est le blanchissage du linge, est située sur la rive droite de la Seine en face de Saint-Cloud, dont la sépare un beau pont de pierre. Son château bâti par le
duc de Choiseul, habité par Cambacérès et Lafayette, appartient aujourd’hui à M. James de Rothschild, qui vient de le faire reconstruire avec luxe.
Wenllly , V. de 23 832 h. , est située sur la rive droite de la Seine. Le roi Louis-Philippe y possédait, avant la révolution de 1848, un château détruit par une bande de voleurs et d’incendiaires, le 24 février. 11 habitait ce château quand la couronne lui fut offerte quelques jours après la révolution de 1830. 11 s’y trouvait encore avec sa famille. le 13 juillet 1842, lorsque le duc d’Orléans son fils aîné, qui allait loi faire ses adieux, se tua si malheureusement en s’élançant de sa voiture, dont les chevaux s’étaient emportés.
Le duc d’Orléans a été enterré à Dreux ; mais la reine Marie Amélie, sa mère, a désiré qu’un monument religieux consacrât le lieu où il avait rendu son âme à Dieu. Ce monument est la chapelle Saint-Ferdinand, que l’on peut visiter tous les jours, près de la porte Maillot, sur le chemin de la Révolte, 10. On y verra avec intérêt des vitraux exécutés d’après des dessins de M. Ingres, le tombeau sculpté par M. de Triqneti , d’après les dessins de M. Ary Scheffer, et un tableau de M. Jaequand (1844). représentant les derniers moments du duc d’Orléans,
«•im-cimI,
A ti kil. de Paris par la route de terre. 15 kil. de la gare de Saint-Lazare. — On peut s’y rendre :
i* Par le chemin de fer de Versailles , rive droite; départs d'heure en heure, trajet en 30 min. : en semaine, dilig., 75 cent, wagons, 60 cent.; les dimanches et fêtes , l fr. et 75 cent. Le jour de la fête de Saint- Cloud ! fr. 'J 5 et i fr. Billets d’aller et retour dimanches et fêtes, 3 fr. et i fr. 50 cent.
a- Par le chemin de fer de la place de lu Concorde : la semaine, int., 45 cent., ext., 30 cent. ; les dimanches et jours de fête , 55 cent., et 35 cent.
3° Parle chemin de fer d'Auteuil, gare des chemins de l’Ouest; la semaine, wagons , 30 cent. , dilig. . 40 cent. Aller et retour, 50 et 70 cent.; l'omnibus de corres-