‹ Guide du voyageur en EuropeChapitre 614 sur 816 · MILAN · texte numérisé non relu

MILAN

agrandir là porte d’entrée £e leur réfectoire. En 1726, ils firent restaurer la Cène par un peintre médiocre, qui eut l’audâce de. la repeindre en entier, à l'exception cfu ciel. En 1770, elle fut regrattée par un barbouilleur, qui la repeignit encore en partie.

Le réfectoire fût tour à tour une écurie, un magasin à fourrages. Un beau ■jour, on prit le parti d’en murer la porte; mais, en 1800, une inondation y mit un pied d’eaü qui s’en alla par évaporation. En 1801, sur les instances de Rossi, secrétaire de l’Académie, le réfectoire fut ouvert de nouveau. En 1853 une dernière restauration a été exécutée par M. Barozzi.

Sta Maria délia Passione ; — S. Maurisio Maggiore (frésques de Luini et de se? élèves); — S. Nazaro Grande; — S.

PietroinGessate; — S. Satiro (sacristie octogone de Bramante) ; — S. Simpliciano, égl. du xn's. ; — S. Slefano in Broglio, oû le tyran Galéas Sforza fut assassiné en 1476; — S. Tomaso in Terra mala; — S. Vittore al Corpo.

Palais : — de la Cour (peintures d’Appiani, d’Hayez); — de la Villa Rente (fresques dë Luini; le Parnasse, dernière fresque d’Appiani) p— del’archevêché (galerie de tableaux).

Brera (palais des sciences et des arts) est, avec la’ bibliothèque Ambrosienne, la grande curiosité artistique de Milan. La bibliothèque , formée én 1770, compte 200 000 vol. — Galerie-de tableaux (Acoademiù di belle arti )-, une des plbs importantes de l’Italié (ouverte Tous tes j. de 9 h. à 3 h.). Nous citerons particulièrement des fresques de Bernardino Luini , Ferrari, etc.; des peintures de Léonard de Vinci, j^e Palma, de Titien, de Paul Véronèse, de Parmesan, des Carrache, du Guerchin, d’Albane; lo célèbre Spozalizio de Raphaël ; la Prédication de saint Marc, par Gentile Beilini; dès peintifres remarquables de peintres moins connus : Mantegna , Marco d’Oggiono, Calisto da Lûdi,. Cima da Conegliano, Çarpaccîo, Gentile da Fabriano, etc.

■Bibliothèque Ambrosienne (ouverte tous les j. de 10 h. à 3 h.), 100000 vol. ; 14 000 manuscrits. Galerie de tableaux et de dessins ; de L. de Vinci, de Ra-

ITALIE

phaël (carton de l’Ecole d’Athènes) , de Miohel-Angé, de Luini , Cesare da Sesto, G. Ferrari, Mantegna . Alb.

Dilrer , etc. ; peintures d’Hemling , d’Holbein.

■P, u. aïs particuliers : — A n noni ; Archinto; — Belgiojoso , par Pierraarini (1777); Besana ou des Omenoni, par Leone Leoni Borromeo; — le palais

Busca, aujourd’hui palais du roi Vie-.

tor-Emmanuel (borgo di Porta Orientale, 663). Un Titién, deux Vélasquaz , plusieurs Sàlvator Uosa ; — le palaiir Çastelbarco ; — le palais Litta (oorso di Porta Vercellina), un dés plus beaux dé Milan. Fresques de B.

Luini ; tableaux ; — Samoyloff ; — Tat cma; — Trivulsi, etc. La plupart contiennent des tableaux ou des collections curieuses.

Lé grand hôpital , . vaste édifice élevé en 1456 par François. Sforza, duc de Milan, agrandi en 1610.

Théâtres. -, - La Scala , le plus grand théâtre de l’Italie , par Pierraarini : longueur 265 pieds ; largeur 57 ; la scène 120 pieds sur ,95. — h.Cauobbiana; Garcano ; Ré ; S. Radègunda ; Fiando ( fantoccini, marionnettes ).

V Amphithéâtre de l’Arène., construit &n 1805 ,, sous la domination- française, déformé elliptique, ai 750 pieds de long sur 350, et peut contenir 30 000 spectateurs.

Excursions ; à la chartreuse de' Garignano'(2 mil. de Milan); dans l’église fresques de Dan. Créspi ; —.h la chartreuse de Ch}aravalle (3 mil.);. — au lac Majeur, p.-852 aux Iles Bor/omées, p. 794(prèâd’Arona voir la statué de St Charles Borromée, p.794); — à Varese, p. 853; — à Jfonsa , p. 854; — à Como, et excursion sur le lac de Corne , p. 853 ; — S la Brianzà, surnommée le jardin de la Lombardie et située entre les dçux bras du lac dé Corne; — à la chartreuse de Pavie, voir R. suivante.

De MILAN A PAVIE.

37 kil. 2dilig. par jour. Prix : 3 fr. 25 c., 1 fr. 75 o. Tous les -matins, service des bateaux du canal NavigUa.

15 milles. Torre del Mangano, pe-

tite auberge où l’on peut déjeuner. De l’autre côté du canal s’ouvre une avenue qui conduit en 1/4 d’heure à la

Chartreuse de Pavik : une des curiosités de l’Italie et le monastère peutêtre le plus somptueux du monde; fondée par Galéas Visconti (1396).

Sculptures d’une merveilleuse délicatesse de ta façade. A l’intérieur , riche décoration en mosaïqués et en bas-reliefs en pierre dure; peintures de Pé- Tuginr • Luini, Dan. Crespi. Solari, Borgognone. — Un peu au delà de la chartreuse on arrive à

pavie (hôt. : Crqce Bianca; de la Poste; Pozzo), V. de 25 000 hab. ,- située sur lé Tessin, à 3 milles de son embouchure dans le Pô:, fondée, diton, six cents ans avant l’ère vulgaire. Au moyen âge, on l’appelait- la ville aux cént tours. •

La ville est d’un aspect triste^ et semble morte pepdant les vacances de l’université. Une rue principale ( corso di Porta Suova) , la traverse depuis la porte S. Vito, au N., jusqu’à la porte du Tessin, au S., et au pont couvert sur ce fleuve, qui réunit Pavie à Borgo . Tieino. Le canal (Sariglio) contourne la ville' à l’E-— Près 'la porté S. Vito est le Castello, pàlais où Galéas II Visconti réunît beaucoup de manuscrits, qui furent transportés en France par Lautrec.

Cathédrale (prétendu tombeau de St. Augustin); Sta Maria di Canepanova ; S. Michèle (façade curieuse) ; S.

Francesco. Y

' Université, une des plus anciennes de l’Europe.

De Pavie & Turin par voghera, R. MB,

DE MILAN A YENISÇ.

384 kil. Cheiriin de fer. 3 conv. par jour. J'* cl., 32 fr. Sic.; 2* cl., ?5 fr. 56 c.; 3* cL, IR fr. 45 c.

Le trajet se fait en 9. h, 59 m. ou en 9 h. 52 m. .. .

Page 1