ROUTE 382 . DE VISP A ZERMATT
dr. de la Visp un groupe de pyramides : de Randa, on laisse à dr. ce glacier, de terre. , ' toujours, menaçant.
Le chemin, devenant déplus en plus | À (15 m.) t'n der Wild on'traveree escarpé, monte à (30 min.) Stalden les Wtldziige, qui descendent du gla- (Aub. : chez Berchthold), v. de 291 cier de Kühn. — Près, de (15 m.) Athab. — la fontaine publique est om- tramense, la vallée devient moins saubragée d’un cep de vigne remarquable, i vage. * .
— Là, la vallée de Visp se bifurque. A (15 m.) -Tæsch (chez le curé),
— Le bras oriental prend le nom de [ v. de 177 hab. , situé à 1487 mèt. on
vallée de Saas; le bras occidental s’ap- laisse à g. un chemin qui conduit à pelle vallée de Saint-Nicplas. - Saas, par le glacier de Tæsch, et l’on
Au delà de Stalden, laissant à g. la traverse le T.rschbach, qui descend 4e vallée de Saas proprement dite , on re- . ce glacier. Le chemin franchit deux monte par une pente escarpée, dans fois la Visp (30 m.), puis en découvre des prairies et sous des noyers, la tout à coup le cervln (Matterhorn ou vallée de Halnt-ilirolas. et à (30 Sylvio), oïl arrive à fflin.) Mithlenbach, on traverse untor- j 45jnih. Zermatt ou Prabargne, rent. En se retournant, on découvre (hôt. : Mont-Rose; Mont-Cervin.) V. de une belle vue sur l’entrée de la vallée, j 369 hab. , situé à 1640 mèt.) Il y a aussi,
On descend à (15 min.) Kalpotran, 1 2 h: 30 tn. plus haut, un hôtel au Rifoù Ton passe sur la rive dr. delà Visp felberg. tenu’par les Seiler, d’où Ton .de Gorner. Remontant alors dans une entreprend quelques-unes des plus inforêt de mélèzes1, on traverse-un amas téressantes excursions que Ton puisse de rochërs éboulés, et, au delà de (15 faire dans toute la chaîne des Alpes.) min.) Kipfen, on aperçoit Saint Nico- Excursions : (2 h. 30 min.-, — 1 las. Vis-a-vis .de Kjpfen, TAugstbord- h. 30 ‘en descendant) à l’Hôtel du bach fait plusieurs chutes. Laissant Mffelberg, d’où Ton jouit d’une vue à g. le chemin qui monte à Græchen , superbe sur le Cefvki et la vallée de on repasse sur la rive g. de la Visp, Zermatt, et de là en 1 h 30 au Gorpuis ou traverse le Jungbach. ’ nergfat (2990 mèt.); — au (2 h. du
1 h. Salnt-wicolas (hôt. : le So- Gornergrat) Stockkom (3864 mèt.); leil ; la Croix-Blanche), v. de 261 hab-., ■— au (3 h.) lacNoir (Bchwarzsee) , siest situé au pied d’une colline. On y tué à 2037 mèt, et en 1 h. du lac, remarque de très-anciennes maisons, au //remit. Ascension du Rolhhom Sur de-versant oriental de la vallée on inférieur (4 h. ; 3294 mèt.) ; — du Gaaperçoit Græchen. Les montagnes quii belkornf 2 h, 30 mil}.;. 4027 mèt.); du s’élèvent au fond appartiennent au Breitlwrn (8 b. ; 4148 mèt.); du Montgroupe du Mont-Rose. I Rose (V. ci-dessous)'; de là Citna di
Au delà de Saint-Nicolas, on gagne ’ ' ” *
le ham. de Schtcidern, puis on franchit le lit; souvent àsec, duBlattbach.
On passe sur l’autre rive de- la Visp, et on traverse (1 h. 15 -min.) Mattsand, avant d’atteindre (20 min.) nerbrigen , en face duquel on retparque la belle ehute du Dnmmibach. — Au delà de (20 min.) Breitenmalt , on traverse le torrent (unter Lerchenxug), qui descend du glacier de Hochberg , et qui Tes soirs d'été devient parfois infranchissable.
35 min. Banda, v. de 161 hab. (auberge), détruit presque entièrement, en 1819, ppr la commotion que produisit dans l’air la chute' de la partie inférieure du glacier de Bies. Au delà
jaxxx n.; <wuu mer.;.
DS ZERMATT A VAL TuVRNANCBE.
to h. — Chemin de mulets.
Avant de sortir de Zermatt, on traverse dans le v. même le torrent qui descend du glacier deTrift; puis laissant à g. le sentier qui conduit au Riffelberg, on franchit le Zmuttbach, et Ton monte entre le Zmuttbach et la Visp au ham. de (1 h.) Auf Platten, et de ce ham. à celui de (1 h.) /um See, laissant à g. celui de Forren. Un peu plus haut,* le chemin se bifurque; ’le plus court des deux qui se présentent au voyageur n’est point praticable pour les mulets. Laissant à dr. le
SUISSE
sentier qui conduit au lac Noir et au Hœrnli , on traverse sur une planche le torrent qui l'orme à peu de distance une assea belle càscade, et bien tôt on arrive à la (1 h.) Gartenalp; de son extrémité orientale, nommée Auf der Mauet, on découvre une- vue magnifique sur le glacier de Gorner.
De la Gartenalp, 30 m. suffisent pour atteindre l’immense glacier de Saint-Théodule. Se dirigeant alors au S. en inclinant un peu à droite , on monte en 5 b. , paï le glacier dont la pente est très-douce, à une dépression où s’élève une croix. C’est le col de HalnUThéodule, ou Malterjnch , (3333 mèt.) qui forme la limite du Piémont et du Valais.
Pendant qa’on gravit le glacier, on jouit d’une vueadmirable sur le glacier de Gorner et sur lachaînedu Mont-Rose.
A df. du col se dresse un rocher noir qu’on peut gravir en 15 min., et d’où l’on aperçoit le Mont-Blanc.
Le col de Saint-Théodule porte encore quelques ruines d’une redoute bfitie il y a neuf siècles par les Valaisans, et une espèce d 'auberge où l’on trouve des provisions , et où l’on pçut, au besoin, passer la nuit. • •
Avant de sortir au glacier , on laisse à g. le chemin <^ui condait à San Glacomo d’Ayas. Quand on est sorti (45 min.! du col, an descend sur des moraines escarpées et des terrains humides, à l 'auberge du Mont-Giomen, • (guides), à peu de distance de laquelle sont les chalets du Breu il (2 h., env. 3 h. du col), d’où l’on découvre une belle vue sur le fohd de la vallée.
Le chemiirqui conduit du Brou il à Val Tournanche , . partout praticable pour les bêtes de sompae, côtoie la rive g. du torrent. A moitié chemin environ , on trouve une chapelle située à l’endroit même Où commence la descente : près de là , le torrent fait une. belle chute.
Ou traverse alors le torrent sur le pont de Lavé . et on suit, en passant à Crépin, la rive dr. pendant 5 kilom.' env., jusqu’au pont de Michelina, où l’on repasse le torrent pour entrer à
2 h. (10 kilomètres du Breuil) , l’ai Tournanche (auberge: du Mont-Cervin), v. par. qui donne son nom à la
■vallée. Il n’est situé qu’à 1549 mèt.; aussi on' y voit de beaux châtaigniers.
De Val Tournanche à Châtillon (3 h . 30 m. ou 25 kil.). — Châtillon (V. Piémont).
LE- «Ottt - ROSE. '
Le magnifique groupe de montagnes désigné sous le nom de Mont- Rose (Monte Rosa) forme le nœud de deux grandes chaînes des Alpes, qui viennent s’y rattacher, l’une de l’O. à l’E., et l’autre du N. au S.
La première de ces deux chaînes part à l’O. du Matterhorn ou Mont- Cervin, et le col de Saint-Théodule en est la limite occidentale. Att S. E. de -ce col,, on voit s’élever deux pointes der hauteur inégale : la plus basse est formée- par des rochers qui sortent d’une base de glaces; l’autre présente un cône, terminé par une coupole éblouissante de blancheur. Toutes deux sont cqupées à pic du côté du N., tandis qu’au S. elles descendent, par une pente rapide, mais accessible, jusqu’aux immenses plaines de neige qui enveloppent leurs bases..' Ces deux pointes, longtemps confondues sous le nom de petit cervln ( Kleine Cervin), s’appellent maintenànt, la première, le petit Mont-Cervln (3902 mèt.), la seconde, le Breithorn f4100 mèt.). On peut monter eiu3 h.
30 min. env. du col de Saint-Théodule au sommet- du Breithorn (vue magnifique).
À l’fi. et au S. du BM-llhorn s’étendent de grands plateaux couverts de neige. Les zwilllage (Castor et Pollux), les Jumeaux, se dressent entre le Breithorn . et la l.yskamm, (crête du Lys). Une chaîne de rochers descend de la J.yskafflm vers le glacier du Lys, et le dernier de ce§ rochers se nomme die Nàse (le Nez). On en fait l’ascension depuis le col delle Pescie.
Au delà de la Lyskamm et toujours plus à TE., les glaces et les neiges continuent jusqu’à la pointe située au sommet de l’angle que fait la chaîne du Mont-Rose. Cette pointe, haute de 4224' mèt., est nommée par.M. de Welden pyramide de Vincent (Tlncent-pyrntulde), en Phonneur de • celui qui la gravit le premier, en 1819.
ROUTE 383 : DE VISP ET DE VOGOGNA A SÀAS. 785
Là finit la chaîne du Mont-Roae qui va-de l’O. à l’B. , et .qui comprend quatre sommets.
La deuxième chaîne du Mont-Rose, qui court du N. au S. et s’étend entre le col du Weissthor, alter Pass, domine la vallée de Macugnaga, d’où on la voit tout entière, et présente neuf pios ainsi nommés :
1* La Pyramide de Vincent (die Vincent-Pyrandde).
2° Le Balmenhorn (4245. mèt.), bloc de rochers à l’O. , et un peu en arrière de la Pyramide de-Vincent. qu’il ne dépasse pas en hauteur. On le toit de Verceil et du troisième plateau.
3° Le Schvcarihorn (4295 mèt.) (la Corne noire), plus à l’E. que le Pic sans nom, composé de rochers noirs, comme son nom l’indique, fendu par le haut, à pic de toutes -parts et inaccessible.
.4° La Ludioiq’srHœhc (Hauteur de Louis, Pointe. Saint-Louis) (4337 mèt.), gravie pour la première fois en 1822, au N. du pic précédent, avec lequel elle 'semble ne faire' qu’une masse, et dont elle n’est séparée que par une échancrure.
.5° La Parrot's-Spltze (Pic- de Parrot) , ' haute de 4440 mèt. , forme- un dôme allongé du N. au S.
6° La Signal-Cv/ppe (Dôme du Signal) , ' haute de 45§2’ mèt. , grande masse de rochers verticale à l’É. shr Macugnaga, -et très-escarpée. Au S., du côté qui regarde l’intérieur du cirque, elle présente une plaine de neige en pente douce, et par où l’on peut facilement arriver au sommet.
7" -La. Zumstein’s-Spitie .(Pic de Zumstein), haute de 4569 mèt., pointe qui pour la hauteur occupe le troisième rang. On peut faire l’ascension de la Vincent-Pyramide, de la* Ludwig’s Hœhe, de la Signal-Kupue et de la Zumstein’s-Spitze depuis le col delle Piscie.
8° la Hcechsle-Spilîe (le plus haut pic), haute de 4640 mèt., qui devrait seule porter le nom de Mont- Rose, est peu éloignée de la pointe précédente, dont la sépare une profonde coupure, formant un abîme dans leur intervalle. .Elle est composée de deux pitons dont l’un a 7 mèt. de moins, que
l’autre. — 14 h. env. aller et retour.
— Chaque gjuide se fait payer de 40 à 50 fr. ■
9“ Le iïordend (Extrémité du Nord), haut de 4697 mèt.-, petite pyramide de- rochers à l’extrémité N. du Mont- Rose, réuni à la Hœchste-Spjtze par une arête ou Sattel (4527 mèt.), s’élève .au-dessus de Weissthor, alter Pass, qui le sépare de la#Cima di Jazzi. Il est, dit-on, à 1/2 mille ail., ou 3793 mèt. , dé la Pyramide de Vincent. Le Nordend n’a que 43 mèt. de moins que la Hœchste-Spitze ou Mont- Rose, et tient par conséquent le deuxième rang. On n’en a pas encore fait l’ascension.
Les deux sommets les plus élevés du Mont-RoSe, la Hœc'hste-Spitze et le Nordend , sont situés en Suisse ( les autres .appartiennent au Piémont. -
DE "VISP ET DE VOGOGNA A SAAS.
1“ DE VISP A SAAS.
6 h.— Bon chemin de ihulets. — Un guide n’est pas nécessaire.
* 2 h. de Visp à Stglden (R. 382). Laissant à dr. , au milieu de Stalden, le chemin qui remonte la vallée de Zermatt ou de Saint-Nicolas (R. 382), on descend au (15 min.) Kinnbrücke , pont hardi et pittoresque jeté à une grande hauteur sur la Visp de Corner, Au delà du pont il faut laisser à dr. un chemin qui conduit dans les pâturages supérieurs, et suivre le chemin de g. On remonte l’étroite vallée de Saas, le long de la rive g. de la Visp de Saas. A (30 min.) Resti, la vallée devient plus aride à mesure qu’on approche de (30 min.) Z-en Schmiçlen , (30 min.) Amfluh ,• ham. Eu face, le Mattwaldbacn fait une belle cascade. -On découvre de là une belle vue, en se retournant. On. laisse derrière soi la fontaine appelée- llutbrunnen , avant de traverser le (45 min.) Bodenbrücke ; 15 min. plus loin on repasse sur la rive g. du torrent ( Martinwaldbrückc ) avant d’atteindre (15 min.) B al en, v. de 162 hab. Le chemin repasse (10 min.) sur la rive dr, du torrent. Enfin ,
SUISSE
traversant de belles prairies près dune autre chapelle, on atteint
,50 min. Huaa ou Im Grand (hôt. :
du Mont-Rose; du Monte-Moro.— Bons guides), v. de 247 hab. situé à 1503 mèt. , dans une vallée lertilq, mais exposée aux avalanches.
Saas est entouré des montagnes Les plus élevées de la Suisse et de 28 glaciers. ,
Ascension du Mittaghorn (4 h. 30 min.) ; de l’Eoiner (5 h. 30 min.) et du Trifthorn (4 h.). Excursion à Fee (45 min.), charmant v. de 233 hab. ; belle église.
2» DS VOGOGNA A SAAS,
17 h. 30 m. env. Jusqu’à Ponte-Grande, route de voituresqui se continuera jusqu’à ■pestarena. — De Ponte-Grande à Macugnaga, chemin de mulets. — De Maeugnaga à Telliboden, chemin de piétons. — De Telliboden à Saas, route de mulets. — On met 4 b. de Saas à Telliboden, où l’on quitte les mulets, 1 h. de Telliboden au col du Monte-Moro, 3 h. 30 m. du colàMacugnaga.
Au delà de (20 min.) Borgo , on traverse la Tosa sur un bac, et, laissant à dr. la route du-Simplon, on se dirige à PO. le long de la rive g. de l’Anza, à (40 min.) Pie de Mutera (aub). Uné belle route de voitùres, construite aux frais dès principaux propriétaires de la vallée, achevée maintenant jusqu’à Ponte-Grande, conduit en 1 h. à. Cas»
tigiitme (aub.). La vallée dans laquelle on s’avance est le Val Anzasca, -et forme la plus agréable promenade que puisse offrir toute la chaîne des Alpes.
Un peu au delà de Castiglione, on ne tarde pas à descendre à (45 min.) Callasca (albergo -délia Gurva) , v. en face duquel on voit une belle cascade.
Callasca dépassé, on franchit (30 min.) un torrent qui forme une jolie-cascade, avant d’arriver à (15 min.) l*on4c- Grandc (.hôt. : .di Ponte-Grandè ), joli v. pittoresquement situésur l’Anza, que traverse un pont de pierre d’une seule arche.
Continuant à remonter la rive g. de l’Anza, on traverse successivement 15 min.) San Carlo, puis (30 min.) Vauzone (aub.) , chef-lieu de la vallée.
30 min. plus loin, on s’arrête sous le bel arbre de .la tertnsse de l'église de Gruppe, pour contempler l'un des plus beaux sites de la vallée. Arrivé à (1 h. 5 min.) Campione, on traverse, sur un beau pont dune seule arche, l’Anza, et l’On gravit le Morghen. Où redescend ensuite au bord de PAnza , sur la rive g. de laquelle on passe par le Ponte del Valt pour ne plus la quitter: Pestarcnu (albergo dçi Mineiri), misérable village de quelques cabanes , n’est qu’à 15 min.1 de ce pont. — On peut y visiter de pauvres mines d’or.
. Ue bhennn qui conduit à Macugnaga remonte la rive g. de PAnza et traverse i(30 min ) le nam. de Borca ou de Borgo (alb. dei Cacciatori), avant d’atteindre (30 min.) une petite plaine couverte de belles prairies, au milieu dé laquelle s’élève une jolie église. Les maisons disséminées sur ces prairies forment cé qu’on appelle le v.
de Macugnàga (aub, chez Lochmatter).
De Macugnaga on peut faire l’ascension du Pizzo-Bkmco (pénible, deux jours), ou se contenter de monter à Palpe Je Pedrilo (de 8 à 9 h.), d’où l’on découvre une vue d’une beauté ; inexprimable su» le'glacier du Mont- Rose et les pics qui le dominent.
De Macugnaga au col du Monte-Moro la montée est extrêmement roidfe. Mais i plus on s’élève,* plus le beau cirque du Mont-Rose se développe et semble grandir -encoré. A une certaine hauteur toute trace de sentier, disparaît, surtout après avoir dépassé (1 h. 15 min.) la Betalp et (1 h. 15 m.) la Bodmaalp.
! On escalade d’énormes blocs de rochers (1 h.), puis on gravit péniblement un plateau de neige escarpé qui s’étend jusqu’au (1 h.’) col , élevé de 2641 mèt. , nommé la BoccheHa di Macugnaga, ou le col du Monte-Moro , ou le Saint-Petersrucken. On v découvre une vue admirable sur le val Anzasca et les montagnes du val Sesia.
Le col frabchi. on se dirige au N. O. sur le plateau ne neige qui descend de l’autre côté à une assez longue distance,-et au sortir duqurfl on se trouve sur des rochers taillés en marches dans quelques endroits. Un très-petit
nombre de voyageurs passent maintenant le Monte-Moro.
Parvenu sur le Tsllibode n, on laisse àg. le glacier de Seewinen, et à dr. le seDtïet qui conduit dans le Val Anzasca . puis on descend le long du Tellibach , aux (1 h. 30 min. du col) chalets de la Distelalp, où l’on trouve un gîte en cas de besoin. 30 m. au delà de ces chalets, après avoir laissé à g. le glacier de Schwarzberg, et à dr.
l’Ofenthal, on atteint, l’extr.émité méridionale du lac llattniark. Une lionne aub.^hôt. : du Lac Mattmark) a été ouverte auprès du lac.
On voit se précipiter des cascades nombreuses des glaciers deSrewi'nen et de Schwarzberg ; leurs eaux, réunies à celles du Tellibach. ou Visp, forment au fond de la vallée un lac d’environ line lieue de toûr , à l’extrémité duquel uà troisième glacier ( TAllelin-Glets cher), encore plus grand que les deux premiers, dresse ses 'aiguilles d’un beau vert d’aigue-mari ne. Deux magnifiques blocs de serpentine" attifent les regards de tans les voyagèurs; l’un a 20 mèt.- rie haut, 10 mtft. de large et 16 mèt. d’épaisseur. Ces deux blocs sont descendus du Strahlhorn.
30 min. suffisent pour atteindre, par un chemin élevé et pittoresque, l’extrémité septentrionale du lac .Matt- • mark. On traverse le glacier d’Allelin et sa moraine boueuse , et l’on descend rapidement sur VEieralp près de (30 min.) la chapelle de Lerch , d'où l'on dé-» couvre, en se retournant, une belle vue'.
•Longeant la rive de. deda Visp dans une vallée déserte, ravagée par les avalanches, on laisse à dr. le Furgbach , près, des chalets de Meùjeren.
Au delà de Meigeren on laisse à dr.
au-dessus de sbi le village de Furgstalden, et on voit à sà g. le Mittaghorn. Le premier hameau que l’on rencontre ensuite (1 h. 10 min.) se nomme Almagell. Un peu au delà (FAImagell on traverse le Lehmbach, qui fait Une belle cascade, puis les hameaux de Moos, de 7. urttrucken , et, laissant à g. les chapelles construites le long du chemin de Fee et que dominent quelques sommités du Saasgrat, on ne tarde pas à atteindre (45 min.) Saas (V*. ci-dessus).
DE GENÈVE A AOSTE, PAft LE GRAND . SAINT-BERNARD.
DE GENEVE A MARTI'iSY,
A. Par le lac.
Bateau-à vapeur jusqu’à Villeneuve, 1 déparVt. les j. Trajet en S h. ao min. pour 6 fr. et 3 fr. De Villeneuve à Martigny, chemin de fer — En exploitation jusqu'à Bex ; en construction de Bex à Martigny.
Le jiateàu touche à Coppet Nyon,ftolle , Morges,,Ottchy (pour Lausanne) (R. 363), Vevey et Montreux (voir cidessous) avant d’aborder -à •
Villeneuve (hôt. : du-Port, de l’Aigle), pet. V. de 1160 hab. située à l’extrémité orientale du lac.
De Villeneuve à Martigny (F. ci-dessous, B.).
B. Par la rive; dr. du lac.
De Genève à Lausanne (R. 363).
DE I.AOSANNE A VII.I ENEC.VF..
6 h. 15 min. Route de poste. — Chemin de fer en construction. — De Lausanne à Saint-Maurioe, lt 1. 1/s. Dilïg. t. les j. — Trajet en 5 h. 40 pour.8 fr. 35 c. et 6 fri
25 min. Pully , v. de 1U3 hab. , d’où s’étend, jusqu'à Vevey, le fameux t 'ignoble de la Vaux.
35min. Lutry (hôt. : la Couronne) ,V.
ancienne de 2011' hab.
De Lutry à Fribourg, R. 365.
35 min. Cully (hôt. : Maison de ville)-, pet. V. de 880 hab. , située au fond d’un petit golfe du lac.
1 h. 20 min. Gléralles , vieux château.
15 min. Saint-Saphorin, v. de 357 liab., dont le vin rouge passe pour le meilleur des environs. — On découvre de balles vues en descendant à-
50 min. (3 I. 7/8 de Lausanne), Vevey (hôt.: des Trois-Couronnes, du Lac, du Faueôn, la Croix-Blanche; — - Café : ilu Lac) . V. de 5201 hab., située sur les bords dtr lac, près de l'embouchure du torrent impétueux de la Veveyse qui y a causé souvent de
• SUISSE
grands ravages.' — L’église Saint-Martin ou la cathédrale, a été fondée en 1458; Edmond Ludlow et Broughton, .
deux des juges qui condamnèrent à mort le roi Charles I", ÿ ont été inhumés. — Vevey possède ëncore un hôtel de ville, rebâti en 1755, un hôpital, construit en 1734, une bibliothèque publique de 12000 vol., et une Abbaye des vignerons, société dont le but est .d'améliorer la culture de la vigne, .et qui célèbre cinq ou six fois par siècle une fête qui s’appelle la Fêle des vignerons. La dernière a eu lieu en 1851. — Excursions : au (2 à 3 hi) Mont de Chardonne (1216 mèt.l, à (45 min.) HnutéVille •, au (1 -h. env.) Châtéau de Blonay , • aux (2' h.) Bains de l’ Alliai, reconstruits en 1813, etc.
De Vevey à Montbovon, à Saanen et à Thun, R. 368.
A 10 mita. de. Vevey on traverse la Tour de Peili ( pens. : Daniel). V. de 1035 hab. , .renfermant deux tours rondes d’un château démoli en partie en 17<t7.
Bientôt on atteint (40 min.) Çlarens (aub.), àlff» min. duquel s’élève le Château de Chdtelard , où .1. J. Rousseau a placé , dit-on , la scène de la Nouvelle Héloïse.
15 min. Ÿernex (hôt. : du Cygne), ■ham. de la paroisse de Montreux, v.
de 227 8 hab. On -ne tarde pas à atteindre.
40 min. ie Château de Chiilon, dont on remarque de loin les murailles blanches , les tourelles gothiques et la grosse tour munie d’un beffroi. — C’est là que fut détenu* Bonnivard, patriote genevois. . • • '
20 min. Villeneuve. (F. ci-dessus A.)
DE VILLENEUVE X MARTIGNV.
Chemin de fer en exploitation jusqu’à Be*. — 19 kit. 3 conv. par j. Traj. en 1 h. pour» f. 90 c., t f. 50 c. et 95 c. — De Bex à Martigny, route de poste, chemin de fer en construction.
45 min. Ruche (aub. : la Couronne), v. de 351 hab. — On laisse à gauche.
45 min.) Yvorne, v. de 744 hab. dont e vjn est excellent et on franchit la Grande-Eau en entrant à •
15mirt. Al*rle(hôt:du Midi, la Croix- Blanche) V. de 2296 hab., construite en marbre noir.— -On va. visiter à peu de distance la Cascade de Fohtaney. — Ascension (4 ou 5 h.) de la Tour d'Ày et de la Tour de Mayen.
Après avoir traversé la Grionne, on arrive à
1 h. 30- min. Bex (hôt. C l’Union, bains d’-eau salée) et à l’E parles ruines du vieux château de Duin.
Excursions : à la tour de Duin (30 min.) — à la vallée de Frenières, (2 h. 30 min.). La plus intéressante est la tour des Salines (3 ou 4 h.) ,' où l’on fabrique actuellement 40 000 quintaux de sels.
Bientôt on traverse le Rhône sur le pont de Saint-Maurice, . pont d’une seule arche de 22 mèt. d’ouverture. — De là on co'tnpte 25 min. pour aller aux Bain» d<v -i.avey (hôt. : de la Réunion des bains) dont les eaux thermales sulfureuses s’emploient en boisson, bains et douches.
Au delà du pont de Saint-Maurice, on rejoint la route de Genève à Martigny par la rive g. du lac (F. ci-des-
sous).
Cm Par la rive gauche.
Chemin de fer en construction» — nilig.
t. les j.- jusqu’au Boveret. Chemin de fer du Boveret à Martigny.
On passe à Cologny. v. qui fut habité par jean Muller, l’historien , et par lord Byron.
18 ktl. Douvaine (hôt. : le Lion d’or), où l’on vise les passe -ports' et où l’on visite les bagages, est le premier v.
savoisien.
16 Jtjl. (61. 5/8 de Genève) Tboiion (hôt. : la Ville de Genève, les Balances) Capitale du Chablais. V. de 3740 hab., divisée en haute et basse. La basse ville est baignée par le lac et forme le port. — En sortant de Thonon,.on entrevoit sur la g. l’ancienne Chartreuse deRipaille, bâtie par Amédée V, duc de Savoie, élu pape, sous le nom de Félix V.
On traverse la Dranse sur un pont de 24 arches, avant Amphion (hôt. :
du Casino), v. qui possède les eaux ferrugineuses froides. ' ■
10 kil. de Thonon. r.vian (hôt. :
du Nord, de France, des Alpes), V. de 2000 hab.. où se trouvent des eaux minérales jaillissant dans un assez bel établissement. — Ascension de la Dent d’Oche en 4 on 6 h:
On continue à côtoyer le. lac. — Meûlerie , dont les rochers ont été rendus célèbres' par J. J. RousseAu et Byron.
•17 kil. d’Evian (11 1. 6/8 de GeneVe), Maint - dluKotph (hôt.': la Poste; bureau de douanes: visa des passeports), bâti sur des débris de montagnes charriés par le torrent "de la Morge qui le partage on deux parties.
— Ascension (1 jour) de ’la Chaumény ou Grammrml, montagne qui s’étend entre Sâint-.Gingelplj et
Le Boreret (hôt. : la Tour) bain, situé au bord du lac près de l’embouchure-du Rhône. — Près de (15 -min.)- Vourry (hôt.: la Poste), on -remarque le beau canal dé Stockalper.
Vtnnnaa , \. de 953 hab.
Colombey, v. pittoresque de 935 hab., possède un couvent fondé en 1643. .
Monthey (hôt. : la T.roix d’or), V. de 1841 hab., située sur la VièZe dont un beau eanal conduit les eaux du Rhône.
5 1. 7/8 dé Saint-Gingolph. »»tnt Unurlcr (hôt. : l’Union, l’Ecu du Valais) en ail. Saint Morits\ pet. V. de 1224 hab. dont l’édifice le plus intér ressant est l’Abbaye. — Dans son trésor, on. remarque, le vase dé saint’ Martin et l’aiguièrè de Cba'rlemagne.
— Ascension dfe la Dent Va lerelle en
6*ou 7- h.' • .
On laisse it g. (30 min.) les bains dé Lavey( V. ci-dessus B) et ou atteint (1 h. 40) là cascade de Pissevache. haute de 64 mèt. èt formée par la Sallanche.
martiicny I» ville (hôt. : la Tour..
Clerc, la Poste) v. de 1066 hab. situe près du confluent de la Dransè et du Rhône, au-dessous de la tour ruinée du Château de la Bdti,e, construit en 1260a — Ascension de la Pierre à vue (9 h. env. ail. et retour)’. ■
De Martigny à Brieg, R. 385 ; — à Chamonix, R. 399. ' ‘