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DE BALE A BERNE

104 kil. — Chemin de fer. 4 conv. par jour. — Trajet en 4 b. 05 m., 4 h. som., 5 h. 25 m. — Prix: 11 fr. 10 c., 7 fr. 80 c., 5 fr. 60. — Le chemin de fer appartient à la compagnie du Grand-Central.

mile, en allemand Basel (hôt. :

les Trois-Rois; la Cigogne, près de la poste; le Sauvage; l’Ours et la Croix, au Petit-BAle. — Cafés : Café du Casino; National, près du pont; les Trois-Rois; Wéibel. — Bains: Chez Sigmund, Holzac), chef-lieu de l’ancien canton de Bâle et du nouveau canton de Èàle-Ville , est située à 255 mèt. , dans une vaste plaine entourée de collines et de montagnes, sur le Rein, qui la coupe en deux pièces, le Grand et le Petit-BAle, dit Montaigne, car il traverse par le milieu sous un grand et très-large pont de bois, construit en 1226. On y comptait, en 1850, 27 313 hab.

La Cathédrale ou JHiinsler , le principal monument de Bâle, s’élève sur la rive g. du Rhin , au-dessus du pont. On remarque de loin .ses deux clochers de G6 et 68 mèt. de haut. , et la couleur rouge des pierres qui ont servi à sa construction. Elle fut commencée en 1010 par l’empereur Henri, dans le style byzantin , consacrée en 1019, puis reconstruite en 1356, dans le style gothique, après le tremblement de terre , et achevée en 1490.

On en restaure actuellement l’intérieur.

On y remarque la tombe de l’impératrice Anne (1281), femme de Ko-:

dolphe de Habsbourg, et souche de la branche des princes autrichiens , dont le corps fut transporté à Saint-Biaise en 1770; celle d’Erasme (1536) en marbre rouge, à gauche de l’autel; des fonts de baptême en pierre ; quelques boiseries habilement ouvrées; une chaire d’un travail délicat, datant de 1486, un orgue ancien avec 1431 tuyaux, et un nouvel orgue de Haas de' Lauffenbourg , qui a coûté, dit-on, 800000 fr.

A l’extérieur, on remarque particulièrement le portail de Saint-Gall, décoré des statues du Christ et de saint Pierre, et de celles des vierges folles et des vierges sages.

Du chœur, un escalier conduit à la Salle «lu Conelle, parfaitement conservée telle qu’elle était à l’époque où se tînt le fameux concile.de Bâle, le 14 décembre 1431.

En sortant du chœur, au midi, on entre dans les cloîtres, série de salles de diverses formes, qui servent encore de lieu de sépulture, comme ils en ont servi pendant des siècles, et qui sont remplies de tombeaux.

Derrière la cathédrale est une 1erraaae nommée Die P fais, plantée de marronniers, et d’où l’on jouit d’une vue superbe sur le fleuve, la ville qu’il traverse, et les montagnes de la Forêt-' Noire.

Les autres églises de B&le sont : l’e-

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glise de Saint-Martin , la plus ancienne de toutes; elle a été nouvellement réparée; — l’église de Saint- Pierre, bâtie vers la fin du xiv» siècle , et renfermant un bel orgue de Silbermann et les tombeaux d’un grand nombre de Bâlois célèbres; — l 'église de Saint-Théodore (dans le Petit- B;ue) , remarquable par son beau carillon: — l’église de Saint-Alban; — l'église Saint-Léonard, fondée en 1356; — l’église des Dominicains, dont il ne reste que le chœur, transformé maintenant en magasin à sel; — l’ église des Franciscains , jadis la plus belle de toutes celles qui appartenaient à l’ordre sur les bords du Rhin, aujourd’hui changée en entrepôt: — enfin les cloîtres de l'ancien courent de Klingenthal, qui sert aujourd’hui de caserne et de magasin : ils ont conservé «ne copie de la Danse des morts ou danse macabre, peinte sur les murs du cimetière de l'église des dominicains.

L’Hôtel de ville (Rathhaus), situé sur la place du Marché, est un bâtiment d’architecture gothique, fondé en 1508, et restauré de 1821 à 1828 dans le goût de l’époque de sa construction. On y remarque des vitraux peints, de vieilles sculptures en bois, un tableau représentant une scène du Jugement dernier, une statue de Munatius Plancus, le fondateur, selon la tradition , de Bâle et de la colonie romaine d’Augusta.

L’Arsenal, dépouillé d’une partie de ses richesses lors de la division du canton, renferme la cotte de mailles que portait Charles le Téméraire à la bataille de Nancy.

L’I nlvcrnltc de nôlc, fondée le 4 avril 1460, en vertu d’une bulle du pape Pie 11 (Æneas Sylvius, qui avait été secrétaire du concile) , a joui pendant longtemps d’une réputation méritée. Parmi les professeurs , on cite Erasme, Paracelse, Plater, les deux Bauhin, Daniel et Jean Bernouilli, Euler, etc. Réorganisée en 1817, elle l’a été de nouveau en 1835, et depuis on l’a transférée dans le Muséum.

, On peut visiter encore à Bâle : — le casino; — la salle de lecture, où l’on reçoit plus de 80 journaux et de 140

revues et dont la bibliothèque compte 30000 vol. : — l hôpital, (1837); — le bazar ; — la fontaine du marché aux poissons, qui a été restaurée récemment; — et enfin le pont du Hhln , à l’extrémité duauel s’élevait, du côté du Grand-Bâle, la tour (démolie en 1839) dont tous les étrangers ne manquaient pas d’aller contempler la tête grotesque appelée Lallenkœnig , qui, adaptée à l’horloge, tirait la langue et roulait de gros yeux à la rive opposée, huit ou dix fois par heure.

La plupart des collection* scientifiques, artistiques et littéraires de Bâle, disséminées autrefois dans divers bâtiments, se trouvent aujourd’hui réunies dans le nouveau muséum, rue des Augustins. On peut y visiter :

— 1° la bibliothèque, qui "reuferme 70000 volumes et 4000 manuscrits, parmi lesquels on remarque les Actes du concile de Bâle, quelques livres et le Testament original d’Érasme, un exemplaire de son Éloge de la Folie, couvert à la marge de notes écrites par Erasme lui -même, et de charmants dessins à la plume par Holbein ; des autographes de Luther, Mélanchthon , Erasme et Zwingle; 2“ le cabinet des médailles (12 000 env.) ; — 3° le musée d’histoire naturelle, (le jardin botanique situé près de la porle Æschen possède de curieux herbiers);

— 4° un cabinet d'histoire naturelle et de physiquè ; — 5° le musée proprement ait, ou l’on remarque surtout ;

Salle des dessins : 87 dessins à la plume de Hans Holbein le jeune. — Salle de Holbein : la Cène, par Hans Holbein père: 6, Portrait d’un jeune homme, par le même; 7, Portrait de Bernhard Meyer, parle même; 9, la Conception , par Sigmund Holbein ; 2 1 .

Portrait du bourgmestre Meyer, par Hans Holbein le jeune; 27, 28, Portrait d’Erasme; 32, la Famille du peintre: 34, le Cadavre du Christ, d’une effrayante vérité : 25, Portrait de l’imprimeur Amerbach; 33, l’Institution de la Cène: 35, 36, la Demoiselle d’Offertbourg, en Luis et en Vénus; 37, la Passion, en 8 parties, toutes par Holbein le jeune. — Salle allemande :

Quelques fragments de la Danse des Morts, détruite en 1805 , et fausse-

ment attribuée à Holbein ; elle est due au peintre Hans-Hug Kluner; 10, 71, l’Adoration par Albert Dürer. — Salle ' B A loi se : 126, Portrait par Brand Muller; 135, la Bataille de Saint-Jacques, par Jérôme Hess, tableau affreux de couleur et de dessin: 137, une Famille de chiens, par Burckhardt. — Quatrième salle : 145, l’Anabaptiste Jorris, par Quentin Messis; 186, le Sommeil, frère de la Mort, par Annibal Carrache; d’autres toiles de Jean de Mahure, Honthorst, David, Téniers, Pœlenburg, Ruysdaël, Rigaud. — Cinquième salle : Aquarelles de Muller, Horner, Wolfensperger ; 195, Lamentations de Chrimhilde, par Schnorr; 196-108, cartons de Cornélius: 199, Psyché, statue de Schloethe. — La vaste salle appelée Aula contient les portraits de la plupart des savants bâlois.

Le Cabinet anatomique , fondé en 1825, est une dépendance de l’Université.

Promenades et excursions. — Parmi les excursions on doit recommander surtout (30 min.) le Netibad (nouveau bain); — (30 min.) Klein Huningen; — (30 min.) le Hœrnli; — (1 h.) le IV’artenberg ; — (1 h.) le Grenzacherhorn, d’où l’on découvre la chaîne des Alpes et le Jura; — (30 min.) le Brudirholz et les hauteurs de Sainte-Marguerite (belles vues); — le Casino dété; — (30 min.) le champ de bataille de Saint- Jacquet. — A (1 h. 30 min.) Arletiheliu, bourg de 910 hab. catb., on remarque la cathédrale de l’ancien chapitre de Bâle, qui y séjourna depuis 1678 jusqu’à 1792. On peut reve- * nir par Doruach.

L’ascension de la Gempei/luh (762 mèt.), au S. E. , est également recommandée. Magnifique panorama (5 h. aller et retour).

De Bâle à Zurich, R. 3lo; — à Aarau,

R. 370; — à Schaffhouse ,’ R. 370 et 37 1 ; — à Lucerne , R. 369.

Au sortir de Bâle, on laisse à g. la vallée du Rhin, et se dirigeant vers le

S. O. . on pénètre dans une tranchée au delà de laquelle on voit à dr.

Saint-Jacques, en ail. Sanct-Jafeob.— Groupe île maisons avec une infirmerie et une église dont la fondation

date des premières croisades. Une bataille célèbre s’y livra, le 26 août 1444 , entre les Confédérés et les Armagnacs; un monument en pierre, élevé en 1824, la rappelle.

Au delà de Saint Jacques, on franchit la Birse.

4 kil. Muttenz , V. de 2222 hab.

On traverse ensuite la belle forêt de Hard.

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