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DE SAINT-PÉTERSBOURG A TORNEA, PAR HELSINGFORS ET ABO

1673 verstes 1/2. Route de poste. Des bateaux à vapeur font le service de la cite. C'est la voie que choisissent presque tous les voyageurs.

DE SAIRT-PÉTERSBOL'IIC A ABO.

^44 verstet 1/2.

On sort de Saint-Pétersbourg par la rôute du Nord.

20 verstes. Dranichnekova.

40 verstes. Belefstrooskaia , y- situé à la frontière de la Finlande, On y visite les passe-ports et les bagages.

52 verstes. Ravaike.

05 verstes. Keveneb , v. situé dans un pays accidenté, d’où l’on voit, de distance en distance, la mer et ses côtes rocheuses.

77 verstes. Pampata.

96 verstes. KivUolia.

109 verstes. Khotaka.

126 vergtes. Lelpero.

143 verstés. wthorg, V. fortifiée de 3000 h. (sans compter une forte garnison), capitale du gouvernement de même nom, situéeà lextrémitéN. d’une vaste baie semée d’tles et dllots rocheux. Le château-fort de Wiborg, dont il ne reste plus que des ruines, a été bâti en 1290 par le Suédois Torket Knudtron. Depuis la paix de Nystad (1721),- Wiborg appartient à la Russie. i

172 verstes. Risalaks, v. dans les environs duquel se trouvent les carrières de granit d’où l’on a extrait les colonnes monolithes de la cathédrale de Saint-Isaac, voir R. 346.

187 verstes 1/4. Sackjarvi .

204 verstes. Urpula.

219 verstes 1/2. Peterlak.

235 verstes 1/2. Gronwick.

251 verstes 1/2. Fredericksham , ancienne capitale, place forte située sur le bord du golfe de Finlande.

C’est là que fut signée la paix de 1809 entre la Suède et la Russie.

On traverse une baie et l’on passe dans une vaste forêt de pins.

271 verstes 1/2. Uôyfors , en deçà de la rivière Kymen , qui forme une belle cataracte.

285 verstes 1;2. Broby.

305 verstes 1/2. Abofors, v. trèspittoresque.

321 verstes 1/2. Lowlsa, jolie V. , située dans un pays charmant semé de blocs erratiques, bâtie en amphithéâtre sur une hauteur d’où l’on

domine le golfe. Lowisa a été longtemps une forteresse frbntière de la Suède.

333 verstes 1/2. Pimo.

346 verstes 3/4. Torsley.

360 verstes. lüby.

376 verstes. Borgo, petite V. , siège d’un évêché, résidence du poète Runeberg.

388 verstes 1/2. Norr Vrekoski.

404 verstes. Sibbo.

419 verstes 1/2. Henriksdal.

434 verstes 1/2. Melulngfor* (hôt.': du Nord, en face du port; maison de Poutté, sur la grande place), V. de 16 000 hab. , avec une nombreuse garnison , capitale de la Finlande, fondée au xvi“ siècle par Gustave W'asa, changée de place en 1639,

; pour la rapprocher de la mer : port de guerre protégé par les puissantes fortifications de MweHbortc, établies sur sept lies. Elles ont été bombardées pendant la guerre de Crimée. Les rues sont larges et droites, les maisons régulières et bien bâties, les quais en granit.

Les principaux édifices sont construits Sur des assises naturelles de granit; ce sont : l 'église neuve, en forme de croix grecque, terminée des deux côtés par un portique d’ordre corinthien; la maison du sénat, vaste monument qui renferme les salles d'assemblée , dont l’une est ornée d’un trône. On remarque encore à Helsingfors : la bibliothèque, qui compte 80 000 volumes: l'université, la plus ancienne de Russie, fondée en 1630 par Christian; le jardin botanique, servant en même temps de promenade; le muséum, riche en minéraux de Finlande ; l’observatoire, placé sur une hauteur; la maison des bains et son établissement d’eaux minérales. — Helsingfors a de belles promenades, parmi lesquelles nous citerons la foret de Standswik et les jardins de Tràeskenda.

449 verstes 1/4. Grahn.

463 verstes 1/4. Fi tins.

kl a verstes 3/4. Asverletj.

490 verstes 3/4. Bolstadt.

504 verstes 3/4. Kyrkstad.

521 verstes 1/4. Nyby.

537 verstes 1/4. Bjorsbeg. Dans les

RUSSIE

environs, on remarque une belle cas- • eade.

552 verstes 3/4. Olsbole.

570 verstes 1/4. Lambala.

. , 588 verstes 3/4. Sala .

60 1 verstes 1/2. Keala.

619 verstes 1/2. Wista.

631 verstes 1/2. lltingo.

644 verstes 1/2. Abo (hôt. : Maison de la Société, sur le quai), V. de 12 000 hab., située sur le rivage d’une vaste baie parsemée d’îles.

Fondée au xn* siècle par Éric le Saint, dotée d’une académie par Gustave-Adolphe, en 1630, Abo a été presque entièrement détruite, en 1827 , par un violent incendie, qui consuma la plupart de ses édifices. L’ancienne université d’Abo a été transférée à Helsingfors par le gouvernement russe. — La cathédrale, édifice lourd et sans architecture; on y remarque :

les orgues, le monument de Stalhan- . dik. général suédois, et un beau sarcophage de marbre noir, soutenant les deux belles statues agenouillées de Clas Tott, petit-fils d’Eric XIV, et dé

sa femme. — L’ancien château d’Abo, construit à la même époque que la ville, la domine encore du haut de son rocher. — L’observatoire, bâti sur une colline, n’est plus utilisé.

D'Abo à Grisselbamn et Stockholm , R. 332.

d'aBi a torxea.

820 verstes.

On suit constamment le rivage du golfe de Bothnie ; à mesure qu’on remonte vers le N. , le paysage devient plus sauvage et plus pittoresque.

Les principales stations sont les suivantes :

77 verstes. Raurno.

146 verstes 1/2. Bjorneborg.

255 verstes 3/4. Chrislinestad.

338 verstes 1/4. Wasa.

401 verstes. Sy Carleby.

458 verstes. Old Carleby.

668 verstes 1/4. Vleâborg, petite V.

où l’on passe en bac la rivière d’Uleâ.

829 verstes. Torneâ, voir R. 331.

SUISSE

RENSEIGNEMENTS GÉNÉRAUX

1. Situation, limites, étendue et climat, — a. Aspect physique et divisions naturelles, fleuves, rivières et lacs. —3. Divisions politiques, population, religion et gouvernement. — 4. Agriculture, industrie et commerce. — 5. Instruction publique. — 6. Époques de voyage, itinéraire. — 7. Passe-ports et visas. — 8. Moyens de transport, chemins de fer, postes, diligences, bateaux à vapeur, voitures et chars à bancs, chevaux et mulets, voyage à pied. — 9. Hôtels, guides et porteurs.— lo. Bibliographie, cartes et plans.

1. (Situation, limite», étendue, climat. — La Suisse, en allem. Çr.hwcix, Schtceizerland.en italien , Svizxera, enangl. Suitzerland, en latin, Helvetia , est comprise entre les 3“ 44' et 8° de longitude E. et les 45° 50' et 47° 50' de latitude N. Elle est situai, par conséquent, au centre de l’Europe, au milieu de la zone tempérée du Nord. Elle est limitée — à l’O’. et au N. O., par la France ; — au N. , parle grand-duché de Bade ; — au N. E., par les royaumes de Wurtemberg et de Bavière; — à l’E. par le Tyrol et la principauté de Lichtenstein ; — au S. , par la Lombardie et les Étals sardes. Sa largeur, du N. au S., est de 264 kil., sa longueur, de l’O. à l’E. , de 422 kü. Sa superficie peut être évaluée à 41 1*0 kil. carrés, dont le dixième environ consiste en lacs, fleuves et glaciers.

Le climat de ce' pays présente des variations extraordinaires, dues en grande partie aux différences d’élévation des diverses localités. En huit ou dix heures de marche, on passe du climat de l’Italie ou de l’Espagne à celui de la Laponie; on récolte des plantes qui croissent du 80° au 40° de latitude, et le thermomètre centigrade monte à 47 et 56 degrés au soleil, il descend jusqu’à — 20, 25 et 30°; l’hiver enfin se fait sentir cruellement dans les régions au dessous desquelles le printemps est déjà passé.

La température moyenne a été pendant 30 ans à Genève de 9° 85' et au Saint-Bernard de 0" 991 c. ; celle de Paris est de 13° 25' c.

Les orages sont nombreux et violents en Suisse; la grêle y exerce souvent ses ravages, les tremblements de terre y sont assez fréquents. Le vent dominant est le Fœhn, S. O. ; l’air est en général sain, là où le sol s’élève à plus de 450 mètres au-dessus de la mer.

2. Aspect physique, division» naturelle». — La Suisse présente trois parties distinctes : les Alpes, le Plateau et le Jura.

. Les Alpc», Alpes, en allem. Alpen , en angl. Alps, sont le système de montagnes le plus considérable de l’Europe, dont il renferme les points culminants (le sommet le plus élevé est le Mont-Blanc) ; ce système de montagnes a 400 lieues de longueur et de 25 à CO lieues de largeur.

Le l'Iatcau ( Hochebene ) est une plaine onduleuse, dont l’élévation audessus de la mer est de 250 à 390 mèt. , en s’abaissant des Alpes vers le Jura.

Le dura, formé de plusieurs chaînes parallèles entre elles, s’étend dans la

SUISSE

direction du S. O. au N. E. , sur une longueur de 72 lieues et une largeur de 12 lieues; sa cime la plus élevée est le Reculet, 720 mèt. au-dessus du niveau de la mer. Le Jura n’a point de glaciers.

Sous le rapport de la végétation, la Suisse se divise en région des vignes, — région montagneuse inférieure ou des chênes;— région montagneuse supérieure ou des hêtres région subalpine ou des sapins; — région alpine inférieure (magnifiques pâturages); — région alpine supérieure ; — région des neiges éternelles, qui commence à 2598 mèt.

Les eiaelrrs. qui appartiennent à la dernière région, sont des amas de glaces éternelles qui se forment et se conservent en plein air dans les vallées et sur les pentes des hautes montagnes, et dont l’épaisseur est très-variable. Lorsque plusieurs plateaux d’une grande étendue, de 10, 20 et même trente lieues carrées ; ne présentent qu’une surface continue de glace, on leur donne le nom de mer» «le «lace ( Eismeerer ). On en compte plusieurs en Suisse ; la partie des Alpes comprise entre le Mont-Blanc et les frontières du Tyrol doit former, suivant Ëbel, une mer de glace de plus de 130 lieues carrées. Les glaciers groupés autour des mers de glace sont les réservoirs des principaux fleuves de l’Europe.

Fleuves et rivières. Aucun pays de l’Europe n’est plus riche en eaux que la Suisse ; les sources qui jaillissent à chaque pas, les torrents produits par la fonte des neiges et les rivières alimentent- quatre grands fleuves : — le Rhin (Rhein) qui se divise en trois bras, Rhin antérieuè, Rhin du milieu et Rhin postérieur, réunis en un seul bras à partir de Reichenau; — le Rhône (die Rhône) , qui prend sa source à la base du massif du Saint-Gothard, se perd audessous de Bellegarde dans les rochers, reçoit la Saône à Lyon et se jette dans la Méditerranée au-dessous d’Arles; — le Tessin, Ticino ou Tecina , qui sort des petits lacs situés au col du Saint-Gothard, se jette dans le lac Majeur et en sort pour aller mêler ses eaux à celles du Pô; — l’Jnn, qui, après avoir pris sa source dans le lac des Grisons, forme plusieurs lacs, passe en Allemagne et se jette , à Passau , dans le Danube.

On compte en Suisse 18 lacs principaux, un grand nombre de petits lacs situés dans les hautes Alpes et d’innombrables sources minérales utilisées par 246 établissements de bains.

3. Dlvl*lon« politiques. — Population, religion et gouvernement. La Suisse est divisée en 24 cantons. C’est une République fédérale régie par la constitution du 12 septembre 1848 ; cette constitution qui remplace le pacte fédéral de 1815, a été acceptée par 15 cantons 1V2 représentant 1900000 hab. L’autorité est exercée par 3 pouvoirs: l’ Assemblée fédérale, le Conseil fédéral et le Tribunal fédéral ; les langues nationales de la Confédération sont l 'allemand, le français et l’italien : on parle le roman dans les Grisons.

Le recensement de la population fait en 1857, et approuvé par l’Assemblée fédérale, a donné les résultats suivants :

Habitants 239274o,dont Heimatblosen (sans patrie). 2(98

Nationaux 2318972 Voyageurs de passage.... loS5

Étrangers 88946 Réfugiés politiques....'. .. 1539

RENSEIGNEMENTS GÉNÉRAUX. 725

soit environ 60 hab. par kilomètre carré; sur ces 2392 740 hab. , on comptait :

Sexe féminin

— le français

Propriétaires

Catholiques....

Prolétaires

Israélites

Le budget proposé pour l’année 1859 est, pour les recettes, de 16661 500 f . ; pour les dépenses, de 16561500 f. Excédant des recettes sur les dépenses , 100000 f. Dans le •chiffre des recettes, les douanes sont comprises pour la somme de 5 560 000 f. (brut); les postes pour 1 808 000 f. (brut).

L’armée fédérale e st formée: de l’armée régulière, 72 000 hommes (pris parmi les hommes de 20 à 33 ans, à 3 pour 100 de la population), et delà réserve, composée de 36000 hommes ayant fait leur temps dans l’armée régulière, et comptée à 1/2 pour cent sur la population; au total 108000 hommes, auxquels il convient d’ajouter la Landwehr, qui comprend tous les hommes en état de porter les armes jusqu’à l’âge de 44 ans.

Tous les hommes valides, en Suisse, sont exercés et habiles au tir. Les tirs fédéraux attirent un grand jiomhre d’étrangers. >

4. Agriculture, Industrie, commerce.— L’agriculture et l’élève des bestiaux sont en honneur en Suisse et sont la source d’un revenu considérable. La fabrication des fromages, depuis longtemps importante, y a pris de grands développements. Quant à la culture du blé, quatre cantons seulement, Lucerne, Fribourg, Soleure, Schaffhouse, suffisent aux besoins de la consommation. .

Les trois branches principales d’industrie sont la soie, le coton et l’horlogerie , qui s’exercent avec des matières premières non indigènes. Le statisticien Franscini compte 144 500 ouvriers employés dans les grandes manufactures, 1 par 17 hab. ; la population ouvrière totale de la Suisse est de 296218 hommes et 300000 femmes et enfants, soit 25 pour 100 de la population.

Durant les cinq dernières années, le travail a plus que doublé, et il ne peut que gagner à l’achèvement des chemins de fer.

En 1855, le commerce de la Suisse s’est élevé à 750 000 000 de francs, c’està-dire à 370 fr. par tête. Proportionnellement, le commerce de la Suisse est presque triple de celui de la France.

5. Inatructlon publique. — La Suisse compte 3 universités : Bâle , Zurich , Berne ; 3 académies : Genève , Lausanne , Neuchâtel ; 7 lycées : Lucerne , Fribourg, Soleure, Schaffhouse, Sion, Lugano et F.insiedeln.

6. Époques de voyage, Itinéraire. — L’époque de Vannée la plus favorable pour visiter la Suisse et la Savoie commence au mois de juin et finit avec la lro quinzaine de septembre. Au mois de mai, les neiges de l’hiver ne sont pas encore fondues : au mois d’octobre, et dans les dernières semaines de septembre, il en tombe déjà de nouvelles, et les jours en outre deviennent trop courts. Les mois de juillet et d’août doivent donc être préférés.

La composition d’un itinéraire en Suisse est une chose difficile, et, si bien fait qu’il soit, cet itinéraire laissera toujours un certain nombre de lacunes regrettables. Tout :voyage devra nécessairement comprendre le lac

SUISSE

de Genève, Chamonix, l’Oberland Bernois, le Rigi et le lac des Quatre-Cantons. 11 faut tâcher en outre, dans le tracé de l’itinéraire, de faire entrer le plus grand nombre possible des glaciers; cascades, lacs, vallées, gorges, cols, sommets indiqués ci-dessous.

Glaciers. — Ceux qui descendent du Mont-Blanc, du Mont-Rose et des Alpes Bernoises, les glaciers du Rhône, d’Aletsch, de Viescb, de Roseggio, du Lernina, de Rosenlaui et de la source du Rhin. — Cascades : la Tosa, le Giessbach, le Reichenbach, le Staubbach, Pissevache, la cascade de Turtoann, etc. — Lacs : des Quatre-Cantons, de Thun, de Brienz, de Wallenst.ult, Majeur, deCôme, de Genève, de Sarnen, de Zurich, de Sempach, d’Aletsch. — Valides : de Chamonix, de Hasli, du Rhin, d’Aoste, de la Kander, de la Reuss, de Sarnen, de Moutiers, de Toggenburg, de la Murg, de Plan, d’Anzasca. — Gorges : la Via Mala, les Schœllenert, la Tête-Noire, la gorge de la Tamina, le val Tremola. — Cols et passages : du Splügen , du Saint-Gothard . du Simplon, du grand Saint-Bernard, du Cervin , du Monte- Moro, del’Orteler, du col de Balme, de la Gemmi, du Rawil, du Gries, des Bcheideck, du Brünig, du Bernardino, de l’Albula, du Septimer, du Julier, des Alpes Surènes, du Susten, duClausen, de l’Oberalp. — Sommets : de la Dôle, du Mont-Tendre, de la Dent de Vaulion, de la Tête de Rang, du Chaumont, du Weissenstein , du Bœtzberg (dans le Jura), du Buet, de la Dent du Midi, du Torrenthorn, du Gerstenhorn . de l’Æggischhorn , du Sidelhorn, du Cramont, du Rigi, du Faulhorn, du Sæntis , du Karnor, du Moleson, de la Galanda, du Niesen, du Monte Salvadore, du RifTelberg, du Titlis, du Bristenstock, du Pilate, du Napf, du Stockhorn, du Monte-Generoso, de la Scesa-Plana (dans les Alpes), du Mercure (duché de Bade).

7 Panwe-porti» et vUu*. — On peut parcourir toute la Suisse avec un passe-port français pour l’intérieur (2 fr.); mais pour entrer dans la Savoie, le Piémont, la Lombardie ou la Bavière, on doit se munir d’un passe-port à l 'étranger. ( V . page 15.)

8. Moyen* de transport. — Chemins de fer. — Le premier chemin de fer suisse (de Zurich à Baden, 23 kil.) date de l'année 1847. Le réseau total des chemins de fer suisses est aujourd’hui de 1500 kil., dont près de 600 sont en exploitation et plus de 500 en construction.

Ce réseau est divisé en un très-grand nombre de compagnies qui , malheureusement pour celles-ci et pour le public, n’ont pas encore pu s’entendre pour former une seule et même administration,

11 se relie ou se reliera :

Au réseau français sur- 4 ou 5 points : 1° à Genève, chemin de Lyon à Genève-, 2° aux Verrières et à Jougne, chemin de fer de Paris à Lyon; 3° à Delle, chemin de fer de Besançon à Mulhouse (compagnie du chemin de fer de Paris à Lyon) ; 4“ à Bdle , chemin de fer de l’Est.

A'u réseau allemand : 1* à Waldshut, chemin de fer badois; 2° à Constance et h Sehaffhouse, même'chemin; 3” à Friedrichshafen et à Lindau (par le lac de Constance), chemins de fer wurtembergeois et bavarois.

On doit construire un chemin de fer de ceinture autour du lac de Constance, de Rorschaeh à Friedrichshafen.

Au réseau sarde et au réseau lombardo-rénitien , par le Simplon et le Luckmanier, si jamais les chemins de fer traversent ces montagnes.

Toutes les concessions forment un réseau total de 1580 kil.

RENSEIGNEMENTS GÉNÉRAUX. 727

Postes. — 1 poste suisse égale 3 lieues suisses, soit 14400 mètres (lieue de 4800 mèt.). •

Le prix est de 4 fr. par poste et par cheval. Pourboires et guides: 1 fr. 50, pour voitures à 1 cheval ou 2 chevaux ; 3 chevaux, 2 fr. — pour le conducteur ou guide d’un traîneau, 1 fr. 50 c. — pour les voitures ou traîneaux fournis par l’administration, l cheval ou 2 chevaux, 2 fr. — pour 1 voiture,

1 fr. — pour 1 traîneau, 3 fr. et 2 fr. s’il y a 3 chevaux.

Diligences ( Eilvcagen , Postwagen). — Elles mettent en communication presque toutes les filles de la Suisse; elles ne vont pas vite, mais elles arrivent à heure fixe. Les prix sont calculés à raison de 60 à 80 cent, par lieue suisse.

On peut consulter utilement, pour toutes les indications relatives aux heures de départ et d’arrivée et aux prix des places dans les diligences, chemins de fer, bateaux à vapeur, le kursanzeiger ou indicateur qui a été publié & Berne.

Bateaux a vapeur. — Des services réguliers sont établis sur les lacs de Genève, Neuchâtel, Bienne, Thun, Brienz, des Quatre-Cantons , de Zug, de Zurich, de Wallenstadt, de Constance, Majeur et de Como, sur le Rhône de Lyon à Aix, et sur le Rhin de Schaffhouse à Constance.

Voiturins (Lohnkuischer) et chars a banc. — On trouve des voiturins dans presque toutes les grandes villes de la Suisse; ils louent pour un temps plus ou moins long une voiture et des chevaux . ou des chevanx seulement.

Leurs prix sont en général de 9 fr. par jour et par cbeval ; au cocher, 1 fr. par jour et par cheval. Le voiturin doit nourrir ses chevaux, les remplacer, s’ils tombent malades , payer tous les péages , charger et décharger tous les bagages. (Il fournit sans supplément de prix une voiture à ceux qui n’en ont pas.) Il fait de 10 à 14 lieues (studen) par jour (de 1 lieue à 1 lieue 1/2 par heure). Si l’on s’arrête un jour ou deux dans quelque endroit, on ne paye que la moitié du prix convenu.

Les journées de retour se calculent comme jours de marche, mais à raison de 12 heures par jour. On trouve des chars à banc de toute nature, couverts et non couverts, suspendus et non suspendus, de 3 à 6 places, dans lesquels le voiturin vous conduit à un prix qui dépasse rarement 12 fr. par jour.

N. B. On profite quelquefois des voitures de retour. — Ne pas manquer en toutes circonstances de bien spécifier, d’écrire et signer les conditions arec les voiturins.

Chevaux et mulets. Chaises a porteurs. — Avant la construction des belles routes du Simplon, du Saint- Gothard et du Splügen (commencement de ce siècle), on ne pouvait traverser les Alpes en voiture. Aujourd’hui encore, la plupart des cols des Alpes ne sont praticables que pour les piétons et les bêtes de somme.

Le prix ordinaire d’un mulet ou d’un cheval est de 6, 8 et 10 fr. par jour de marche et 6 fr. par jour de retour. Le guide ou conducteur du cheval a droit à un salaire quotidien d’environ 3 fr. Des tarifs particuliers ont été établis dans divers pays pour la location des bêtes de somme (Chamonix, Louèche, Rigi, l’Oberland).

Les personnes qui ne peuvent pas monter à cheval, les valétudinaires, les infirmes, les vieillards, peuvent visiter certaines parties des Alpes en chaises

SUISSE

1 porteurs (tragesessel), fauteuils suspendus entre deux brancards. Il faut quatre hommes pour le service d’une chaise à porteurs : ils se reposent alternativement. .Un homme se paye 6 fr. par jour de marche, 3 fr. par jour de retour.

Voyage a pied. — Bagages et costumes : Le plus important problème que doive se poser le voyageur, c’est de diminuer son bagage, de le réduire à sa plus simple expression, «le telle façon que sans peser plus de 6 à 8 kil.

11 puisse tenir dans un havre-sac analogue à celui des soldats (du prix de

12 à 18 fr. ; ceux qui s’oirvrent par le milieu sont les plus commodes).

Alors même que les piétons se débarrasseraient de leur sac par le moyen.

delà diligence ou des porteurs, ils devront toujours emporter avec eux une chemise, un habit et un manteau de toile cirée. Pour les vêtements de voyage, la laine est de beaucoup préférable à la toile; de bons souliers, à semelle épaisse et garnis de gros clous sont indispensables pour la marcho. Un grand bâton (alpenstock) d’environ 2 mèt. , garni à son extrémité d’une pointe en fer , est nécessaire dans une foule de circonstances (montée et descente des montagnes escarpées). Pour garantir la vue des personnes qui font de longues courses sur les glaciers et sur les neiges, un voile vert et des lunettes de couleur ne seront pas inutiles. — Consulter, pour plus de renseignements, Y Itinéraire et le Manuel du voyageur en Suisse par Adolphe Joanne. . ... ,

9. Hôtel»», guides et porteur»*. — De riches capitalistes ont fait construire dans les principales villes de la Suisse de magnifiques hôtels où le voyageur est exploité au profit d’une société d’actionnaires par un gérant responsable; oes hôtels, curieux à voir, sont dangereux pour la bourse du voyageur modeste et ne conviennent guère qu’aux souverains et aux grands seigneurs. On est beaucoup mieux traité et à des conditions plus raisonnables dans les hôtels de seconde classe , qui commencent eux-mêmes à élever leur tarif d’une façon exorbitante; un grand nombre de voyageurs abandonnent les hôtels des villes pour les auberges des villages, où ils dépensent moitié moins et trouvent meilleur accueil.

Le prix des hôtels de 1” classe est pour une chambre ordinaire à 1 lit le plus souvent 2 fr., quelquefois 1 fr. 50. — Thé ou café avec miel, beurre, pain, 1 fr. 50 c.; déjeuner à la fourchette (table d’hôte), 2 fr. ou 2 fr. 50 c. ;

— dîner (table d’hôte) à 1 h., 3 fr. ; à 4 h. , 4 fr. La bougie, 1 fr. par jour, le service, lfr. 50 c. ; déjeuners et dîners particuliers à 4, 5 et 6 fr.

Les hôtels de 2* cl. forment une transition entre ce prix et ceux des hôtels ou auberges dans les petites villes ou villages : on paye, dans ces derniers, la chambre depuis 1 fr. -, — le déjeuner à la fourchette, 1 fr. 50 c. à 2 fr. ;'

— le dîner, à 1 h. , 2 fr. à 2 fr. 50 c. ; à 4 h. , 2 fr. 50 c. à 3 fr. Le service 50 cent, ou 60 cent, par jour; pas de bougie.

Dans presque toutes les auberges , le kellner ou majordome parle avec facilité les diverses langues de l’Europe. -, .

En général, les Allemands payent moins cher que les Français et surtout que les Anglais. — Dans les pays où il n’y a pas d’auberge, les voyageur* demandent l’hospitalité au curé, qui la refuse rarement.

On donne généralement aux guides 6 fr. de France par jour de marche et par jour de retour; on y ajoute un pourboire quand on est content (le guide montre le chemin, sert d’interprète , porte le bagage).

Les porteurs ( trægen ) . qui fendent quelquefois les mêmes services que les guides, sont payés 3 ou 4 fr. par jour. Ils portent deux ou trois sacs ( de 20 à 30 kilog.).

10. Bibliographie, cartes et plane. — Nous renvoyons les touristes qui désireraient de plus amples renseignements à V Itinéraire descriptif et historique de la Suisse, par M. Ad. Joanne, ou à l 'Abrégé de cet itinéraire ( Manuel du voyageur en Suisse).

La Carte portative de la Suisse, de Keller, n’est pas toujours exacte; celle de M. Rodolphe Gross (1852) est supérieure comme exactitude, mais on lui préfère parfois la grande carte de Ziégler à l’échelle de 1/380000; celle de Mühlhaupt est bonne.

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