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MILAN ET SES ENVIRONS

Hôtels. — I" classe ; de la Ville (corso Francesco, 617, vis-à-vis de l’église S. Carlo);-- Albergo tleale (rue dei Tre Re) ; — Marino (rue del Marino); — Grande- Bretagne ( rue délia Palla). — Viennent eosdite : Reichmann (corso dé Porta Romana),, p’ast là que descendent les Allemande;—S. Marco (me del Pesce) de la Pension-SOisse (rue dei Vlsconti ; près du ■Dôme — Bella venezia (place S. Fedele); — ‘Ancora^rue dell’ Agnéllo, près du Dôme).

Restaurants. — Canetto (rue S. Ginaeppél, jardin; -Ml Gallo (près la place .des Marchands) ; — l’Aquila (rue Santa Margharita); — Isola Bella (hors de Porta Nuova, en facedu chemin de fer). •

ÇAi f.s. — Cova, même maison qne Canetta, restaurateur; — delle Colonne (corso di Porta Orientale);— dè l’Europe, (corso Francesco ) ; du Commerce (place du Dôme); Martini, aujourd’hui Dujardin (vis-à-vis du théâtre de la Scala).

Poste aux lettres. —Rue de’ RastrelM, près la place du Dôme; ouverte à 9 h.

Pqstf. aux chetAcx. — Rue Borgo Nuoyo. Prix par poste pour chaque cheval. 3 f. 6b; boûne-main (mancia) au postillon,.! fr. ; au garçon d’écurie, 30 c.

Voitures pour les environs. — Dans les auberges : degli Angeii, Agnello, Falcone.

Fiacres (2 chev.); course: 1 lira austr.

77 c. : lre heure, 21. aust. 24 c. — Citadines (i chev.) : onne les désigne que sous le nom de Drougham. Course d’une ,1/2 h.,

1 lira; à l’heure, 1 lira 50 c.; la nuit,

2 zw, Omnibus des chemins de fer.

Milan (Milano), 122 mèt. au-dessus du niv. de la mer. — 176 000 hab. , 226 000 avec les faubourgs. Cette ville est située au milieu d’une plaine fertile. ' Elle se compose de deux parties : l’une, la ville ancienne, ayant le Naviglio pour ceinture; l'autre comprise entre le Naviglio et les murs , sur l’emplacement des anciens faubourgs. Trois canaux alimentent le commerce de M ilan :

le naviglio Grande , qui sort du Tessin; le canal de Paine, et celui de la Martesana, provenant de l’Adda. Le naviglio Grande sort du Tessin près de Tornavento (20 milles N. O. de Milan) , il entre dans Milan près de la porte Ticinese, à peu de distance du canal de Pavie; sa longueur est de 50 000 m. , sa pente de 54 mèt. ; c’est le seul canal navigable du Milanais n’ayanj pas d’écluses. Il fut commencé en 1235. Il communique, par le petit canal qui fait le tour de là ville dans le fossé intérieur, avec le naviglio délia Martesana (hors la porta Nuovà) , coipmaniuant lui-même avec le lac de Cdme ; e sorte qu’à Milan les provenances du lac de Côme et du lac Majeur peuvent s’échanger, ou être transportées jusqu’au Pô, au moyen du canal de Pavie; ce dernier fut commencé sous Napoléon, mais ouvert à la navigation seulement en 1819. ,

Du centre de la ville se dirigent vers les portes de grandes voies de communication, désignées chacune sous le nom de corsia ou corso. La plus fréquentée est celle qui partant de la place du Dôme, et désignée successivement sous les noms de corso Francesco, corso et borgo di Porta Orientale, vient aboutir à la porte de ce nom et au boulevard qui s’étend au N. O. jusqu’à la place d’Armes, La partie de ce corso comprise entre porta Orientale et porta Nuova sert de

lieu de promenade le soir,. et de rendez-vous aux nombreux équipages ; ce sont les Champs-Elysées de Milan.

La seule place à citer est la place d’Armes, vaste carré de 650 mèt. sur 612, entourée d’arbres et bornée, au S. E. par le château ( castello ) qui servait de caserne aux Autrichiens, et au N. E. par V amphithéâtre de l’Arène. A l’O. aboutit la route du Simplon et se dresse un arc de triomphe commencé en 1807 , et qui devait être consacré aux fastes napoléoniens. L’empereur d’Autriche François I" ordonna plus tard qu’il fût destiné, sous le nom d’Arc de la Paix, à célébrer le retour de la paix générale. Ce monument où devaient être inscrites les victoires de Napoléon, et qui n’a servi qu’à inscrire ses défaites, a été inauguré en 1838.11 va sans doute recevoir une nouvelle destination. — Les autres portes, monumentales sont: porta Orientale, porta Comasimà , porta Romana , porta Ticinese.

Dôme de Milan. Cet édifice en marbre > le plus vaste peut-être qui soit au monde, est la grande mqrveille de Milan. Le vaisseau a 148 mèt. de longueur; la largeur des cinq nefs est de 57 mèt. ; du transsept avec les chapelles, de 87 mèt. ; la hauteur est de 64 mèt,, depuis le pavé iusqu’à la lanterne: La hauteur totale, depuis la place jusqu’à l’extrémité de la statue dè la Vierge, au sommet de la grande aiguille , est de 1 1 1 mèt. La forêt d’aiguilles qui forment sa décoration extérieure constitue un spectacle grandiose, dont malheureusement on ne jouit qu’imparfaitement , à cause du manque d’espace sur les flancs de l’édifice. Tout un peuple d’anges et de saints s’élève vers le ciel du sommet de ces aiguilles. On cite comme les plus remarquables les statues d’Adam et Eve. On estime à 1923 le nombre des statues existant à l'extérieur, et à 569 celles qui restent encore à faire. A l’intérieur , on en compte 679 , et il y en a encore à faire 158. Du haut de la pyramide on a une vue panoramique des plus étendues sur la riche plaine autour de Milan et sur la chaîne des hautes Alpes.

Ce bâtiment, dont la première pierre fut posée par Jean-Galéas Visconti, en

1386, n’est pas encore entièrement achevé. Le style gothique fut suivi jusqu’au momentoü PellegrimTibaldi, peintre et architecte, appelé par saint Charles Borromée à compléter la façade , y employa l’architecture romaine. On remarquera à l’intérieur : les deux colonnes en granit de Baveno, d’une seule pièce , soutenant "le balcon de la porte au milieu; les 52 'piliers de 24 m. 39 cent, de la nef du milieu ; les deux chaires en bronze doré entourant les piliers au-dessous de la coupole et portées par des cariatides modelées par Brambilla; les bas-reliefs du mur extérieur dü chœur; la crypte (scurolo) renfermantle Corpsde saint Charles Borromée dans une châsse d’argent et de cristal : .cette riche chapelle a coûté 4 millions de livres; un candélabre, d’un travail remarquable ; appelé l’arbre de la Vierge; le trésor, conservé dans une des sacristies ; plusieurs tombeaux. — On observe le rite ambrosien.

Églises. — Le nombre en est consi- ■ dératble; les plus intéressantes à visiter, principalement pour les . objets d’art qu’elles contiennent, sont les suivantes : S. Alessandro in Zebedia;

S. Ambrogio, église fondée en 387 par saint Ambroise ; saint Augustiny abjura se§ erreurs. Cette basilique, une des curiosités de Milan, est une sorte de musée d’antiquités. (Portes en bois de' cyprès , du ix* siècle ; chaire du xn*; le paliôtto, devant du maître autel, en orfèvrerie du ix*; peintures.) - ' .

' S. Carlo Ilorromeo; — S.Eustorgio; — S. Giorgio; — S. Lorenzo (devant une cour qui la précède sont 16 colonnes antiques , que l’on çroitavoirfait partie des thermes construits par l’empereur Maximién); — S. Marco; — Sta Maria di S. Ceho , une des plus belles églises de Milan ; -r- Sta Maria dette Gracie. Dans l’ancien réfectoire du couvent on v$ admirer lès restes précieux de la Cène de Léonard de Vinci :

Ce chef-d’œuvre de là peinture, que Léonard de Vincrmit six ans à terminer, au bout de cinquante arts était à moitié effacé par suite de l’humidité. En 1652, les pères dominicains coupèrent les -jambes au Sauveur et aux apôtres voisins, pour

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