ROUTE 310 : DE BELFAST A COOKSTOWN
2400 hab. , située suc la rivière de Six Miles Water, près d’une baie du Lougb Neagh- On visite dans les environs : une belle tour ronde, haute de 27 mèt. , et la propriété particulière de Massareene Castle. Le Inc de Nruxli, le plus vaste du Royaume- Uni, couvre une superlicie de 30 500 hectares, et mesure 20 milles de long sur 15 milles de large; son niveau est de 14 à la mèt. au-dessus de la mer. sa profondeur est de 13 à 14 mèt. Il ne renferme que peu d’îles : la plus importante est celle de Ram ou du Bélier , près de la rive orientale.
Ail delà d’Antrim, on laisse dr. le railway de Coleraine, voir R. 317 ; on franchit la rivière Main , aftlucnt du Lough .Neagh.
27 milles RandcUstown , V. manufacturière.
32 failles. Stn/fordsloicn.
36 milles. Tôome, v. situé à l’embouchure de la Bann dans le Lough Neagh, On franchit la Bann.
41 milles. Castkdattson , sur la Moyola.
42 milles 1/2. Magherafell. — 49 millev Itoneymorc.
53. milles 3/4. CookMown, V. de 3100 bah. On y fabrique beaucoup de
toiles. Dans les environs, on visite le château de Killymoon.
DE BELFAST A COLERAINE.
61 milles 1/2. Chemin de fer. 3 conv.
par jour; traj. en 2 h. 45 m. et 3 h. 2o m.. Prix : 4 sh. a d., 3 sh. 7 d. et 2 sh. 4 d.
24 milles 3/4. De Belfast à Cookstown Junction, voir R. 316. — On laisse à g. le chemin de fer.de Cookstown et I on se dirige vers le N.
33 milles. Bull; mena (hôt.: Greer’s and Tellol), 'V. de 6000 hab. , l’un des marchés aü lin et à la toile les plus importants de l’Irlande. Près de Ballymena se trouve un rath druidique ■ de 15 mèt. de hauteur. A 2 milles à l’O. est situé le v. de Gracehill , habité par des frères moraves. A l’E. se dresse la montagne de Slemish, haute de 412 mèt. ; on y voit des restes druidiques.
41 milles. Glarryford.
43 milles. Sellaghy.
46 milles. Dunloy.
53 milles 1/2. Ballymoney (Ilôt.
Reid), V. de 2600 hab.
57 milles 1/2. Macfm. '• 4
61 milles 1/2. Coleraine, voir R. 313.
DANEMARK
RENSEIGNEMENTS GÉNÉRAUX
1. Situation et limites. — 2. Divisions naturelles. - 3. Nature du sol, climat. — 4. Population. — 5. Gouvernement et divisions administratives. — «. Histoire. — ". Finances. — 8. Armée et marine. — 9. Industrie et commerce. — lo. Monnaies, mesures et poids. — II. Passe-ports. — 12. Moyens de transport. — 13. Hôtels. — 14. Bibliographie.
1. Situation et limiter. — Le Danemark, le plus petit des trois royaumes Scandinaves, est situe au N. de l’Europe, de 53“ 22' à 57" 45' de latit. N. et de 5*45' à 10" 14' de longit. E. La superficie est de 36719 kil. carrés. Il • est partout baigné par la mer, excepté au S. , où il confine à l’Allemagne. Il est borné à l’O. par la mer du N. , au N. parle Skager-Rack qui le sépare de la Norvège, à l’E. par le Cattégat, la Baltique et le détroit du Sund qui le séparent de la Suède. Les trois détroits, qui fbnt communiquer la mer Baltique avec la mer du Nord , sont : le Sund , entre l’Ile de Seeland et le continent suédois; le Grand-Belt, entre les lies de Seeland et de Fionie, et le Pgtit-Belt, entre cette dernière et le Jutland. Le Sund est la route la plus directe, mais il n’a pas assez de profondeur pour les gros navires de guerre, qui doivent passer par le Grand-Belt.
. 2. ntvlolon* naturelle». — Le royaume de Danemark se divise en pays de terre ferme et en îles, ou en pays danois et pays allemands. Les pays danois, sont: 1° la presqu’île du Jutland, qui se partage en Jutland septentrional et Jutland méridional ou duché de Schleswig; 2° l’archipel danois , comprenant les lies de Seeland (SjàLland) , de Fionie (Fyeen) , de Laaland, Fulster, Moere, Lungeiand, Fehmern , auxquelles il faut ajouter Bornholm dans la Baltique. Les pays allemands sont les duchés de Holstein et de Lauenbourg, qui font partie de la Confédération germanique.
3. Wnture «lu moi, climat. — Le Danemark est presque entièrement plat, et n’offre de collines élevées que dans le Jutland ; ses fleuves les plus importants, sont la Trave, l’Eider et le Guden. Les lacs et les marécages sont trèsnombreux et la côte est dentelée de golfes profonds et sinueux qui portent le nom de Fiords. Le sol est en général sablonneux ou tourbeux, surtout le long de la côte occidentale du Jutland; sur la côte orientale, et dans l’archipel danois , les campagnes offrent les plus beaux pâturages de l’Europe , nourrissant de magnifique bétail, et une forte race de chevaux. Les forêts n'occupent que les 2/100 du territoire danois. On y cultive la garance, le houblon et toutes les céréales.
4. Population. — La population s’élevait en 1858 à 2 468713 hab., Danois ou Allemands, et à 2 588996 hab. en y ajoutant la population des lies F’eroë, de l’Islande, des Antilles danoises et du Groenland. Presque tous les Danois sont luthériens; les juifs sont assez nombreux, tous les cultes sont libres. La langue danoise est d’origine germanique et ressemble beaucoup au bas-allemand , qui se parle sur les bords de la Baltique.
RENSEIGNEMENTS GÉNÉRAUX
5. Gouvernement, division» administrative». — Le gouvernement est une monarchie constitutionnelle avec une diète danoise et des états provinciaux pour les duchés, mais la constitution décrétée en principe depuis 1848-49 n’a pas encore reçu une organisation définitive, surtout en ce qui touche les pays allemands. — Administrativement , le royaume de Danemark se divise en 1“ royaume de Danemark proprement dit, divisé en 20 bailliages. Comprenant l'archipel danois, le Jutland septentrional; 2» les duchés, divisés en 31 bailliages, et comprenant les duchés de Schleswig, de Holstein, de Lauenbourg et les îles Feroë, Alsen et Fehmern.
6. HlMtoIrr. — Le Danemark, est le berceau de ces tribus formidables des Korthmans qui ravagèrent les Gaules, et des Angles, envahisseurs de l’Angleterre à laquelle ils imposèrent leur nom. Pendant les ix*, x* et n' siècles. les Danois, devenus chrétiens, recommencèrent leurs incursions en Angleterre, et en 1013, le roi Sweyn I", fut reconnu roi de ce pays, que Canut le Grand, successeur de Sweyn, gouverna plus tard avec gloire. Vers 1223, le royaume de Danemark atteignit au plus haut degré de splendeur: il comprenait alors le Mecklembourg, Rilgen, la Poméranie, l’Esthonie, la Carélie, une partie de la Prusse et la Norvège. En 1389, la reine Marguerite unit les trois royaumes Scandinaves sous le même sceptre. La Suède ne parvint à recouvrer son indépendance qu’en 1523. Depuis lors . le Danemark n’est plus qu’un État secoudaire. En 1807, son commerce et sa marine furent détruits par les Anglais; en 1814, la Norvège lui fut enlevée et donnée à la Suède, son ancienne rivale. En 1849 . les habitants des duchés de Schleswig-Holstein se révoltèrent pour se rattacher à la Confédération germanique, mais ils furent vaincus à la bataille d’Ilstâtt. Le gouvernement du Danemark est monarchique constitutionnel.
Les colonies danoises sont : l’Islande, les îles Feroë, la côte de Groënland, quelques comptoirs sur la côte de Guinée et aux Antilles, Sainte-Croix, Saint- Thomas et Saint-Jean.
1. Finance». — Le budget annuel du Danemark s’élève à environ 20000000 de rixdales (05000000 de fr.). En 1858-59, il a été fixé à 17 115479 rixdales. Au 1" avril 1858, la dette formait un total de 115068000 rixdales.
8. Armée et marine. — L’armée de terre, sur le pied de paix, compte 25000 soldats de toutes armes, et sur le pied de guerre peut s’élever a 75000 hom. En 1858, la marine de guerre comptait 116 bâtiments portant 932 canons, dont 4 vaisseaux de ligne et 10 batiments à vapeur d’une force totale de 2000 chevaux.
9. indu» trie et commerce. — L’agriculture et l’élève des bestiaux sont la principale source de richesse du Danemark. La pêche est très-active, spécialement celle de la baleine. L’industrie manufacturière consiste surtout en toiles à voile, draps communs pour les usages du pays, porcelaines, armes, et gants, dits gants de Suède.
En 1856, la valeur des importations s’est élevée à 68325291 rixdales, et celle des exportations à 34535059 rixdales, taisant un total de 102860350 rixdales , soit 288008980 fr. Le mouvement des navires a été, à l’entrée, de 71361 navires, d’un port de 1619643 tonnes, et, à lasortie, de 71 094 navires, 1 749339 tonnes : en tout 142 455 navires ayant une capacité de 3 468982 tonnes et un chargement de 1932395 tonnes. En y ajoutant le mouvement des bâtiments A veiles et à vapeur de passage, on aurait un total de 150657 navi-
DANEMARK
res. La flotte de commerce du Danemark s’élevait au l,f janvier 1857 à 5359 navires d’une capacité de -22ü 723 tonnes, dont 38 vapeurs de 2795 ton« nés (Incapacité et d’une force de 234a chevaux.
10. MouiiMleH, nH'Mirrs et poids. — L’unité de monnaie courante est le rigsdaler ou rigsbank dollar, qui vaut environ 2 fr. 81 c. , et se divise en 6 marks (47 ceut.) , subdivisés en 16 shillings (3 cent.). Les monnaies d’argent nouvelles, belles et bien frappées, sont : le specie-dollar, équivalant à 2 rigs* ltank dollar, ou 5 fr. 62 C.; le rigsbank- dollar } le mark, le demi-mark, et le quart de mark. Les shillings sont en cuivre. . La monnaie d’or est rare et sa valeur est variable; il vaut mieux se munir de billets de banque, qui sont reçus partout sans difficulté, non-seulement en Danemark, mais jusqu’à Christiania. Les billets sont de 1 , 5, 50 et 100 rigsbank-dollar. Les banquier» comptent au moyen de l’unité nominale, du marc-banco, comme à Hambourg. Dans le Holstein, on compte encore en marcs courants de Hambourg, qui valent plus de Boismures danois; ou f fr. '50 c. — Mesures. Le pied danois, qui se divise en 12 pouces, vaut 313 millimèt. ; 2 pieds font une aune, -r- L’unité de distance est le mille danois, qui vaut*! kiloro. 1/2.— Poids. La livre, ou skaulpoud, équivaut à 499 grammes de, France; elle se divise en 2 marks, 16 onces et 32 lotis.
11. Paeae-portH. *- Les formalités de police, pour entrer dans les duchés sont nulles, mais pour débarquer à Copenhague il faut être muni d’un passe-port visé par un ministre ou consul danois. Il suffit de prendre ce visa à Hambourg. Il faut également faire viser le passe-port à Copenhague (gratuitement, le premier jour, -plus tard 1 rigsdollat). Four quitter Copenhague, il faut de nouveau le visa de la police, qui n’est délivré que sur l’attestation du maître de l’hôtel, constatant que l’on a payé sa dépense. La douane danoise n’est pas sévère.
12. moyeu* «le transport.— Bateaux a vapeur. On peut se rendre dj» rectement à Copenhague par mer, du Havre, de Londres, de Grimsby ou de Hull, par les paquebots qui, de ces ports, se dirigent vers Saint-Pétersbourg. «-Un grand nombre do bateaux à vapeur font le service entre Copenhague, Lübeck, Stettin, et les villes les plus voisines du royaume de la Suède (voir Copenhague). Ces services sont ralentis, ou entièrement suspendus en hiver. — Le canal de l’Eider, dans le Holstein, fait communiquer la mer du Nord et la Baltique.
Chemins de ver. -- 11 existe, dans l’Ile de Seeland, un seul .chemin de fer qui va de Copenhague à Roeskilde et à Kôrsoêr, sur le Grand-Bclt ; dans la péninsule on compte ceux d’Altona à Kiel, à Glüokstadt, et à Rendsborg, et de Tpnningen à Flensborg. .
Poste, courriers, niLiGENCBS. — Le service de la poste est bien fait, et les règlements sont analogues à ceux de l’Allemagne (voir page 314). En voyageant avec sa voiture, on paye, par mille danois, 64 à 74 skillings par cheval, et 8 pour le postillon. Les maîtres de poste fournissent aussi des chaises à 4 places, dites Viener-vogne, ou des voitures du pays, espèces de corbeilles ouvertes portées sur 4 roues, dites Halsteins-vogne : ces dernières, attelées de 2 chevaux, se payent de 60 à 80 skillings par mille. — Les malles-postes et diligences sont bien servies, on y ajoute au besoin des extra-postes, s’il n’y a pas assez de places pour tous les voyageurs. Le tarif des premières est de 40 skillings par mille et par personne, et pelui des secondes.de 20 skillings.
RENSEIGNEMENTS GÉNÉRAUX
13. llôtel». — On trouve à Copenhague de grands hôtels aussi conÇorta-
hles que ceux de la plupart des villes de l’Europe. Dans les provinces, les auberges sont très -modestes, mais propres, et les hôtes sont généralement obligeants. . •
14. niltliographlc, — Grieben, Europe centrale. La plopart des ouvrages qui traitent du Danemark sont écrits en allemand ou en anglais. On fera bien de se munir de livres et de cartes à Hambourg, car, sauf à Copenhague, on n’efl trouverait plus que difficilement.