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GOUVERNEMENTS ET GRANDES DIVISIONS

Superficie en milles carrés gèogr.

Population en 185t.

Population par mille carré.

Grande Russie, 19 gouvernements, parmi

lesquels ceux de Moscou , Novogorod et Arcbangel

Petite Russie Kharkov, Poltava, Kiew .

Russie du sud ( Bessarabie , Chersonèse . Tauride )

Russie de l'ouest, 8 gouvernements (Minsk, Kowoo, Mohilew, Wilna)

Russie Baltique ( Esthonie, Livonie, Courlande, Saint-Pétersbourg, 4 gouvern.).

Grande principauté de Finlande

Tzarostie de Kazan

Tzarostie d’Astrakhan

Royaume de Pologne, 5 gouvernements..

Transcaucasie »

tl

Sibérie, 9 gouvernements.

L'étendue et la population générales de l’empire sont :

répartis ainsi qu’il suit: Russie d'Europe . . .

Russie d'Asie

— — Russie d’Amérique.

N. B. On doit ajouter à la population russe les montagnards du Caucase, babitantl’empire et dont le nombre s'élève à environ 1 500000, ce qui porte le chiffre de la population totale en comptant 4 millions de Mogols appartenant a la grande ligue des Kalchas, à 71 000 ooo, non compris les troupes régulières et plusieurs hordes de Kirghis.

La grande majorité de la population appartient au culte grec ou orthodoxe. On compte toutefois (sans parler de la Transcaucasie, de la Pologne, de la Finlande, des possessions russes de l’Amérique, du pays des Cosaques du Don et de la mer Noire) 2 803QÎ3 catholiques romains, 18921 136 protestants, 42890 Arméniens grégoriens, 2656 Arméniens catholiques, 2 115384 mahométans, 1320936 israëlites, 296272 païens.

Quant à l’origine, la population se divise en :

33000000 Russes (Je la grande Russie).

11 200000 Russes (de la petite Russie).

3600000 Russes (de la Russie Blanche).

7000000 Lithuaniens et Polonais.

3300000 Finnois et Lapons.

2400000 Tatares et Mahométans.

600000 Allemands.

2000000 Grusiens et Arméniens.

RUSSIE

1 500000 Israélites.

600000 appartenant aux races de l’OuraL

6. Aperçu historique. — Les anciens n’ont connu que le S. de la Russie, qu’ils appelaient Sarmatie et Scythie. Novogorod fut fondée au vi* siècle à peu près à la même époque que Eîew, érigée plusieurs fois en république. Envahis par les hordes mogoles des successeurs de Gengiskhan, les divers Etats de la Russie perdirent leur indépendance -jusqu'en 1389, époque où le grand Iwan (Iwan III) de Moscovie, délivra son pays du joug des étrangers, soumit Novogorod et plusieurs pays voisins. La dynastie de Ruriek s’éteignit, Boris Godunow usurpa le trône, et pendant longtemps, pressée par les Suédois et les Polonais, la Russie fut sur le point de périr comme nation. L’élection de Michel Romanow en 1613, les conquêtes de Pierre le Grand (1682-1725) qui prit le nom d’empereur et autocrate de toutes les Russies, consolidèrent ou accrurent sa puissance. Catherine II (1763-1796) la porte au plus haut point de splendeur, conquiert la petite Tartarie, la Lithuanie, la Courlande, le Caucase, et obtient la moitié de la Pologne par les partages de 1772 et 1795. Paul Ier son fils entre dans la coalition contre la France et envoie ses armées jusqu’en Suisse (1799). Sous Alexandre 1", malgré la lutte avec la France et l’expédition de 1812. pendant laquelle Moscou est livrée aux flammes, la Russie s’augmente de la Finlande et de deux tiers au moins de la grande Pologne, dont elle forme le royaume de Pologne. La guerre qui s’éleva à la fin du règne de Nicolas I" entre la Russie et les puissances alliées (France et Angleterre) s’est terminée pâr la ruine de la ville de Sébastopol, l’arsenal maritime de la mer Noire, et par la cession d’une partie de la Bessarabie à la Moldavie.

7. Oonvernement, religion, instruction publique. — Le gouvernement de la Russie est une monarchie absolue; le souverain se nomme czar ou empereur, quelquefois encore autocrate, pour indiquer la plénitude de sa souveraineté. Il possède à la fois le pouvoir législatif et le pouvoir exécutif. L’administration est sous la direction des ministres, du conseil de l’empire, du sénat dirigeant etdu saint synode dirigeant. L’aristocratie est puissante : elle se divise en 3 classes, la noblesse titrée, la noblesse instituée par une ordonnance spéciale et la noblesse de rang ou du Tchin. Tous les emplois, depuis Pierre le Grand, se divisent en 14 rangs dont les 8 premiers confèrent la noblesse héréditaire. En dehors de la noblesse , la bourgeoisie compte tous les individus de naissance libre, négociants, artistes, journaliers, fils de paysans affranchis; la 3* classe est celle des paysans ou serfs attachés à la glèbe, payant l’impôt de la capitation (obrok) et fournissant des recrues qui passent 15 ans au service militaire. Des améliorations importantes sont essayées par l’empereur actuel en faveur de cette dernière classe.

La religion dominante en Russie est la religion chrétienne grecque non unie , dont le czar est le chef depuis Pierre le Grand ; il s’y trouve aussi beaucoup de Grecs unis. Tous les cultes sont tolérés ;les catholiques romains dominent dans le royaume de Pologne , et les réformés dans les provinces baltiques.

Le clergé russe se divise en clergé régulier (clergé noir), faisant vœu d’abstinence et de chasteté ; et clergé séculier (clergé blanc) , dont les membres sont mariés; les enfants restent dans l’état ecclésiastique.

L'instruction est encore peu répandue en Russie, particulièrement en ce qui concerne la classe des paysans, dont la plupart sont illettrés. Dans les

RENSEIGNEMENTS GÉNÉRAUX

classes supérieures, l’étude des langues modernes, et notamment de la langue française est portée à un haut degré de perfection. Le nombre des enfants qui fréquentent les écoles dans tout l’empire est d’environ 1 sur 80 hab.

8. Finance». — En 1852, les revenus de la Russie se sont élevés à 275472000 roubles d’argent et les dépenses à peu près à la même somme. Au 1" janvier 1857, la dette était de 1304267G54 roubles d’argent, ou plus do 5 000000000 de fr.

9. Agriculture et InduNtrle. — La culture, à cause du peu de communications qui existent actuellement, est arriérée, si ce n’est dans les provinces .

de la Baltique et de l’Ukraine, qui produisent en abondance, les premières, du

lin et du chanvre (les plus beaux du monde), la seconde, des céréales.

L’industrie manufacturière tend à se développer, mais elle compte à peine un siècle d’existence, et ses progrès ne sont pas eilcore considérables. Toute fois la fabrication des tissus de coton , de lin et de chanvre (Moscou et petite Russie), des tissus de laine (Moscou, Riga, Kazan), des tissus de soie (Saint- Pétersbourg, Moscou) , des porcelaines et des papiers, des cuirs (petite Russie), des armes (Toula), des fers (Oural), a une grande importance.

10. Commerce. — Le commerce consiste en matières premières , lins et graines de lin, chanvres, cuirs et suifs, pelleteries et ivoires, bois de toute nature (dont les forêts de la Russie présentent des quantités considérables), produits des mines, plomb et cuivre, et minéraux divers, granits, porphyres, cristal de roche, malachite.— Le commerce de la Russie a beaucoup augmenté depuis la paix. Il a été en 1856, de 160249872 roubles d’argent à l’exportation, et de 122562442 roubles d’argent à l’importation. La navigation marchande, sans compter les vapeurs, a employé 10976 navires jaugeant près de 2000 000 tonnes à l'entrée, et 10470 navires du même tonnage à la sortie. Le pavillon russe n’arrive qu’en cinquième ligne dans le mouvement total, après les pavillons anglais, hollandais, suédois et danois.

11. Armée et flotte.— L’armée russe (divisée en garde, qui tient garnison à Pétersbourg, armée proprement dite, et force militaire en garnison dans les villes de l’empire) se composait en 1854 de : 58211 hom. de la garde,

686400 hom. d’infanterie, 156000 hom. de cavalerie, 69500 hom. d’artillerie avec un matériel considérable, 78500 hom. de génie, et 20000 Cosaques réguliers, au total plus d’un million d’hommes pour l’armée régulière.

La flotte comprenait, en 1857, 3 divisions : division de la Baltique, division delà mer Blanche et division de l’Océan pacifique: ces trois divisions réunies se composent de 85 vaisseaux à voile, et de 73 vapeurs, dont 20 vaisseaux de ligne, et d’un nombre considérable de barques et chaloupes canonnières & rames et à vapeur.

12. xionnHlea, me mire* et poWlü. — Le système décimal est en usage pour les monnaies. On compte par roubles; le rouble se divise en 100 kopecks.

11 y a plusieurs espèces de roubles :

Le rouble ancien , rouble assignat ou rouble de cuivre , répondait à 1 franc

10 centimes de notre monnaie; mais soumis à des fluctuations de change considérables, souvent il était tombé à un taux fort au-dessous de sa valeur nominale. L’empereur Nicolas décida que le rouble assignat ne serait plus employé dans les transactions publiques ou particulières; qu’il serait remplacé par le rouble argent, dont la valeur est fixée à 3 roubles 50 kopecks assignat;

11 vaut donc environ 3 fr. 85 cent.

RUSSIE

Tous les contrats doivent s’effectuer en roubles d'argent ; l’or russe est excellent, mais toujours rare; d’ordinaire il reçoit une prime au change qui est d’environ 3 pour 100.

Les monnaies sont : *

Or. — L’impérial russe, 10 roubles 30 kopecks; le 1/2 impérial, 5 rouble»

15 kopecks.

Argent. — Le rouble ou 100 kopecks, et ses divisions: le pollinik (1/2 rou* ble), le tschetvertak (1/4 rouble), le vosiragrivnik (20 kopecks), Le shestigrivnik (15 kop.), le grivnik (5 kop.).

Cuivre. — Pièce de 3 kopecks argent (grivna), mar.quée 1Q kopecks cuivre; de 2 kop. argent, marquée 5 kop. cuiyre; de 1 kop. argent, marquée 3 kop. cuivre; de 1/2 kop. argent (denustyia), marquée 2 kop. cuivre; de 1/4 kop. argent (pelushka) , marquée 1 kop. cuivre.

Les pièces de cuivre sont , comme on le voit, fort au-dessous de leur valeur primitive.

La monnaie sert d'appoint, elle n’est pas plus recherchée que les billets ou papier monnaie, toujours remboursables à volonté par la banque, ces derniers ont même joui longtemps d’une prime sur l'or, que le gouvernement ne recevait pas en payement dans ses caisses.

Les billets sont de 3, 5, 10, 25. 50, 100 et 200 roubles d’argent : les premiers sont de couleur lilas clair, les deuxièmes bleus, les troisièmes rouges, ceux de 25, 50 et 100 sont blancs, ceux de 200 sont gris,

La mesure itinéraire russe est la verste, un peu plus longue que notre kilomètre.

On compte 104 verstes au degré géographique. La verste se divise en sagènes , 500 sagènes environ font une verste; la sagène vaut un peu plus de 2 mètres, elle se compose de 3 archines; l’archine équivaut à 71 centimètres et se divise en 16 1 erschoks (4 çentim., 444), subdivisés en pouces et en lignes.

La mesure agraire est la dessialine, de 2400 sagènes ; un peu plus d’un hectare, soit 10924 met. carrés, 97.

Lès mesures de capacité sont : le last, environ 33 hectolitres; le tchetvert , environ 2 hectolitres; le tchelverik, environ 26 litres; le vedro ou seau, environ 12 litres; le schtof, 1/8 du vedro, environ 2 bouteilles. Le tonneau russe (botscbtra) contient 40 védros.

•Les poids généralement employés sont : le berkovitx , environ 163 kilogrammes; le poud, environ 16 kilogrammes; la livre, environ 409 grammes; le lolt, environ 13 grammes; le zolotnik, environ 4 grammes.

13. Calendrier russe. — Lorsque en 1582, le calendrier grégorien fut reçu et adopté par toute l’Europe, la Russie continua à se servir du calendrier Julien, en usage encore maintenant. Pierre le Grand, toujours réformateur, pour se rapprocher du système européen, fixa le premier jour de l’année russe au l,r janvier, mais une différence n’existe pas moins entre les deux calendriers. Actuellement cette différence est de douze jours de retard pour l’année russe :1e 1" janvier de notre calendrier tombe en effet le 20 décembre suivant le calendrier Julien (vieux sty le). Les lettres de Russie portent ordinairement la double date du nouveau style et du vieux: ainsi l"

— — janvier.

12 no

RENSEIGNEMENTS GÉNÉRAUX. G79

Une nouvelle modification, apportée au calendrier russe, le ramènera vers 1912 à concorder avec le calendrier Grégorien.

14. Formalite» de voyage: Passeports, billets de séjour, p odorojna.— Le voyageur qui se rend en Russie, doit se munir d’un passe-port à l’étranger et se souvenir que les formalités des visas sont extrêmement rigoureuses.

Ceux qui font un séjour prolongé dans une des tilles de la Russie, doivent se rendre à la légation de leur pays pour y être immatriculés, et faire attester leur nationalité. Munis de cette attestation, ils se présentent au bureau du gouverneur civil de la province dans laquelle ils se trouvent, ils y reçoivent un billet de séjour moyennant payement d'une taxe variable (voir pour les détails : Saint-Pétersbourg, renseignements généraux), suivant le rang qu'ils occupent, leur profession et la province qu’ils habitent. Ce billet de séjour doit être renouvelé tous les ans, sous peine d’amendes exorbitantes.

Les formalités les plus minutieuses se répètent, plus nombreuses encore pour les voyageurs qui quittent une des villes de la Russie, après un séjour prolongé. Comme elles sont semblables, nous allons indiquer ici celles qu’on exige au départ de Saint-Pétersbourg:

1° Son départ sera annoncé trois fois de suite et pendant 3 jours consécutifs dans la gazette de l’Académie ;

2° Il demandera ou fera demander à l’officier de police de son quartier une déclaration constatant qu’aucune réclamation ne s'est élevée contre lui ;

3“ Ayant en main les trois exemplaires du journal où son départ est annoncé, et en même temps le certificat ci-dessus, revêtu du visa du major de la police dans le quartier qu’il habite, il se présentera à la chancellerie du gouverneur militaire qui lui délivrera un passe-port (coût 50 kop.).

Ces difficultés ont pour but de sauvegarder les intérêts des créanciers.

De plus, les personnes qui voyagent en poste, à l’exception des voyageurs de la malle-poste, doivent se munir d’un passe-port de poste (podorojna)', indispensable à chaque station ou relais, pour obtenir des chevaux (voir cidessous, moyens de transport).

Douanes. — Comme pour les passe-ports, les mesures sont très-rigoureuses. Les recherches sont moins sérieuses pour les touristes que pour les négociants. Moins sévère que celle des États d’Allemagne pour les objets prohibés ou taxés d’un droit d’entrée, tels que gants et des objets de luxe, la douane est inflexible en ce qui concerne les papiers, cartes, livres (livres historiques surtout) et journaux, de quelque nature qu’ils soient; tout cela est retenu pour passer à la censure, et confisqué, s'il y a lieu, sauf à être rendu au voyageur à sa sortie de l’empire.

Les bagages vérifiés et marqués, un des employés subalternes examine l’or dont le voyageur est porteur, pour s’assurer qu’il est de bon aloi ; puis il le fouille quelquefois ou le palpe pour s’assurer s’il ne porte rien de caché sur sa personne. L'introduction du papier-monnaie russe est sévèrement interdite.

Après la visite, le voyageur doit répondre aux employés supérieurs qui lui demandent en général :

S’il est déjà venu en Russie?

Quel est le but et l’objet de son voyage ?

Quelles sont les personnes qu’il connaît dans l’empire?

Les lettres de recommandation dont il est porteur?

RUSSIE

La plupart des voyageurs ne jugent pas mal faire en produisant ces lettres.

15. Moyen» de transport: Chemins de fer. — Aujourd’hui un système de chemins de fer n’existe pas encore, à proprement parler, dans l’empire de Russie. Les deux capitales seules ont des voies ferrées (chemin de Saint-Pétersbourg à Moscou, et de Saint-Pétersbourg à PeterhofT et à Gatchina- Luga, ligne de Dunaburg). Mais aux termes d’un ukase de l’empereur Alexandre II, du 26 janvier 1857, une puissante compagnie, composée de capitalistes russes et étrangers, a obtenu la concession, pour une période de 85 ans, d’un réseau déterminé d’environ 4000 verstes. Elle s’est engagée à le construire dans l’espace de 10 années avec la garantie d’un intérêt de 5 p. 100 sur les sommes affectées à la construction, et à la condition qu’à l’expiration du terme fixé, le réseau entier fera retour gratuit à l’Êtat.

Le réseau est composé des lignes suivantes : 1° la ligne de Saint-Pétersbourg à Varsovie , en partie exploitée ; — 2" l’embranchement à ouvrir entre cette ligne et la frontière prussienne, vers Kœnigsberg; — 3* la ligne de Moscou à . Théodosie, par Toula, Orel, Koursk et Kharkov; — 4° une ligne se détachant de la précédente vers Koursk ou Orel, et passant à Dunaburg, pour aboutir à Riga; — 5* la ligne de Moscou à Nijni Novogorod.

Depuis, d’autres lignes ont été concédées à d’autres compagnies et de magnifiques projets ont été mis à l’étude.

Le maximum du tarif pour les voyageurs est soumis aux limitations suivantes :

Par voyageur et par verste, 1" cl., 3 kopecks 13 cent. — 2* cl., 2 1/2 kopecks , 9 cent. — 3' cl. , 1 1 /4 kopeck , • 5 cent.

Bateaux a vapeur.— Des bateaux ri vapeur, en général bien aménagés, font le service de plusieurs villes de l’Europe aux villes de la Russie; le service est arrêté pendant l’hiver (les ports de la Baltique étant alors entièrement gelés).

Ils partent d’Anvers, Amsterdam, Dunkerque, Flensborg, Hull, Lubeck, Rotterdam, Rostock, Stettin.

En outre, des services de paquebots sont établis dans l’intérieur de l’empire, sur les principaux fleuves navigables.

Routes de poste: Poste ordinaire et extraordinaire, diligences et traîneaux. — Les routes ne sont pas bonnes en Russie , si ce n’est près des grandes villes, où elles sont entretenues avec un soin remarquable; chaque relais, nommé station, est en même temps une espèce d’hôtellerie où les plats sont tarifés; on y mange à la carte; la plupart des mets sont mauvais: aussi les Russes n’y prennent-ils guère que le samovar (machine à eau bouillante) , pour préparer leur thé; ils apportent avec eux leurs provisions.

Le maître de poste est obligé de mettre à la disposition des voyageurs une salle garnie de divans, pour qu’ils puissent se reposer un instant; plusieurs ont des lits disponibles, quelques-uns confortables. Je veux parler des stations qui sont tenues par des Allemands ; les autres sont plus ou moins infestées par la vermine.

Dans chaque station, il y a tm Itère de plaintes où les voyageurs peuvent inscrire leurs griefs contre les maîtres de poste. Dans les mauvaises stations, le livre est peu apparent, et le maître de poste attend qu’il soit fortement demandé pour le produire. Les chevaux, harnachés de cordes, sont de chétive apparence, mais robustes et vigoureux, à tel point qu’on peut faire 20 kil. à l’heure sans les excéder. Si le nombre de chevaux attelés ne dépasse pas 4,

RENSEIGNEMENTS GÉNÉRAUX. 681

ils sont attelés de front comme un quadrige, et conduits à la manière antique par les postillons, iamtchiks, qûi sont fort adroits.

Il y a deux sortes de moyens de transport également usités en Russie. Le premier est la malle-poste ou la diligence (la diligence ne dessert en général que des villes peu éloignées l’une de l’autre). C’est ce qu’on nomme la poste ordinaire; le deuxième, kibitka ou telega, est ce qu’on appelle la poste extraordinaire , l’extra-post.

Pour le voyageur qui n’a pas de voiture à lui , la meilleure manière de faire route est, sans contredit, la malle-poste, soit d’été (roulant sur roues), soit d’hiver, posée sur patins et garnie de fourrures. Il évite par là d’abord un excès de fatigue, et, n’ayant rien à donner aux postillons, ne craignant pas de manquer de chevaux, n’ayant point à se soucier de ses bagages, il fait une notable économie d’ennui, de temps et d’argent. La malle-poste ne suffit pas cependant aux besoins du service; on est sûr de n’y point trouver de place, à moins de l’avoir retenue dix jours à l’avance. Celui qui ne voyage pas par la malle-poste doit être muni d’un podorojna, passe-port ou itinéraire de poste, délivré par la chancellerie du gouverneur, dont le prix se calcule sur la distance à parcourir, 1/2 kopeck argent par versle.

Il faut, en outre, acheter une kibitka, chariot de voyage où deux personnes peuvent se placer; le cocher se met par-devant. La kibitka est sans ressorts, montée sur des essieux de bois , recouverte de branches entrelacées et de nattes d’écorce de tilleul ; c’est par conséquent un véhicule fort dur.

Il est plus économique cependant d’employer la télègue ( telega ) , chariot également à quatre roues, mais non couvert: la poste en fournit à ceux qui n’ont pas leur propre voiture; le prix invariable est de 12 kop. arg. par station.

On donne selon son gré le pourboire aux postillons, na tchaï (pour le thé). Ils mènent volontiers rapidement, surtout aux montées et aux descentes; sur les routes desservies par des entrepreneurs, on leur doit 6 kop. par station. A chaque relais , on change de télègue.

La taxe des chevaux de poste se base sur le nombre de chevaux et sur celui des verstes.

Aux stations des deux capitales, Moscou et Saint-Pétersbourg, le prix est de 3 kop. arg. par verste et par cheval. Pour les autres stations, il est de 2 1/2 kop. arg.; et seulement d’un kop. 1/2 sur les routes moins fréquentées.

16. uâtela. — Les hôtels de 1" ordre sont d’un prix très-élevé: on y trouve des interprètes parlant les principales langues européennes. Ils ont en général une table d'hôte. Dans les hôtels de 2* ordre, on peut souvent dîner à prix fixe, et les prix ne sont pas beaucoup plus forts que ceux des hôtels d’Allemagne. Les hôtels de 3* ordre et quelques-uns de ceux du second ordre sont fort sales, et la vermine n’y est pas rare. — On trouve facilement-, à Saint-Pétersbourg et à Moscou, à se loger dans des maisons meublées, soit à la semaine, soit au mois.

17. Télégraphie électrique. — Le prix d’une dépêche (25 mots; taxe doublée, de26à 50 mots; triplée, de 51 à 100 mots) , pour Saint-Pétersbourg , est de 39 fr. 50 c., à partir de Paris, et de 35 fr. , à partir de la frontière belge; 30 fr., à partir de la frontière prussienne; 32 fr. 50 c., à partir de la frontière suisse; 35 fr. , à partir de la frontière sarde. 11 est pour Moscou , de 47 fr. 50 c. , à partir de Paris, et de 40 fr., à partir de la frontière belge;

RUSSIE

pour Riga , de 34 fr. 60 c. , et de 30 fr. (frontière belge) ; pour Odessa, de 44 fr. 50 c.. et de 40 fr. (frontière belge); enfin pour Varsovie, il est de 37 fr., et de 32 fr. 50 (frontière belge).

Les lignes télégraphiques de Nijni-Novogorod à Kazan, de Moscou à. Saratoflf, de Dunaburg & Smolensk et à Minsk, et d’autres moins importantes , ayant un développement total de 2235 verstes, doivent être étabiiesen 1859, et le réseau télégraphique s'étendra ainsi sur tout l’empire.

DE PARIS A 8AraT-PÉTERSBOüRG.

Am Par mer»

Le trajet peut se faire en 6 jours par Dunkerque.

351 kil. De Paris & Dunkerque, par le chemin de fer ; traj. en 8 h. 45 m. par traips express; en 12 h. et 12 h. 40 m. par trains omnibus. lre cl., 3fi fr.; 2* cl., 27 fr.; 3* cl., 19 fr. R. 4.

De Dunkerque à Saint-Pétersbourg; traj.

en S jours, par les steamers de Saint-Pétersbourg, départ le I» et le 15 de chaque mois. )

B» Par Koenl^sberg, Riga, Dorpat.

Chemin de fer et route de poste Distance totale:507 kil.,f90milles4/lod’Allemagr.e, et 786 verstes 1/4. Le trajet peut se faire en 140 h. 1" cl., 140 fr. 20 c., 21 th. 14 sgr. et 39 r. arg.; 2e cl., 99 fr. 70 c., 16 th. 3 sgr. 1/2 et 27 r. arg.; 3e cl , «3 fr. 4o c., il th. 24 sgr. et 27 r. arg.

507 kil. et 85 milles d'Allemagne ou 1200 kil. environ ; trajet en 26 h. par expressde Paris à Berlin. lr* cl., 14o fr. 20 C.; U* cl., 99 fr. 70 C.; S* cl., 83 fr. 40 C. R. 205.

De Berlin à Keenigsberg. 86 milles 6/10. Chemin de fer; traj. en 15 h. 35 m. par trains de vitesse. 1™ cl.. 17 th. 11 sgr.; 2* cl., 13 th. 1/2 sgr.; 3* cl., 8 th. 20 sgr. 1/2. R. 231.

DE KOEMGSBERG A TAL'ROGGEN.

19 milles. Par la route de poste; traj. en 15 h. Prix : 5 th. 1 sgr. et 4 tb.

15 milles. De Keenigsberg à Tilsit, voir R. 231.

A Tilsit, on laisse à g. la route de Memel, voir R. 231. — Diligences de Tilsit (trajeten5 h. et 4 h. pour 27 sgT.) à

4 milles (19 milles de Kœnigsberg) i Tauroggen, petite V. russe de l’ex- ; trôme frontière qui n’a d’importance ! que par l’établissement de la douane ( Tamojna ).

DR TACROCGKN A SAWT-WÉTf RSBOI RG.

786 verstes 1/4. Route de poste. La poste- part de Tauroggen le mercredi et le dimanche à 7 b. du soir, et fait le trajet en 79 h. 4 places. La poste lourde a 2 places de voyageurs ; elle part le jeudi et le lundi à midi, 4 jours de trajet. Prix : àl* intérieur, 39 r. arg.; à l'extérieur, 27 r. arg. U y a une malle-poste extraordinaire pendant la saison d’été.

On traverse un pays pauvre et peu cultivé. ,

22 verstes. Neskutschu.

44 verstes. Zarizino.

62 verstes. Münvidovka.

80 verstes. Poubievka.

93 verstes I /4. Si hau t ou Szaiclja, V. presque entièrement peuplée de juifs.

On y remarque un vaste bazar trèspittoresque.

On traverse le tracé du chemin de Dünaborg à Liban, voir R. 354.

111 ver- tes 3/4. Meschkuzi.

132 verstes 1/4 Janischki.

156 verstes. Ellievka.

166 verstes. nliau en lith. Jelgava (hôt. ; Kurisches Haus, Delle’s , de Moscou, de Varsovie, de Saint-Pétersbourg), V. commerciale de 18 224 hab., capitale du gouvernement de la Courlande, située près de l’embouchure de l’Aa, que l’on franchit sur un pont de bateaux : l’aspect de la ville est peu agréable, les maisons sont toutes de ! bois, peintes en vert sombre, ou en

couleur brune. — La bibliothèque du ' Gymnase compte 25000 vol. Les amateurs de peinture visitent à Mitau la belle collection du comte de Medem et le mutée provincial de Courlande.

Le château, lourde et massive construction, élevé par le maréchal de Biron, favori de l’impératrice Anne, restauré après l’incendie de 1788, fut la demeure de Louis XV1I1, pendant son exil. Autour de Mitau, régnent de belles promenades.

Près de la ville, on visite le beau château de Ruhelhal, entouré de vastes jardins; les bains sulfureux de Kemmem et de Baldokn, la source sulfureuse de Barbern.

185 verstes 1/2. Saint-Olai, V. environnée de marécages.

204 verstes 3/4. Rlg«t en esthonien Riolin (hôt. : de Saint-Pétersbourg, de Londres , King’s arms , près du quai), V. commerçante de 60463 hab. , située sur la Düna, Dwina du sud, à 9 kil. de la mer, dont l’entrée est défendue par la forteresse de la Dunamonde. Fondée en 1301 , elle eut longtemps des archevêques qui y furent souverains; enl522, elle adopta la Réforme. Les Russes la possèdent depuis 1710. Ç’est aujourd hui la capitale de la Livonie, la résidence du gouverneur général de Livonie , Esthonie et Courlande ; son port, qui le dispute en importance à celui d’Odessa, n’est pas accessible aux gros vaisseaux; le commerce consiste en câbles, suifs, céréales, lin, chanvre, mâts de vaisseaux.

• Les faubourgs de Riga poitent le caract're russe, tandis que la ville est essentiellement allemande : brûlés en 1812. ils furent rebâtis sur un plan régulier; l’un deux, le faubourg de Milau, est joint à la ville par un pont de radeaux, long de 700 mèt.Les murailles de la ville sont démolies depuis 1857, et transformées en promenades.

On visite à Riga : le château, bâti de 1495 à 1515, par Walter de Plettenberg, grand maître de l’ordre Teutonique, dont il renferme la statue; l’église Saint-Pierre et Saint- Pau l, Pétri kirc lie , dont la tour a 145 môt. de haut; — la belle cathédrale, Domkirche, à laquelle est attenant un ancien cloître, aujourd’hui ruiné; l’é-

fflite russe de la citadelle, l’hôtel de ville; — le Schwarzhdupterhaus . ancienne maison de l’ordre lau tonique ; on y voit des portraits de personnages historiques russes et suédois, et une colle, tion de beaux vases en orfèvrerie du moyen âge: — le Ritterhaus, maison de U noblesse ; — la nouvelle Bourse ; — la colonne de granit élevée en commémoration de la guerre de 1812 sur la place du château : — la galerie de tableaux de M. de Brederlow ; — la bibliothèque de 32500 vol.

Riga possède plusieurs cercles où les étrangers sont reçus sur la présentation d’un membre (la Musse, la Ressource, le Casino, l’Euphonie), et deux belles promenades, le jardin impérial, et le parc Wæhrmann, dans lequel se trouve un établissement d’eaux minérales artificielles.

Mentionnons aussi les fêles intéressantes: de la Saint-Jean, qui a heu.

sur leport, et du Hunger Kummerfest (fête de la calamité de la famine), célébrée en souvenir de la cessation d’une terrible famine , de 1601 à 1603.

Le port reçoit plus de 2000 navires par an. En 1852, avant la guerre, les armateurs de Riga possédaient 10 vapeurs et 62 grands navires à voile. Le commerce total était de 26000000 r.

Excursion de Riga à : Dubbeln, plage de bains très-fréquentée , située à l’embouchure de l’Aa dans le golfe Riga.

Des bateaux à vapeur y conduisent tous les jours en 2 heures, pendant la belle saison; — à Pernau, V. industrielle et florissante de COOO hab., située à l’embouchure du Pernau dans le golfe de Riga: on y remarque 1 église Sainte-Élisabeth. — filatures.

Bateaux à vapeur : pour I.ubecki tous les samedis pendant la belle saison, 44 th. et 32 th. ; — pour Stettin, 2 fois par mois, pour 33 th. et 22 th.

DeRigaàDunaburg par le Niémen, R. J54

215 verstes 3/4. Neuermühlen.

230 verstes 3/4. Hilchensfer.

249 verstes 3/4. Engelhardshof.

270 verstes 3/4. Roop.

292 verstes 3/4. Lenxenhof.

31 1 verstes 3/4. Volmar , petite V.

qui n’offre rien de remarquable et à partir de laquelle le chemin est mauvais.

RUSSIE

humide ou sablonneux suivant les saisons.

331 verstes 3/4. Staakeln.

353 verstes 1/4. Gulben.

391 verstes. Walk , v. lithuanien dans les environs duquel on visite les ruines de l’ancien château de Ringen.

371 verstes 3/4. Teilitz.

394 verstes. Kaikas-Lowenhoff.

418 verstes 3/4. Uddern.

444 verstes 3/4. uorpat ou Dorpt (hôt. : de Londres, de Saint-Pétersbourg) , située sur l’Emsbach que l’on franchit sur un pont de pierre. Fondée en 1030, détruite en 1191, rebâtie peu de temps après, elle appartint pendant le xnr siècle aux chevaliers de l’ordre Teutonique. Les Russes la possèdent depuis 1704. — Son université , la plus célèbre de celles de la Russie, illustrée par les travaux de l’astronome Struve , fut fondée par Gustave- Adolphe, en 1632, et renouvelée en 1802 par l’empereur Alexandre. On y remarque le Kunstmuseum , le jardin botanique ( 14 000 plantes ) , les collections , la bibliothèque (91200 vol.), l’observatoire, dirigé par le célèbre Mædler. On y voit de magnifiques instruments, entre autres un télescope de Frauenhofer. — Dorpat a un beau pont sur l’Emsbach et une statue de Barclay de Tolly.

On peut de Dorpat se rendre à Revel ou Rewcl , en esthonien , Toflin (hôt.: Lœwe, Saint-Pétersbourg), V. de 27905 hab. , pour la plupart allemands , située sur le bord de la Baltique (golfe de Finlande), port de guerre et de commerce. Fondée en 1218 par Waldemar II de Danemark, elle a fait longtemps partie de la Hanse. Elle appartient à la Russie depuis 1710. C’est aujourd’hui la capitale de l’Esthonie. Ses bains de mer sont très-fréquentés. — On y remarque : la Nicolaikirche , de 1317, possédant de beaux tableaux d’autel;

— l’Olaïkirche , fondée en 1320, reconstruite en 1840 et renfermant un orgue magnifique; sa tour a 143 mèt.

de hauteur; — la cathédrale où l’on voit plusieurs monuments funéraires;

— le Rathhaus ; — la collection de peinture t de la maison de l’ordre Teutonique; — et, dans les environs,

le jardin impérial de Catherinenthal , et les phares de Laaksberg.

467 verstes 3/4. Iggafer.

491 verstes. Torma.

516 verstes 3/4. Nainal, v. situé à peu près à la limite frontière entre les races : la langue, les maisons, les costumes cessent d’être allemands.

Nainal est sur les bords du Peipnzs, lac orageux qui s’étend à perte de vue dans la direction du S.; il a 16 lieues de longueur et 0 lieues environ dans sa plus grande largeur.

530 verstes 3/4. Rama Pungem.

557 verstes. Klein Pungem.

578 verstes. Lewd.

590 verstes. Tschudeli.

607 verstes 3/4. Waivara.

629 verstes 3/4. s«rw» (hôt. de Saint- Pétersbourg) , V. forte de 8000 hab.

sur la Narwa, longtemps très-commerçante , ruinée depuis la fondation de Saint-Pétersbourg. En 1700, Charles XII, avec 8000 hommes, remporta, près de Narwa, une victoire sur les Russes forts de 45 000 hommes. On remarque dans la ville : les ruines du vieux château Langer Hermann , ancienne résidence des chevaliers porte-glaives , l’hôtel de ville , la Bourse surmontée d’une tour très-élevée, le palais de Pierre le Grand, la cathédrale russe. Un beau pont de granit traverse la Narwa, large de 180 mèt. On fabrique à Narwa des draps, des toiles à voile, des cotons, des soieries, du vinaigre, de l'alcool, des produits chimiques. Dans les environs, on visite les jardins et les serres de la villa Stieglitz.

650 verstes 1/4. Jamburg , V. militaire, remplie de casernes. On traverse la Louga, rivière limpide qui coule dans un pays accidenté parsemé de roches granitiques.

665 verstes 1/4. Opolgi.

687 verstes 3/4. Tchierkowitz.

708 verstes 3/4. Kaskovo.

727 verstes 3/4. Kipen.

751 verstes 1/4. «strcina. Près de la station.se trouve le palais de Strelna, situé sur une éminence au bord de la mer, et décoré de peintures remarquables des artistes de l’école russe.

A partir de cet endroit, la route se couvre d’élégantes villas. Des pyrami-

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îles de marbres indiquent les verstes à parcourir.

Le voyageur est visité par les employés Je l’octroi, puis il passe sous l’arc de triomphe, élevé par l’empereur Alexandre à la gloire de l’armée russe , à son retour de la campagne de France. C’est un monument de briques, revêtu de bronze, et orné ou plutôt surchargé de bas-reliefs, construit sur les dessins de l’architecte Guarenghi et terminé en 1833.

507 kil. 190 milles 4/10 d’Allemagne et 786 verstes 1/4.

Mulnt-Péterabourg.

Hôtels : des Princes, grande Morskaïa; de Russie, rue Neuve-Michailow ; Napoléon Bocquin, en face de Saint-Isaac ; Demuth, Stallhofstrasse ; Coulon, rue Michel, près du théâtre Français; de Paris, petite Morskaïa; Snamerskaia, vis-à-vis de la gare de Moscou ; Heyde, Wassili-Ostrow ; Michelon, petite Morskaïa. — Hôtels garnis, chambres particulières en ville.

Restaurants : DusseauetBorell, grande Morskaïa, hôtels de Russie et Heyde, voir plus haut; Legrand, grande Morskaïa; Italien, même .rue; Otto, au coin de la perspective Newsky et de la place de Kasan ; Stankiewicz, rue Wossnessenki. On dtne à partir de 4 heures.

Cafés et confiseries : WolfT, pont de la Police; Dominique, perspective Newsky; Kintschi, Wassili-Ostrow ; Bérenger, place de l'Amirauté ; Bérenger, perspective Newsky.

Bains. Les plus élégants sont ceux de Thaï au centre de la ville, entre le pont Bleu et le pont Rouge, rive g de la Moïka Établissement d’eaux minérales artificielles de Struve, Novaïa Derevnïa, au jardin Stroganoy.

Domestiques de place De 1 à 3 roubles par jour. On en trouve dans tous les hôtels. Ils parlent tous plusieurs langues.

Voitures et traIneaux. Dans aucune capitale, on ne voit autant d'équipages sillonner les rues ; ils sont au nombre de plus de to ooo. On en trouve sur toutes les places, et presque dans toutes les rues, jusqu’à une heure fort avancée de la nuit, car il y a les cochers de jour et les cochers de nuit. La voiture nationale, employée

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