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ROUTE 301 : D’ABERDEEN A INVERNESS

situé prés de l'embouchure du Nairn i dans la mer.

45 milles 1/2. Fort George, construit en 1745.

48 milles. Dalcross, où l’on voit un vieux château.

51 milles 3/4. Culloden, qui possède un beau chàleau modernisé, et contenant, outre des portraits historiques, une Fuite en Égypte, du Titien. — C’est à Culloden que Charles- Édouard perdit, en 1745, une bataille qui renversa à jamais les espérances des Stuarts.

-55 milles. Inverness, voir R. 297.

d’inverness a thurso.

180 milles. Route de poste; diligence tous les jours; traj. en ao h. 15 m. Prix : 63 sh. et 47 sh.

Les principales localités que traverse la route sont :

21 milles 1/2. Dingtrall (hôt. : the National), petite V. de 2000 hab.,, bourg royal depuis 1227.

47 mille». Tain , b. royal de 2000 h., situé sur la baie du Dornoch Firth, possède une vieille tour surmontée u’un clocher et de quatre clochetons, une maison des pauvres, bâtie dans le style du temps (l’Élisabeth, et les ruines de l’église collégiale, dédiée à saint Duthus : cette église, construite en 1471 , a été détruite à la Réforme Jacques V y fit un pèlerinage pièds nus en 1527.

72 milles 1/4. Dornoch (hôt. Gunn’s), V. de 800 hab. , située au milieu de dunes de sable, près dü Dornoch Firth.

139 milles 1/4. wick, b. royal de 9500 . hab. , situé à l’embouchure de la rivière qui p’orte son nom ; bien que sa baie soit dangereuse, un grand nombre de bateaux de pèche s’y trouvent souvent réunis.

160 milles. Thurno ou Thor’s Tovcn (bon hôtel), petite V. de 2400 hab., irrégulièrement bâtie, mais possédant cependant quelques belles maisons et une jolie église. On y remarque les ruines du Scrabster Castle, ancienne résidehce des évêques de Caithness.

IRLANDE

RENSEIGNEMENTS GÉNÉRAUX

1. Situation, limites, étendue et climat, aspect physique, montagnes et eaux, productions naturelles. — 'i. Industrie et commerce. — 3. Aperçu historique, population.- — 4. Administration, divisions principales, religion, instruction publique. — 5. Moyens de transport, hôtels.

1. situation, limites, étendue et climat, aspect physlqne, montagnes et eaux, productions naturelles. — L’Irlande, en anglais

Ireland, en latin Hibernia , en gaélique, Ir, Eri, Erin, lie de l’océan Atlantique, l’un des 3 royaumes dont se compose le Royaume-Uni, est située entre 51° 25' et 55° 23' latit. N., et 8° 30' et 13° longit. O. Elle est séparée à RE. de l’Angleterre par le canal Saint-Georges, la mer d’Irlande et le canal du N. Sa plus grande longueur est d’environ 306 milles , sa plus grande largeur de 182 milles. Sa superficie est de 32512 milles carrés anglais. La forme générale de l’Irlande est un ovale découpé dans sa partie orientale, par un grand nombre de golfes , de presqu’îles et de caps.

Le climat, plus tempéré que celui de tout autre pays d’Europe situé sous la même latitude, est plus variable et plus humide que celui de l’Angleterre. La température moyenne dans le N., est + 8“ 89 C. ; dans le S., -f- 11“ 11 C.

Le territoire plat au centre, montagneux sur le pourtour, a la forme d’un vase : au milieu sont les marécages, les lacs, les vastes bogs ou tourbières et les prairies tremblantes; sur le bord de la mer sont les montagnes, à l’E. les massifs de Kippure, et des comtés d’Antrim et de Downshire; au S. les chaînes de Tipperary et de Kerry; à l’O. les collines de Connemara et Keeper Hill; au N. de nombreux groupes isolés de hauteurs. Le point culcdinant de Elle est le Carran-Tual (1040 mèt.), du groupe de Macgillycuddy’s Reek au S. O. Le fleuve le plus important est le Shannon, qui prend sa source au lac Allen et se jette dans l’Atlantique après un cours de 204 milles.

La Flore et la Faune de l’Irlande sont à peu près les mêmes que celles des autres pays de l’Europe à même latitude; cependant, on n’y trouve pas une seule espèce de reptiles. L’humidité naturelle du sol rendant facile et avantageuse la culture des prairies, l’élève du bétail y a pris une grande importance. Le sol est considéré comme préférable à celui de l’Angleterre, mais l’agriculture, surtout dans la partie occidentale, est encore arriérée. Les principales productions sont : la pomme de terre , l’orge, l’avoine et le lin. Les tourbières qui couvrent 1/7 de la superficie de l’Irlande, les houillères (3 bassins), suppléent à l’iusurfisance des forêts, pour la production des combustibles. Dans ces derniers temps on a fait beaucoup de plantations de mélèzes et de cèdres deodar. On exploite en Irlande des mines de fer, de cuivre, de plomb , d’or et d argent , d’antimoine, de manganèse, des carrières de basalte, de marbre, d’ardoises, etc.

2. induMtrie et commerce. — L’industrie de l’Irlande est fort inférieure

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à celle de l’Angleterre qui l’écrase. Elle consiste surtout dans la fabrication des toiles, des lainages, des dentelles h et la distillation des eaux-de-vie. Le commerce consiste principalement dans l’exportation des produits du sol % et des bestiaux. .

3* Aperçu historique, population. — Au IVe siècle, saint Patrick introduisit le christianisme en Irlande. Au vi* siècle, les Danois s’emparèrent de la plus grande partie des côtes. En 1156, une bulle du pape Adrien IV donna le royaume d’Irlande à Henri II d’Angleterre, et 13 ans après (1169) les Anglais envahissaient pour la première fois l’Irlande qui ne devait plus recouvrer son indépendance. Lès Celtes furent vaincus par les Anglo-Normands, et' Jean, fils de Henri II, fut le premier vice-roi d'Irlande : mais la lutte n’était pas terminée; on peut môme dire qu’elle ne l’est pas encore aujourd’hui. Au xvt* siècle, l’Angleterre devenue protestante ne voulut pas que l’Irlande restât catholique. L’œuvre de persécution commença sous Henri VIII et fut continuée sans relâche par Élisabeth et ses successeurs. En 1650, l’Irlande qui , dès 1641 , avait pris parti pour Charles Ier, fut mise à feu et à sang par l’armée de Cromwell. Lors de la révolution de 1688, les Irlandais, fidèles aux Sluarts, parce que ceux-ci étaient catholiques, se déclarèrent pour Jacques II; mais la victoire de la Boyne, remportée en Irlande même (1690) , par Guillaume d’Orangc, anéantit leurs espérances. En 1782, ils obtinrent un parlement indépendant. L’insurrection tentée en 1796 fut comprimée et les échafauds se relevèrent. En 1800, le parlement anglais, dans le but d’anéantir la nationalité de l’Irlande, décréta l’union définitive des deux pays, et les Irlandais, privés de leur ombre de parlement national, durent envoyer leurs représentants au parlement britannique. Les catholiques cependant, qui forment la grande majorité des Irlandais, étaient privés du droit d’élection et de représentation, et leur émancipation, longtemps promise, ne fut accordée qu'en 1829, sous le ministère de Robert Peel. Depuis, l'Irlande toujours misérable a continué de s’agiter, d'abord sous la conduite d’O’Connell, l’agitateur légal, puis sous celle d’O’Brien, chef principal du parti qui fut connu sous le nom de la Jeune Irlande, et qui n’obtint aucun succès. En 1846 et 1847, une terrible famine emporta 600000 hab. de la malheureuse Irlande; en même temps 1 200 000 mendiants habitaient les workhouses.

Aujourd’hui le paysan irlandais est réduit à un état de dégradation , de misère et d’abrutissement complets, causé par l’oppression d’un gouvernement hostile, l’avarice des propriétaires du sol, qui pour la plupart ne résident pas en Irlande, l’énormité des impôts et le manque d’instruction.

La population , de 8175124 hab. en 1841, de 6,515794 en 1851, n’est plus que de 6000000 en 1859.

4. Administration , divlcilons principale*, religion, Instruction publique. — L’administration est confiée à un vice-roi ou lord lieutenant, nommé par le souverain de la Grande-Bretagne. Les représentants de l’Irlande au parlement britannique sont 32 pairs pour la chambre des Lords, 100 députés pour la chambre des Communes.

Le royaume se divise en 4 grandes provinces : Leinster à l’E. , Ulster au N. , Connaught à l’O. , Munster au S. Ces 4 provinces se subdivisent en 32 comtés. La religion de l’État est la religion anglicane ou épiscopale, dont les membres ne forment pas le 5* de la population. Avant l’émancipation des catholiques, l’église anglicane d’Irlande comptait 4 archevêchés et 18 évê-

IRLANDE

r.hés. Ce nombre a été réduit à 2 archevêchés et 10 évêchés. Les 4 provinces archiépiscopales sont : Armagh, Cashel, Dublin et Tuam.

tes établissements d’instruction supérieure sont : outre l’Université de Dublin , le collège catholique de Maynooth et l’academical institution de Relfast. Les écoles primaires ou écoles nationales ont pris, depuis leur établissement en 1833, un grand développement.

L’idiome irlandais, qui n’est plus aujourd’hui parlé que par 350.000 personnes dans les districts roculés de Connaught et de Munster, est un dialecte celtique de la même souche que le gaélique.

5. Moyen»» «le transport. — Les CHEMINS de fer sont encore beaucoup moins nombreux en Irlande qu’en Angleterre, surtout dans la partie du S. O. et du N. O. Us rayonnent tous de Dublin, au N. vers Belfast, Coleraine; au N. O. vers Enniskilten et Londonderrv; à l’O. vers (lalpay; au S. Q. vers Liraerick, Foynes, Ennis, Cork et Killarney; au S. vers Wicklow et Waterford. Leur organisation est la même que celle des chemins, de fer anglais, voir page 497.

Voitures. — La plupart des routes d’Irlande sont excellentes. Les voitures publiques ou particulières qui les parcourent sont ordinairement des jauntingcars, chars à bancs découverts particuliers à l’Irlande : ou s’y assied de côté.

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