ENVIRONS DE PARIS. — SAINT-CLOUD
SD
pondance conduit d’Auteuil à Saint-Cloud pour 1 5 cent.
Par les voitures de Saint-Cloud partant de la rue du Bouloi : en semaine 60 cent., 75 cent, le dimanche avant 10 h. du soir.
5° Par les bateaux à vapeur pendant la belle saison. — Bateau - omnibus , port Saint-Nicolas, pour 50 cent., le dimanche, i fr. — Union ae la Seine, quai des Tuileries : l*» cl., 50 cent., I* cl., 30 cent, pendant la semaine; 50 cent, jusqu’à midi, 75 cent, après midi le dimanche. — Caliato et Areas, quai d'Orsay, ne marchent que le dimanche, i fr.
N. B. La fête de Saint-Cloud commence le premier dimanche de septembre et dure trois semaines. Les eaux jouent ordinairement tous les quinze jours pendant la belle saison.
Si l’on va à Saint-Cloud . par le chemin de fer de la rive droite , on s’arrête aux stations suivantes.
6 kil. Asnières, voir page 64.
8 kil. Courbevoie, com. de 7972 h., qui ne possède de remarquable que ses casernes bâties sous Louis XV.
10 kil. Puteaux, com. de 5403 h., très-ancienne, où les usines ont remplacé les maisons de plaisance.
12 kil. Suresnes , com. de 4363 h., dont les vins furent longtemps recherchés ; on y couronne une rosière tons les ans, le dimanche le plus rapproché du 21 août. M. de Rothschild y possède une belle villa; un pont suspendu relie Suresnes au bois de Boulogne. On peut en 25 ou 30 minutes monter au Moal- Valérien , dominé par une belle forteresse, et dont le point culminant offre un magnifique panorama sur Paris.
1 5 kil. Mai nt-( l»u<l ( Restaurateurs : Baudot, aucienue maison Cornaille, à l’angle du quai; Toutain, au fond de la plaça d’Armes; Legriel, à l’entrée de la grande avenue du bas parc.
Cafés : Oriminy, Ménage, Nourry) , V: de 4405 h., appartenant au département de Seine et-Oise, est située sur la rive gauche de la Seine et sur un coteau si rapide qu’il a fallu sur plusieurs points y pratiquer des escaliers.
Le château, le parc et les jaidins, méritent seuls l’attention des étrangers.
Clodowald , petit fils de Clovis , fonda en cet endroit, alors appelé Nogent, un moutier où il mourut en odeur de sainteté vers 560 ; le village rit alors le nom de Saint-Clodowald, ’où est venu Saint-Cloud. Henri 11 s’y fit bâtir une villa; Henri III s’y établit pendant qu’il faisait le siège de Paris : c’est là qu’il fut frappé mortellement par Jacques Clément. Louis XIV y acuit la propriété du contrôleur des nances Hervard, pour la donner à son frère le duc «'Orléans, après l’avoir agrandie et transformée en palais, et avoir fait dessiner le parc et les jardins par Le Notre. Henriette d’Orléans, fille nu roi d’Angleterre, Charles Ier, y mourut eu 1670. Monsieur, qui y épousa un an après la princesse Palatine, mourut après y avoir fait construire une grande galerie que Mignard fut chargé de peindre. Le Régent y reçut en 1717 le czar Pierre, La reiïie Marie-Antoinette acquit le château au prix de 6 millions, et y fit faire des changements considér-ables dont elle n’eut pas le temps de jouir. Sous le Directoire, le conseil des Cinq-Cents s’était établi dans l’Orangerie; le 19 brumaire, Bonaparte ne craignit as d’employer la violence pour le issoudre ; il ordonna à ses grenadiers, commandés par Murat, do jeter par les fenêtres les imputés qui refuseraient de se retirer. Nommé premier consul , puis consul à vie, il s’établit dans cette belle résidence pendant l’été; il s’y maria en 1810 avec l’archiduchesse d’Autriche, Marie-Louise. La capitulation de Paris y fut signée, le 3 juillet 1815.
Louis XVIII l’habita ainsi que Charles X, qui y signa les fatales ordonnances du 24 juillet 1830. Louis-Philippe s’y établit avec sa famille eu 1832.
L’empereur actuel on a fait sa principale résidence pendaut l’été; aussi pour le visiter aujourd’hui faut-il être porteur d’une autorisation du ministère de la maison de l’Empereur.
Le château de Saint-Cloud, construit sans plan d’ensemble à diverses époques, n’offre rien de remarquable à l’extérieur. Au milieu de la façade centrale s’ouvre le vestibule de l’Empereur, au fond duquel on voit une statue de Sapho , dernière œuvre de
FRANCE
I’radier. Un visite surtout à l’intérieur : le salon de Mars , que peignit Mignard, à l’âge de 67 ans ; la galerie d’Apollon, où sous le Directoire, le conseil des Cinq-Cents tenait ses séances. Les grandes peintures décoratives sont de Mignard , mais on y comnte en outre j un certain nombre de tableaux de di- ; vers autres maîtres, presque tous français; le salon de Diane; le salon de Vénus, dont le plafond a été peint par Lemoyne ; le salon de la Vérité, ; plafond peint par Coypel; les salons de Mercure et de l’Aurore ; au pied de ; l’escalierde la Reine qui s’ouvre près de ce dernier, on voit une jolie statue en marbre , une Heure de la nuit , de M. Pollet.
fi. B. Les appartements de l’Empereur et de l’Impératrice ne sont pas visibles.
Le parc comprend 392 hect. et se divise en parc public et en parc réservé. Le parc public se compose de deux parties, le bas parc qui s’étend le long de la Seine, et le haut parc. La grande cascade, que dominent de beaux massifs d’arbres; le grand jet d’eau , qui s’élève à 42 mèt. au-dessus du niveau du bassin; la lanterne de Üémosthène , appelée souvent à tort la lanterne de Diogène, reproduction, dans les proportions exactes de l’original, d’un édifice existant encore à Athènes (Spon a reconnu, en 1678 , ue c’était un monument choragique e Lysicrate, c’est-à-dire un édifice construit par un chorége pour consacrer le souvenir de sa victoire sur ses rivaux), méritent l’attention particulière des étrangers.
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8 kil., chemin de fer de l’Ouest , gare du boulevard Montparnasse. Trajet en 14 minutes: 75 et 50 cent, en semaine, *o et 60 C. les dimanches et fêtes. Omnibus de la station à l’extrémité du village, io cent.
viciidon est un bourg de 4789 h. , bâti en amphithéâtre au pied du Château qui porte son nom , sdr l’un des versants du val Fleury, et divisé en haut et bas Meudon. Rabelais en a été le curé; du moins la tradition l’affirme , malgré les doutes de certains critiques.
Là seigneurie et la terre de Meudon furent données en 1527 à la duchesse d’Etampes par son oncle , qui était cardinal ; après la mort de François I", la duchesse d’Etampes céda "ce domaine au cardinal de Lorraine, qui s’y fit construire un château d’après les dessins de Philibert Delorme. Château et terre appartinrent ensuite : à Servien, qui bâtit la terrasse; à Louvois, qui y dépensa des sommes considérables; au Dauphin, qui se construisit le château actuel (l’ancien a été démoli en 1803), et qui y mourut; enfin à la duchesse de Berry , qui y établit le comte de Rion , qu’elle avait épousé secrètement. En 1726, ce beau domaine fut réuni à la couronne; Stanislas, roi de Pologne, s’y établit en 1736. La Révolution fit du château une forteresse et un atelier de machines de
guerre. Napoléon eut l’idée d’y étalir un institut de rois. Pendant la campagne de Russie. Marie-Louise l’habita avec le roi de Rome. Il est occupé aujourd’hui par le prince Jérôme Bonaparte. Quand il n’est pas habité, on peut le visiter ainsi que le parc. Mais ce qu’il a de plus beau à montrer et ce qu’on voit en toute saison , c’est la vue de sa terrasse , d’où l’on découvre tout Paris.
Les bois de Meudon sont, à cause de leurs accidents de terrain, une des plus agréables promenades des environs de Paris.
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10 kil. de la gare du chemin de fer de l'Ouest, boulevard Montparnasse, io kil.
300 mèt. de Paris, l5oo mit. de Saint-Cloud.
On peut aller à Sèvres : i* par le chemin de fer de l'Ouest (départs toutes les heures (75 et 50 cent.) ; 2* par le chemin de fer américain (place de la Concorde); et 3" par les Gondoles de la rue du Bouloi : 80 cent, et 6o cent, en semaine , i fr. io cent., et 85 cent, les dimanches et fêtes.
«èvre», V. de 5760 h., située sur la rive gauche «le la Seine , et le long de la route de terre, de Paris à Versailles, dans l’étroite vallée que forment les deux collines qui supportent les deux chemins de fer, n’a rien d’intéressant par lui -môme; mais tous les étran-