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DS MARTIGNV A AOSTE, PAR LE GRAND

. • • SAINT- BERNA Rl>.

A l'Hospice, 9 h.; à Aoste, 16 h.

On paye- une voiture à un cheval, de

Martigny àxiddes, 15 fr.; de Saint-Remy à Aoste, 10 fr. (I personne); 12 fr. (2 personnes); 15 fr. (3 personnes). — Pendant Tété un char omnibus fait un service régulier entre Martigny et Saint-Pierre. — A Saint-Pierre on prend destnulets.

, On remonte la vallée d'Entremont.

2 h. 20 fnin. Mnint-Hrunehlcr ou fiemtirnncliei*, v. situé sur la rive g. -de la Dranse.

1 h. ornières, v. situé â La jonction de la Dranse d'Entremont et de la Dranse de Ferret- Remonlant, au delàd’Orsières, larive dr. de la Dranse d'Entremont. on traverse les ham. de Fontaine, Boule et Saint-Laurent , avant d’atteindre 1 h. 10 min. Liddes. v. de 1347 hab.

1 h. Saint-Pierre-Mont Joux, v. de J305 hab. . . • ’ .

Au sortir de Saint- Pierre, on fran-, ehrt la Dranse du Valsorey, qui forme iwif! cascade remarquable’ et sauvage.

Puis, on atteint (45 min.) las chalets de Pros, dont on gagne en, 45. min.

la partie la plus élevée, appelée le sommet ou Plan de Pros. Ait-dessus de cette plaine, à TE., on remarque ,1e glacier de Menou. Après avqir dépassé ce. bassin, on- s’élève, dans une autre gôrge de plus en plus, aride et sauvage (le défilé de Marmgo) . jusqu’à (45 tain.) deux petits bâtiments voûtés qui .portent le nom d’hôpital. L’un sert à faire reposer et à réchauffer les voyageurs. L’autre bâtiment, la Morgue, ou la chapelle des morts (2250 mèt. }, ‘était jadis destiné à recevoir .les corps des voyageurs inconnus qui mouraient sur cette route.

L5 mini, au delà de l’hôpital, on traverse le torrent du Saint-Bernard sur le pont de Rudri, ou Nudri, d'où 1 h.

suffit pour monter à

Illowpiro «lu ftnlnt-Reruard, l’habitatien la plus élevée des Alpes, situé à 2620 ,mèt. , au bord d’un petit lac. Il est habité toute l’année par dix ou douze religieux de Tordre de Saint- Augustin, dont les fonctions consistent à recevoir gratuitement toutes les per- , sonnes qui traversent ce passage ; ils doivent, de plus, pendant les sept ou huit mois les plus dangereux de Tannée, parcourir journellement les che-

blJSSE.

ai ins , accompagnés de domestiques appelés marronniers . et de gros chiens dressés à cet effet, pour porter secours aux voyageurs.

20000 personnes environ passent chaque année au Saint-Bernara (on en compte quelquefois cinq cents dans un seul jour). Les frais s’élèvent à plus de 50 000 fr. par an; cea frais sont couverts en partie par des collectes faites en Suisse et par les dons volontaires des étrangers.

Près de l’ancien bâtiment, qui' date du milieu du vr siècle, et qui a été élevé d’un étage en 1822, on- en a construit récemment un nouveau, nommé Y hôtel de Saint- Louis, qui sert de dépôt pour les marchandises.

On y trouve aussi quelques chambrgs pour les voyageurs, çar il deviendrait un lieu de refuge en cas d’incendîç, événement arrivé deux fois depuis la fondation de l’hospice. Enfin, à peu de distance du corps de logis principal, est la Morgue, où l’on déposait jadis les cadavres des individus ïnorts de froid ou ensevelis dans les neiges das avalânches.

L’intérieur du couvent du Saint- Bernard renferme, outre uu grand -nombre de chambres proprement meublées, environ 200 lit?, un réfectoire, des éouries, des magasins, etc., une . jolie petite église, où -l’on remarque quelques bons tableaux et le monument.élev.é par. Napoléon à la mémoire de Desaix, une bibliothèque etmn salon; le petit cabinet voisin contient des collections curieuses des plantes, 'des insectes et des minéraux des Alpes.

La température moyenne du Saint- Bernard est de 0°,*5 au-dessus de zéro. "Le thermomètre y monte rarement au-, dessus de 16° pendant lés jouts les plus chauds de l’été (à 18° en 185?) ; en hiver,il descend jusqu'à 29* (mars 1854).

En hiver il tombe quelquefois jusqu’à 10 et 13 mèt. de nerge..

Le projet qui avait été formé de faire traverser le Grand Saint-Bernard par urih route de voitures, a reçu un commencement d'exécution. .

Au sortir de l’hospice , la routelonge la rive dr. du lac, et passe au Plan de* Jupiter. Parvenu à l’extrémité du lac, •on franchit les limites du Valais et de

la Sardaigne, et, traversant un étroit défilé, on découvre le vaste bassin de la Vacherie, où sont situés (45 min.

du .couvent) les chalets du même nom. A l’extrémité-de là Vacherie on tourne brusquement au S.-E. , et l’on descend rapiàement.

1 h. 15 min. ftaiut-Remy ( hôt.

des Alpes Pennines), petit v.' dev1643 liab. , protégé contre les avalanches | par une forêt de mélèzes. On y 'trouve souvent des chars de retour pour Aoste. C’est là que la douane sarde vise les passe-ports. La route de voitures recommence à Saint-Remy.

Au delà' de Saint-Remy, on descend à (1 hi) Saint-Oyen; — (30 min.) Etroubles. où l’on traverse le Buttier ;

— (40 min.) Cherenos; — (30 m.) la Cluse, passage autrefois fermé par une -porte ; — (45 m.) Gtignaud, v.

situé à *860 psèt. , pù la végétation commence à devenir italienne , et d’où l’on découvre de balles vues; — (30 nain.) Crcton; — (25 m.) Signaye, v.

ombragé de beaux noyers.

40 min. *o»fc, Augusta Præloria (hôt. : le Mont-Blanc, .la Poste, l’Ëcu du Valais), petite -V. de 6000 hab.

env.,- la plupart -goîtreUx et crétins, chef-lieu de la province et de là belle vallée, de ce nota, siège d’un évêché, est située au confluent du Buttier et de la Doive. . - •

Parmi les monuments d’Aoste, nous citerons l’are de triomphe, élevé par Auguste pour perpétuer le souvenir de ses conquêtes sur les Salâsses ; une tour carrée, appelée' la Maison du préteur; la cathédrale , remarquable par les stalles en bois sculpté trèsanciennes (fin du xiv* siècle, dont le chœur est garni, les mosaïques placées devant le maître autel et le trésor. La partie la plus ancienne de l’édifice date du v' siècle, et la plus récente du xv*. Outre sa cathédrale, Aoste possède IVglise collégiale de Saint-Ours, dont le cloître surtout mérite une visite. Uu grand et bel hôtel dp ville a été construit sur la place de Charles-Albert.

Les rues sont arrosées par un ruisseau qni y répand une débeieuse fraîcheur.

D’Aoste à Albertville, par le Petit Saint- Bernard, R. 402 ; — à Turin ( V. Piémont).

ROUTE 38b : DE GENÈVE A ARONA.

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