ENVIRONS DE PARIS. — VERSAILLES
plies de glaces dans toute leur hau- i leur (tableaux de Lebrun et de Coyse- V03f) ; les petits appartements , la chambre à coucher (le Louis XIV, la salle de l'OEil-de-Bœuf, l’antichambre, la chambre et le salon de la Heine, la salle du Sacre ; tableau du sacre de Napoléon, par David; bataille d’Aboukir, par Gros.
Aile du sud. 1er étage. La galerie des Batailles, 2580, 2582. Bataille de Tolbiac , Charlemagne à Paderborn , nar A. Scheffer ; 2586. Bataille de Taille bourg, parE. Delacroix.
Les jardins, dessinés par Le Nôtre, sont ornés de groupes de statues, tant en bronze qu’en marbre, et de magnifiques pièces d’eau. On y remarque surtout : l’Orangerie, construite eu 1685 par Mansart; le plus vieux des orangers , qu’on nomme le grand Bourbon, fut acquis en 1530; on croit qu’il fut semé en 1421: le bassin de .X cutané, le plus grand et le plus beau de tous ceux de Versailles ; c’est le dernier ui joue aux jours des grandes eaux, e groupe central représente Neptune, par Adam : celui de gauebe, Protée,
Ï>ar Bouchardon; celui de droite, 'Océan , par Lemoyne: la grande allée du Tapis Vert ; le bassin de J.alone; le bosquet de la Colonnade; l’architecture a été dessinée par Hardouin-Mansart; au centre est un groupe en marbre blanc , l’enlèvement de Proserpine , de Girardon , d’après les dessins de Lebrun ; ce bosquet est fermé ; le bosquet d'Apollon, qui est également fermé (excepté les jours des grandes eaux) , renferme le célèbre groupe d’Apollon et des Nymphcsj par Girardon et Regnaudin; le bassin d’Encelade; le géant, enseveli sous des roches, lance lin jet d’eau de 23 mèt.;le bassine ‘ — 1 Ion, au delà duquel s’étend le canal; le Jardin du Boi, toujours garni des plus belles fleurs de la saison.
Les Trianons. En 1670, Louis XIV se fit bâtir sur la paroisse de Trianon un petit château, remplacé bientôt par un palais, dont Mansart dessina le plan. C.est le grand Trianon.' Il se compose d’un grand rez-de-chausséé, sans toit apparent et sans cave sous les appartements. Il renferme plusieurs bons tableaux , de Desportes, Oudry,
Coypel, Vanloo, etc. La grande galerie' l’unit à Trianon-sous-Bois, où Louis-Philippe fit construire une chapelle. Le petit Trianon , bâti par
Gabriel, en 1766, n’est qu'un simple pavillon. Louis XVI le donna à Marie- Antoinette, qui en fit sa résidence favorite. Le jardin surtout mérite une visite. Il renferme une petite rivière, de beaux arbres , dont plusieurs appartiennent à des espèces rares, et quelques gracieuses constructions; un temple a i’amour par l’architecte Micque, avec une statue de l’amour, par Bouchardon. Des maisons rustiques forment ce qu’on appelle le Hameau.
M. Charpentier, jardinier de Trianon, a créé en 1850 un jardin des fleurs, fort intéressant pour les amateurs d’horticulture.
Hutaurtra.
Les omnibus, lettres R, I, M, N, y conduisent. — La fête de Montmartre a lieu pendant les trois dimanches qui suivent le 29 juin.
Montmartre (Mons Martis ou Mons Martyrum) , V. de 36 450 b. , est située au N. de Paris, sur une colline fort intéressante pour les géologues, et dont les vastes carrières sont aujourd’hui fermées. L’église actuelle date du commencement du xu* siècle: le pajie Eugène III la consacra en présence de saint Bernard. Elle faisait partie d’un monastère longtemps célèbre, aujourd’hui détruit, ainsi nue la chapelle des martyrs , dans laquelle , en 1534, saint Ignace de Loyola prononça ses voeux. A droite de l'église est un calvaire fondé en 1805 et composé de g stations. Montmartre possédait autrefois un grand nombre de moulins à vent dont les propriétaires tenaient des cabarets : la plupart ont disparu; mais ses restaurants et ses bals jouissent encore d’une certaine réputation.
On cite le restaurant des Princes et le petit Bamponueau parmi les premiers; parmi les seconds, le Château-Bouge (la maisou a été construite sous Henri IV pour Gabrielle d’Estrées); l’Ëlysée- Müutmartre, l’Ermitage et le bal de la Reine Blanche.
FRANCE
Les étrangers montent surtout â Montmartre pour y admirer la lielle vue que l’on y découvre sur Paris et la vallée de la Seine. De grands travaux s’y exécutent en ce moment pour en rendre les abordB plus faciles.
Nalnt-Germalrt.
Chemin de fer. 2« kil. de la gare de Saint-Lazare. — Départs de Paris d’heure en heure, trajet en 42 min. : ir* cl., t fr. 50 c. — 2e cl., l fr. 25 c. Billets d’aller et retour, les dimanches et fêtes, 3 fr. et 2 fr. 50 c.
Le chemin de fer de Saint-Germain est le premier qui ait été construit à Paris ; il a été inauguré en 1837.
N. B. On peut aussi aller à Saint-Germain pour i fr. par les voitures de l’Union des Postes, boulevard Saint-Denis, 22, et passage du bois de Boulogne, 12.
5 kil. Asnières, v. de 1300 hab. , situé sur la rive g. de la Seine en face des Iles Vaillard et Robinson ; c’est le principal port du canotage parisien.
Le château a été transformé en restaurant et le parc en bal public. Le public entre tous les jours dans le parc moyennant 25 cent, par personne : le dimanche , les hommes payent 2 fr. , les femmes ne payent pas.
12 kil. Nanterre, v. de 2919 hab.
De nombreux pèlerins y visitent le puits de sainte Geneviève , et on y couronne tous les ans une rosière.
14 kil. Rueil (une voie ferrée a été établie à cette station pour Marly-le- Roi par Rueil et Bougi val : Rueil, 1 0 cent, et 5 cent. , Bougi val 40 cent, et 25 cent. , Port-Marly, 55 et 35 cent.), V. de 5399 h., n’était qu’un village, quand Richelieu en acheta le domaine pour y faire bâtir un château, qui excita la convoitise de Louis XIV en 1666, et qui est aujourd’hui détruit. L’église vient d’être reconstruite-, elle renferme les tombeaux de l’impératrice Joséphine et de la reine Hortense. A 10 min. de Rueil est la Malmaison ; cette propriété, habitée longtemps par Napoléon et possédée après le divorce par Joséphine, a été morcelée: le château appartient actuellement à la reine Christine.
A 10min. de la Malmaison, on trouve Rougirai , v. de 1262 h. L’inventeur de la machine de Marly, Rennequin Sualem (1708), a été inhumé dans l’église.
15 kil. Chaton, v. de 1200 h., situé sur le bord de la Seine, voit chaque année doubler le nombre de ses maisons de campagne.
19 kil. Le Vesinet (omnibus pour le Pecq, 5 fois par jour, 5 cent.). Les convois montent dfe cette station sur la terrasse de Saint-Germain , par le système de traction dit atmosphérique.
21 kil. Balnt-csernialn en l.aye
( café du pavillon d’Henri IV, caférestaurant à côté du débarcadère. La fête de Saint-Germain a lieu sous les quinconces le 28 mai ; le 25 août à la grille de Poissy : la fête des Loges , au milieu de la forêt, le premier dimanche aprèR le 30 août , dure trois jours) , V. de 14 283 h., située sur un plateau élevé de 86 mèt. au-dessus du niveau de la mer, n’a par elle-même rien d’intéressant. L’église possède un mausolée érigé à Jacques II et des peintures à fresque d’Amaury Durai. Le chdteau, fondé par Louis le Gros, fut rebâti par François I"; c’était une sorte de forteresse. Henri IV, le trouvant trop sévère , en construisit un second , dont il ne reste aujourd’hui que le pavillon occupé par un restaurant.
Anne d’Autriche s’y retira un moment, pendant les troubles de la Fronde , puis elle l’abandonna. La veuve de Charles Ier d’Angleterre l’habita ensuite; Louis XIV, dans sa jeunesse, fit de fréquents séjours au château neuf, celui qui existe encore, et y dépensa des sommes considérables. Après la révolution de 1688, Jacques II s’y établit et v tint sa cour; il y mourut en 1701. Délaissée par Louis XV et Louis XVI , cette résidence royale devint une caserne pendant la Révolution. Il y a peu de mois encore, elle était un pénitencier; elle est aujourd’hui inhabitée.
Le parterre, le quinconce et le jardin que borde la voie du chemin de fer . forment en avant de la terrasse et de la forêt un bel ensemble de promenades.
La terrasse, construite par ï-e Nôtre